Editorial: élections de 2022, faites votre devoir, au travail bande de paresseux!

Enfin un domaine ou la France est championne:

La France est championne d’Europe des dépenses publiques, c’est un singulier record.

Il rend le pays structurellement non compatible avec les exigences de la Construction Européenne car la Construction Européenne est conçue comme ouverte sur le monde, sur les valeurs mondiales, sur les standards de la globalisation.

L’Europe est conçue comme un dispositif , un peu vicieux , pour obliger la France à s’adapter aux valeurs mondiales, il suffit pour s’en persuader de regarder les exigences des directions de la concurrence et les différents traités de libre échanges qui sont conclus dans le dos des peuples.

En fait la construction européenne a été conçue délibérément comme un moyen de tordre le bras des salariés rigidifiés par le marxisme, je le tiens de la bouche même de VGE. L’Europe est un moyen de casser les rigidités et de mettre au pas. L’Europe lui ai-je répondu c’est bien un moyen d’assouplir les échines? VGE ne m’a pas démenti.

Pendant longtemps les idiots utiles de la gauche française nous ont fait croire qu’il était possible de changer l’Europe et surtout les Allemands plutot que la France; hélas c’était au mieux une illusion et au pire une tromperie. Je penche plutot pour la tromperie.

Encore maintenant Mélenchon et ses braillards fourvoient leurs suiveurs avec une tromperie du même type, malhonnête. Rien de ce que promet ou réclame Mélenchon n’est faisable dans le cadre de l’Europe! La fonction de Mélenchon, est de cornaquer, il est le fourrier du très grand capital global .

Il a vocation universaliste face au nationalisme , ceci afin de casser l’unité populaire. Mélenchon par ses postures laisse le champ libre aux grands tenants du mondialisme. Trotsky doit se retourner dans sa tombe en voyant comment son credo internationaliste a été détourné!

La construction européenne repose sur un pilier, ou mieux sur des fondations, le socle de l’Europe est l’Allemagne. C’est le point fixe, l’ancrage et il est inutile de vouloir changer l’Allemagne car c’est elle qui est la plus puissante et surtout c’est elle qui réussit. C’est elle qui paie. Et elle impose par sa spécialisation mondiale et son choix mercantiliste les orientations ultimes de la Construction Européenne.

La dépense publique envahissante , excessive est une question d’ordre social mais c’est aussi une question technique que tout le monde escamote; la dépense publique est rigide, non souple, elle ne dépend ni des marchés ni des mouvements de l’histoire. C’est une donnée qui s’impose en chaque début d’exercice et la plus grande part des dépenses est reconduite, sans choix. Les ajustements sont marginaux, et bien souvent en trompe l’oeil.

J’ai publié il y a deux ou trois jours le discours de Villeroy de Galhau à Lisbonne: pour la nième fois il promet à nos partenaires de réduire la dépense publique en France , de la normaliser aux normes européennes sinon allemandes. Et dans son plan il prévoit: une décennie d’ajustements! Cela fait 40 ans que l’on essaie de baisser la dépense publique en France! Raymond Barre en rigole encore!

Les exces de dépenses publiques en France ne tombent du ciel, ils ne sont pas la faute à pas de chance ou à l’incompétence – encore que ! – non les excès de dépense publiques sont surdéterminés dans un pays divisé, sans consensus social, sans vision commune sur l’avenir.

Les depenses publiques sont le prix a payer « pour que cela tienne » .

Elles sont le carcan dans lequel on enserre le pays pour le faire tenir sinon debout du moins ensemble.

Les dépenses publiques françaises sont isomorphiques de la création de monnaie et de dettes de la BCE : dans les deux cas pour faire tenir ensemble un assemblage qui n’a pas vocation à être réuni, on crée de la monnaie, on crée de la dette, on monétise la dette et ainsi on achète l’union, on achète une fausse unité.

Croire comme le font les européistes et la banque centrale européenne que l’on peut raboter les dépenses publiques de façon furtive ou homéopathique est d’une très grande naiveté.

Macron a commis une erreur princeps qui a entaché son désir de réforme; il n’a pas compris, en voulant ameliorer la compétitivité/rentabilité du système français, que le principal handicap du pays était le cout des services de l’état au sens large – et sans cesse élargi- , il n’ a pas compris que dans les rémunérations salariales, dans le coût de reoroduction de la main d’oeuvre, il y a une part rigide de frais généraux de la nation.

Commencer par la paupérisation des salaries était une action divisive … qui augmentait le besoin d’intervention de l’Etat. Pour réformer il fallait d’abord mettre en place un nouveau Pacte Social et redefinir le role , le pouvoir et le coût de la puissance publique .

Le peuple Français évolue vers une une plus grande demande de dépenses publiques, pas vers une reduction de cette demande . Et on peut d’ailleurs se demander si ce n’est pas le sens de l’histoire; l’histoire est un long mouvement de socialisation, de convergence avec le socialisme -meme si c’est surtout favorables aux riches- comment imaginer que la dépense publique puisse durablement reculer?

Une dépense publique qui dépasse les 50% et approche les 60%, cela signifie que lorsque le pays doit muter, s’adapter, modifier ses valeurs internes et se mettre au diapason de la concurrence mondiale , il doit en fair porter l’effort sur la partie souple c’est à dire sur le secteur privé.

Les efforts qu’on lui demande sont plus du double de ceux qu’il faudrait faire dans un pays qui serait libéral. Près de 60% échappent au choix des marchés, aux prix des marchés, aux sanctions des marchés, ce qui produit: rigidité, gaspillage, corruption, perte de confiance.

Il en résulte un mécontentement et surtout une impossibilité technique. Lors des tentatives d’adaptation, on bute rapidement sur les invariants qui sont constitués par l’emprise du secteur public.

Ces quelques reflexions sont offertes simplement pour montrer que la question de la dépense publique est vaste et que ce n’est pas à quelques zozos de passage qu’il appartient de la traiter, surtout dans un pays qui a rompu les amarres avec la démocratie.

Je maintiens ce que j’ai écrit il y a quelques jours: les élections de 2022 devraient dans un pays qui aurait encore des prétentions démocratiques et même républicaines se dérouler sous le signe de la place et du rôle de la puissance publique dans le pays.

La réforme/suppression de l’ENA est de la poudre aux yeux, mais elle fait partie de la necessaire reflexion qui s’impose.

Au travail les zozos! faites votre devoir et même vos devoirs bandes de paresseux.

2 réflexions sur “Editorial: élections de 2022, faites votre devoir, au travail bande de paresseux!

  1. Bonsoir M. Bertez
    En effet , la Cour des Comptes,,si soucieuse en apparence des dépenses publiques a t’elle jamais pensé à établir le prix de revient d’une loi en termes d’heures de parlement, d’experts etc…. ? Combien coûte à la Nation une heure d’Assemblée Nationale, de Sénat, de Conseil Constitutionnel etc….? pour quel bénéfice?
    Loin de moi de vouloir comparer la gestion d’un Etat à celle d’une épicerie, mais la connaissance des coûts de fonctionnement des structures administratives et politiques seraient essentielles à connaître si l’on voulait, ne serait ce que songer, à diminuer les dépenses publiques.
    Cordialement.

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  2. Commençons par alléger le mille feuilles administratif et politique. Par exemple supprimer les régions, les intercommunalités, les multiples rouages de réflexion qui ne servent à rien (autour de la santé ou des médias par exemple, ou bien le Conseil constitutionnel ou même le Conseil d’Etat tel qu’il est aujourd’hui), le Sénat qui n’a aucune réelle fonction. Supprimons les aides à la presse. Réformons le mode de collecte de l’impôt en taxant ceux qui se débrouillent (légalement) pour fuir leurs responsabilités grâce aux règles européennes. Avant de toucher le social qui n’en peut mais, il convient d’alléger la construction étatique et administrative. Attaquons-nous aussi à l’Education Nationale qui, en l’état, ne sert plus à rien, à son ministère et aux mille prébendes qui lui sont attachés, mettons en cause les dépenses du ministère de la culture et ses choix et dépenses contestables. Bref, sortons de l’UE et de l’Euro, tout en allégeant la charge publique, et en supprimant les aides aux entreprises prises dans l’étau de l’Euro qui, via un retour à un franc flexible, retrouveraient des marges de manoeuvre. Voilà qui pourraient être de bonnes pistes à suivre. Mais tout cela avec le Frexit. Rien ne sera faisable sans cela. Le reste, ce sont des paroles verbales. L’extinction du PCF montre que la structure peut s’effondrer sans que la superstructure en souffre. Sus à la superstructure donc.

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