Lisez, vous êtes concernés. France Soir victime de la concurrence ? Non! Mais désigné comme ennemi, oui!

Je vous offre cet entretien de Verhaege et Azalbert sur le journalisme .

Je ne souscris pas à la thèse de la concurrence déloyale des médias mainstream, mais chacun voit midi a sa porte bien sur.

Je pense que cette notion de concurrence passe à coté des questions que l’on peut se poser et surtout qu’elle les masquent.

Nous ne sommes pas sur un marché comme l’implique l’usage du mot « concurrence » nous somme sur un champ de bataille , c’est très différent.

Nous n’avons ni des adversaires ni des concurrents nous avons des ennemis. La pudeur des mots révèle la lacheté: il ne faut pas avoir peur de dire clairement ce que l’on constate et ce que l’on constate c’est une guerre.

Dans les temps ante 1968 on aurait osé dire « lutte des classes ».

Je souris quand je vois un ex apotre de la lutte des classes comme Mélenchon s ‘étonner du sort qu’on lui réserve sur les médias! Mais comment ne comprend il pas qu’il espère de ses ennemis qu’ils lui donnent des armes pour les combattre? Naiveté ou connivence. Plutot connivence car Mélenchon sait très bien qu’il est allié des classes dominantes dans leur combat contre le peuple salarié, malheureusement piégé dans une organisation aux origines douteuses comme le RN. Mélenchon connait les limites de ses interventions médiatiques, il faut qu’il remplisse sa fonction de division du peuple. Il contribue à ce combat contre le peuple en diabolisant ceux qui le représentetn ou si on veut le canalisent.

Les medias des oligarques et les médias publics sont des armes, voila c e qu’il faut oser dire , analyser démontrer et surtout faire comprendre car l’ épaisseur du crane humain est énorme.

Bien sur l’apparence c’est la concurrence mais ce n’est qu’une apparence, la réalité profonde est le combat à mort. La concurence serait presque souhaitable, mais elle est hors sujet.

Je prétends que la communication et la formatisation ne se situent pas à l’intérieur de la sphère de la concurrence loyale ou déloyale, mais au niveau d’un combat à mort ..à mort sociale bien sur.

Le grand ingenieur social conseiller visionnaire des princes et des classes ploutocratiques, Zbigniew Brzeziński a identifié le premier l’importance de la révolution introduite par la modernité dans les rapports entre le Pouvoir et les peuples.

Il a expliqué une évidence souvent negligée tant elle creve les yeux:

dans le monde moderne le peuple retrouve la possibilité de la parole, de la parole directe, il peut s’évader, échapper à l’unilatérlisme des discours des maitres et des marchands du Templs. Il peut , dans le monde moderne prendre la parole . Le mot important est « prendre », car il indique que le peuple peut s’autoriser de lui même, sans passer par les micros trottoirs pourris et les sondages ingenieurisés.

Et si il peut prendre la parole alors il faut faire en sorte qu’il soit bridé, ou non écouté ou non crédible. Il faut refuser au peuple l’estampille de la Verité.

De tous temps les puissants ont controlé l’information et la culture des masses . Ils l’ont fait grace à deux choses :

-d’une part l’argent

-d ‘autre part le droit de paraitre.

Les interdictions de publier et les censures ont dominé le paysage de l’information au fil des siècles.

La France par exemple a vecu longtemps sous le regime du « droit de timbre », ou du droit de monopole postal. Ce droit régulait la publication des journaux . La plupart des grands journaux français ont été des auxiliaires du pouvoir ou des classes dominantes. Par la suite la presse a constamment été sous controle des grands industriels et considérée à tort comme leur danseuse, ce n’est pas la presse qui était une danseuse, elle était l’orchestre : ces gens faisaient danser le peuple!

Moi meme quand j’ai pris le controle de journaux je l’ai pris aux classes dominantes reunies dans des tours de table discrets. Ce n’est pas un hasard si parmi ces classes dominantes il y avait le gratin du Patronat, de la banque privée et de la banque d’affaires . C’est par un coup de force quasi violent, que j’ai conquis ma liberté de paraitre , d’écrire et d ‘editer ce que je jugeais bon d’imprimer .

Les puissants n’ont jamais aimé que le peuple parle librement. Savez vous qu’au 19e siécle les pouvoirs successifs versaient des enveloppes aux patrons de bistrot pour qu’ils fassent la propagande du gouvernement? C’est une question peu étudiée mais qui se comprend car le bistrot était le forum ou se faisaient les opinions.

Zbigniew Brzeziński a compris très tot que la modernité allait renverser la perspective: grace à des technologies nouvelles , grace à des moyens de transmission peu couteux, le peuple allait pouvoir produire de l’information, de la culture et bien sur de l’opinion. Il a le premier averti et prédit les revolutions des printemps arabes et le role des réseaux. Ce qui s ‘est passé alors a donné à reflechir aux puissants et d’une part ils ont relevé les tickets d’entrée sur les réseaux sociaux par la monopolisation, , ils les ont marchandisés et ils ont progressivement réintroduit le pouvoir, pour les elites, de diffuser par ces medias, puis de controler ce qui était publié par d’autres . Peu a peu ils ont imposé la torsion bien pensante et le moule qui leur convenait .

Les medias et réseaux actuels sont émasculés, ils sont quasi neutralisés maintenant à la fois par les lois, les reglements, les censure, les autocensures et bien sur le sceau de l’infamie complotiste!

Les moyens d’expression nouveaux ont perdu une grand partie de leur pouvoir de subversion, de leur pouvoir révolutionnaire. Ce pouvoir etait terrible puisqu’il consistait à conférer au peuple la possibilité d’émettre une parole radicalement différente de celles des maitres.

L’évolution de reprise de contrôle est presque terminée, hélas.

LE COURRIER DES STRATEGES.

Xavier Azalbert nous a accordé une interview sur les déboires de France Soir, attaqué par le ministère de la Culture (et par la ministre elle-même) et par Google pour « complotisme » dans le dossier du COVID. Finalement « blanchi » par le ministère de la Culture, Xavier Azalbert replace le dossier dans sa juste dimension : celle d’une concurrence déloyale menée par la presse subventionnée qui refuse l’émergence de nouveaux acteurs indépendants dans un paysage balisé et réglementé.

Xavier Azalbert, directeur de la publication de FranceSoir, était l’invité d’Eric Verhaeghe, haut fonctionnaire et essayiste iconoclaste, qui avait été l’invité d’un Défi de la vérité.

Ils échangent sur la pratique et la place du journalisme dans la société actuelle.

Xavier Azalbert traite également de la difficulté d’être un média indépendant aujourd’hui, et son rapport aux « mainstreams« .

Présentant un « journalisme moderne », collaboratif, et qui s’attache à la vérité, Xavier Azalbert s’explique également sur les procès faits à FranceSoir et les embûches tendues par les médias installés et institutions diverses.

Un échange approfondi qui intéressera ceux qui veulent mieux comprendre notre ligne et notre projet :

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