Les dépêches mercredi, quand la finance devient un vol en bande organisée. La vis/vice sans fin!

Le monde s’enfonce à nouveau dans la crise. Les économies rechutent.

Pendant ce temps les portefeuilles gonflent, gonflent ce qui accroit le pouvoir de prélèvement des ultra riches sur le patrimoine et les richesses mondiales.

Ce gonflement est solvabilisé , monétisé par l’argent des QE: les banques centrales retirent des actifs financiers longs -comme les emprunts d’état- des marchés, en échange d’argent nouvellement crée, cet argent brule les doigts, fait un petit tour spéculatif, il est attiré par les emplois spéculatifs, il gonfle les cours, les indices, les portefeuilles des ultra riches.

Voila, c’est simple et … non -su!

Plus le monde se paupérise, plus il y a de vraies richesses réelles détruites par les faillites en cours, plus il y a de gaspillage de richesses qui ne peuvent être produites par le confinement et plus le portefeuille mondial se dilate, enfle, inflate.

Ceci signifie que les droits à prélever croissent fortement alors que ce qu’il y a à prélever se contracte sans cesse.

On fait de plus en plus de parts dans un gateau de plus en plus petit et ceux qui avaient des droits sur les parts anciennes voient ces droits réduits, reduits et réduits, c’est du vol pur et simple .

Pour manger un gateau de plus en plus petit, on donne aux gros, aux riches et ultra riches des assiettes de plus en plus grandes et aux petits, aux maigres on donne des assiettes de plus en plus petites.

En clair de plus en plus de monde à table pour une gamelle de plus en plus petite à se partager.

Et cela marche!

Cette folie n’est pas seulement immorale, non elle est criminelle objectivement car elle produit comme on dit un ratio de capitalisation bousière sur GDP qui défie tous les ratios enregistrés dans l’histoire et ce ratio produit une fragilité financière extrême qui ne peut être masquée que par une creation de monnaie accélérée , laquelle a pour effet de hausser encore le ratio.

De la vis sans fin au vice sans fin. Ou caressez un cercle et il devient vicieux.

Ah les criminels!

[Yahoo/Bloomberg] Most Asian Stocks Advance; China Tech Retreats: Markets Wrap

[Reuters] Stocks up as vaccine shields against second-wave worries

[Reuters] Dollar dips on vaccine doubts, kiwi soars after RBNZ

[AP] Bidenomics: More stimulus, tougher regulation, and gridlock

[AP] US hits record COVID-19 hospitalizations amid virus surge

[Yahoo/Bloomberg] China Vows Escalation in Clampdown on Fintech’s Dominance

[Reuters] Nearly $2 trillion traded on COVID-19 vaccine news

[FT] Active managers struggle to prove their worth in a turbulent year

2 réflexions sur “Les dépêches mercredi, quand la finance devient un vol en bande organisée. La vis/vice sans fin!

  1. Pour aller plus loin, en reprenant vos idées et celles de Snider, ce qui doit être identifié est une tendance volontaire (consciente ou pas) à la déflation.

    – Les BC ne créent pas de monnaie, contrairement à ce que les différents Cassandre, sous l’œil bienveillant de celles-ci, clament en annonçant l’hyperinflation pour demain. Les BC reconnaissent des dettes envers les banques commerciales. Ces dernières repartent sur les marchés pour utiliser cette capacité bilantielle et achètent de nouveau des actifs financiers. Or ce que la BC a acquis ne revient jamais dans le circuit; comme vous le dites bien, il est soustrait du portefeuille mondial. Ce n’est donc pas la monnaie qui est abondante, mais les actifs financiers qui, devenant plus rares, sont plus chers. Cela accentué par les Buy-backs.

    – le dernier tour de manivelle est donné par votre notion d’unité du champ monétaire. La BC ne printe pas d’argent. Avec cette absence de nouvelle émission monétaire, ce non-argent, elle achète des actifs qui font partie du spectre ou du champ monétaire. Ainsi les BC tentent-elle de relancer l’inflation (ou de le faire croire, ce qui pourrait laisser penser que, in fine, elles savent ce qu’elles font) alors que tous les feux sont allumés pour se diriger vers une très forte déflation.

    – La volonté de maintenir des entreprises zombie pour des raisons de chantage à l’emploi vont dans le même sens. Ces entreprises sont obligées de se serrer la ceinture, et donc peser fortement sur les conditions sociales en interne. Mais en externe, elles pèsent sur les marges des entreprises de leur secteur en commercialisant des produits subventionnés, dès lors à des prix faussés. L’argent de l’Etat sert dès lors à peser sur les conditions sociales, sur la compétitivité des entreprises saines.

    D’ailleurs, pour ce qui est de la France, mais transposable ailleurs, la destruction des petits commerces, des professions libérales, l’Uberisation…etc… vont vers la diminution générale des revenus des employés. Son aboutissement logique serait un nivellement mondial par le plus bas, i.e. les salaires chinois,

    Quand on revient à cette idée de ne pas gâcher l’opportunité d’une crise, on peut se demander si le COVID n’est pas utilisé comme cheval de Troie d’une gigantesque action coordonnée de dévaluation interne mondiale, salariale comme sociale.

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