Editorial.Les chants déséspérés sont les chants les plus beaux. Un cycle court ou il faudra jouir vite.

L’optimisme est de rigueur chez les investisseurs boursiers. Les taux d’intérêt sont nuls, l’argent est surabondant, il se dirige vers les marches financiers car c’est la que les choses se passent, c’est là que l’enrichissement est le plus facile et le plus rapide.

Les bourses montent, l’euphorie entretient l’euphorie, les médias montrent les gagnants du gros lot chaque jour.

L’envie fait boule de neige, le public, alléché vient sur les marchés et tout cela fait que la mayonnaise prend comme on dit.

La finance produit son discours et sa propre rationalisation.

Le discour optimiste crée une ambiance qui est propice a l’emballement. N’oubliez jamais, ce n’est pas le sentiment ou les critères ou les données qui produisent la bourse, non c’est la bourse qui produit le sentiment, les analyses, les commentaires, les avis, les conseils.

Nous sommes dans un monde ou nous marchons sur la tète, ce sont les signes qui déclenchent les mouvements.

C’est pour cela d’ailleurs que les responsables de la conduite des affaires se croient tout puissants, ils déclenchent des mouvements,

Helas ces mouvements sont de surface, ils sont produits par les effets de nouvelles, d’annonces et les stimulants, ils ne sont pas relayés par les fondamentales. Ces mouvements ne sont pas auto entretenus, ils ne sont pas spontanées. mais comme les simulantts sont colossaux et que les informations se transmettent vite, les marches surréagissent , ils jouissent vite.

Donc les cycles sont brutaux, vifs, chauds comme braise mais éphémères.

Vous trouverez ci dessous un bel et bon exemple d’analyse boursière qui , en tant que symptôme illustre parfaitement notre propos.

Ce travail de Morgan Stanley , dans son genre est un travail de qualité.

N’hésitez pas à relire ce texte écrit en décembre dernier

https://brunobertez.com/2020/12/03/editorial-je-prends-des-risques-et-je-prevois-le-contraire-de-lapocalypse/

Cette discussion doit commencer par une question évidente: s’agit -il même d’un «nouveau» cycle?

Le COVID-19 a brusquement arrêté l’économie mondiale, tandis qu’une réponse politique agressive a entraîné une reprise rapide. Certains investisseurs affirment que les deux ont été si rapides que les conditions ne se «réinitialisent» jamais comme elles le font habituellement pendant les récessions.

Tous les cycles ont leurs spécificités. 

Les trois dernières récessions américaines ont été consécutives à:

1) la plus grande bulle boursière de l’histoire; 

2) La plus grande crise financière depuis la Grande Dépression; et

3) une pandémie mondiale. 

Si vous recherchez une récession «normale», bonne chance!

Étonnamment, aussi différentes que soient ces trois récessions, elles ont toutes été précédées de phénomènes similaires. Tous les trois ont vu une courbe des taux inversée environ 6 mois avant leur démarrage. Tous les trois ont suivi un cycle de hausse de la Fed et un indice CPI de base supérieur à 2,4% . Tous trois ont été précédés par une confiance élevée des consommateurs, un faible taux de chômage et une diminution de l’extension du marché boursier.

Note extension du marché boursier= breadth c’est à dire une selectivité fortement accrue qui laisse beaucoup de titres délaissés.

Ce sont énormément de similitudes. Et ilsconduisent à la reprise. 

Depuis le creux de l’activité en avril 2020, les stratégies d’investissement «normales» en début de cycle ont très bien fonctionné. Les taux de défaut des entreprises ont été similaires à ceux des autres récessions lorsqu’ils sont mesurés sur une base continue de deux ans. Si cela fonctionne comme un nouveau cycle et s’exprime comme un nouveau cycle, nous pensons que les investisseurs devraient le traiter comme un nouveau cycle.

Pourtant, bien que ce cycle ait jusqu’à présent suivi de nombreux schémas «normaux», son évolution pourrait être unique. Pour plusieurs raisons, aux États-Unis et dans le monde, ce cycle pourrait s’averer particulierement chaud, Chaud bouillant même. D’une chaleur inhabituelle.

  • Le premier est le stimulus. L’économie mondiale connaît à la fois des niveaux records de mesures de relance budgétaire et monétaire. «Sans précédent» est un mot surutilisé, mais ce cycle se qualifie et est unique parmi les autres périodes post-récession.
  • Le deuxième concerne les économies. Les taux d’épargne atteignent des sommets historiques aux États-Unis, en Europe et en Chine. Bien que la répartition de ces économies soit inégale, elles fournissent un carburant substantiel pour la consommation. Les soldes de trésorerie des entreprises sont également élevés, un tampon contre l’incertitude du COVID-19 qui pourrait se retrouver dans les dépenses à mesure que la confiance reviendrait.
  • Troisièmement, le marché du travail. Nos économistes notent que la majorité des récentes suppressions d’emplois concernaient les secteurs liés au COVID-19. Si l’économie peut rouvrir en toute sécurité, il semble raisonnable que nous puissions assister à une normalisation de la main-d’œuvre particulièrement ement rapide à mesure que ces secteurs reviennent en activité .
  • Enfin, il y a la future voie de la politique. Les banques centrales mondiales signalent un engagement fort pour soutenir la croissance et ramener l’inflation à des niveaux plus normaux. Les gouvernements manifestent peu de volonté d’augmenter les impôts ou de réduire les dépenses. Les deux positions suggèrent un cycle plus exuberant , moins susceptible d’être freiné par un resserrement des politiques que les expansions précédentes.

Pour toutes ces raisons, nos économistes pensent que la croissance et l’inflation dépasseront les attentes au cours des deux prochaines annéesMais tout comme dans le cosmos, ce qui brûle plus peut aussi brûler plus vite. 

Contrairement aux longues expansions qui ont défini les 40 dernières années, celle-ci pourrait ressembler davantage à la fin des années 1940 ou 1950.

Des cycles courts peuvent encore signifier une bonne croissance et des expansions pluriannuelles. Les années folles ont vu des récessions en 1920, 1923 et 1926 (et, bien sûr, 1929). L’économie américaine a crû à un taux enviable de 4% entre 1947 et 1960, malgré les récessions de 1948, 1953, 1957 et 1960. Chaque expansion a duré au moins trois ans.

Mais cela signifie que les investisseurs doivent être plus souples . Différents investissements fonctionnent dans différentes parties du cycle économique. Si ce cycle brûle « de plus en plus chaud » et plus court, nous devons commencer à imaginer quelle sera la rotation après gagnants des premiers cycles.

Où devrions-nous chercher? Les actions américaines à petite capitalisation contre les actions à grande capitalisation, le cuivre contre l’or et le crédit aux entreprises sont autant de stratégies qui nous ont plu, compte tenu des performances historiquement solides après les récessions.

 Mais tous font moins bien à mesure que le cycle se prolonge. Mon collègue Michael Wilson a récemment abaissé la note des petites capitalisations américaines (voir Stratégie actions américaines: Réchauffement hebdomadaire: le cycle vs liquidité; déclassement des petites capitalisations ; Bénéfices> Multiple, 15 mars 2021 ), un exemple de la -des stratégies de cycle.

Le leadership sectoriel et régional peut également varier considérablement à mesure que le cycle progresse. Historiquement, les actions des marchés émergents réussissent mieux après une récession, mais elles sont ensuite en retard . Les actions en Europe et au Japon se sont mieux comportées à mesure que l’économie mûrit.

Les conditions deviendront-elles trop chaudes? Une mesure que je suis de près est la courbe des attentes du seuil de breakeven aux États – Unis . Pour le moment, cela reflète un léger dépassement de l’inflation au cours des 2 à 5 prochaines années …

suivi de niveaux d’inflation plus faibles par la suite. Cela semble être exactement ce que la Fed espère offrir, bien enveloppé d’un joli petit arc.

Tant que cette courbe reste inversée, le marché signale que la pression inflationniste sera transitoire et que les banques centrales n’ont guère besoin de changer radicalement de cap. C’est peut-être correct. C’est peut-être un exemple d’attentes dictées par une expérience récente. Quoi qu’il en soit, c’est une dynamique importante à surveiller.

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