Et maintenant que le meilleur gagne; chacun son métier et les vaches seront bien gardées!

La question de la responsabilité sociale des entreprises n’est pas posée. Si elle était posée, les débats seraient vifs.

Cette question fait en effet problème à l’époque de la peur climatique, des monopoles rentiers, du lobbying généralisé, de la confiscation du bien commun monétaire par les ploutocrates et de la capture du pouvoir politique par les grandes firmes globales.


Elle n’est pas posée parce que les élites la réservent pour elles; elles considèrent que ce n’est pas un débat pour les manants.

Les manants ont droit aux miettes des débats ; comme je le dis souvent, les manants ont le droit se s’exprimer sur la couleur des portes d’ascenseur et des murs des chiottes , cela les occupe. Les questions fondamentales, cela ne les regarde pas .

L’un des grands maitres à penser du capitalisme à l’anglo saxonne est incontestablement Martin Wolf.

C’est le phare keynésien , roi du déficit spending, chantre, sans jamais l’avouer du socialisme fabien; vous savez ce système à deux vitesses dans lequel les serfs s’affrontent dans le Cirque du Marché du Travail tandis que les Maitres, aidés par les Strauss Kahn du monde entiers, assis sur les gradins, les regardent s’entre-tuer en se gobergeant et partouzant; en s’entendant entre eux pour se partager le butin de la surexploitation. La societe à deux vitesses, c’est le système jamais énoncé mais transparent dans les écrits de Martin Wolf.

C’est un système exécrable qui nous a donné la sociale-démocratie pourrrie, puis le libéralisme social, puis le socialisme pour les riches et la dure loi du marché pour les pauvres . Le financiarisme est un sous système du socialisme fabien.

La question de la responsabilité sociale des grandes entreprises a été récupérée par Davos, et ses Conspirateurs lecteurs de la Lettre Volée d’Edgar Poe, eux qui manigancent en plein jour sur la scène du grand theatre mondial de la Com.

Ces conspirateurs considèrent que le système des entreprises tels que nous le connaissont est dépassé. Il faut autonomiser le système des Très Grandes Entreprises car elles ont une vocation particulière; elles doivent conduire le monde.

Rien que cela! Vous imaginez Larry Finck, Bernard Arnault ou le pornocrate de Free ou Bolloré et AXA conduire le monde! Bill Gates le fait déja!

Les grandes entreprises n’ont pas seulement la responsabilité de faire du profit mais elles ont en plus la responsbailité de conduire le monde et d’imposer leurs vues aux masses dit Le Martin!

Les grandes entreprises sont pompeusement appelées stake holders, c’est à dire quelque chose comme parties prenantes. Et à ce titre non seulement elles ont voix au chapitre de la conduite des affaires et de la planete , mais elles s’octroient le droit et le devoir monopolistique d’imposer leur voix et leur voie.

Inutile de dire que c’est le « fascisme soft » au nom d’une idéologie post moderne, celui qui dépossède les citoyens des choix essentiels et les transforment en sujets qu’il faut façonner, dominer, cornaquer, contrôler et contraindre.

La philosophie de Davos, philosophie des Sachants et des ultra riches, rejoint celle de Martin Wolf, celle des super keynésiens et celle des socialistes fabiens.

Dans tous les cas, l’inspiration qui est au centre de leur prétention est la suivante; le système est aveugle, c’est à Nous de le conduire.

Face aux contradictions endogènes du capitalisme, pour maintenir l’ordre social et maintenir le système d’exploitation qui nous convient si bien, au profit de quelques uns, la réponse c’est la societé à deux vitesses avec le politique national qui s’efface et le global confisqué par les ultra riches et leurs larbins qui s’impose.

.Martin Wolf n’a jamais lu Milton Friedman, ou si il l’ a fait il ne l’a jamais assimilé. Milton a certes écrit sur l’économie et la monnaie et ses écrits sur ces sujets ne sont pas très intéressants , mais il a surtout reflechi sur la liberté et c’est ce que je retiens.

Autant en tant qu’économiste il m’ininteresse, autant comme penseur de la liberté articulée à l’économique il retient mon attention.

Dans ce cadre Milton considère que la fonction des entreprises est de produire du profit. Ce n’est pas aux entreprises de se méler de toutes ces choses environnementales, sociales, sociétales, etc non leur fonction est de faire du profit dans un cadre donné, un cadre qui leur est imposé .

Les entreprises doivent se fixer pour objectif de faire le profit maximum non pas dans l’absolu mais dans un cadre donné, imposé, sans tromperie ou fraude précise Milton .

Le pouvoir des entreprises doit être limité par l’extérieur. Pas de l’intérieur. Par le politique considéré come expression de la volonté générale et le politique étant borné/contraint par la société civile, la societe civile étant produite par le bas, par les individus et non par le haut, les riches et les marchands du Temple comme le veulent les Davos men. Comme le veulent les Davos men et leurs copains du style Macron, baron de chez The Economist.

Milton en énonçant cela reste démocrate puisqu’il reconnait que le cadre de l’activité de l’entreprise doit être fixé de l’extérieur au niveau social et politique et que l’entreprise doit s’y conformer sans tricher. La liberté est indissociable du couple sanction/récompense. Elle s’etiole dans les systèmes de Tiers Payants.

En clair c’est aux citoyens et au système politique de faire, de produire, d’imposer le bon cadre. Là, si les règles posées par Milton sont respectées nous échappons au « fascisme soft » de Davos .

Chacun à sa place, la vie est une lutte et chacun doit se battre conformement à ce qu’il est; chacun doit défendre ses determinations, les peuples ne doivent pas abandonne leur souveraineté, les entreprises ne doivent pas abandonner ce pourquoi elles existent, le profit. Mais elles doivent se plier, se soumettre aux lois du peuple, c’est au peuple de faire les bonnes lois.

Chacun à sa place, non aux fascisme corporatif des firmes qui prolongent le pouvoir d’état ou au fascisme inversé de l’état qui se plie aux firmes.

Nul ne doit se sacrifier au nom de l’idéologie de l’autre.

Et maintenant que le meilleur gagne; chacun son métier et les vaches seront bien gardées!

Martin Wolf

What should be the goal of the business corporation?

For a long time, the prevailing view in English-speaking countries and, increasingly, elsewhere was that advanced by the economist Milton Friedman in a New York Times article, “The Social Responsibility of Business is to Increase Its Profits”, published in September 1970.

I used to believe this, too. I was wrong. The article deserves to be read in full. But its kernel is in its conclusion: “there is one and only one social responsibility of business — to use its resources and engage in activities designed to increase its profits so long as it stays within the rules of the game, which is to say, engages in open and free competition without deception or fraud.

The implications of this position are simple and clear. That is its principal virtue. But, as H L Mencken is supposed to have said (though may not have done), “for every complex problem there is an answer that is clear, simple, and wrong”. This is a powerful example of that truth.

After 50 years, the doctrine needs re-evaluation.

Suitably, given Friedman’s connection with the University of Chicago, the Stigler Center at its Booth School of Business has just published an ebook, Milton Friedman 50 Years Later, containing diverse views. In an excellent concluding article, Luigi Zingales, who promoted the debate, tries to give a balanced assessment. Yet, in my view, his analysis is devastating. He asks a simple question: “Under what conditions is it socially efficient for managers to focus only on maximising shareholder value?”

His answer is threefold:

“First, companies should operate in a competitive environment, which I will define as firms being both price- and rule-takers.

Second, there should not be externalities (or the government should be able to address perfectly these externalities through regulation and taxation).

Third, contracts are complete, in the sense that we can specify in a contract all relevant contingencies at no cost.”

Needless to say, none of these conditions holds.

Indeed, the existence of the corporation shows that they do not hold. The invention of the corporation allowed the creation of huge entities, in order to exploit economies of scale. Given their scale, the notion of businesses as price-takers is absurd.

Externalities, some of them global, are evidently pervasive.

Corporations also exist because contracts are incomplete. If it were possible to write contracts that specified every eventuality, the ability of management to respond to the unexpected would be redundant.

Above all, corporations are not rule-takers but rather rulemakers. They play games whose rules they have a big role in creating, via politics.

My contribution to the ebook emphasises this last point by asking what a good “game” would look like. “It is one,” I argue, “in which companies would not promote junk science on climate and the environment; it is one in which companies would not kill hundreds of thousands of people, by promoting addiction to opiates; it is one in which companies would not lobby for tax systems that let them park vast proportions of their profits in tax havens; it is one in which the financial sector would not lobby for the inadequate capitalisation that causes huge crises; it is one in which copyright would not be extended and extended and extended; it is one in which companies would not seek to neuter an effective competition policy; it is one in which companies would not lobby hard against efforts to limit the adverse social consequences of precarious work; and so on and so forth.”

It is true, as many authors in this compendium argue, that the limited liability business corporation was (and is) a brilliant institutional innovation.

It is true, too, that making corporate objectives more complex is likely to be problematic. So when Steve Kaplan of the Booth School asks how corporations should trade off many different goals, I have sympathy. Similarly, when business leaders tell us they are now going to serve the wider needs of society, I ask: first, do I believe they will do so; second, do I believe they know how to do so; and, last, who elected them to do so?

Yet the problems with the grossly unbalanced economic, social and political power inherent in the current situation are vast. On this, the contribution of Anat Admati of Stanford University is compelling. She notes that corporations have obtained a host of political and civil rights but lack corresponding obligations. Among other things, people are rarely held criminally liable for corporate crimes. Purdue Pharma, now in bankruptcy, pleaded guilty to criminal charges for its handling of the painkiller OxyContin, which addicted vast numbers of people. Individuals are routinely imprisoned for dealing illegal drugs, but as she points out “no individual within Purdue went to jail”.

Not least, unbridled corporate power has been a factor behind the rise of populism, especially rightwing populism. Consider how one goes about persuading people to accept Friedman’s libertarian economic ideas. In a universal-suffrage democracy, it is really difficult. To win, libertarians have had to ally themselves with ancillary causes — culture wars, racism, misogyny, nativism, xenophobia and nationalism. Much of this has of course been sotto voce and so plausibly deniable. The 2008 financial crisis, and the subsequent bailout of those whose behaviour caused it, made selling a deregulated free-market even harder. So, it became politically essential for libertarians to double down on those ancillary causes. Mr Trump was not the person they wanted: he was erratic and unprincipled, but he was the political entrepreneur best suited to winning the presidency. He has given them what they most wanted: tax cuts and deregulation. There are many arguments to be had over how corporations should change. But the biggest issue by far is how to create good rules of the game on competition, labour, the environment, taxation and so forth. Friedman assumed either that none of this mattered or that a working democracy would survive prolonged attack by people who thought as he did. Neither assumption proved correct. The challenge is to create good rules of the game, via politics. Today, we cannot.

martin.wolf@ft.com Follow Martin Wolf with myFT

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