Editorial. Un retour sur l’Imaginaire financier produit par la « libération » de la monnaie.

Le sous jacent, le soutien de la valeur de la capitalisation boursiere mondiale ce n’est plus l’économie réelle; c’est la masse monétaire modiale

Voici une autre façon didactique de comprendre la financiarisation du monde.

Il y en a beaucoup d’autres car la financiarisation a de très nombreuses manifestations et encore plus de façons d’apparaitre. Mais dans sa racine c’est toujours l’expansion sans limites, expansion infinie des promesses, face à la finitude du monde.

En dernière analyse, la financiarisation n’est jamais rien d’autre que la disjonction du Réel d’avec ses Signes.

Métaphoriquement, la financiarisation c’est l’ombre détachée du corps, c’est l’homme qui se prend pour Dieu. C’est une illusion prométhéenne.

Une image parmi d’autres de la financiarisation, phénomène global.

La capitalisation boursière globale a maintenant atteint le même niveau que le GDP.

Elle a atteint le ratio de 100% alors que le ratio que je considère comme normal est de l’ordre de 0,45. Le marché boursier est une aubaine quand le ratio est de 0,35, on en est loin.

La rationalité de ce critère pour investir est la suivante, car ce n’est pas un ratio magique!

Investir c’est acheter au jour d’aujourd’hui un flux ce revenus très long, Disons 40 ans, comme on ne peut pas apprécier facilement ce flux, on lui trouve une approximation, un proxy. et il se trouve qu’après de nombreuses recherches et tests on s ‘est apercu que le meilleur proxy celui qui donne une excellente corrélation de plus de 95% c’est le chiffre d’afaires c’est à dire le GDP.

C’est le célèbre ratio de Warren Buffet; l’investisseur considère que pour l’investissement de long terme, le ratio de la capitalisation par rapport au chiffre d’affaires est celui qui constitue le meilleur guide. Ce n’est pas un indicateur de court ou moyen terme c’est évident.

J’aurais tendance à penser que dans le monde moderne , dans le cadre du cycle long du crédit qui a commené en 1945 on peut payer un peu plus cher que la norme historique. Par ailleurs les marges bénéficiaires ont aussi tendance à être supérieures à ce qu’ellles étaient dans le passé donc on peut peut être payer un peu plus cher qu’avant. Mais ce n’est pas sur.

Mais il ne faut pas oublier que l’intensité capitalistique est plus elevée, il y a plus de capitaux fixes en regard du capital variable que sont les salaires, donc la profitabilié s’érode et le risque est supérieur.

Au total je conseille de faire confiance encore au ratio de la capitalisation par rapport au GDP pour évaluer l’attrait du marché boursier pour un véritable investisseur.

Ceci veut dire qu’actuellement , en terme de veritable investissement bien sur, il est rigoureusement non attrayant d’investir .

Depuis 2008 nous avons quitté la sphère de l’investissement nous sommes entrés dans un monde imaginaire, Alice au Pays des Merveilles. Nous sommes chez la Reine Rouge, nous courons de plus en plus vite pour rester à la même place; ce qui, traduit donne: nous créons de plus en plus de monnaie pour rester ,toujours aussi pauvres, pour durer sans progresser dans la sortie de crise. Et la création de toute cette monnaie détruit le système car elle accroit son instabilité et les inegalités: les pauvres sont dépouillés au profit des déja riches.

Tout est possible dans le monde d’Alice , puisque les autorités ont changé la nature de la monnaie. Ils l’ont envoyée dans les nuages et les rêves; la monnaie est faustienne, désancrée, elle flotte. Par conséquent si la monnaie a changé de nature, si elle flotte et vole frivolement , les quasi monnaies, les near monnaies bref tous les actifs monétaires font de même, puisqu’ils ne sont que des formes, que des avatars de la monnaie.

Si on veut: la modernité c’est à dire le Put des banques centrales, a tracé l’équivalence actifs financiers = monnaie; autrement dit les actifs financiers sont aussi bon ou aussi mauvais que la monnaie.

Ou encore exprimé autrement:

Le sous jacent, le soutien de la valeur de la capitalisation boursiere mondiale ce n’est plus l’économie réelle; c’est la masse monétaire mondiale. Il faut de plus en plus de Power Money, de monnaie de base pour soutenir l’edifice des actifs financiers. Plus le ratio de la capitalisation boursière mondiale est élévé et plus if faut créer de monnaie de base, de Power Money pour tenir ce ratio: 3,7% en 1992; puis 7;2% en 2007 et en 2020 on est à 22, 3%!

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