Non les bulles ne sont pas des bulles, ce sont purement et simplement des escroqueries

Non les bulles ne sont pas des bulles, ce sont purement et simplement des escroqueries.

Les bulles sont constituées d’une escroquerie majeure qui est la tonte des peuples par les gouvernements assoiffés d’argent alors qu’ils ont épuisé les charmes de la prédation fiscale et d’une multitude d’escroqueries privées, périphériques qui viennent se greffer dessus et veulent elles aussi profiter l’atmosphère de folie ainsi créée.

Voila le message simple que je veux vous faire passer aujourd’hui.

Je vous parle souvent de John Law, aventurier, joueur sans scrupules et féru de probabilités. Cet escroc s’est rendu célèbre pour ce que l’on a mal nommé sa Grande Expérience.

Je recommande régulièrement la lecture du monument que le malin Edgar Faure a consacré à John Law.

Tout le système John Law est une escroquerie pure et simple montée pour satisfaire aux besoins financier du Régent son protecteur.

Ne l’oubliez jamais le système de Law n’est pas une innovation, un progrès économique moderniste, non il avait pour objectif de trouver des stratagèmes pour remplir les caisses et les poches du Régent et de sa clique au détriment du peuple et des nobles .

Le Royaume et le Régent étaient désargenté et surendettés .  Alors que les caisses du royaume sont vides et que la dette publique atteint des sommets, le régent Philippe d’Orléans, successeur de Louis XIV, se laisse séduire par Law qui promet de les sortir d’embarras.

Nous sommes exactement dans la situation du Royaume, du Régent et de Law, seul le vocabulaire change, ce qui permet au peuple de ne pas comprendre et de se laisser gruger comme il le fut alors.

L’Expérience de Law s’est terminée dans l’infamie. Elle s’est terminée, comme la période actuelle par une formidable poussée spéculative, tout le monde agiotait rue Quincampoix. Et tout le monde fut ruiné sauf les Princes les plus méfiants qui, flairant la fin prochaine de l’Experience eurent le bon sens d’ échanger les billets en or avant tout le monde.

La même expérience/escroquerie fut menée en Angleterre.

Londres, juin 1720: Les cafés sur Exchange Alley, une rue latérale de Lombard Street, sont en folie . 

Toute personne réputée en Angleterre achète des actions de la South Sea Company, une société à laquelle la Couronne a donné le monopole pour faire du commerce avec les colonies espagnoles d’Amérique du Sud.

Bien sur l’entreprise est un château de cartes, le commerce avec les colonies d’Amérique du Sud n’est pas du tout rentable. 

Son objectif commercial, son business model , est – comme dans le cas de la Compagnie du Mississippi de John Law à Paris – principalement de prendre la dette souveraine de la Couronne, de la convertir en actions et de la vendre au public. C’est une sorte de tour de passe passe, un tourniquet. En quelque sorte comme je le dis depuis des années le tour de passe passe consiste à brancher un jeu, une loterie, un système de probabilité sur la dette de la Couronne. On sait que les gens ne résistent pas longtemps à l’appât du jeu quand ils voient les autres s’enrichir.

Mais, sur le moment, cela n’a pas d’importance pour les spéculateurs d’Exchange Alley. 

Tout le monde veut obtenir sa part de la South Sea Company.

Dans cet environnement, des dizaines de nouvelles entreprises émergent, souvent à des fins commerciales fantastiques, et bien sur elle profitent de l’atmosphère du moment pour proposer leurs actions à la vente. 

Dans les cafés, on les appelle des «sociétés bulles»; environ 190 véhicules de ce type furent ouverts au public à l’été 1720, comme l’écrit l’historien Edward Chancellor dans son ouvrage culte «Devil Take the Hindmost» a history of financial spéculation.

L’une de ces sociétés s’appelle la « Société pour l’achat et la vente d’actions de la Mer du Sud et toutes les autres actions publiques », une autre s’appelle la « Société des aventuriers de Londres pour le commerce et l’installation de colonies à Terra Australis » – un continent mythique, qui à ce stade n’a pas encore été découvert.

.La plus légendaire de ces sociétés bulles s’appelle simplement: «Company for carrying on an undertaking of great advantage but no one to know what it is»

« Société pour mener une entreprise très avantageuse mais dont personne ne sait ce que c’est ».

Je ne garantis pas la traduction car je ne vivais pas en 1720.

S’agissant de la South Sea Bubble : sur les 190 «sociétés bulles» qui ont vendu leurs actions à Londres à l’été 1720, seules quatre ont survécu à l’éclatement de la bulle à l’automne. La South Sea Company elle-même fut sauvée par la Banque d’Angleterre . Elle a ensuite eu une existence marginale dans le monde des affaires, s’est essayée à la traite des esclaves et à la chasse à la baleine. Elle n’est jamais parvenue aux richesses promises de l’Amérique latine. En 1853, la South Sea fut officiellement dissoute.

Les similtudes sont évidentes avec ce qui se passe dans la période bullaire actuelle, hélas, les peuples n’ont ni mémoire ni culture. Il suffit d’un « voca-bullaire » un peu neuf et diafoirique pour les berner.

ici on a trouvé, le Bitcoin, les Tesla, et autres et bien sur les SPACs.

Voici la définition d’un SPAC, lisez et restez sérieux, car cela lève des milliards.

Un SPAC (Special Purpose Acquisition Company) est une société sans activité opérationnelle dont les titres sont émis sur un marché boursier en vue d’une acquisition ou d’une fusion future dans un secteur particulier et avant une échéance déterminée.

Les SPACs sont des oiseaux de beau temps spéculatif qui vienent se poser sur les places ou les gogos abondent. Ils sont là non pour ramasser leurs miettes, non ils sont la pour les plumer;

Ecoutons Challenge:

Les SPACs ont conquis l’Amérique en 2020, et débarquent en Europe début 2021. Il ne s’agit pas de nouvelles stars de la musique, mais des “special purpose acquisition companies” (Spac). Sous leurs airs techniques, ces véhicules cotés en Bourse sont conçus pour effectuer des acquisitions de sociétés non cotées, leur permettant de facto d’entrer en Bourse et d’avoir accès aux ressources du marché sans passer par le pénible processus d’une introduction traditionnelle. On les qualifie de « chèque en blanc »: l’investisseur confie son argent au Spac, qui est à ce stade une coquille vide dont on ne sait pas ce qu’elle va acquérir.

EN PRIME

Ht Mark Dittli

3 réflexions sur “Non les bulles ne sont pas des bulles, ce sont purement et simplement des escroqueries

  1. Bonsoir M. Bertez
    Plus trouver un emploi bien rémunéré deviendra difficile et plus les gens seront tentés par les « coups » que les arsouilles leur feront miroiter!
    La cupidité et les espoirs de gains faciles, rapides et mirifiques font le lit des chasseurs de dupes en tout genre. Rien de nouveau sous le soleil!
    Cordialement

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  2. WaHOUU!!! je suis tombé de ma chaise

    L’autre jour Jim Bianco parlait des obligs Microstratégy, c’est gratiné également:

    Dec 9 MSTR issued a $650M convertible bond with the proceeds used to buy bitcoin.
    Priced at par on Dec 9, coupon of 0.75% and convertible into MSTR common at $397.
    That bond traded 330 yesterday, down 71 today to 258. Yes this is a corporate bond!
    Gets even better
    If you look at the image above, 0.75% coupon and a 258 price gives it a yield of -18%. Yesterday’s yield was -23%.
    Is this the reining world record holder for the largest negative yield in history?
    Welcome to 2021

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