Face à la dictature : sortir du cadre

Comme c’est bien connu, le réflexe, lorsque tout vous échappe comme c’est le cas de la Macronie en ce moment, c’est de se raidir toujours plus.

Toujours plus de restrictions, d’interdictions, d’obligations, d’inspections, de punitions, soi-disant pour notre protection.

Tous les espoirs sont permis quand on voit que le préfet Lallement dont les Gilets Jaunes ont pu expérimenter la modération et la mansuétude (humour), vient de voir ses compétences élargies. Il pourra désormais, à son gré, « désigner les centres pour assurer la vaccination sur le territoire de la ville de Paris »; « ordonner la fermeture des établissements recevant du public qui ne respecteraient pas les obligations applicables (jauge de fréquentation, horaires du couvre-feu et gestes barrières) et prendre des arrêtés de placement à l’isolement pour les personnes testées positives à leur arrivée à l’aéroport ».

On n’arrête pas plus la dictature sanitaire en marche que l’armée des fourmis guerrières, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle se morde la queue…

Quand la solution autoritaire de Macron devient le problème

Au problème de l’épidémie, s’ajoute, pour le dictateur en herbe aux manettes, celui de maintenir la population dans l’obéissance aveugle à ses ordres irrationnels, contradictoires et dévastateurs, ce qui nécessite toujours plus de mensonges, de surveillance et de sanctions.

Mais à mesure qu’un régime se durcit, la population trouve des moyens détournés de lui échapper, un peu comme l’eau bloquée par un barrage trouve des voies souterraines pour continuer sa route. C’est ce que le philosophe Michel de Certeau qualifie de ruses. Pour Michel de Certeau les individus ne sont pas aussi passifs que voudraient le croire leurs oppresseurs. Le besoin créant l’organe, les individus développent des trésors de créativité pour s’opposer aux stratégies des gens au pouvoir et s’inventer un quotidien plus à leur goût. Par la ruse, ils « bricolent » – notion empruntée à l’anthropologue Lévi-Strauss – des « manières de faire » combinatoires pour se réapproprier les biens, les espaces, le langage qui s’imposent à eux » et tirer leur épingle du jeu.

….

Certeau parle de « tactiques pour qualifier ces pratiques quotidiennes qui sont une collection de minuscules opportunités éphémères et sans cesse renouvelées de « saisir au vol des possibilités de profit ».

Ces pratiques sont une succession de coups d’épingles qui minent les institutions politiques, économiques, scientifiques dominantes plus sûrement que l’opposition frontale, car ces institutions se révèlent incapables de « comprendre et de s’insérer » dans les rapports de force ainsi créés par la résistance invisible de la population, « pour garantir stratégiquement la durabilité de ce qu’elles produisent ».

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le poids de l’économie informelle dans certains pays et bientôt en France, puisque la Macronie a privé toute une partie de la population (restaurateurs, petits commerçants, intermittents du spectacle, saisonniers, etc.), de ses moyens de subsistance.

Selon Xerfi Canal : « La part de l’économie informelle dans l’emploi total varie d’un peu moins de 50% pour la Jordanie jusqu’à près de 80% au Maroc selon les chiffres de l’Organisation internationale du Travail ».

Dans ces Etats, que la France est en passe de rejoindre, les riches et les pauvres ne vivent dans le même pays qu’en apparence.

Les riches vivent dans la société officielle que le pouvoir qu’ils soutiennent représente, et les autres vivent dans la société officieuse qu’ils s’inventent au quotidien.

Autrement dit, 80 % de la population a presque complètement échappé au pouvoir central qui n’est plus qu’une façade. J’ai vu cela au Mexique.

Conclusion

Apprenons donc à sortir du cadre, à développer notre créativité, à élargir nos façons de voir, à interroger nos habitudes de comportement pour augmenter nos capacités d’action et de réaction, à considérer que les idées des autres sont aussi valables que les nôtres.

C’est très bizarre la manière que nous avons de nous accrocher à nos idées, de nous identifier à elles au point de se sentir insulté si quelqu’un n’est pas d’accord avec nous, surtout quand on pense que nous changeons tout le temps d’opinion. Qui pense aujourd’hui la même chose qu’il y a 10 ans, un an, et parfois seulement deux jours ?

Sortir du cadre est indispensable non seulement pour résister à la dictature en marche, mais surtout pour ne pas reproduire dans le monde à venir le fonctionnement du monde que nous voulons abolir.

Extraits d’un texte de Dominique Muselet.

5 réflexions sur “Face à la dictature : sortir du cadre

  1. La seule solution est de porter un masque et des gants, se laver très régulièrement les mains et s’aérer beaucoup en remplaçant le confinement et les mauvais programmes Tv Internet par de la marche.

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    1. Et faire une recherche d’une heure entière pour trouver des articles scientifiques prouvant que le masque grand public sert à quelque chose. Prendre un après-midi pour les lire.

      Commencer par ça. On sait jamais, ça pourrait être utile.

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  2. Imaginez un vaccin anti tétanique qui ne vous protège que d’un tétanos grave, c’est à dire que vous pourriez ne rester que paralysé sans finir par en mourir, vous y croiriez ? un vaccin qui marche à moitié ça ne veut rien dire…encore une fois abus sur les mots façon 1984
    👍

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  3. Ré-ouvrir tous les établissements publics. Modifier leur nom en ajoutant l’adjectif « clandestin ». Par exemple Café clandestin du Nord, Hôtel clandestin de Savoie, etc. etc.

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