Editorial: l’évènement le plus important n’est ni la folie spéculative ni l’orgie boursière, non le plus important c’est qu’on en est conscient.

Vous savez que mon cadre analytique repose sur la notion de Système. Nous sommes dans un système qui se perpétue, se reproduit et finalement dure parce que ses modes de fonctionnements internes, sa logique sont non-connues. si on les connaissait, on pourrait agir dessus au lieu de s’y soumetrte.

Tout système quel qu’il soit y ne survit que d’etre non-connu, non-su, non-mis a jour, ainsi il en est du capitalisme financiarisé; il ne survit que parce que les peuples ne le comprennent pas, grace au voile fétiche de la monnaie et le confondent avec le neo libéralisme.

Ici il est soutenu que nous sommes à la fin du grand cycle du crédit non pas à cause de données objectives, mais à cause du cheminement de la prise de conscience des excès, des aberrations, des perversions du système. Dans ses abus, ses hoquets, ses failles, le système se révèle.

Et c’est cela qui m’assure que je ne trompe pas; nous approchons de la phase finale.

Rédigé par 

Bruno Bertez 

19 mars 2021

Les signes se multiplient – et ils sont formels : le cycle du crédit actuel, entamé en 1945, approche de sa fin… et elle ne se fera pas sans douleur.

Quotidiennement, je vous décris la crise qui a débuté dans sa forme manifeste en 2008. Je vous la décris, je vous la décortique, j’en montre les différents développements et, bien sûr, parallèlement, je vous expose les mesures qui sont prises par les autorités afin de tenter d’y faire face.

Vous retrouvez tout ceci dans mes textes. Ils se complètent au fil des jours ; ils sont une sorte de long fleuve tranquille ou, si on veut, de roman avec différents chapitres qui s’articulent organiquement, logiquement et historiquement les uns aux autres.

Je dis souvent que l’idéal serait, à chaque fois, de pouvoir résumer les chapitres précédents pour que vous compreniez ce dont je parle et pour que vous soyez convaincus du bien-fondé de ce que je n’ai jamais cessé d’annoncer : la révulsion finale.

J’ajoute tout de suite que cette révulsion finale est écrite dans l’Histoire, que l’on ne peut y échapper, pas plus que nous, humains, ne pouvons échapper à la mort.

Retarder la chute

L’inconnue, c’est le calendrier, car nous ne sommes pas dans une matière physique, mécanique ; nous sommes dans une matière complexe, en grande partie non matérielle.

Ceci signifie que même si les lois de la gravitation s’appliquent, les humains ont toujours la possibilité de retarder la chute. Ils ont la possibilité de tricher, de mentir, de faire prendre des vessies pour les lanternes. Singulièrement, ils ont le pouvoir de jouer sur le nominalisme.

Jouer sur le nominalisme, c’est, tout en conservant la formulation d’un mot ou d’un concept, faire glisser la réalité qu’ils sont censés exprimer. Pour vous donner un exemple très simple à comprendre, on peut toujours afficher 1 € sur une pièce d’un euro tout en le dévaluant et en l’avilissant de telle sorte qu’il en faille deux pour acheter une baguette de pain.

Il y a quelques mois, j’ai introduit dans mes développements de façon plus fréquente la notion de « grand cycle du crédit ».

Je l’ai introduite parce que j’ai le sentiment qu’on se rapproche de la fin de ce grand cycle qui a débuté en 1945. Nous en avons franchi quasiment toutes les étapes classiques et nous en sommes déjà à la répression financière généralisée, à la monétisation des dettes des gouvernements, au taux zéro pour certains blocs économiques et aux taux négatifs pour les plus murs, comme l’Europe et le Japon.

Cela sent la fin.

Spéculation pure

Autre signe : la spéculation s’empare des marchés sans dissimulation aucune. Elle devient la règle.

On achète des obligations longues avec de l’argent court qui ne coûte rien.

On achète du Bitcoin pour des sommes astronomiques.

On achète des œuvres d’art digitales pour des montants qui équivalent à ceux d’un Van Gogh.

On achète des valeurs dites technologiques pour des multiples de leurs chiffres d’affaires.

En Bourse, on donne des milliards à des sociétés de chèques en blanc – les SPAC – qui n’ont aucune activité, à peine un business model.

Tout est instable. Frivole, désancré. Le plus grave, ce n’est pas que les choses soient devenues ainsi ; le plus grave, c’est qu’elles soient maintenant connues comme telles. Il y a prise de conscience du dérèglement. Il y a prise de conscience du fait que l’on est sorti des limites de l’épure normale de l’économie et des marchés.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Cela signifie que le cynisme s’est installé et que ce que l’on fait est une sorte de fuite en avant, sans espoir de retour en arrière. En cas de choc qui viendrait interrompre la course folle du prix des actifs, chacun a maintenant conscience du fait qu’il n’y aura pas de contrepartie normale, fondamentale, saine, aux offres qui vont se déverser sur les Bourses.

La seule contrepartie, ce sera celle que voudront bien offrir les pouvoirs publics et les autorités monétaires. Au moment du grand reflux, c’est la banque centrale qui devra faire face. Il n’y a aura rien d’autre pour éviter le trou.

Ainsi, nous arriverons au vrai commencement de la fin.

[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.]

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