Les dépêches mardi, petit mode de reflation. Or à 1917.

Le consensus semble croire à une poussée inflationniste comme en témoigne la petite hausse constatée sur les taux et les prises de positions spéculatives.

Cette croyance à la reflation nous semble plus alimentée par la propagande que par les indications de l’économie réelle, nous attachons beaucoup d’importance à l’atonie du marché du pétrole, lequel contredit ces espoirs de reflation. Le WTI se traine sous les 40 dollars!

Dans les périodes comme celle que nous connaissons, la propagande et la fabrication des opinions sont reines, les autorités et les médias sont persuadés que l’opinion peut être manipulée et que l’on peut tout lui faire avaler.

Ils essaient de créer une ambiance, et une humeur qui va à l’encontre des perceptions et surtout des réalités.

C’est ce que fait par exemple Powell; c’est exactement cela, il se persuade , persuade les spéculateurs et persuade les mediss qu’il y a un frémisssment inflationniste et pour le crédibiliser, il pousse un peu dans le sens de la remontée des taux longs.

Tout cela est marginal .. et prématuré. Il faut du temps au temps. surtout en matière économique ou les entités avec lesquelles on oeuvre sont des paquebots.

Il y a une sorte de temps de ce qu’on a appelé la cicatrisation de l’économie, ou l’hystérésis. L’hysteresis est un concept économique dont je parle rarement, mais ici il est me semble t-il utile.

L’hystérésis dans le domaine de l’économie fait référence à un événement de l’économie qui persiste dans le futur, même après que les facteurs qui lui ont donné naissance et ont conduit à cet événement ont été supprimés.

L’hystérésis est l’argument selon lequel les effets à court terme peuvent se traduire par des problèmes à long terme qui inhibent la croissance et rendent difficile le «retour à la normale».

Les keynésiens estiment traditionnellement que les mesures de relance budgétaire vont renverser les économies en crise. Cependant, même eux ont reconnu que les conditions économiques à court terme peuvent avoir des effets durables. Les marchés du crédit gelés et les dépenses de consommation déprimées peuvent empêcher la création de petites entreprises par ailleurs dynamiques. Les grandes entreprises peuvent retarder ou réduire les dépenses de R&D. Il y a des sortes de blessures structurelles, au dela de la surface, et je pense que cette fois, avec la destruction des cellules de base que sont les PME, TPE , il faut en tenir compte. On néglige trop souvent le facteur temps.

Jack Rasmus l’explique bien dans un article récent sur son blog: «Il faut beaucoup de temps aux entreprises et aux consommateurs pour rétablir leur« confiance dans l’économie et passer de comportements d’investissement et d’achat ultra-prudents à des investissements plus optimistes.

Les niveaux de chômage restent élevés et pèsent l’économie pendant un certain temps.

De nombreuses petites entreprises ne rouvrent jamais et quand elles le font c’est avec moins d’employés et souvent à des salaires inférieurs.

Les grandes entreprises font des réserves, elles accumulent leur argent. Les banques sont généralement très lentes à prêter avec leur propre argent.

D’autres entreprises sont réticentes à investir et à se développer, et donc à réembaucher, étant donné les dépenses de consommation prudentes, la thésaurisation des entreprises et le comportement conservateur des banques en matière de prêts.

La Fed, la banque centrale, peuvent mettre à disposition une masse d’argent gratuit et des prêts bon marché, cela n’empeche pas les entreprises et les ménages de rester réticents à emprunter, préférant accumuler leur argent –

En d’autres termes, une récession économique peut entraîner des «cicatrices», c’est-à-dire des dommages durables à l’économie.

——————————————-

[Reuters] Asian stocks at two-week high as Trump returns to White House

[Reuters] U.S. House’s antitrust report hints at break-up of Big Tech firms: lawmaker

[Reuters] Taiwan says military under pressure from China as missions mount

[Bloomberg] Covid-19 Making a Dangerous Comeback in Most Parts of U.S.

[Bloomberg] Brazil’s Economy Faces ‘Exceptionally High’ Risks, IMF Says

[WSJ] Treasury Yields Hit Highest Levels Since June

[FT] The great uncoupling: one supply chain for China, one for everywhere else

[FT] Emerging economies face rising interest rates as capital flows ebb

Une réflexion sur “Les dépêches mardi, petit mode de reflation. Or à 1917.

  1. « La Fed, la banque centrale, peuvent mettre à disposition une masse d’argent gratuit et des prêts bon marché, cela n’empeche pas les entreprises et les ménages de rester réticents à emprunter, préférant accumuler leur argent –  »
    A mettre en parallèle avec la confiance des citoyens en ses élites et donc dans le futur…

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s