Editorial, pour une fois je fais des prévisions. Les crises vont servir de révélateur à tout ce qui vous été caché depuis des décennies.

La crise sanitaire, tout comme la crise financière et la crise économique qui va avec ont des conséquences communes: elles réduisent l’activité économique, empêchent la croissance, asphyxient la production de richesses accroissent les inégalités et finalement rendent l’avenir très incertain.

Elles sont l’occasion de prises de pouvoirs de plus en plus grandes et féroces de la part des gouvernements, des états, des fonctionnaires non élus, des organisations internationales , des milliardaires etc .

Un ordre nouveau tente d’émerger dont la caricature simplette mais correcte est: eux contre nous, ou si on veut les peuples contre les élites.

Avec de multiples formulations approximatives, telles que les 1% contre les 99%, le clivage populiste, les illébéraux, etc. Tout cela, quelles ques soient les dénominations exprime des clivages qui ne sont plus traditionnels en droite ou gauche ou conservateurs et progressistes.

Tout cela fracasse la légitimité de nos arrangements antérieurs et , on le constate partout, fragilise nos sociétés à un point tel que pour « tenir », elles sont obligées d’utiliser de façon croissante, la violence, le controle, la répression, la censure , l’ingenierie sociale.

En un mot elles sont l’occasion d’une depossession démocratique avec la montée d’un système de plus en plus dirigiste, liberticide , socialisant pour les uns et sans pitié pour les autres.

Le système dans lequel nous nous enfonçons perd son âme, il devient de plus en plus sa propre caricature, et je maintiens que j’ai raison quand je dis de façon trés expressionniste que la Chine est notre avenir.

La Chine ne nous imite pas, au plan social nous l’imitons! Ce que la chine fait en mode « hard » cynique, nous le faisons de façon encore « soft » mais de plus en plus cyniques; nos pouvoirs ont cessé de rechercher le consensus sur leurs actions, ils excluent, ils bannissent, ils divisent pour régner. Ils emiettent les corps sociaux. Nous en sommes au point ou deja, pour vivre libre il faut être dissident.

Il est faux d’affirmer que nos systèmes sont libéraux ou néo ou ultra libéraux car il leur manque l’essentiel, le fondement du libéralisme , et cet essentiel c’est la liberté individuelle.

Le libéralisme de ses promoteurs Autrichiens était une recherche de la liberté individuelle considérée comme indissociable de la liberté économique, de la propriété privée et de la responsabilité. Ce liberalisme s’est perverti au point de marcher sur la tête et de nous rendre tous esclaves aussi bien les prolétaires que les capitalistes et les possédants, esclaves du profit et de l’accumulation. Esclaves du fétiche monétaire. Le cercle vertueux est devenu vicieux, l’enfer s’est pavé de bonnes intentions, qui veut faire l’ange fait la bête, le progrés s’est dialectisé en retour à la barbarie etc .

Nos systèmes font semblant de se reclamer du liberalisme , des Autrichiens, de Mises, de Hayek ou de Friedman mais c’est pour mieux les trahir, car de la liberté individuelle ils n’ont que faire. Leur mode de fonctionnement est dirigiste, étatique, autoritaire et surtout de plus en plus secret.

Ils s’enfoncent dans l’opacité, le mensonge, la propagande, les constructions parallèles et ceci afin de ne pas avoir à rendre de comptes. Et tout devient si obscur, si contradictoire, si bordélique que ce système s’installe dans le dysfonctionnement. Il a perdu son efficacité et à la limite on peut dire qu’il ne transmet plus rien. Toute son énergie part en chaleur, le rendement ne cesse de s’avilir, tout se dégrade. Il tourne à vide, manifestement de plus en plus gaspilleur, il s’entropise.

Il suffit d’avoir le courage de regarder: à chaque crise des montants astronomiques doivent être mobilisés. Nous vivons à plein dans le système de la Reine Rouge , système dans lequel comme nous dit Lewis Carroll il faut courir de plus en plus vite pour rester à la même place. J’aime la Reine Rouge, mais j’aime aussi l’image d’Ugolin qui dévore ses enfants pour survivre. Nous y sommes.

La concurrence c’est pour les pauvres, pour les autres c’est l’entente, la connivence, le cartel,

La soi disant liberté se reduit a celle d’exploiter et faire du business, pas à celles de la vie, de la responsabilité ou a celles du choix. Nos sociétés se barbarisent et s’enfoncent dan le modèle antique ou les gladiateurs, se battaient à mort dans l’arene tandis que les couches superieures de la société socialisaient, les regardaient s’entretuer tout en se gobergeant; la concurrence c’est pour les pauvres, pour les autres c’est l’entente, la connivence, le cartel, …

L’histoire est à nouveau en marche.

Le système est confronté à une épreuve terrible; alors qu’il a touché ses premières limites vers la fin des années 60, il les a repoussées en fuyant en avant dans l’endettement, puis en avilissant la monnaie, puis par la globalisation imperialiste, puis par la destruction de ses principes même comme le libre échange ou la gestion saine de la monnaie. Il est passé de la cooperation mondiale à la compétition stratégique pui smaintenant à l’affontement et la confrontaion. Il se déglobalise, se ré-antagonise, et s’enfonce dans la guerre froide, il fabrique ses ennemis en attendant la vraie guerre, celle qui terminera sous tous les aspects le grand cycle qui a été initié en 1945.

L’histoire est à nouveau en marche. Et elle est en marche car la rareté est réapparue, car le système bute sur cette rareté puisqu’il ne peut se reproduire que lorsqu’il y a un surplus. Nos systèmes ne sont pas fondés sur le Tout, il sont fondés sur la marge, sur l’excédent, sur le surplus et par extension on pourrait avoir l’audace d’assimiler ce surplus à la Part Maudite. Mais c’est une autre histoire.

Je suis très pessimiste. Les élites le sont également mais elles evitent de communiquer ce pessimisme car chez elles tout est agendé: on ne peut dire la verité sur aucun sujet car cela nuit à l’économie, à la confiance. Cela nuit a la légitimité des pouvoirs en place, n’oubliez pas qu’ils gouvernent sur un mensonge princeps; ils savent tout et ils sont tout puissants.

Il leur faut donc entretnir les illusions. Il leur faut faire passer un minuscule plan de soutien de l’économie de moins de 30 milliards pour un colossal plan de relance de 100 milliards! Il leur faut jouer avec votre santé par des affirmations toutes plus idiotes les uns que les autres, il leur faut user jusqu’à la corde les Sibeth, les Véran, les Blanquer et autres marionnettes animées par les deux ventriloques hoquetants et toussants de l’Elysée.

je me mèle rarement de parler de politique publique, -public policy- je n’ecris pas sur ce terrain, j’écris sur celui des individus et j’essaie de les former et de les informer pour qu’ils s’adaptent. Je ne donne pas de conseils aux gouvernants, je les méprise trop, je donne des conseils aux gens pour qu’ils s’adaptent.

Mais ici je ferai exception.

La tâche la plus importante des décideurs politiques serait d’essayer de réduire l’incertitude massive concernant le COVID-19 tout en continuant à fournir des secours d’urgence aux individus et aux secteurs économiques les plus durement touchés.

Il n’y a aucune action simple aucun remède miracle car tout est enchevétré, le fond , la forme, le positif, le négatif, le court terme et le long terme. la situation est terrible.

L’insécurité et les incertitudes vont demeurer longtemps apres que le pic de la pandémie sera passé. Les destructions de nos appareils de production et de nos processus ne vont se manifester que bien plus tard lorsque les subsides d’urgences seront épuisés et lorsque les chaines économiques transporteront d’un bout à l’autre les destructions. Car l’économie ce n’est pas ponctuel, c’est un ensemble de processus en chaine, c’est du temps, c’est long à se construire et long à se détruire.

je soutiens qu’il faut choisir la Verité et non pas recourir aux pieux mensonges. Il faut clarifier, choisir de dire clairement ce qui se passe, tracer les voies d’évolution et esquisser les adatations possibles. Tout le contraire des voies suivies en ce moment lesquelles vont du mensonge pieux aux contreverités imbéciles et aux affirmations abjectes comme celles de Bruno La Maire qui fait crorie à la reprise miraculeuse .

Deja les menteurs ont detruit la confiance dans les statistiques, dans le masque, dans la distanciation et ils sont en trainde détruire avant même qu’il soit mis au point la confiance dans le vaccin!. C’est incroyable d’accumuler autant de crimes.

Dans un scénario optimiste, les régulateurs/gouvernemnts auront approuvé deux ou trois vaccins COVID-19 de première génération d’ici la fin de cette année.

Grâce à un soutien réglementaire et financier extraordinaire ces vaccins pourront entrer en production avant même la conclusion des essais cliniques humains. En supposant qu’ils soient efficaces, les entreprises de biotechnologie commenceront à produire quelques millions de doses d’ici la fin 2020 et elles seront en passe d’en produire assez pour tout le monde d’ici la fin 2021.

Leur distribution sera une entreprise colossale, en partie parce que le public devra être convaincu qu’un vaccin accéléré est sûr. La résistance sera énorme et conflictuelle. Elle sera politisée et à la mesure de la perte de confiance qui l’a précédée.

Avec de la chance, les citoyens européens auront reçu le vaccin d’ici la fin de 2021.

Ce scénario est crédible, mais il est très loin d’être assuré. Il suffit d’énumérer quelques possibilités:

-Le coronavirus pourrait s’avérer plus résilient que prévu,

-Les vaccins de première génération peuvent n’être efficaces que pendant une courte période

-Ou avoir des effets secondaires pires que prévu.

-L’amélioration des protocoles de test, le développement de traitements antiviraux peuvent etre lents et l’ adhésion du public imparfaite.

Même le scenario le plus optimiste, celui ou tout se passe bien nous met à la fin 2021!

Entre temps, les déficits se seront encore accumulés, les situations financières des ménages et des petites entreprises se seront aggravées , le chomage aura cessé d’être dissimulé il se montrera à son vrai niveau lequel sera selon toute vraisemblance en France de 11 à 12%

Plus de 700 000 emplois ont été détruits en France durant le premier semestre. Dans le meilleur des cas, il est attendu que le taux de chômage en France atteigne 9,5% fin 2020 et plus de 11% en 2021. Le chomage des jeunes va être terrible et d’une façon genérale l’inactivité va exploser. Il ne suffira pas cacher les chiffres, les effets sociaux et économiques vont être palpables pour tous.

Bien que le taux de chômage n’ait que peu augmenté en apparence à ce jour, le nombre d’inactifs a presque doublé par rapport à 2008 pour représenter au deuxième trimestre 2020 2,5 millions d’individus. L’Insee anticipe que le « halo » pourrait se dégonfler d’ici la fin de l’année, mais resterait supérieur à 1,8 million (niveau atteint fin 2019). 

La contraction du commerce international, la perte de confiance des ménages qui consomment moins, ne sont pas des signaux encourageants de reprise – l’Insee anticipe un recul de 9% du PIB fin 2020.

Il sera impossible de continuer a dissimuler l’explosion du chomage.

De plus, une fois les dispositifs de chômage partiel mis à l’arrêt, les salariés risquent de perdre définitivement leur emploi ce qui augmentera subitement la masse des chômeurs visibles alors qu’ils ne sont actuellement qu’en sous-emploi.

L’OCDE envisage ainsi des taux de chômage supérieurs à 10% pour nombre de ses pays-membres. L’OCDE estime que même sans seconde vague de pandémie en 2020, le chômage de la Zone Euro atteindra 11,1% des actifs, et 12,6% dans le cas contraire au quatrième trimestre 2020.

.

La pandémie va produire de la misère et mettre en évidence l’énorme problème des inégalités dans les économies avancées, La situation pourrait et devrait même en toute logique froler l’explosive .

Elle laissera des cicatrices profondes et durables dans les économies avancées. Les entreprises peuvent être plus réticentes à investir et à embaucher, en raison des préoccupations concernant une rechute de santé publique ou une autre pandémie, sans parler de l’énorme volatilité politique que la crise a amplifiée.

Lors du récent symposium annuel de Jackson Hole, Julian Kozlowski, Laura Veldkamp et Venky Venkateswaran ont affirmé que les coûts cumulatifs à long terme de la pandémie pour l’économie américaine seront probablement d’un ordre de grandeur supérieur au effets à court terme, en partie à cause d’un sentiment de malaise accru et durable parmi le public.

Je suis persuadé que ce sera encore pire en Europe dans les pays dits du Sud et en France.

Nous avons usé nos amortisseurs, épuisé nos marges de manoeuvre, nous roulons sur la jante , et la seule solution qui apparaitra sera celle de mettre à contribution l’Allemagne.

Faire sauter le verrou allemand . Forcer son coffre fort. Et ce d’autant plus tentant que sa situation relative semblera insolente; les institutions intenationales affirment qu’elle se sortira bien mieux que les autres pays de la crise et surtout que son chomage restera contenu autour des 5 à 6%.

Les divergences avec l’Allemagne vont s’élargir ce qui va créer des tensions onsidérables;

Deja maintenant cette divergence est criante comme en témoigne l’évolution des profits :

Mettre à contribution l’Allemagne, cela lui imposera des coûts de productivité à plus long terme. L’Allemagne acceptera t-elle de détruire sa compétitivité et sa productivité pour préserver la construction européenne et maintenir l’intégrité de l’euro?

Ce sera mon avis la grande question.

Les crises vont servir de révélateur à tout ce qui vous été caché depuis des décennies.

.

4 réflexions sur “Editorial, pour une fois je fais des prévisions. Les crises vont servir de révélateur à tout ce qui vous été caché depuis des décennies.

  1. Bonjour

    J adore lire vos chroniques mais là je suis très mal à l’aise avec votre paragraphe vers le vaccin. Il suffit de revenir à la réalité l épidémie n est plus là actuellement, il y a une mortalité très faible et rien ne prouve qu un vaccin serait plus efficace que certains protocoles actuels.
    Le fait que les laboratoires négocient pour ne pas avoir à indemniser en cas d effets secondaires me met encore plus mal à l’aise.

    Bien cordialement

    J'aime

    1. Je n’écris pas pour que vous soyez bien ou mal à l’aise.

      Je ne préoccupe pas de savoir si mes écrits plaisent ou non.

      Si je voulais plaire j’aurais 100 000 lecteurs au lieu de 10 000 fidèles et 7 000 réguliers et 700 abonnés.

      Apprenez à prendre vos distances vis à vis de vos opinions , vous penserez plus juste.

      La question des vaccins est une question de simple bon sens devenue un point d’ancrage des psychoses multiples qui se développent à l’occasion du Covid.

      Restez dans le rationnel et le logique.

      Tout en étant criticables et comme tout ce qui existe, ambivalents, les vaccins sont un progrès humain. Et ce même si ils sont récupérés pour des agendas obscurs.

      Se faire vacciner est un choix individuel et je sais que moi, je refuserai d’être vacciné. Il n’empêche que l’on ne peut contester leur utilité d’ensemble.

      Je n’ai publié votre commentaire que pour pouvoir le critiquer.

      J'aime

  2. Bravo pour votre vision de l’Histoire et votre sens de la synthèse. Je suis mal à l’aise avec votre conclusion sur l’Allemagne.
    Du point de vue de la nécessité, je ne peux que rejoindre votre conclusion, vu l’état de faillite morale et intellectuelle de nos élites. Mais nos voisins allemands demanderont inévitablement des contreparties, et c’est bien normal. Et si la conséquence de notre veulerie doit être l’assujetissement à l’Allemagne, le remède n’est-il pas pire que le mal ?

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s