Quand la parole est un éxutoire. Lecture facultative.

Je reçois beaucoup de messages qui s ‘étonnent :

1-du fait que les critiques soient sans effet

2-que Macron continue de rallier un tiers du corps social

3″que jamais les gens n’ont été aussi actifs à crier et écrire leur révolte

que tout cela n’a jamais rien changé: impuissance!

Voici une réponse pas vraiment humoristique car je pense que la masturbation en tant que jouissance imaginée, est une structure cachée mais repetitive de nos societés; faute d’agir et de baiser on s’envoie en l’air , on imagine et cela défoule. Le défoulement dissuade d’agir et rend iniutile l’action. Le defoulement par la parole comme le defoulemnt masturbatoire est une castration volontaire, on s’émascule. On sombre dans l’esthétique .

C’est en partie un prolongement de la Societe du Spectacle de Guy Debord: au lieu de faire, on montre, on donne à voir sa révolte.

https://www.trendsmap.com/twitter/tweet/1377952195904204802

Isomorphisme peur, masturbation, impuissance, décharge à blanc.

On tire à blanc aussi bien avec des armes qu’avec un sexe.

Le genie de Dali c’est d’avoir donné à sa ou à ses névroses des représentations qui ont valeur symbolique et esthetique pour tous.

Dali se masturbait parce qu’il avait peur des femmes, tout comme les citoyens actuellement vivent dans la peur, la peur de la vraie vie. Les gens vivent leur révolte en rêve, en parole en mots.

Dali etait un spectateur et un commentateur, il jouissait de son impuissance, mais il jouissait aussi de voir l’animus de sa femme Gala quand elle jouissait avec d’autres hommes. Gala c’était la vie la vraie vie, opposée à l’imaginaire dans lequel Dali était obligé de vivre à cause de sa peur.

Je soutiens aussi que la peur des femmes est une structure cachée de nos sociétés et que l’émasculation, dévirilisation en cours des hommes a à voir avec cette peur des femmes.

Le peuple pris dans son ensemble jouit de son impuissance et ne cesse de la mettre en scène dans une pseudo révolte imaginée/imaginaire. Les élites et les ingénieurs sociaux en jouent et renforcent ces tendances à la réinfantilisation du peuple. Je ne serais même pas étonné si ces vicieux essayaient de capitaliser sur la culpabilité qu’ils instillent ainsi au peuple infantilisé.

J’ai toujours considéré que notre époque se caracterisait par la peur secrète des femmes/hommes et les developpements de l’onanisme à deux du meme sexe me donnent raison. Reflechissez sur la vogue de la négation des sexe et des sexualités du même , affichées. Faire l’amour c’est la rencontre du réel mais pour cela il faut oser affronter la différence, le mystère, il faut ne plus avoir peur de l’autre , peur de l’altérité. Faute de faire l’amour à notre époque on se masturbe à deux.

Le Grand Masturbateur de Dali.

le-grand-masturbateur-salvador-dali

Des diverses interprétations qui ont été faites de cette œuvre, toutes ou
presque s’accordent à en identifier le titre avec l’artiste, en raison de la
ressemblance entre le peintre et le visage bistre.


La plupart des auteurs partagent l’idée que la sexualité de Dalí, jusqu’à l’apparition de Gala, reposait
presque exclusivement sur l’onanisme. Si Dalí se peint ainsi, on est en droit de
penser qu’il représente effectivement sa sexualité.

Quoi qu’il en soit, Dalí lui même suggère une telle identification car les allusions à la masturbation sont
légion dans son autobiographie, encore qu’il n’ait jamais positivement affirmé
que le visage angoissé de l’huile en question était son autoportrait.


Du point de vue psychanalytique, la masturbation est directement liée à
l’enfance. En ce sens, l’expérience que Dalí vit durant l’été de 1929 est
révélatrice ; il la raconte ainsi dans la Vie secrète : « Dès mon arrivée à
Cadaqués, j’ai été emporté par le reflux de mes années d’enfance. Les six ans
de baccalauréat, les trois ans à Madrid et le voyage que je venais de faire à
Paris, tout a brutalement reculé, tandis que les fantaisies et les représentations
de ma petite enfance reprenaient victorieusement possession de mon
cerveau ».
Le choix de la masturbation comme thème n’est d’ailleurs pas si
étrange quand on sait que durant l’été 1930, à Portlligat, Dalí écrit aussi un
poème homonyme qui, avec les textes L’amour, La chèvre sanitaire et L’âne
pourri, sera publié dans son livre La femme visible
dédié à Gala, son épouse et
sa muse..

5 réflexions sur “Quand la parole est un éxutoire. Lecture facultative.

  1. Deux choses transparaissent chez Dali:Un humour incroyable(j’ai éclaté de rire en voyant ce tableau),et qualité technique du peintre.On pourrait ajouter aussi imagination débridée.
    Un de mes peintres favoris.

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  2. Les populations partout semblent s’autocensurer d’elles mêmes de plus en plus.

    Est-ce une impression ou est-ce réel? Sont elles manipulées ou simplement vieillissantes?

    En tout cas oui la peur transpire et pue de plus en plus fort.

    Je n’ai que 50 ans et je peux pourtant témoigner d’un monde dans lequel l’insouciance était un bienfait quotidien.

    J'aime

    1. Excellent Luis Bunuel, ami lecteur.

      Je serais curieux de connaître l’avis de Monsieur Bertez sur l’œuvre de Bunuel, mettons au hasard « Le Charme discret de la Bourgeoisie ».

      J'aime

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