Macron se met à portée de baffes, de taloches, de tornioles. Le paltoquet sanctionné.

Mon seul commentaire sur cette affaire se résume à ceci :

Il l’a bien cherché.

C’est ce que le Père dit a la Mere quand il vient de filer une torniole à son fils jeune branleur qui a nargé le monde .

La giffle, la baffe, la torniole, c’est du symbolique, ce n’est pas de la violence ou du passage à l’acte non c’est le contraire, ce n’est pas la raclée!

Et encore emoins l’attentat.

Avec macron on n’est pas dans le tragique, on est dans le dramatique, pas loin du caniveau . Pas loin du boulevard!

Celui qui est giflé n’est pas digne de l’attentat!

Il mérite simplement d’être remis à sa place , c’est le vrai but de la gifle.

Son effet est psychologique, interne , il touche à l’ego, à l’image que le jeune branleur se fait de lui .

La gifle c’est la rencontre de l’imaginaire du branleur et du réel.

La gifle contrairement aux commentaires des medias n’est pas atteinte a la fonction puisque Macron nie la fonction , refuse d’endosser la fonction presidentielle , il refuse la vraie autorité, celle de De Gaulle et préfère la tyrannie des Ceaucesu . Il n’est pas dans la triangulation symbolique , comme l’était de Gaulle incarnation dela France, il est dans la dualité, il ne se situe pas par rapport a la Loi mais par rapport à la loi, minuscule; l’imaginaire.

Macron n’a jamais accédé à la Loi, c’est dire à la parole du Père, cela lui a été impossible, par son complexe transgressif. Il ne connait que le Duel/Duelle.

Macron veut etre le chef non parce qu’il reprsente une fonction sacralisée mais parce qu’il est lui, ego demesuré, transgressif. Il a la folie -c’est une vraie folie, une psychose- de croire que c’est lui le chef, lui qui commande alors que c’est la fonction, le statut et cette gifle est là pour lui rappeler qu’il est rien qu’un usurpateur, un paltoquet… qui fait chuter la fonction, la rabaisse.

Ce n’est pas la fonction qui est giflée c’est le paltoquet qui désacralise la fonction.

Si je devais continuer à analyser je tirerai sur ce fil conducteur, celui du jeune branleur qui n’a pas accédé à la maturité faute de rencontrer la Loi du Père, qui fait le malin et qui se fait remettre à sa place, humilé, vexé, il croyait montrer son phallus scintillant devant Maman et la baffe équivaut a le deculotter , à montrer son cul merdeux. La baffe n’est pas loin de la fessée , elle se donne sur la joue alors que la fessée se donne sur le cul.

Ce fil conducteur est tres riche.

La giffle, la baffe, la taloche c’est la réinsertion de Macron dans le monde, une reinsertion qui a à voir avec l’évènement symobolique extrement riche que fut celui des gilets jaunes.

Lisons Eric Verhaege

13h30, Emmanuel Macron a reçu une gifle de la part d’un jeune quidam chevelu qui a poussé le cri de « Montjoie ! Saint-Denis ! » lors d’une rencontre avec des Français ordinaires qui l’attendaient à Tain-l’Hermitage, village bien connu pour ses vignobles. C’est évidemment un geste scandaleux. Mais on ne peut s’empêcher d’y voir un abaissement global du statut de Président de la République, commencé avec le « Casse-toi pov’con » de Nicolas Sarkozy, poursuivi fidèlement avec le Président normal qui lui succéda, et désormais achevé par quatre années de macronisme ponctuées par des passages chez des Youtubeurs et autres amuseurs publics. Ou comment les habits de Président de la République sont devenus trop grands pour une caste méprisante mais sans véritable épaisseur.

La gifle (relativement théâtrale, au point que l’Elysée a parlé d’intention de gifler plus que de gifle) devrait rester dans les mémoires, à l’égal du « Casse-toi pov’con » qui a collé à Sarkozy durant son quinquennat. Elle exprime en apparence quelque chose de très différent du « Casse-toi pov’con », où les Français hallucinés découvraient que leur Président de la République pouvait se comporter dans la rue comme n’importe quel Français ordinaire. En réalité, elle en est une proche cousine, car, si le Président apparaît ici comme une victime là où Nicolas Sarkozy apparaissait comme un agresseur, les deux images illustrent deux versants de la désacralisation progressive de la fonction présidentielle.

Cette désacralisation n’est pas un phénomène propre à Emmanuel Macron. Elle a commencé bien avant lui, notamment avec Nicolas Sarkozy. Mais elle s’est poursuivie sans relâche jusqu’à ces images lunaires, et peut-être même martiennes, où les Français se sont interrogés (sans parfois oser le formuler) sur la nature du pouvoir qui s’exerçait dans leur pays :

Peu de Français pouvaient imaginer que leur Président se livreraient un jour en chemise à des attouchements avec deux jeunes hommes arborant les codes de communication de la racaille. Ce jour-là, l’exercice du pouvoir a franchi un cap, qu’Emmanuel Macron n’a pas renié depuis : il a multiplié les images de ce genre.

Par exemple, celle-ci, prise à l’Elysée :

Tout au long de ses quatre ans au pouvoir, Emmanuel Macron a multiplié les signaux envoyés sur son attirance pour les univers où le pouvoir est désacralisé. On notera, dans les derniers événements marquants en date, le temps qu’il a passé avec des youtubeurs

Macron et la désacralisation de la fonction présidentielle

Loué à ses débuts pour sa capacité à « endosser le costume de Président » par opposition à François Hollande, force est de constater qu’Emmanuel Macron a en réalité désacralisé la fonction présidentielle dans des proportions jamais connues avant lui. Chronologiquement, il est intéressant de noter que l’affaire Benalla a joué un véritable rôle de catalyseur dans cette fuite en avant. Tout le monde se souvient notamment de la petite phrase du « Qu’ils viennent me chercher s’ils ne sont pas contents », qui a préfiguré une visite au Puy-en-Velay, en pleine crise des Gilets Jaunes, particulièrement mouvementée. Ce soir-là, Emmanuel Macron avait failli être extrait manu militari de sa voiture par des manifestants en colère.  Jamais le pouvoir n’avait connu un tel passage en vide, en France. Les routes étaient bloquées par des manifestants en colère, et le Président semblait incapable de leur adresser la parole. Ce mutisme est probablement l’une des manifestations les plus saisissantes de la désacralisation présidentielle : soudain, celui qui est chargé d’incarner la nation a fait sécession et n’a plus adressé la parole au corps social.  

Le corps de la nation martyrisé

Que le Président ne soit pas seulement une personne physique, mais l’incarnation de la nation tout entière, qu’à ce titre toute offense faite à sa personne soit une offense faite au peuple, telle est l’idée la plus importante que la République ait conservé de l’Ancien Régime. Il existe, dans la crédibilité présidentielle, une sublimation individuelle, un dépassement de la personne humaine, et un accès à une forme d’incarnation mystique du groupe, sur laquelle Emmanuel Macron ne semble guère à l’aise. 

Sa manie de se déguiser, par exemple, soulève des questions sur la capacité du personnage à prendre sa fonction au sérieux. Tous ceux qui ont vu Macron grimé en pilote de chasse, se sont demandés si leur Président n’était plus occupé à réaliser un rêve d’enfant qu’à gouverner le pays. L’exercice de la fonction présidentielle suppose une rupture de la personnalité, par laquelle l’élu renonce à ce qu’il était et devient la nation elle-même. 

« Le Roi est mort ! Vive le Roi ! » criait-on sous l’Ancien Régime pour manifester cet abandon de soi et cette forme de transsubstantiation propre à la fonction monarchique. Si cette métamorphose n’a pas lieu, un hiatus apparaît entre la nation et son dirigeant, en qui elle ne se reconnaît. 

On peut penser que le malheur français aujourd’hui tient à cette distance entre l’image attendue d’un Président et sa réalité. Il y aurait ici long à dire sur les astuces et les ruses que l’Ancien Régime utilisait pour donner vie à cette métamorphose (notamment le recours à l’onction du Prince), dont la République s’est privée. 

En attendant, un constat s’impose : les Présidents qui se succèdent peinent de plus en plus à endosser les habits qu’on leur donne lors de leur investiture.

La gifle, symbole d’une rupture criante

On est encore loin de tout savoir sur l’incident de la gifle opportunément tourné par une caméra bien placée qui a inondé les medias dans l’heure qui a suivi. Pour l’instant, la version officielle parle d’un royaliste d’extrême droite. Pourquoi pas…

Dans tous les cas, rien ne peut justifier une atteinte physique aux personnes. Et c’est tout particulièrement vrai du Président de la République qui incarne, nous l’avons dit, le corps social dans son entier. 

Reste que le spectacle d’un Président de la République giflé lors d’un « tour de France » par un quidam donne l’image d’un pouvoir présidentiel méprisé et contesté dans ses racines et dans sa dimension collective. Elle ponctue un cycle de quatre ans où beaucoup de Français ont eu le sentiment que leur Président jouait avec le feu en abaissant sa fonction lorsqu’il la confondait avec celle d’amuseur public. 

Le drame français tient au fait qu’Emmanuel Macron ne semble guère challengé par des rivaux capables de faire mieux que lui en termes d’incarnation de la fonction. C’est à la fois un drame et une chance, car c’est aussi l’occasion rare de rebâtir un système nouveau. 

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2 réflexions sur “Macron se met à portée de baffes, de taloches, de tornioles. Le paltoquet sanctionné.

  1. Je pense que les présidents subissent des agressions en rapport avec l’envergure symbolique dont ils se dotent avant l’exercice de leur mandat.

    De Gaulle était un homme de guerre : on lui a tiré dessus avec des armes de guerre le 22 août 1962.

    Symboliquement Sarkozy était un patron de boite de nuit (gourmette, grosse montre, manières de butor) ayant épousé une cliente italienne assez gironde : au salon de l’agriculture 2008 on l’interpella comme il sied à ce type de personnage à 4h du matin sur la parking du « Macumba » : « Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis ! ».
    La réponse du boss du Macumba élyséen est elle rentrée dans les annales.

    François Hollande, qui semblait avoir acheté un ticket gagnant à la tombola « devenez locataire de l’Elysée pour 5 ans » reçut lui de la farine… comme on bizute un collègue de travail avant qu’il ne quitte la PME « Salaisons lyonnaises » au moment de partir en retraite.

    Quant à Macron vous avez tout dit M. Bertez.

    Mais j’ajouterai que le voir se faire souffleter comme un mignon de couchette du Roi Henri III ne m’a pas particulièrement déplu…

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