Editorial: les arbres montent jusqu’au ciel et c’est rationnel. Avec la synthèse.


Au cours de ces trois trois dernières années, la valeur fondamentale des actions a été ravagée par:

-la détérioration des relations commerciales globales

-la dislocation des chaines d’approvisionnement

-les turbulences économiques

-la montée des competitions stratégiques entre les blocs et le réarmement

-la dislocation populiste de nos societes et le risque politique

-une pandémie qui a ravagé et ravage encore le monde;

Elles vont étre ravagées par les mutations économiques decidées au niveau mondial afin de limiter les émissions de CO2; ceci va rendre obsolete des pans entiers de nos économies.

Et les marchés valorisent aussi bien les actions des entreprises que les dettes bonnes et mauvaises à des niveaux jamais vu dans le passé. Tout cela vaut des centaines de trillions face à des richesses dont l’ordre de grandeur est en dizaines de trillions!

En résumé, jamais on n’a connu pareille catastrophe , -sauf en temps de guerre- qui affecte la production de vraies richesses et la profitabilité de nos systèmes et pourtant les actifs financiers qui sont censés refléter, exprimer cette richesse n’ont jamais été aussi chers, aussi chèrement valorisés, aussi activement recherchés.

On se bat pour échanger l’argent que l’on a et celui que l’on n’a pas -les dettes- contre des actifs financiers.

Les corps sont sont maigres et affaiblis tandis que les ombres sont vigoureuses, et respirent la prospérité.

Est ce logique ? Normal ? Rationnel ?

Oui bien sur .

Mais pour le comprendre il faut démystifier le fetiche, le fetiche monnaie.

D’abord le vocabulaire; les actifs financiers ne sont pas des actifs, ce sont des passifs. C’est ce que le système promet aux porteurs d’obligations et d ‘actions, les actifs sont des promesses. Ce sont des droits, des créances sur le système réel.

Donc on peut exprimer la situation en disant que jamais on n’a été aussi mal en point économiquement et socialement mais que pourtant jamais on n’ a promis autant de richesses futures.

Est ce non-rationnel que de dire cela ?

Non car il y a deux possibilités:

-soit la production future de richesses réelles va exploser et permettre d’honorer toutes les promesses, tout le monde sera servi

-soit la production future va continuer de stagner, de se trainer et alors comme on l’ a fait depuis 12 ans on va continuer de créer de la monnaie et maintenir les taux d’intérêt bas ce qui va encore augmenter la demande d’actifs financiers quasi monétaires et gonfler les cours de bourse. Parfaite description du Ponzi et de la chaine du bonheur .

Le corps dont je vous parle est fait de richesses concrètes, de biens et services, mais les ombres, elles, ne sont que des signes! Ce ne sont que des signes d’un univers qui dépend de la Printing Press, de la planche à billets; l’équivalence qui est tracée par le système repose sur une Convention: le réel a autant de poids, de valeur que l’Imaginaire. Une convention que les démiurges apprentis sorciers, illusionnistes violent en continu.

Les deux sphères sont absolument équivalentes. Disent-ils.

En clair le système repose sur une Convention d’équivalence entre le présent et le futur. Cette convention est contraire à la sagesse des nations, elle est contre nature, contre culture, contre intuitive car le bon sens dit « un tu l’as vaut mieux que deux tu l’auras. Ou encore expimé autrement: l’imbécile lache la proie pour l’ombre.

Quand je dis « un tu l’as vaut mieux que deux tu l’auras » j’exprime un doute, je mets en question l’équivalence entre le réel que j’ai dans la mains et la promesse de disposer de ce réel bonifié plus tard.

Equivalence du fixe mesuré avec une élastique.

Si vous tracez une équivalence entre d’un côté quelque chsoe de fixe ou qui se contracte (le GDP) et de l’autre quelque chose d’élastique qui est en expansion constante, la relation entre les deux univers se modifie en continu. Les prix qui sont indiqués en Bourse sont des mesures de richesses fixes ou en régression par des signes monétaires en constante dépréciation.

L’escroquerie consiste à vous dire que les signes monétaires peuvent être multipliés autant que l’on veut pour l’univers des actifs financiers tant qu’ils ne vont pas gonfler les prix des biens et services. C’est l’argument: on peut créer de la monnaie en Occident tant qu’il n’y a pas d’inflation en Chine!:

En clair on peut inflater les prix des actifs financiers tant que l’argent qui est emprisonné dans ces actifs ne va pas chercher sa contrevaleur dans l’univers des biens et des services.

En clair toujours on peut créer autant de monnaie financière que l’on veut tant que les deux univers, le financier et le réel ne communiquent pas. Tant que les deux univers sont cloisonnés.

En clair l’argent qui est piégé dans les marchés financiers est un argent, jeton de Monopoly qui ne vaut qu’entre les joueurs , tant qu’ils restent à la table de jeu, et tant qu’ils ne s’en servent pas!

En clair on peut créer autant de monnaie financière que l’on veut tant que les joueurs ne reprennent pas leurs billes. Tant que les princes du Royaume du temps de John Law ne demandent pas à échanger leur papier contre de l’or.

La hausse de la Bourse signifie qu’il faut se partager ce qui est concret en parts de plus en plus petites , la valeur de chaque part se réduit sans cesse . C’est le système des chaises musicales, il n’y en aura pas pour tout le monde, quand la musique cessera il y aura des gens qui resteront debout.

Le moyen de maintenir l’équivalence

actifs financiers= actifs réels dans le monde

c’est de diviser les parts qui reviennent à chaque unité d’actif financier. Ce qui signifie diviser le pouvoir de prélevement réel de chaque unité d’actif financier, c’est à dire: le dévaluer en termes réels.

Pour maintenir l »équivalence 300 trillions d’actifs financiers = X quantité de richesse réelle, il n’y a qu’une solution, rogner sans cesse la quantité de richesse réelle qui revient à une unité d’actif financier.

En clair, avant les rois et la république dévaluaient les monnaies présentes , maintenant ils dévaluent la monnaie future, la monnaie à terme.

Ej je démontre que lorsque le sinistre Powell et le prix Nobel Shiller disent que les taux zero justifient la hausse vertigineuse du prix des actifs financiers, ils ne disent rien d’autre que ceci: la monnaie à terme, la monnaie future que recevront les malheureux porteurs des actifs va être devaluée, trashée , et ne valoir quasi rien.

Dire que les taux sont ce qu’ils sont actuellement et que cela justifie les bulles c’est exactement la meme chose que dire ce en quoi les bulles sont exprimées, la monnaie, à terme, la monnaie future sera de la monnaie de singe!

Les marchés financiers ne donnent pas une mesure absolue de la richesse, ils donnent une mesure relative, relative à la valeur de la monnaie et si vous dévalorisez en continu la monnaie, alors la valeur relative des richesses réelles monte sans arrêt.

Les arbres montent jusqu’au ciel!

La semaine.

19 décembre – Bloomberg:

«Les esprits animaux, animal spirits, se déchaînent à Wall Street. Ce marché haussier est encore plus fou qu’il n’y paraît.

Les actions mondiales valent désormais environ 100 trillions de dollars.

Les entreprises américaines ont levé un montant record de 175 milliards de dollars en mises sur le marché.

Quelque 3 trillions de dollars d’obligations d’entreprises se négocient avec des rendements négatifs.

Pendant que le virus se propage, le cycle économique reste au plus bas et les entreprises sont écrasées par de nouveaux verrouillages.

Stimulés par des largesses monétaires sans fin et des paris sur un monde post-pandémique, les day traders et les professionnels institutionnels bénéficient des conditions financières qui sont les plus faciles de l’histoire.

« Les indicateurs de sentiment se transforment en euphorie », a déclaré Cedric Ozazman, directeur des investissements chez Reyl & Cie …

« Les gens sautent en panique dans le marché maintenant pour investir dans la peur de manquer le rassemblement du Père Noël. »

22 décembre – Bloomberg :

«L’ère des adjudications du Trésor est peut-être terminée pour l’instant, mais les investisseurs vont avoir à absorber un déluge historique de dette à long terme l’année prochaine, avec des implications potentiellement douloureuses pour les rendements.

Le calcul est simple: le Trésor oriente davantage ses émissions vers des échéances plus longues, ralentissant les ventes de bons courts … Dans le même temps, la Réserve fédérale achètera probablement beaucoup moins de dette publique sur le marché secondaire en 2021…

Pour JPMorgan …, L’essentiel est que les investisseurs vont devoir absorber beaucoup plus de bons du Trésor en 2021, à hauteur de 1,84 trillions de dollars nets après avoir pris en compte les achats de la Fed.

C’est un montant annuel sans précédent, et c’est un revirement stupéfiant par rapport à cette année, où un montant net de 441 milliards de dollars a été retiré du marché selon les calculs de JPMorgan. « 

23 décembre – Bloomberg:

«À 13 h 25 lundi à New York, quelque chose d’inhabituel est arrivé au plus grand fonds négocié en bourse au monde. Après avoir ouvert à 364,97 $ par action et s’être écarté de moins de 0,9% dans les deux sens pendant près de quatre heures de négociation, les cours ont soudainement explosé.

Le SPDR S&P 500 ETF Trust (SPY) a atteint 378,46 $, le plus haut niveau qu’il ait jamais atteint. Plus de 150 000 transactions ont été exécutées à 370 $ ou plus, totalisant près de 58 millions de dollars.

Puis, tout aussi soudainement, le prix est retombé à environ 367,50 $. Le tout a pris moins d’une seconde.

Mais pour Wall Street, c’est un rappel de l’un des dangers qui se cachent sur ces marchés modernes ultra-rapides.

Les transactions à l’origine de ce pic du SPY étaient ce que l’on appelle les « ordres de balayage intermarché, ou ISO ». En termes très simples, ce sont des transactions automatisées qui «balaient» les marchés en ramassant autant d’actions que possible au meilleur prix disponible. »

21 décembre – Financial Times

«Les investisseurs continuent de parier que les actions américaines ont encore des marges de manœuvre, si on se fie à une mesure clé des positions sur le marché des dérivés…

Les achats d’options d’achat… ont bondi depuis les élections américaines de novembre et le vaccin Covid-19 , selon l’opérateur Cboe.

Les volumes de négociation quotidiens des contrats d’achat, qui sont en fait un pari sur la hausse des prix, ont largement dépassé les options de vente, qui donnent à l’acheteur le droit de vendre des actions à un niveau déterminé.

Le ratio put / call n’est que la dernière indication de l’enthousiasme pour les actions, malgré la hausse continue des cas de coronavirus qui oblige les grandes villes à se tourner à nouveau vers des verrouillages, ont déclaré des investisseurs et des analystes.

22 décembre – Bloomberg:

«Au cours des trois dernières années, les actions ont été secouées par la détérioration des relations commerciales, les turbulences économiques et une pandémie qui a ravagé le monde.

Pendant tout ce temps, les investisseurs ont refusé de retirer des liquidités de l’un des plus grands fonds négociés en bourse du groupe Vanguard.

Le FNB Vanguard Total International Stock Index Fund de 37 milliards de dollars … n’a pas enregistré de sortie depuis le 25 juillet 2017 … Le fonds – qui investit dans des actions mondiales à l’exclusion des actions américaines – n’a enregistré des retraits nets que quatre jours depuis son début de négociation. 2011… »

Les marchés.

Le S & P500 a glissé de 0,2% (+ 14,6% a-t-j), tandis que le Dow Jones a peu changé (+ 5,8%).

Les services publics ont reculé de 0,9% (en baisse de 2,9%).

Les banques ont bondi de 3,1% (en baisse de 15,0%) et les courtiers sont en hausse de 1,9% (en hausse de 29,8%).

Les Transports ont reculé de 0,3% (+ 14,9%).

Le S&P 400 Midcaps a progressé de 1,2% (+ 12,2%), et les small cap du Russell 2000 ont bondi de 1,7% (+ 20,1%).

Le Nasdaq100 a glissé de 0,2% (en hausse de 45,6%).

Les semi-conducteurs ont reculé de 0,5% (en hausse de 48,7%).

Les Biotechs ont ajouté 0,3% (+ 17,1%).

Bien que le lingot ait monté de 2 $, l’indice des mines d’or HUI a reculé de 0,8% (en hausse de 24,4%).

Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 0,08%.

Les rendements des gouvernements à deux ans sont restés inchangés à 0,12% (en baisse de 145 points de base en glissement annuel).

Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont reculé de deux points de base à 0,36% (en baisse de 133 points de base).

Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont glissé de deux points de base à 0,93% (en baisse de 99 points de base).

Les rendements obligataires longs ont chuté de trois pb à 1,66% (en baisse de 73 pb).

Les rendements des MBS de référence Fannie Mae ont reculé d’un point de base à 1,39% (en baisse de 132 points de base).

Les rendements des bunds allemands ont augmenté de deux points de base à moins de 0,55% (en baisse de 36 points de base). Les taux français ont progressé de deux points de base à moins de 0,31% (en baisse de 43 points de base). Le spread obligataire franco-allemand à 10 ans est resté inchangé à 24 pb.

Les taux grecs à 10 ans sont restés inchangés à 0,64% (en baisse de 79 points de base en glissement annuel).

Les taux portugais à dix ans ont gagné trois pb à 0,06% (en baisse de 38 pb).

Les rendements italiens à 10 ans ont ajouté deux points de base à 0,59% (en baisse de 83 points de base).

Les rendements à 10 ans de l’Espagne ont augmenté de trois points de base à 0,07% (en baisse de 40 points de base).

Les rendements des gilts à 10 ans du Royaume-Uni ont ajouté un point de base à 0,26% (en baisse de 57 pb). L’indice actions FTSE du Royaume-Uni a reculé de 0,4% (en baisse de 13,8%).

L’indice japonais Nikkei Equities a chuté de 0,4% (en hausse de 12,7% d’une année à l’autre). Les rendements japonais «JGB» à 10 ans sont restés inchangés à 0,01% (en hausse de 3 points de base y-t-j).

Le CAC40 de la France a peu changé (-7,6%).

L’indice boursier allemand DAX a reculé de 0,3% (+ 2,6%).

L’indice boursier espagnol IBEX 35 a progressé de 0,9% (-15,1%). L’indice italien FTSE MIB a augmenté de 0,7% (en baisse de 5,9%).

Les actions des marchés émergents étaient mitigées.

L’indice Bovespa du Brésil a chuté de 0,2% (en hausse de 1,9%) et le Bolsa du Mexique de 1,1% (en baisse de 0,4%).

L’indice Kospi de la Corée du Sud a bondi de 1,3% (en hausse de 27,7%).

L’indice boursier indien Sensex est resté inchangé (+ 13,9%).

La bourse chinoise de Shanghai a chuté de 0,9% (+ 10,3%).

L’indice Borsa Istanbul National 100 de la Turquie a gagné 1,3% (+ 24,6%).

L’indice actions russe MICEX a reculé de 1,1% (+ 6,3%).

Les fonds obligataires de première qualité ont enregistré des entrées de 2,529 milliards de dollars, tandis que les fonds d’obligations indésirables ont enregistré des sorties de 896 millions de dollars (de Lipper).

Les taux hypothécaires fixes à 30 ans de Freddie Mac ont baissé d’un point de base pour atteindre un creux record de 2,66% (en baisse de 108 points de base en glissement annuel).

Les taux à 15 ans ont chuté de deux points de base pour atteindre un creux historique de 2,19% (en baisse de 100 points de base).

Les taux d’ARM hybrides sur cinq ans sont restés inchangés à 2,79% (en baisse de 66 pb).

Sur les devises:

Pour la semaine, l’indice du dollar américain a augmenté de 0,2% à 90,223 (en baisse de 6,5% d’une année à l’autre).

Pour la semaine à la hausse, le peso mexicain a augmenté de 0,4% et la livre britannique de 0,3%.

Pour la semaine à la baisse, le real brésilien a reculé de 1,7%, le franc suisse 0,7%, le dollar canadien 0,6%, l’euro 0,5%, la couronne norvégienne 0,5%, le rand sud-africain 0,5%, la couronne suédoise 0,4%, le sud-coréen a gagné 0,3%, le dollar néo-zélandais 0,3%, le dollar australien 0,2%, le dollar singapourien 0,2% et le yen japonais 0,1%.

Le renminbi chinois a reculé de 0,03% par rapport au dollar cette semaine (en hausse de 6,44% a-t-j).

L’indice Bloomberg Commodities a reculé de 0,4% (en baisse de 4,8% d’une année à l’autre).

L’or au comptant a peu changé à 1883 $ (en hausse de 24,1%).

L’argent a reculé de 0,5% à 25,908 $ (en hausse de 44,6%).

Le brut WTI a chuté de 87 cents à 48,23 $ (en baisse de 21%).

L’essence a perdu 1,2% (en baisse de 18%) et le gaz naturel a chuté de 6,7% (en hausse de 15%).

Le cuivre a chuté de 1,8% (en hausse de 27%).

Le blé a bondi de 3,1% (+ 12%). Le maïs a bondi de 3,1% (+ 16%).

Du coté du Coronavirus:

23 décembre – Wall Street Journal :

«Les États et les grandes villes du pays ont imposé des restrictions plus sévères aux rassemblements sociaux depuis les fermetures généralisées au printemps, dans l’espoir d’empêcher une nouvelle flambée de Covid- 19 cas pendant les vacances d’hiver … Près de 85 millions d’Américains devraient voyager du 23 décembre au 3 janvier, soit au moins 29% de moins que l’année dernière, selon une estimation de l’AAA.

23 décembre – CNBC

«Les Américains ont de nouveau été avertis … de ne pas voyager pour Noël car la dernière vague de COVID-19 a laissé les hôpitaux se démener pour trouver des lits pour les malades et les dirigeants politiques ont imposé des restrictions pour tenter de réduire les nouvelles infections , ce qui rend les fêtes de fin d’année sombres…

En Californie, épicentre de la dernière vague, les lits des unités de soins intensifs (USI) étaient rares et les hôpitaux ont déclaré qu’ils manquaient de médecins et d’infirmières pour soigner les patients. «L’ensemble de la capacité de l’unité de soins intensifs de Californie a diminué. Nous luttons tous », a déclaré le Dr Imran Mohammed du Sutter Roseville Medical Center…« Nous ne voulons vraiment pas voir plus que cela. Nous serons mis au défi de voir d’autres patients en soins intensifs et nous n’aurons plus de place à terme. »

19 décembre – CNBC :

«Cela fait neuf mois que la pandémie de coronavirus a commencé son assaut contre les moyens de subsistance américains. Depuis lors, le désespoir financier n’a cessé de croître pour les Américains sans emploi à travers le pays.

Près de 8 millions de personnes sont tombées dans la pauvreté depuis l’été.

Les économies pour beaucoup, en particulier les plus modestes, sont soit en baisse, soit disparues. Des millions de ménages doivent des milliers d’arriérés de loyer et de services publics – et font face à une nouvelle menace d’expulsion au cours de la nouvelle année. Une part croissante de chômeurs déclare que leur ménage n’a pas assez à manger. »

21 décembre – Associated Press :

«Les hôpitaux débordés de Californie mettent en place des lits supplémentaires de fortune pour les patients atteints de coronavirus, et une poignée d’établissements du comté de Los Angeles, durement touché, élaborent des plans d’urgence au cas où ils devraient limiter le nombre de personnes recevoir des soins vitaux. Le nombre de personnes hospitalisées à travers la Californie avec des infections confirmées au COVID-19 est plus du double du pic précédent de l’État, atteint en juillet, et un modèle d’État prévoit que le total pourrait atteindre 75 000 patients d’ici la mi-janvier. « 

20 décembre – Bloomberg:

«U.K. Le secrétaire à la Santé, Matt Hancock, a averti que la nouvelle souche du coronavirus était «  incontrôlable  » et a suggéré que certaines parties de l’Angleterre seraient bloquées dans le nouveau niveau de restrictions le plus élevé jusqu’à ce qu’un vaccin soit déployé.

Plus de 16 millions de Britanniques sont désormais tenus de rester chez eux après l’entrée en vigueur d’un verrouillage dimanche à Londres et dans le sud-est de l’Angleterre et le gouvernement a abandonné les projets d’assouplissement des règles de socialisation à Noël.

21 décembre – Wall Street Journal :

«Une ligne de camions s’étirait à des kilomètres en arrière de l’entrée du tunnel sous la Manche ici lundi, alors que le Royaume-Uni se préparait à des pénuries alimentaires potentielles et que les fabricants s’inquiétaient de nouvelles perturbations si la France continuait une interdiction du trafic de fret et de passagers en provenance de Grande-Bretagne pour arrêter la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus.

La décision d’interdire l’entrée en provenance du Royaume-Uni, annoncée par Paris dimanche soir, coupe la principale liaison de fret de la Grande-Bretagne vers l’Europe, interrompant le commerce entre des ports comme Douvres et Calais qui traitent jusqu’à 10 000 camions par jour. Eurotunnel… a également interrompu tous les services de fret et de passagers. »

22 décembre – Financial Times :

«Les scientifiques s’efforcent de comprendre la nouvelle variante du coronavirus qui a dévasté les plans de Noël de millions de personnes en Grande-Bretagne et laissé le Royaume-Uni largement isolé du reste de la le monde…

Labellisé B.1.1.7… Il a été détecté pour la première fois à la mi-octobre lorsque le Covid-19 Genomics UK Consortium (Cog-UK)… Mais les scientifiques ne se sont alarmés de B.1.1.7 qu’à la mi-décembre, date à laquelle ils l’a associée à une augmentation rapide du nombre de cas dans le sud-est de l’Angleterre.

B.1.1.7 a beaucoup plus de mutations que dans n’importe quelle variante précédente du virus Sars-Cov-2 analysé depuis le début de la pandémie. Vingt-trois lettres du code génétique viral ont changé, dont 17 pourraient modifier le comportement du virus. Ils incluent plusieurs mutations sur la «protéine de pointe» clé qu’elle utilise pour pénétrer dans les cellules humaines. »

23 décembre – CNBC:

«Les États-Unis ont commencé à vacciner la population contre le coronavirus la semaine dernière, mais l’adoption massive n’est pas une garantie. Près de 4 Américains sur 10 déclarent qu’ils ne se feront pas vacciner «certainement» ou «probablement», selon une enquête du Pew Research Center menée auprès de 12648 adultes américains du 18 au 29 novembre. »

21 décembre – Bloomberg :

«Les National Institutes of Health prévoient de commencer un essai clinique visant à aider les médecins à« prédire et gérer »les réactions allergiques liées au vaccin Covid-19 de Pfizer Inc. Moncef Slaoui, conseiller scientifique en chef de l’opération Warp Speed, a déclaré … que le but de l’essai, qui étudiera également le vaccin de Moderna Inc. juste autorisé pour une utilisation d’urgence, sera de déterminer pourquoi les incidents, connus sous le nom d’anaphylaxie, se produisent.

2 réflexions sur “Editorial: les arbres montent jusqu’au ciel et c’est rationnel. Avec la synthèse.

  1. Lumineux comme toujours, juste une remarque « une pandémie qui a ravagé et ravage encore le monde », non, la REACTION à la pandémie a ravagé et ravage encore le monde…

    L épidémie a pour l’ instant tué 2,2 dix millièmes de la population mondiale, dans l ‘immense majorité des cas des gens souvent déjà malades qui avaient atteint ou même largement dépassé leur espérance de vie à la naissance…

    Combien de morts à venir par contre dans le monde, parmi les dizaines et les dizaines de millions de personnes qui vont retomber dans une misère abjecte à cause des décisions prises ?

    J'aime

    1. Reconnaisez que vous émettez une opinion .
      Et pourquoi pas.

      Vous énoncez une verité partielle en disant que les réactions imbéciles à la pandemie vont ravager le monde et là je vous suis.

      J’evite de donner une opinion sur pareils sujets .

      Et normalement je ne prête pas mon espace pour que d’autres exposent les leurs, mais comme vous êtes modéré, allons y !

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s