Sous l’écorce de stabilité, les plaques tectoniques monétaires bougent. Le commencement de la fin.

Une montagne de risques se concentre.

Suivez moi bien.

Ce n’est pas parce que les risques atterrissent dans des endroits différents qu’ils changent de nature, de qualité ou de gravité, non les risques sont ce qu’ils sont.

La nature d’un risque s’origine lors de sa création. Un débiteur qui s’effondre, s’effondre pour tous les porteurs. Et j’ajouterai même qu’ils s’efffondre pour tous les porteurs même pour ceux qui truquent leur comptabilité et qui présentent des faux bilans.

Le fait qu’ils soient logés ailleurs en revanche modifie le risque systémique. Le risque systémique dépend de la concentration des risques.

En, effet plus les masses de risques sont concentrées plus elles sont dangereuses, la concentration est le contraire de la diversification et le contraire de la répartition des risques.

Des répartitions disséminées constituent une sorte de tampon contre les risques. Il y a amortissement des chocs par la multiplication des porteurs de risques. Chacun en absorbe un peu.

Greenspan avait déploré, comme nous l’avions fait nous même, lors de la crise de 2008 que les banques commerciales gourmandes et sujettes à l’appât du gain aient stocké les risques. Il a déclaré que ce fut son erreur que de croire/espérer qu’elles allaient les disséminer sur les particuliers, les faire ruisseler selon l’image qu’il a utilisée lors d’une conférence en 2010. .

Vous avez ci dessous un graphique qui exprime la concentration des risques dans les bilans des banques centrales. Le gonflement du bilan d’une banque centrale exprime la remontée des risques vers cette banque centrale.

Les banques centrales sont des banques comme les autres, la seule diffrérence est qu’elles sont adossées aux contribuables.

A l’actif de leurs bilans elles portent des crédits et donc des risques .

Ces risques sont la fois de plus en plus gros, c’est le cas des risques des pays souverains qui sont maintenant surendettés, et de plus en plus de mauvaise qualité car elles achètent maintenant tout et n’importe quoi y compris la pourriture, le junk.

Les bilans des banques centrales inflatent, ils font bulle et ils se remplissent de pourriture. Bien souvent, souvenez vous de la Grèce ou de la crise de l’Italie, la vraie qualité , si on peut dire, des risques ne se manifeste que lorsqu’il est trop tard.

Jetez un coup d’oeil sur la montagne ci dessous et surtout n’oubliez pas que:

-la croissance mondiale ne cesse de ralentir

-sa qualité est de plusen plus douteuse car elle repose sur la dette et sur le maintien en vie des zombies;

-la globalisation et la coopération sont finies

-L’épidémie sape en profondeur nos systèmes et incite le couple maudit que constituent les gouvernements et les banques centrales à jouer « le tout pour le tout ».

Dans le cadre « du tout pour le tout », on en est à 28 trillions!

Les banques centrales ne font pas faillite car elles ont le pouvoir d ‘émettre et d’imposer la monnaie, mais cela ne change rien , les faillites des banques centrales se manifestent autrement, sous la forme d ‘une destruction de la monnaie!

Cela vous étonne si elles saisissent l’opportunité des crypto-monnaies pour réflêchir à des nouveaux systèmes qui masqueraient leur déconfiture?

Ah les braves gens!

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