La synthèse. N’oubliez pas, investir en bourse aujourd’hui c’est accepter le principe de votre spoliation.

La lecture des bulletins boursiers est fastidieuse, sans cesse ils débitent la même rengaine.

Cette rengaine consiste toujours en dernière analyse à se poser la question: « est ce que cela va monter ou est ce que cela va baisser »; et les réponses sont invariablement du style « si il se passe ceci, cela montera et si il se passe cela, cela baissera ».

Le lecteur attentif qui a un peu de connaissance philosohique reconnaitra facilement que tout cela ce sont des tautologies du genre votre fille est muette par ce qu’elle ne parle pas. Le tout est de paraitre assez savant pour masquer la tautologie.

En fait personne n’a quoi que ce soit d’utile à dire, mais il faut bien gagner sa vie puisque gérer l’argent des autres est un métier. Un métier de tiers payants, ce qui signifie que vous gagnez en prenant des risques qui sont supportés par des tiers.

C’est en général la mauvaise foi institutionnalisée qui domine puisque si vous faites une vérification de ce qui a été écrit dans le passé vous vous apercevez que dans la plupart des cas les prévisions étaient fausses.

Comme on disait de mon temps, en Bourse quand on a raison c’est toujours pour une autre raison que celle que l’on avait prévue.

Personne ne peut deviner si les indices vont monter ou baisser dans le court et moyen terme mais on peut, avec une quasi certitude déterminer si investir à un moment donné pour le long terme est rentable, attrayant ou pas.

Determiner si un investissemsnt est attrayant ou pas ne suppose qu’une chose: vous pariez que le système qui a duré jusque maintenant va encore durer, il va se reproduire; le passé est un enseignement pour le présent, ce qui est vérifié depuis des décennies et des décennies le sera encore.

.La vérité boursière c’est que chaque fois que l’on vous dit dorénavant ce ne sera plus jamais comme avant, c’est faux, archi faux. Toujours cela revient , toujours cela redevient comme avant.

Mais vous avez bien noté je ne parle que pour le long terme, c’est à dire pour 10 à 12 ans ce qui est un horizon normal de prévoyance.

Pour savoir si il est interessant d’investir pour ce fameux long terme, aucun besoin de connaitre la situation actuelle ou de tirer des plans sur la comète, surtout pas.

Pour investir à long terme il n’y a qu’une chose qui importe: le niveau actuel des cours, c’est à dire le niveau auquel vous achetez votre investissement.

C’est le grand secret, pas besoin de prévoir, pas besoin de scruter , la seule chose qui compte c’est le niveau des cours. Si c’est cher c’est sans interêt c’est le cas de dire, si c’est bon marché il faut y aller.

Un actif financier c’est un actif qui vous donne le droit de recevoir un flux de revenus pendant longtemps et ce flux il est quasi indépendant des conditions du moment actuel car il est très étalé, il est long. Et si il est long, sur le long terme, il se normalise.

Ce flux qui représent pae exemple 100 dans 12 ans vaut quelque chose aujourd’hui, 50 par exemple , il a un prix qui subit une pénalité puisqu’il n’est pas disponible maintenant.

Cette pénalité on appelle cela l’actualisation.

Vous comprenez que si vous imposez une actualisation au taux de 10% , votre flux étalé sur 12 ans ne va pas valoir cher; en revanche si vous imposez un taux d’actualisation de 1% seulment il vaudra plus cher.

Et si vous écoutez votre conseiller il vous dira ; avec un taux à 1% comme maintenant, allez y, ce n’est pas cher. Ce qu’il oublie de vous dire c’est que que si le prix actuel ne semble pas cher c’est précisement parce que le taux d’actualisation choisi est de 1% seulement, c’est à dire qu’ on inclut le fait que vous n’allez quasi rien gagner; vous allez vous contenter de 1%! Et supporter des risques de perte de 60%!

Dire qu’un actif financier n’est pas cher parce que les taux sont bas c’est exactement comme dire les taux étant bas vous allez avoir une très faible rémunération. L’un équivaut à l’autre. Actualiser les flux au taux de 1% c’est partir du principe que vous vous contentez dès le depart d’une rémunération de 1% et que si par chance vous avez 1,05%; vous devez en être content.

Le taux du 10 ans US est à 0,85% avec cela comme taux d’actualisation, 1 $ de bénéfice dans 10 ans vaut 92 cents aujourd’hui, soit près de 50% de plus que les 61 cents obtenus avec un taux d’actualisation à 5%. Mais si vous payez je juste prix de 92 cents n’oubliez surtout pas que cela signifie que vous acceptez d’être spolié et que vous vous contentez de 1%.

Dire que le prix d’un actif financier n’est pas cher en regard des taux bas cela revient à dire que dès le départ vous accepter le principe d’une rémunération très basse. Et cela va sans dire de grosses pertes intercalaires.

Des le depart vous incluez, vous acceptez le principe de votre spoliation.

Ecoutons l’un des meilleurs et des plus grands investisseurs au monde

La seule réalité que vous ne pourrez jamais changer est qu’un actif acquis à prix plus élevé produira un rendement inférieur à un actif acquis à prix inférieur. Vous ne pouvez pas conserver votre gâteau pour plus tard et le manger maintenant . Vous pouvez en profiter maintenant, ou vous pouvez en profiter régulièrement dans un avenir lointain, mais pas les deux – et le prix que nous payons pour que les cours montent de plus en plus, c’ est la certitude d’un rendement inférieur sur 10 ans par rapport au sommet.

– Jeremy Grantham, CNBC, 12 novembre 2020

Voici ce qu’écrit Hussman qui utilise le même cadre de pensée.

Dans ce contexte, il vaut la peine de comprendre ce que la combinaison actuelle de taux d’intérêt déprimés et de valorisations de marché extrêmes implique pour les rendements des investissements à long terme dans un cycle complet.

Le graphique ci-dessous montre notre estimation des rendements totaux annuels moyens nominaux sur 12 ans pour une combinaison de placements passifs investis à 60% dans le S&P 500, à 30% dans les obligations du Trésor et à 10% dans les T-Bills .

En près d’un siècle de données, y compris lors des extrêmes du marché de 1929 et 2000, cette estimation des rendements prévisionnles n’a jamais été inférieure à ce qu’elle est aujourd’hui.

La ligne rouge (qui se termine bien sûr il y a 12 ans) montre le rendement total réel sur 12 ans pour cette composition de portefeuille à travers l’histoire.

Estimated 12-year return for a conventional 60/30/10 investment mix

Le marché de la semaine

Le S & P500 a reculé de 0,8% (en hausse de 10,1% en glissement annuel).

Le Dow est en baisse de 0,7% (en hausse de 2,5%).

Les services publics ont reculé de 3,9% (en hausse de 0,3%).

Les banques ont gagné 0,9% (en baisse de 22,1%) et les courtiers sont en hausse de 1,9% (en hausse de 16,0%).

Les Transports progressent de 1,2% (+ 12,2%).

Le S&P 400 Midcaps a augmenté de 1,6% (+ 4,1%), et les small caps du Russell 2000 ont bondi de 2,4% (+ 7,0%).

Le Nasdaq100 a glissé de 0,3% (en hausse de 36,3%).

Les semi-conducteurs ont augmenté de 1,9% (en hausse de 38,2%).

Les Biotechs ont reculé de 2,9% (+ 6,5%).

Avec un lingot en baisse de 18 $, l’indice des mines d’or HUI a chuté de 5,7% (en hausse de 22,9%).

Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 0,0625%.

Les rendements des valeurs du gouvernements à deux ans ont reculé de deux points de base à 0,16% (en baisse de 141 points de base en glissement annuel).

Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont chuté de quatre points de base à 0,37% (en baisse de 132 points de base).

Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont chuté de sept pb à 0,825% (en baisse de 109 pb).

Les rendements des obligations longues ont chuté de 13 pb à 1,52% (en baisse de 87 pb).

Les rendements des MBS de référence Fannie Mae ont baissé de deux points de base à 1,35% (en baisse de 136 points de base).

Les rendements des bunds allemands ont reculé de 4 pb à moins 0,58% (en baisse de 40 pb). Les taux français ont chuté de 4 pb à -0,35% (baisse de 47 pb). Le spread des obligations franco-allemandes à 10 ans a peu varié à 23 pb.

Les rendements grecs à 10 ans ont chuté de six points de base à 0,69% (en baisse de 74 points de base en glissement annuel).

Les taux portugais à dix ans ont chuté de six points de base à 0,02% (en baisse de 42 points de base).

Les rendements italiens à 10 ans ont reculé de trois points de base à 0,63% (en baisse de 78 points de base). Les rendements à 10 ans de l’Espagne ont chuté de cinq points de base à 0,07% (en baisse de 40 points de base).

Les rendements des gilt à 10 ans du Royaume-Uni ont chuté de quatre points de base à 0,30% (en baisse de 52 points de base).

L’indice d’actions FTSE du Royaume-Uni a augmenté de 0,6% (en baisse de 15,8%).

L’indice japonais Nikkei Equities a augmenté de 0,6% (+ 7,9% d’une année à l’autre). Les rendements japonais «JGB» à 10 ans ont glissé d’un point de base de 0,01% (en hausse de 2 points de base y-t-j).

Un peu mieux en Europe

Le CAC40 français a bondi de 2,2% (-8,1%).

L’indice boursier allemand DAX a augmenté de 0,5% (en baisse de 0,8%).

L’indice boursier espagnol IBEX 35 a bondi de 2,5% (en baisse de 16,5%). L’indice italien FTSE MIB a bondi de 3,8% (en baisse de 7,7%).

Les actions des marchés émergents étaient en hausse.

L’indice Bovespa du Brésil a gagné 1,3% (en baisse de 8,3%) et le Bolsa du Mexique a bondi de 2,7% (en baisse de 3,8%).

L’indice Kospi de la Corée du Sud a augmenté de 2,4% (+ 16,2%).

L’indice boursier indien Sensex a progressé de 1,07% (+ 6,4%).

La Bourse chinoise de Shanghai a progressé de 2,0% (+ 10,7%).

L’indice Borsa Istanbul National 100 de la Turquie a bondi de 2,5% (+ 15,7%).

L’indice actions russe MICEX a progressé de 0,9% (+ 0,2%).

Les fonds obligataires de première qualité ont enregistré des entrées de 4,139 milliards de dollars, et les fonds d’obligations junk ont affiché des flux positifs de 490 millions de dollars (de Lipper).

Les taux hypothécaires fixes Freddie Mac à 30 ans ont chuté de 12 points de base à un niveau record de 2,72% (en baisse de 94 points de base en glissement annuel).

La semaine dernière, le crédit de la Réserve fédérale a bondi de 63,5 milliards de dollars pour atteindre un record de 7,190 Trillions .

Au cours de la dernière année, le crédit de la Fed a augmenté de 3,203 trillions , soit 80,3%.

Ailleurs, les avoirs de la Fed pour les propriétaires étrangers de valeurs du Trésor et de la dette d’agence la semaine dernière ont augmenté de 15,2 milliards de dollars à 3,442 trillions .

La masse «monétaire» de M2 ​​(étroite) a bondi de 172 milliards de dollars la semaine dernière pour atteindre un record de 19,067 Trillions , avec un gain sans précédent de 37 semaines de 3,560 trillions. La «monnaie étroite» a bondi de 3,780 trillions , ou 24,7%, au cours de la dernière année.

Les actifs totaux des fonds monétaires ont ajouté 2,1 milliards de dollars à 4,329 Trillions. Le total des fonds monétaires a bondi de 803 milliards de dollars en glissement annuel, soit 22,8%.

Sur les changes dollar plus faible

L’indice du dollar américain a reculé de 0,4% à 92,392 (en baisse de 4,3% d’une année à l’autre).

Pour la semaine à la hausse, la couronne norvégienne a augmenté de 1,7%, le peso mexicain 1,5%, le real brésilien 1,4%, le dollar néo-zélandais 1,2%, la couronne suédoise 0,8%, le yen japonais 0,7%, le rand sud-africain 0,7 %, la livre britannique 0,7%, le dollar australien 0,4%, le dollar singapourien 0,3%, le dollar canadien 0,3%, l’euro 0,2%, le franc suisse 0,2% et le sud-coréen a gagné 0,1%.

Le renminbi chinois a augmenté de 0,66% par rapport au dollar cette semaine (+ 6,10% a-t-j).

Sur les matières premières :

18 novembre – Bloomberg (: «Le désir de la Chine d’assurer une“ sécurité absolue ”en matière de sécurité alimentaire exercedes tensions sur la chaîne d’approvisionnement mondiale en céréales. Selon le US Soybean Export Council, le plus grand importateur de soja au monde pourrait acheter un record de 100 millions de tonnes aux États-Unis l’année prochaine et augmenter les achats de la nation de 3 à 4% par an au cours de la prochaine décennie. Pendant ce temps, Pékin appelle les gouvernements locaux à assurer une production intérieure stable, car la pandémie crée des incertitudes dans la chaîne d’approvisionnement mondiale. Les contrats à terme sur le soya à Dalian ont atteint hier leur plus haut niveau en 12 ans. »

L’indice Bloomberg Commodities a monté de 0,6% (en baisse de 8,3% d’une année à l’autre).

L’or au comptant a reculé de 1,0% à 1 871 $ (en hausse de 23,2%). L’argent a reculé de 1,1% à 24,491 $ (en hausse de 36,7%).

Le brut WTI a bondi de 2,29 $ à 42,42 $ (en baisse de 31%). L’essence a bondi de 4,4% (en baisse de 31%), tandis que le gaz naturel a chuté de 11,5% (en hausse de 21%).

Le cuivre a bondi de 3,9% (+ 18%). Le blé a gagné 1,0% (+ 7%). Le maïs a augmenté de 2,1% (+ 10%).

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