Essai. La hausse des impôts sur les sociétés, un changement de régime dont l’importance est sous estimée

La secrétaire au Trésor Janet Yellen a développé les propositions fiscales publiées la semaine dernière dans le plan de 2,25 trillions de dollars du président Joe Biden.

La proposition inclut la hausse déjà télégraphiée du taux d’imposition des sociétés à 28% et la suppression des incitations pour les entreprises à transférer leurs investissements et leurs bénéfices à l’étranger.

Le Trésor a déclaré que ce dernier point ajouterait environ 700 milliards de dollars aux recettes fédérales au cours de la prochaine décennie.

Les États-Unis tentent également de débloquer les pourparlers à l’Organisation de coopération et de développement économiques sur la taxation mondiale des revenus numériques.

La proposition demande que les droits d’imposition soient attribués en fonction des revenus générés dans chaque pays spécifique et ne cible pas les entreprises technologiques en particulier.

Le graphique ci dessous indique que la tendance a la baisse de la taxation des entrerprises est une tendance longue. Si c’est une tendance longue c’est parce queelle a des causes profondes, systémiques que personne n’ose ou n’a envie d’analyser. On ne les analyse pas parce que ce serait révéler le pot aux roses!

La tendance a la baisse de la taxation des profits des sociétés se conjugue avec deux autres tendances :

la tendance faire chuter les couts financiers et le cout du capital par la baisse continue des taux

la tendance à faire chuter les couts salariaux par l’erosion de la part des salaires dans la valeur ajoutée;

Les trois tendances concommittantes ne sont pas tombées du ciel , bien sur que non: elles ont des causes et des motivations solides.

Elles contribuent a soutenir la rentabilité des entreprises . Si vous baissez tous les coûts c’est parce que vous voulez plus de profit n’est ce pas?

Ces tendances , tout comme la tendance à déreguler et déreglementer vont toutes dans la meme direction: essayer de lutter contre la tendance à l’erosion de la profitabilité du capital investi et du capital inflaté par la bourse. La tendance à la baisse de la profitabilité du capital date de … 1980, il y a 40 ans. Voir les travaux de Carchedi.

L’accumulation sans frein, car sans crise de destruction, du capital provoque une sur-accumulation aggravée par l’effrittement des gains de productivité.

Si on complete maintenant l’inflation monétaire par l’inflation des charges fiscales il y a des chances pour que ce changement de regime provoquer des conséquence noun voulues .

Je ne suis pas sur que les autorités en aient clairement conscience.

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