Le monde change mais 2+2 ne feront jamais 5.


Les démiurges pensent faux.

Ils pensent faux car dans ce monde post démocratique, les élites doivent faire croire aux peuples qu’elles sont omniscientes, comme Macron par exemple, et, qu’elles ont tous les pouvoirs et qu’elles ont des solutions à tout.

A tout, y compris aux problèmes qu’elles ont elle même créés.

Il faut, pour que le système « tienne » que les élites promettent. Il faut qu’elles promettent afin de faire tenir tranquille. Donc elles doivent jouer les Prométhées, les illusionnistes. Elles doivent sans cesse voler le feu aux Dieux. Voler le feu c’est voler l’Infini, voler l’Eternité. Mettre du continu sur le discontinu,

Parmi leurs tours de passe passe il en est un qui a leur faveur; mettre du continu sur du discontinu, prétendre que le monde est linéaire, dérivable et que jamais il n’y a de rupture.

Les ruptures quand il y en a sont rejetées hors de l’intelligible comme venues de l’extérieur , comme cygnes noirs , comme la faute à pas de chance. La realité est que tout est endogène et man made. comme les crises, comme leurs crises à répétition.

Non il est faux de dire que les taux d’intéret nuls puis négatifs sont le simple prolongement des anciennes baisses des taux, c’est un monde nouveau , inconnu, insoupçonné qui s’ouvre quant on franchit la limite du zero.

Non il est faux de dire que les achats de titres à long terme sont la continuité des politiques antérieures et que le controle des taux longs n’est guere différent des politiques de taux courts administrés.

Non il est faux de dire que promettre des taux durablement nuls c’est la même chsoe que pratiquer une politique de transparence et de communication.

Non il est faux de dire que les indices boursiers ne sont pas bullaires parce que les taux d’intéret sont nuls puisque cela n’a rien a voir. Une action n’est pas une obligation et n’est pas un actif strictement monétaire ou financier, c’est l’articulation avec le Réel de l’activité économique.

De dérivable en dérivable, le système a changé de nature. Les lois d’avant ne marchent plus , ainsi la courbe de Phillips ne veut plus rien dire.

Ainsi les baisses de taux et les stimulations ne stimulent plus rien et ne font qu’inflater les Bourses.

Ainsi les productions/créations de valeurs accrues ne créent plus de nouvelles richesses, elles ne font que gonfler les anciennes fortunes

Ainsi le monétarisme à la Friedman est mort, nul et non avenu. L’inflation n’est plus un phénomène monétaire.

Ainsi le surendettement à la Minsky ne produit plus de faillites mais seulement des besoins de nouvelles liquidités.

Etc etc.

Le QE a fondamentalement changé la finance. Ce qui a commencé à la Réserve fédérale avec une bulle de financement post-hypothécaire, l’opération d’achat de bons de 1 $ TN s’est transformée en achats ouverts de bons du Trésor, de MBS, d’obligations de sociétés et même d’ETF de sociétés détenant des obligations «pourries» à haut rendement.

Les marchés supposent que ce n’est qu’une question de temps avant que la Réserve fédérale ajoute des actions à sa liste d’achat. Cela commencera par des ETF comme au japon.

La continuité entre la dette et le capital est fausse, voire stupide. La dette ne peut remplacer le capital propre, garant des dettes, que si et seulement si une institution comme la Banque Centrale ou l’Etat prend en charge les pertes en augmentant les impots ou en avilissant la monnaie..

Depuis des années, les bons du Trésor et les titres d’agence se négocient à des prix élevés et rendements faibles – en prévision d’une inévitable reprise des opérations de QE.

L’analyse conventionnelle s’est concentrée sur les pressions désinflationnistes persistantes comme principale explication des rendements obligataires historiquement déprimés.

Bien qu’elle ne soit pas déraisonnable, une telle analyse minimise le rôle prédominant joué par les taux d’intérêt exceptionnellement bas de la Réserve fédérale. Ces taux bas sont associés à une fragilité financière latente et croissante.

Parallèlement, des taux à court terme proches de zéro et des rendements historiquement bas des valeurs du Trésor et des agences ont suscité une recherche désespérée de rendements, gonflant considérablement l’offre de crédit aux entreprises et symétriquement leur demande.

Le bond de la crise du COVID de la Fed dans la dette des entreprises a d’autres effets profonds sur le crédit des entreprises – rendements, prix et émissions.

L’entrée de la Fed sur le marché la dette des entreprises a eu et aura des effets profonds sur le crédit aux entreprises .

Le système se transforme, il apprend et il devient autre. Il contourne ses limites. Il ne dépasse pas ses contradictions, il les nie et les occulte.

Les limites d’émission sont repoussées, mais celles la solvabilité restent! Et elles resteront car jamais 2+2 ne feront 5.

La surabondance des liquidités d’aujourd’hui n’aura aucune incidence sur la solvabilité de demain!

Une réflexion sur “Le monde change mais 2+2 ne feront jamais 5.

  1. Bonjour M Bertez

    Vos articles sont de plus en plus acérés, épurés, directs.
    Ce que vous écrivez est l’expression d’une perception de plus en plus sure d’elle-même, en proportion de l’énormité des évènements.
    A propos « d’économie », je ne lis assidûment que vous et le portail ZeroHedge.
    Votre ton péremptoire est celui des vivants.
    Merci mille fois.

    Aimé par 1 personne

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