Du mythe du contrat social au mythe républicain. L’échec de la pensée politique actuelle.

Nos sociétés vivent sur des mythes et surtout sur des mensonges idéologiques.

Les mythes et les mensonges idéologiques sont produits par une époque, ils sont relatifs à cette époque et nécessaire à son fonctionnement . Les mythes et romans justifient et masquent un ordre social et un ordre de production. Au fil du temps ces mythes tombent en lambeaux et se révèlent pour ce qu’ils ont été: des constructions intéressés, utiles , mais relatives.

Je soutiens que l’on ne peut rien construire, dans une perspective de long terme, sur des mensonges. Tot ou tard ils sont démasqués ou dépassés. Pire, ils cessent d’être utiles pour comprendre le monde. Ils échouent. La pensée politique actuelle échoue, elle échoue piteusement.

L’ étude de nos sociétés ne peut reposer sur des a priori idéologiques, au fil du temps ils se fracassent sur l’histoire.

Parmi ces mensonges celui du Contrat Social est quasi premier. Tout comme le mythe Républicain qui en a découlé.

Bien entendu il n’y a jamais eu de Contrat Social , simplement son concept a été utile pour asseoir la domination politique de la bourgeoisie sur la base de l’économisme et des activités marchandes envahissantes. Il fallait que les gens y croient!

Le Grand Reset est le dépassement de la République et selon moi sa négation. Bien peu en ont conscience. Les partis politiques ne l’ont pas compris car, sclérosés, ils sont toujours en retard sur l’histoire, ils n’ont même pas encore assimilé la globalisation et la financiarisation du capitalisme! Les peuples , faute de guide sont encore plus à la traine et on peut les berner plus longtemps.

Le Grand Reset en tant que promotion d’une société à deux vitesses, négation de la souveraineté individuelle et nationale, en tant que marche vers le transhumanisme, en tant que projet de reprogrammation de l’homme, enterre la notion même d’individu selon Rousseau et par la même la notion qui en découle de Contrat Social.

Par le même mouvement la République en prend un sacré coup; le concept devient vide, mystifiant et il ne sert que d’attrape nigauds pour attardés afin d’enfiler, derrière la forme dépassée, un contenu, une nouveauté scélérate, un nouveau système qui est … la négation de la République.

La promotion de la Gouvernance comme l’opèrent Macron et les Institutions Internationales dominées par la bureaucratie des Sachants devraient vous faire comprendre que j’ai raison dans ma sévérité. Nous ne sommes ni en République et en passant, encore moins en démocratie; je dis cela parce que beaucoup de gens les confondent.

Penser le monde avec l’idéologie et les concepts de 1789 est une erreur intellectuelle.

Je vous offre ce texte de Campana tout en affirmant que la distinction de républicain de droite et républicain de gauche n’est plus, à mon sens opérationnelle. Elle brouille plus qu’elle n’éclaire. Sa lecture du monde en deux volets est assez peu convaincante.

Lisez cette réflexion de Campana

La République de 1789 est fondée sur l’idéologie du contrat social, ou « pacte républicain ». Cette idéologie révolutionnaire est notamment empruntée à Rousseau et postule qu’il existe des « droits naturels » sur lesquels peut s’établir une société.

Qu’est-ce que la République ? Selon qu’ils se fondent sur les fondamentaux de ce régime ou sur la représentation qui refoule ces fondamentaux, les républicains se partageront en deux groupes : ceux qui sont « de gauche » et ceux qui sont « de droite ». Seuls les premiers, véritables gardiens du dogme, sont de vrais républicains. Les seconds, quant à eux, sont condamnés à se gauchiser pour ne pas sombrer dans l’hérésie.

La République de 1789 (nous ne parlons pas ici des autres formes possibles de république) est fondée sur l’idéologie du contrat social, ou « pacte républicain ». Cette idéologie révolutionnaire est notamment empruntée à Rousseau et postule qu’il existe des « droits naturels » sur lesquels peut s’établir une société. Tous les hommes possèdent ces droits. Ils sont universels. la Révolution va les écrire : ce sera la Déclaration des Droits de l’Homme.

Le second postulat indéboulonnable de la République est que tous les hommes, quelles que soient leur origine et leur religion peuvent vivre ensemble sur la base de ces droits naturels universels. La République, matrice des sociétés organisées selon ces droits, va d’ailleurs le prouver en exportant son modèle (par le soft power mais aussi par l’intégration et la départementalisation des pays européens conquis, sans oublier l’entreprise de colonisation).

Le troisième postulat de la République est que les sociétés sont des agrégations d’individus. Le Pacte républicain est une affaire individuelle. Les Français sont intégrés individuellement à la République le 14 juillet 1790. Les Juifs sont intégrés individuellement à la même époque (cf. Clermont-Tonnerre). La naturalisation des immigrés reste aujourd’hui une procédure individuelle. La République est « indivisible » : cela signifie qu’aucun corps intermédiaire ne s’intercale entre l’individu et le pouvoir central. Le peuple autochtone de France n’existe donc plus. 

Un républicain cohérent postulera donc la possibilité d’un agrégat humain multiethnique (appelé « peuple » dans son langage frauduleux). Pour ce républicain, l’agrégat est composé de tous les individus « sans distinctions » qui acceptent le pacte républicain (Constitution). Il pense que cette société (la République), contractuellement organisée selon un ordre juridique respectant les droits fondamentaux de l’Homme, peut fonctionner harmonieusement. Ce républicain cohérent, mais parieur, est généralement un républicain « de gauche ».

Ce républicain est un traître. Au nom du principe d’indivisibilité de la République, il va récuser le droit à l’existence de son peuple, le peuple autochtone de France. Au nom des valeurs universelles de la République et de la capacité supposée de cette dernière à faire vivre ensemble des individus « sans distinctions », il va rendre illégitime les réactions de défense de son peuple face à l’immigration.

Ce type de républicain de gauche, cohérent mais traître à son peuple puisqu’il soutient l’agrégat et non le peuple autochtone qui s’y trouve enfermé, peut être opposé à un autre type : le républicain de droite.

Le républicain de droite est le jouet du républicain de gauche. Il n’a rien compris aux lois fondamentales qui dictent l’évolution du régime si bien qu’il met sur le compte de l’Histoire, des individus, des trahisons, voire de la fatalité, le développement mécanique, normal et irrésistible de la nature profonde de ce régime. Pour le républicain de droite, l’immigration renvoie à Sarkozy, Hollande ou Macron , jamais aux postulats fondamentaux de la République ! Il ne comprend pas que la prétention républicaine à pouvoir faire vivre ensemble des hommes venus de toutes les contrées délégitime et renvoie au racisme la volonté de ne pas les accueillir. Il ne comprend pas en quoi, selon ce que dit le républicain de gauche, Jean-Marie Le Pen « n’est pas républicain » !

A cette ignorance idéologique, le républicain de droite ajoute une naïveté confondante. Comme Staline en 1941 et avec autant de sincérité, la République, se disant continuellement « en danger », a développé un discours empreint de patriotisme, d’amour de la France, de défense des « valeurs de la France » (en fait celles de 1789)… afin que les républicains de droite défendent ses intérêts, de Valmy à Verdun, ou son idéologie, de la laïcité à l’intégration.

Chaque chose tend à réaliser sa propre nature. La nature du pommier, c’est de faire des pommes. La République est une machinerie qui n’a pas été conçue pour protéger les peuples, mais pour les détruire. Toutes les nations qui ont adopté les postulats républicains comme fondement de leur politique sont dans le même état désespéré que le nôtre. Au contraire, toutes les nations qui les ont ignorés, voyez l’Europe de l’Est, voyez le Japon, voyez Israël…, ne connaissent pas de Grand Remplacement.

Chaque chose tend à réaliser sa propre nature : c’est pourquoi tout le spectre républicain se gauchise avec le temps. La Droite qui vomissait la Révolution s’est ralliée à la République. La Droite qui combattait le colonialisme refusera la décolonisation. La Droite qui protégeait le catholicisme contre la laïcité défend aujourd’hui la laïcité contre l’immigration. Et la Gauche, quant à elle, défend l’immigration contre la France, en attendant que la Droite la rejoigne dans son combat. Sans remonter très loin, on sait très bien que les idées du R.N. (notre « extrême droite » !) sont bien plus à gauche que les idées du R.P.R. à sa création en 1976 (la « droite » d’alors) !

Pour la soumettre, la Gauche ramène toujours la droite républicaine aux fondamentaux républicains. A ceux qui l’oublient, elle rappelle que la République est un ordre juridique et non un ordre identitaire ; que le pacte républicain est ouvert « sans distinction » ; qu’en vertu du contrat social, et de l’agrégat qui en est la conséquence, le citoyen Mohamed est en République autant Français que le citoyen Martin ; que la laïcité est pour la République un « moyen » (Alain Bauer) et une « méthode » (Manuel Valls) qui permet à toutes les identités et à  toutes les religions, dont l’islam, de cohabiter en France. Et, systématiquement, la droite républicaine, se tait, courbe l’échine et rejoint les rangs. Pourquoi ? Tout simplement parce que les républicains de gauche ont raison ! La droite républicaine n’est ni faible, ni bête : elle est prisonnière de son attachement à la République !

Tout ceci nous amène à répondre à une question récurrente : les républicains ont-ils leur place dans une société parallèle autochtone ?

La réponse paraît très claire en ce qui concerne les républicains « de gauche ». Nous l’avons dit, ce sont des traîtres. Les accueillir sans qu’ils aient auparavant renié leurs convictions populicides reviendrait à prendre le risque de transformer la société parallèle autochtone en société ouverte.  Ce n’est pas acceptable et ces républicains de gauche, tels que nous les avons définis dans cet article, doivent être exclus absolument.

Concernant les républicains « de droite », tels que nous les avons définis dans cet article , qui se veulent patriotes, qui refusent la disparition de notre identité et de notre culture, qui refusent l’islamisation de notre pays et l’immigration de peuplement, les choses sont très différentes. Ces républicains se réfèrent à une idée de la république qu’ils assimilent à la France et qui est à mille lieux de la république réelle, issue de 1789. Nous l’avons dit, il y a plusieurs formes de républiques, toutes n’impliquent pas la société ouverte. Ces républicains ont bien entendu leur place dans une société parallèle autochtone.

Il y a un moyen très simple de distinguer le républicain de droite du républicain de gauche. Il suffit de leur demander si le Grand Remplacement est un « fantasme ». Invariablement, le républicain de gauche dira que oui, car l’augmentation de la taille de l’agrégat ne change pas sa qualité d’agrégat. Non moins invariablement, le républicain de droite dira que non, car l’afflux de populations étrangères change en profondeur la nature de la France.   

Antonin Campana

5 réflexions sur “Du mythe du contrat social au mythe républicain. L’échec de la pensée politique actuelle.

  1. Bonsoir M. Bertez
    52 BCE Gaule envahie et asservie par l’Empire romain. Pax romana façon préfet Lallemand.

    Vème siècle effondrement de l’empire romain: là encore ce sont des étrangers qui envahissent la Gaule et s’emparent du pouvoir. Le peuple ? Et on lui pélera le jonc, on le pendra avec ses tripes…!
    1789 suite à l’hiver nucléaire causé par l »éruption d’un volcan en Islande > 3 ans de famines + faillite du modèle de gestion capétien façon Robert dArtois > effondrement de la monarchie prise de pouvoir temporaire par un chef de clan corse.
    1815 retour cahin caha du pouvoir aux descendants des envahisseurs francs.
    1940 effondrement de la France, 1945 prise du pouvoir par les américains , colonisation progressive. parenthèse romantique gaullienne, puis pouvoir confié à des hommes de main locaux.
    2020 et post. regroupement à marche forcée des 27 satrapies ethniques de l’ouest de la péninsule Européenne sous la férule des USA déguisés en U.E OTAN…..en prévision de leur affrontement contre l’Eurasie. Pouvoir exercé par des hommes de main locaux , capi regime bien propres sur eux des grandes institutions financières principalement anglo-saxonnes

    Alors c’est quoi ces contes de fées de Contrat Social, de République etc…?

    Cordialement.

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  2. Bonjour Monsieur Bertez,

    Sur le sujet du « contrat social », au risque d’être hors sujet ici (quoique..), connaître votre analyse sur l’ouvrage du magistrat Charles Prats « Cartel des Fraudes » serait sûrement profitable à votre lectorat.

    Je suis en train de lire ce bouquin et j’avoue être abasourdi, choqué, atterré par le niveau de lâcheté de nos dirigeants (administration, politique, fonctionnaires).

    En synthèse sur les éléments factuels (chiffrés par les instances officielles), on est à 8,2 millions de zombies qui annuellement touchent des prestations sociales indues pour un montant estime de 45 milliards d’euros de fraude, ceci de façon annuelle !

    La seule explication qui semble pouvoir expliquer (sans la légitimer) est que nos dirigeants ont peur d’être taxés… de racistes ou de pingres. Tout ceci est extrêmement grave.

    …étant entendu que cela implique par voie de conséquence que les citoyens légitimes, eux, sont indûment taxés, tondus littéralement!)

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  3. Cher Monsieur,

    Je viens de visionner avec enthousiasme, la magistrale série d’émissions de l’historien Henri Guillemin, consacrée à la Révolution Française, diffusée en 1966 sur la RTS et tjs visible sur le site de cette chaîne de TV :
    https://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/11967548-la-revolution-francaise.html

    Pour Henri Guillemin, que je cite ici,  » il y deux révolutions, deux réalités successives et opposées. D’abord de 1789 à 1792, la prise du pouvoir par l’oligarchie financière. C’est ça la première révolution et ce n’est pas une révolution, c’est une réforme. C’est la monarchie qui subsiste, contrôlée par la bourgeoisie d’affaire. La date capitale c’est le 17 juillet 91 lorsque la bourgeoisie jette le masque et après s’être servie des pauvres, leur tire dessus. Deuxième révolution, la vraie, cette fois, c’est les pauvres, les ouvriers, les paysans qui sont dans le coup. Alors les possédants, n’ont pas de cesse que se termine cet épisode. »

    Nous savons que cela cessera au 9 thermidor an II, avec la mise hors la loi de Robespierre et des robespierristes. Enfin, viendra le coup d’état du 18 Brumaire an VIII. Nous connaissons la suite.

    Et Guillemin de citer l’historien Jacques Godechot à la question de savoir qu’est-ce que finalement la Révolution française : « C’est le passage du système féodal expirant au système capitaliste naissant ».

    Depuis plus de 2 siècles, sauf à de très rares moments de son histoire, la France aura été dirigée par des Girondins « une oligarchie de beau-parleurs et de bourgeois arrogants. » comme le dit Guillemin. Macron et ceux qu’il sert s’y reconnaîtront certainement.

    Catherine Laurent

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