Les GAFAM sont passés de grands créateurs de valeurs à grands pillards de la valeur des autres. Une lecture citoyenne.

Ma chère lectrice, mon cher lecteur,
 
On n’a jamais vu un esclave riche.         
 
Cette lettre est est fondamentale et le début d’une série tant elle ouvre de sujets (si ont vous a transféré ce mail, inscivez-vous ICI à l’Investisseur sans Costume, c’est gratuit).
 
Je vous la livre en texte et en vidéo :
 

Cliquez ici pour accéder à la vidéo
 
S’il vous plaît partagez-la autour de vous, transmettez-la à votre carnet d’adresses, il ne s’agit plus seulement d’investissement mais de liberté et de démocratie.
 
On n’a jamais vu un esclave riche : Si on veut faire chic et très pompeux, on dit que c’est un oxymore et si on veut faire très érudit, on trouvera bien quelques gladiateurs romains, administrateurs ottomans et favoris américains pour me contredire et confirmer la règle.
 
On n’a jamais vu un esclave riche et nous ferions bien de nous rappeler cette maxime avant d’aller voir notre banquier ou d’investir dans les Google, Apple, Amazon et autres Facebook ou Microsoft et plus généralement le secteur de la tech’ américaine et mondiale.
 
Ces gens sont en train de nous priver de nos libertés comme on réchauffe la grenouille dans le pot d’eau chaude… Mais ils viennent de faire l’erreur de monter la température trop fort trop vite depuis l’invasion du Capitole qui a entraîné les bannissements de Trump et du réseau social Parler.
 
C’est d’autant plus important que le secteur réalise des gains extraordinaires en Bourse.
 
Mais ces gains ne sont pas faits à la loyale depuis au moins une dizaine d’années et à bien y regarder, ils nous coûtent incroyablement plus cher que les rendements mirifiques qu’ils promettent.
 
Je ne suis pas en train de vous dire que la fin est proche et le grand soir boursier arrive… Peut-être, peut-être pas. Il vaudrait mieux pour nos structures économiques et sociales que la fin soit proche mais ce qui est incontournable à 10 ans ne l’est pas à l’échelle de quelques années.
 
Mais dès aujourd’hui, des gains espérés de 20 ou 30 %, dans un an et encore l’année suivante dans les GAFAM présentent en fait un prix collectif à payer incroyablement supérieur et encore plus venant de France ou d’Europe.
 
C’est un prix de destruction politique, économique, financière et sociale qui passe par la confiscation des marges, des salaires, la délocalisation des savoirs et outils, la soustraction à l’impôt et plus généralement la dégénérescence de monopoles en train de virer soviétiques qui ne pensent plus qu’à leur maintien au-delà de toute considération de création de valeur, d’utilité ou d’intérêt économique et social.
 
Les GAFAM sont passés de grands créateurs de valeurs à grands pillards de la valeur des autres.
 
Et cela n’est possible qu’à cause de leur situation de monopole dans des économies soumises au contraire à la concurrence sauvage d’un libéralisme dégénéré.
C’est uniquement par leur situation monopolistique que des géants comme Facebook ou Google sont capables de sortir des taux de profit de 35 ou 40 % qui sont autant de charges pour les milliards d’entreprises et particuliers qui les utilisent.
 
C’est uniquement parce qu’ils ont accès à des financements infinis et gratuits que les autres acteurs économiques perdent en capacité d’investissement, non pas absolue mais relative.
 
Investir aujourd’hui dans les GAFAM et les grandes entreprises de la tech américaine et mondiale est la promesse d’une illusion de richesse et la certitude de notre ruine collective.
 
Il est rarement une bonne idée de sacrifier sa liberté au motif de sa sécurité ou au profit d’un plat de lentille : on finit généralement sans rien, ni liberté, ni sécurité, ni repas gratuit… Sans autre goût dans la bouche que la cendre de la honte et de la misère.
 
Bien sûr, les bannissements de Parler et Trump sont expliqués par la menace à la démocratie de l’invasion du Capitole par les militants pro-Trump.
 
Il est vrai que cet événement singulier signe le grand retour de la foule sur la scène du monde.
 
Nous avions oublié que les parlements se prennent d’assaut et les pouvoirs se tiennent en respect par la force ultime des peuples exaspérés.
 
Nous avions oublié que Louis XIV avait vu défiler la foule de Paris au pied de son lit pendant la fronde, que Louis XVI a été arrêté par la foule française le 10 août lors de l’invasion des Tuileries qui marqua le début de la Terreur, que les ligues s’étaient retrouvées aux portes du palais Bourbon en 1934 ou que la guerre d’indépendance américaine fut commencée par des milices privées.
 
Notre histoire est rythmée par ces événements glorifiés ou honnis selon le camp.
Bien sûr les médias indigents préfèrent comparer l’invasion du Capitole avec la Nuit de Cristal.
 
La Nuit de Cristal est un pogrom qui a fait des centaines de morts, 30 000 déportations et vu le sac de près de 10 000 magasins juifs.
 
À côté, le coup du Capitole est un événement festif ou quelques centaines de manifestants dépassés par leur propre audace s’amusent à grimper aux rideaux et à poser leurs fesses dans les velours précieux de leurs très riches représentants.

Il n’y a tout simplement aucune mesure commune entre les 2 événements mais il a fallu aller jusque-là pour tenter de justifier les mesures extraordinaires prises contre Trump et Parler.
 
Il est faux de dire que l’événement du Capitole est une menace contre la démocratie, c’est le symptôme d’une menace et non seulement c’est très différent mais encore faudrait-il identifier la menace réelle puis nous en occuper démocratiquement.
 
Ici, ce sont bien des intérêts privés qui se sont substitués pour destituer un Président en exercice qui vient de recueillir 70 millions de votes et effacer de la carte un concurrent qui avait 15 millions d’utilisateurs.
 
Il faudrait peut-être envisager que Parler pose une menace incroyablement plus grande aux monopoles de ces monstres en perdition qu’à une démocratie que l’on ne détruit jamais mieux qu’en agissant en son nom.
 
Parler a fait la preuve que Facebook et Twitter pouvaient voir leurs monopoles menacés sans argent ni volonté politique et légale organisée.
 
Parler a fait la preuve que la concurrence émergeait directement des utilisateurs
exaspérés par la censure et la dictature technologique.
 
Parler a fait la preuve que la conscience émerge que Code is Law, la fabrique de la loi se fait dans le code informatique selon l’article célèbre de Lawrence Lessig qui date déjà de l’an 2000 et que s’il ne sert plus à grand-chose de choisir ses représentants, il est contraire essentiel de choisir son code.
 
La fabrique de la loi se fait dans le code informatique : Trump a été destitué instantanément par les GAFAM alors que le Congrès prépare un simulacre d’impeachment, premier de l’histoire qui pourrait viser un ancien président…
 
À défaut d’investir dans les GAFAM mon cher lecteur, il nous faut investir le champ des GAFAM et de la nouvelle fabrique de la loi.
 
Il ne s’agit pas seulement d’investissement mais de liberté, démocratie et tout simplement de survie…
 
Et pour les GAFAM également qui ne survivraient pas plus que nous à cette dérive totalitaire : on s’effondre aussi par dégoût de soi. L’URSS l’a bien montré.
 
Avant de finir cette lettre, il me faut remercier Aude Kersulec avec qui nous avons rédigé un dossier d’investissement Risque & Profit sur la dictature technologique et comment s’en échapper pour mieux en profiter.
 
Mes lettres n’auraient pas le quart de leur poids sans ce travail de recherche fondamental réalisé en amont.
 
À votre bonne fortune,
 
Guy de La Fortelle

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