Editorial: Les autorités préfèrent l’inflation à la production. Elles marchent sur la tête.

Comme l’a dit Powell dans son discours de Jackson Hole: «les évaluations du taux de croissance potentiel à plus long terme de l’économie ont diminué. Par exemple, depuis janvier 2012, l’estimation médiane de la croissance potentielle des participants au FOMC est passée de 2,5% à 1,8% ».

Quelles sont les causes de cette érosion de la croissance réelle et potentielle, malgré une politique incessante de stimulation fiscale et monétaire?

A cette question personne ne répond vraiment.

On se contente d’évoquer la démographie avec le vieillissement des populations et le ralentissement des gains de productivité. Certains ajoutent une tarte à la crème tautologique: « le ralentissement du dynamisme des affaires »! Voila pourquoi votre fille est muette: c’est parce qu’elle ne parle pas!

Présenté autrement, les entreprises n’innovent pas, elles sont devenues paresseuses et ne font que prendre l’argent.

Pourquoi? En raison du déclin de la «libre concurrence» et de la montée des monopoles.

La concentration du marché a augmenté et les marges bénéficiaires moyennes ont augmenté.

L’écart de productivité entre les entreprises « frontières » et les entreprises à la traîne s’est creusé. Le tissus économique est truffé de zombies.

La réalité est pourtant simple: la politique monétaire a laissé tomber la partie productive de l’économie.

Elle est conservtrice, elle ne cherche qu’à preserver les fortunes existantes et anciennes, elle ne favorise et ne s’adresse qu’au capital ancien , à ce capital ancien qu’elle cherche à maintenir en vie. Capital ancien qu’elle cherche à maintenir en vie malgré un taux de profit insuffisant, malgré des dettes colossales et malgré des gouvernances scandaleusement malthusiennes comme le rachat de son propre capital.

Les investissements productifs stagnent, les prix des actifs financiers et de l’immobilier ont en revanche explosé.

Le réel ne marche pas, le système productif se délite, mais les ombres , les contrevaleurs, l’imaginaire eux se portent bien.

Les ombres, devorent les corps qui sont censés leur donner naissance.

Ceci est la vraie cause de la révision en baisse du popentiel de croissance de nos systèmes économiques et non pas je ne sais quelle malédiction ou la pression atmosphérique.

Les bourses prospèrent , le capital ancien s’auto-inflate et fait concurence aux investissemenst réels, voila le mal.

La monnaie et le crédit offerts sont utilisés pour l’auto-inflation du capital; il se fait grossir lui même par la Chaine Ponzi et il se passe de la production réelle.

Le Capital court circuite le circuit long et complexe de la Production. Il va droit au bu: le pognon et ne prend plus le temps et la peine et le risque de faire un détour.

En résumé la vitesse de circulation de la monnaie ne cesse de baisser car cette monnaie ne va pas là ou elle devrait aller, elle ne féconde pas les économies réelles, elle ne fait qu’aller au Parking de la Bourse.

Ci dessous, les projections officielles du potentiel de croissance a long terme!

Alors, qu’est-ce que Powell a décidé de faire pour justifier son poste ?

A mon avis , rien que de la finance.

Le poste qu’il justifie ce n’est pas son poste présent, mais son poste futur.

c’est celui de tous ceux qui l’ont précédé et qui , après leur passage à la Fed, sont allé pantouflé à prix d’or dans … la finance;

«Notre nouvelle objectif visera à à atteindre une inflation moyenne de 2% au fil du temps. Par conséquent, après des périodes où l’inflation a été inférieure à 2%, une politique monétaire appropriée visera probablement à atteindre une inflation légèrement supérieure à 2% pendant un certain temps. »

C’est dérisoire et personne ne le dit!

Bref nous marchons sur la tête depuis plus d’une décennie et il ne nous vient pas à l’idée de marcher à nouveau sur les pieds. Nous acceptons la fatalité de l’érosion de la croissance et mieux nous l’entretenons en saturant encore la dette. Nous sommes asphyxiés par la dette et nous allons en remettre en veux tu , en voila!

L’objectif de 2% par an a été abandonné au profit d’un vague «taux moyen dans le temps». En d’autres termes, la Fed restera les bras croisés et ne fera rien.

Le marché boursier adore cela parce que le public riche des « investisseurs » (fonds spéculatifs, banques, compagnies d’assurance et fonds de pension) peut désormais s’attendre à ce que le coût des emprunt soit proche de zéro dans un avenir prévisible. Il n’a rien à craindre pour « leverager » ses spéculations. Il peut s’endetter pour bonifier les taux très bas et ainsi ne pas subir la politique de la Fed mais au contraire en profiter.

La machine à fabriquer de l’inflation des prix des actifs financiers va continuer à tourner.

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