Editorial: les bourses sont à leur prix pour accomplir leur fonction: vous ruiner.

Note BB : vous passez beaucoup de temps a étudier, à travailler pour gagner votre argent. Helas vous en passez peu à le défendre ou a le faire fructifier. Il est normal dans ces conditions que l’on en profite pour vous exploiter et mieux, vous spolier.

Léon Trotsky, le bon vieux Leon écrivait dans l’Iskra en 1902: « les erreurs théoriques aboutissent toujours aux catastrophes pratiques« . Il ne s’attendait pas à servir d ‘introduction à un article boursier!

Voici, ci dessous, la vérité de base que l’on vous cache soit par calcul politicien soit par désir de s’enrichir sur votre dos:

 Les valorisations de départ extrêmes des actions ont tendance à être associées à de très longues périodes pendant lesquelles le marché boursier ne mène «nulle part de manière intéressante et au contraire subi entre deux des reculs profonds dévastateurs. 

Actuellement le coefficient de valorisation du marché phare, le marché américain -S&P500- est de 3,09 alors qu’il devrait être, pour que cela soit intéressant d’investir de 1.

Rapport prix / revenus du S&P 500

La question pour l’investisseur n’est jamais de savoir si l’investissement qu’on lui propose est à son prix, elle est de savoir si a ce prix qui lui est proposé , il est intéressant, il est rentable d’investir.

Quand on vous dit que tel bien d ‘investissement est à son prix, immédiatement posez la question: il est a son prix certes, mais pour me procure quel rendement ?

Retenez bien la question que vous devez poser: il est à son prix certes mais à ce prix quel va être sont rendement, sa performance totale future? Et là, si votre interlocuteur est honnête il vous dira:

« vous savez , les valorisations sont historiquement très élevées, les perspectives de croissance économiques à long terme sont modestes, il est difficile de faire croitre encore les marges bénéficiaires record actuelles , donc attendez vous a ce que la rentabilité de vorte investissement soit a horizon de 10 à 12 ans proche de zéro voire légèrement negative. »

Voila ce qu’un conseiller honnête doit vous dire. Ce n’est pas une prévision c’est la simple lecture objective de la situation; rien ne rapporte parce que tout est trop cher alors que les perspectives sont maussades.

Je soutiens que la plupart des textes de stratégie boursière sont des rationalisations marketing d’un désir plutot que des réflexions.

Exemple le multiple cours-bénéfices n’est pas un critère pour opérer mais une mesure a posteriori qui sert à donner un semblant de justification à un investissement ou un désinvestissement. On prend le cours auquel on a opéré et on divise par le bénéfice par action attendu et on obtient un PER et ont décrète que ce PER est ou trop cher ou attrayant.

Ce qui est premier c’est le désir d’opérer, bien souvent moutonnier, la rationalisation vient toujours ensuite. Et ceci a tous les niveaux .

Pourquoi? Parce que l’investissement est devenu une profession et que c’est une profession de tiers payant, ce sont les autres qui paient et supportent les risques et c’est le professionnel qui encaisse les bonus! Quand on est dans un système de tiers payant, c’est ainsi, c’est la règle.

Les mêmes qui vous disent que le marché est à son prix aujourd’hui vous diront demain que c’était évident qu’il était trop cher quand il aura chuté de 30%; vous aurez beau leur répondre que la valeur d’une action c’est la somme d’un flux à recevoir pendant 40 ou 50 ans , et que ce flux ne peut pas changer d’un jour sur l’autre, ils vous trouveront une réponse pour justifier leur vente précipitée et même si c’est nécessaire leur rachat du surlendemain;.

Ah les braves gens.

Cela aurait valu le coup de faire un film pour rendre public toutes les imbécilités qui ont été écrites et proférées autour du 20 mars 2020!

Voici ci dessous les conclusions résumées de Peter Garnry, qui écrit la note de stratégie de Saxo Bank.

Cette notes sert à justifier, j’aurai tendance à dire, a priori, une position positive sur les actions.

je dis a priori pour indiquer que, quelle que soit la valorisation des actifs financiers, toujours la position de ce stratège sera positive puisqu’il prend comme une donnée d’évidence la comparaison entre d’un coté les rendements des fonds d’état et celle des actions.

Grosso modo il dit que la surévaluation bullaire des fonds d’état justifie une surévaluation bullaire des actions. ou encore que si allez perdre de l’argent sur les fonds d’état il n’y a pas de raison de ne pas aller en perdre sur les actions!

Il ne se rend pas compte que ce qu’il dit n’est rien d’autre que ceci; si vous vous crevez un oeil en achetant des obligations d’état il n’y a pas de raison de ne pas vous crever le second en achtetant des actions.

Ou autrement dit si les fonds d’état sont la bulle mère de toutes les bulles, alors il n’y a pas de raison que l’on ne fasse pas une bulle également sur les actions. Si les fonds d’Etat ne rapportent rien alors rien ne doit rapporter puisque les capitaux vont se charger de se diriger la ou cela rapporte un peu, jusqu’à ce que cela ne rapporte plus du tout.

Saxo Bank:

 « Les  actions mondiales semblent chères en termes absolus par rapport à l’historique sur les indicateurs de suivi et prospectifs, mais lorsqu’elles sont comparées aux obligations d’État et de crédit, les valorisations ne semblent qu’un peu étirées. 

……

 Dans l’ensemble, nous maintenons une vision positive des actions.« 

Ecoutons Jp Hussman:

En attendant, il est utile de comprendre comment les taux d’intérêt, les taux de croissance et les valorisations sont articulés. Spécifiquement:

  1. Si le taux de croissance des fondamentaux est maintenu constant, dire que les faibles taux d’intérêt «justifient» des valorisations élevées revient à dire que les faibles rendements attendus des obligations «justifient» les faibles rendements attendus des actions. Des valorisations élevées impliquent toujours des rendements déprimés sur les actions – En pratique dire que les actions sont à leur prix équivaut à dire que les investisseurs conviennent simplement que ces rendements déprimés sont acceptables. Il serait plus réaliste de dire qu’ils ignorent tout simplement cette réalité, mais peu importe.
  2. Si les taux d’intérêt sont bas c’est parce que la croissance économique et la croissance des profits est également faible, les deux vont souvent de pair. Les taux sont bas parce que nous sommes en stagnation séculaire , les occasions d’investir de façon profitable sont très rares. Et si la croissance est faible , plus faible que dans le apssé, aucune prime de valorisation n’est justifiée du tout. Les rendements futurs des actions seront de toute façon faibles en raison du taux de croissance déprimé .

Le graphique ci-dessous donne un aperçu de la manière dont la croissance du PIB et les taux d’intérêt ont été liés à travers l’histoire.

 À mon avis, le niveau de croissance actuellement déprimé et le niveau actuellement déprimé des taux d’intérêt vont de pair. Il en résulte qu’aucune prime de valorisation n’est effectivement requise pour ramener le rendement attendu des actions à un niveau «justifié» par des taux d’intérêt bas. 

Taux d'intérêt et croissance du PIB sur 10 ans

3 réflexions sur “Editorial: les bourses sont à leur prix pour accomplir leur fonction: vous ruiner.

  1. La croissance a disparue des actions, des obligatoins, des livrets…
    Comme vous le dites si bien, les actions sont à leur prix pour ne plus rien rapporter.
    Seule solution pour éviter que le système ne s effondre c est de tricher avec la monnaie.
    Si tout s effondre, alors vous bradez les actifs du système, des ultras riches, des dominants.
    Si tout monte par l inflation, vous valorisez les actifs (des riches) donc vous prenez aux pauvres (le peuple) pour donner aux riches.

    Je crois que le système a déjà choisit pour nous…

    Mr Bertez, merci pour le partage de vos réflexions, cela apporte de la matière à réfléchir dans cette époque historique.

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  2. « L’investissement est devenu une profession et […] c’est une profession de tiers payant, ce sont les autres qui paient et supportent les risques et c’est le professionnel qui encaisse les bonus! Quand on est dans un système de tiers payant, c’est ainsi, c’est la règle. »

    C’est tellement vrai!

    Et c’est aussi ce que mon médecin et mon pharmacien me disent au sujet du système de santé !

    J'aime

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