L’obsession de l’inflation.

L’inflation est devenue une véritable obsession des autorités, des banquiers centraux, des gourous; cela fait longtemps que cette obsession rampe; elle rampait sous la forme douce, civilisée en tant qu’objectif fixé à 2% par les banquiers centraux.

Pourquoi 2% et pas 3% ou 4% , personne ne l’a jamais su; il s’agit peut être d’une pudeur de vierge , il ne fallait pas faire peur aux représentants des salariés, peut être.

En fait le système a besoin de beaucoup, beaucoup plus d’inflation que de 2% et pendant longtemps.

2% , c’est trop modeste maintenant que les dettes ont été multiplée par 10 ou 20.

Le besoin d’inflation est fonction de la masse de dettes qui est logée dans le système, de la profitabilité du capital et de la croissance . Et les taux bas idiots encouragent à créer toujours plus de dettes c’est à qu’ils renforcent le besoin de produire de l’inflation. Quand je vous dit que nous sommes gérés par des Gribouilles!

L’inflation efface les traces de la dette en marchant c’est pour cela que les autorités la souhaitent et peu importe si elle rogne le pouvoir d’achat des salariés, au contraire car c’est encore mieux puisque cela réduit les salaires réels et bonifie la profitabilité. L’inflation est une béquille du capital c’est elle qui rend les dettes du leverage légères. L’inflation est absolument nécessaire dans le systme financiarisé ou les capitalistes sont capitalistes, ont les avantages des capitalistes, mais sans miser de capital. Ou si peu.

Cétait la fonction ancienne de l’inflation que d’alléger les dettes .

Hélas elle n’est plus au rendez vous; on ne peut pas mondialiser, faire baisser les salaires, augmenter le taux d’exploitation, mettre les salariés en concurrence, les remplacer par les machines et en même temps espérer qu’il y aura de l’inflation! Les salaires représentent 70% des prix de vente et si les salaires réels baissent il est difficile de faire monter les prix, surtout avec des concurrents comme la Chine.

Le système est dans l’impasse depuis plusieurs dizaines d’années, mais voici qu’une chance survient; la pandémie. Elle autorise tout, -c’est la guerre- elle justifie tout, elle masque tout.

De nombreux économistes sont persuadés que les banquiers centraux et les gouvernements ne laisseront pas passer cette opportunité d’une bonne crise pour administrer volontairement une dose d’inflation importante , une dose qu’ils n’auraient pas pu administrer en temps normal.

Réussiront-ils? Je ne le sais pas mais je suis sceptique car les autorités ont en face d’elles des forces déflationnistes spontanées très fortes; et par ailleurs elles ont perdu le secret de la vraie création monétaire , un comble pour des banquiers!

L’obsession de l’inflation! cela pourrait être risible dans un monde normal, mais nous ne sommes plus dans un monde normal nous sommes dans la normalité inversée. Tout marche sur la tête.

Rédigé par 

Bruno Bertez 

18 janvier 2021

Les banques centrales parient sur l’inflation pour relancer l’économie – notamment aux Etats-Unis. Leurs politiques vont en ce sens… mais est-ce qu’elles sont efficaces ?

Le pari sur l’inflation est le grand pari du moment.

Beaucoup de gestionnaires sont persuadés que c’est de ce pari, perdu ou gagné, que dépendront les performances à venir des différentes politiques d’investissement.

Il est donc raisonnable d’analyser sérieusement ce qui se passe en la matière.

Inflation modérée

Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont fortement augmenté en décembre dans un contexte de flambée du coût de l’essence.

L’inflation sous-jacente est cependant restée modérée alors que l’économie lutte contre une pandémie de Covid-19. Elle pèse sur le marché du travail et le secteur des services.

Le ministère du Travail US a annoncé mercredi que son indice des prix à la consommation avait augmenté de 0,4% le mois dernier après avoir gagné 0,2% en novembre. Le bond de 8,4% des prix de l’essence a représenté plus de 60% de la hausse de l’IPC (Indice des prix à la consommation).

Au cours des 12 mois précédant décembre, l’IPC a progressé de 1,4% après avoir augmenté de 1,2% en novembre.

Les lectures de l’IPC du mois dernier sont conformes aux attentes des économistes. L’IPC a augmenté de 1,4% en 2020. Il s’agissait du plus petit gain annuel depuis 2015 et c’est une décélération par rapport à 2,3% en 2019. L’IPC a augmenté à un taux annuel moyen de 1,7% au cours des 10 dernières années.

En excluant les composantes volatiles des aliments et de l’énergie, l’IPC n’a que légèrement augmenté de 0,1% après avoir grimpé de 0,2% en novembre. La hausse de l’IPC de base a été limitée par la baisse des prix des voitures et des camions d’occasion, des loisirs, des billets d’avion et des soins de santé.

L’IPC de base a progressé de 1,6% d’une année sur l’autre, correspondant à la hausse de novembre. Il a augmenté de 1,6% en 2020 après une hausse de 2,3% en 2019. C’est en dessous du taux annuel moyen de 2,0% au cours des 10 dernières années.

Les services à la peine

Le secteur des services, qui représente plus des deux tiers de l’économie américaine, a été le plus durement touché par le virus.

Ci-dessous le secteur des services hors hébergement.

La Réserve fédérale préfère suivre l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle de base (PCE) pour sa cible d’inflation de 2%, une moyenne flexible. L’indice de prix PCE de base est à 1,4%.

Les objectifs seront-ils atteints ?

Les économistes sont divisés sur les perspectives d’inflation pour cette année.

Certains pensent que l’inflation atteindra l’objectif de 2%, grâce à une aide supplémentaire de près de 900 Mds$ approuvée par le gouvernement fin décembre et aux attentes de relance budgétaire supplémentaires de la part de l’administration du nouveau président Joe Biden.

D’autres économistes en revanche s’attendent à ce que les pressions sur les prix restent très bénignes, arguant que les fabricants ont une capacité limitée à répercuter l’augmentation des coûts de production sur les consommateurs, avec au moins 19 millions d’Américains aux allocations de chômage.

La mollesse sur le marché du travail freine la croissance des salaires, tandis que les taux de vacance élevés des logements sont susceptibles de limiter l’inflation des loyers.

Le pari sur l’inflation est encouragé par la propagande de la Fed et de ses médias complices : ils veulent faire croire au succès de la reflation. Ils veulent entretenir le mythe de la capacité de la politique monétaire actuelle à pouvoir produire de la hausse des prix des biens et des services. L’obsession de la politique monétaire des banques centrales est de créer de l’inflation.

En quelque sorte, « on » crée une ambiance, un climat.

A suivre…

[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.]

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Une réflexion sur “L’obsession de l’inflation.

  1. Bonjour
    l’inflation de mes achats de biens et services n’est pas celle de l’ensemble des Français.
    Celle des français est différente de celle des autres pays européens ….

    Régler ou essayer de régler l’endettement des différents pays ne va pas être simple.

    A l’intérieur de la zone euro, les créanciers ( l’Allemagne par ex..)et les débiteurs ( la France par ex …) n’ont pas la même problématique. Ils ne mettront pas le curseur au même endroit.
    Notre appartenance à l’euro , une contrainte de plus en plus contraire à nos intérêts…

    au niveau mondial, un vrai tsunami !

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