Les dépêches, un G7 sous le signe de l’impérialisme

Les dépeches, un G7 sous le signe de l’impérialisme en Cornouailles. Les Etats Unis veulent transformer le G7 et l’OTAN en une alliance tous azimuts contre la Chine. C’est le complement du travail des opinions publiques occidentales afin de les préparer à la designation de la Chine comme ennemi. Parallèlement les Etats Unis redefinisent leur politique militaire, ils veulent concentrer leurs depenses sur les dispositifd asiatiques.

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EN DIRECT - Royaume-Uni: la famille royale britannique a rejoint le sommet du G7
Lors de ce G7, « le challenge pour Joe Biden c’est de dire ‘America is back’, et de vouloir être de nouveau le leader du monde libre, du monde occidental, du monde des démocraties ».

Biden veut enroler les démocraties européennes dans la préparation de l’affrontement avec la chine.

L’enjeu c’est la suprematie dans le monde et l’issue de la competition entre les Etats Unis et le bloc asiatique pour la domination et la suprématie mondiale.

La réponse de la Chine :

CARBIS BAY, Angleterre, 13 juin (Reuters) – L’époque où un « petit groupe de pays » décidait du sort du monde est finie depuis longtemps, a déclaré la Chine dimanche, en réplique à la volonté affichée par les membres du G7 réunis en sommet en Angleterre d’adopter une position unie face aux ambitions de Pékin.

« L’époque où les décisions mondiales étaient dictées par un petit groupe de pays est révolue depuis longtemps », a déclaré un porte-parole de l’ambassade de Chine à Londres.

« Nous avons toujours pensé que les pays, grands ou petits, puissants ou faibles, pauvres ou riches, sont égaux et que les affaires du monde devraient être traitées via des consultations entre tous les pays », a-t-il ajouté.

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Décidés à contrer la Chine, les dirigeants du G7 défendent samedi, au deuxième jour de leur sommet, un plan mondial sur les infrastructures afin d’aider les pays défavorisés, après avoir promis d’employer les grands moyens face aux futures pandémie.

Réunis jusqu’à dimanche à Carbis Bay, dans le sud-ouest de l’Angleterre, les chefs d’Etat et de gouvernement d’Allemagne, de France, d’Italie, du Royaume-Uni, du Canada, du Japon et des Etats-Unis s’attachent à afficher leur bonne entente, même si les tensions autour de l’Irlande du Nord ont jeté un coup de froid.

Après avoir forgé leur réponse à la pandémie, les dirigeants s’attaquent au volet diplomatique de leur rencontre. Ils veulent s’affirmer face aux défis posés par la Chine et la Russie, objectif majeur, après les années Trump, du premier déplacement de Joe Biden à l’étranger.

«Une autre vision et une autre approche»

Le G7 veut lancer un vaste plan mondial d’infrastructures pour les pays pauvres et émergents, à l’initiative du président américain et afin de concurrencer les «Nouvelles routes de la soie» mises en place par Pékin, que ce soit en Amérique latine, en Afrique ou Asie.

Ce projet des grandes puissances baptisé «Reconstruire le monde en mieux» devrait aider ces pays à se relever de la pandémie, en se focalisant sur le climat, la santé, le numérique et la lutte contre les inégalités, annonce la Maison Blanche dans un communiqué.

L’administration américaine estime que des centaines de milliards de dollars pourront être mobilisés, notamment grâce au secteur privé. «Il ne s’agit pas de pousser les pays à choisir entre les Etats-Unis et la Chine. Il s’agit de proposer une autre vision et une autre approche», a assuré un haut responsable américain.

L’épineuse question des brevets des vaccins

Dans une journée menée tambour battant, où les sessions de travail et les rencontres en aparté se multiplient, les dirigeants ont montré un front uni face à la crise du Covid-19 avec l’adoption d’un plan de bataille contre les futures pandémies.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a présenté sur Twitter comme un «moment historique» la «Déclaration de Carbis Bay» proposée par le G7 afin de prévenir de futures pandémies.

«Avec cet accord, les principales démocraties dans le monde vont s’engager à empêcher une pandémie mondiale de se produire une nouvelle fois, pour que les ravages causés par le Covid-19 ne se répètent jamais», a-t-il déclaré.

Le document comprend une série d’engagements pour empêcher une nouvelle pandémie. Il s’agira de réduire le délai pour développer des vaccins, des traitements et des diagnostics, avec l’espoir que le monde soit prêt en moins de 100 jours pour faire face à une maladie soudaine.

Cette déclaration ne tranche pas l’épineuse question de la suspension des brevets sur les vaccins, afin d’accélérer leur production.

En économie, les pays du G7 ne croient pas a un retour à la croissance au dela du rebond.

Selon l’OCDE il est probable qu’après l’explosion initiale post pandémie de COVID cette année et l’année prochaine, l’économie mondiale, retombera dans le marasme d’avant la pandémie.

Cela signifie que la plupart des grandes économies ne reviendront même pas à la trajectoire précédente de faible croissance du PIB réel (la ligne bleue dans le graphique ci-dessous).

L’économie mondiale connaissait déjà une croissance très faible en 2019. L’erosion de la rentabilité du capital et le poids des dettes vont continuer d’exercer un effet deflationniste. La rentabilité moyenne était déjà très faible avant la pandémie, et dans certains pays, elle était au plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. 

La rentabilité ne pourrait se redresser que si certaines couches pourries de capital étaient détruites par ce qu’on appelle la « destruction créatrice » des faibles pour aider les forts. 

Au lieu de cela, jusqu’à présent, l’argent bon marché et les soutiens fiscaux ont maintenu en vie les « morts-vivants », les zombies, qui font peu de bénéfices et peuvent à peine couvrir leurs dettes. Dans les économies avancées, environ 15 à 20 % des entreprises sont dans cette situation. Ces entreprises maintiennent une productivité globale moyenne faible, elles empêchent les parties les plus efficaces de l’économie de se développer et de croître.

Ces zombies sont des boulets , ce sont « des bombes à retardement » dont les effets se feront sentir si les gouvernements et les banques centrales retirent les mesures qui ont contribué à les maintenir en vie pendant la pandémie. 

L’insuffisance de profitabilité du capital détourne les ressources vers les emplois spéculatifs ou purement financiers, les investissements productifs sont insuffisants ce pèse sur le potentiel economique.

Outre le rétablissement de la rentabilité et la relance des investissements à long terme, l’autre défi auquel sont confrontés les dirigeants du G7 est le réchauffement climatique.  

l’ONU considère que trop peu est fait et financé pour sauver la planète. L’ accélération impliquerait un investissement total cumulé allant jusqu’à 8 100 milliards de dollars et un futur taux d’investissement annuel de 536 milliards de dollars. 

 En tant que bloc impérialiste mondial, le G7 est beaucoup plus intéressé à trouver des moyens d’isoler la Chine et la Russie afin de maintenir son hégémonie. Le problème pour le G7, c’est que, alors que dans les années 1970, les pays du G7 représentaient environ 80 % du PIB mondial, ce chiffre est maintenant tombé à environ 40 %.

Le masque et la distanciation, c’est pour les gueux

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Et ça c’est pour la photo!

[CNBC] Biden to press G-7 leaders to adopt a unified approach to counter China’s rising influence

[Reuters] G7 rivals China with grand infrastructure plan

[Yahoo/Bloomberg] G-7 Poised to Counter China’s Effort to Gain Worldwide Influence

[Yahoo/Bloomberg] Hot U.S. Inflation Could Stir Once-Sleepy Household Expectations

[Reuters] Wall St Week Ahead Fed meeting looms for stocks as inflation worries collide with ‘Goldilocks’ markets

[Reuters] Peru’s Castillo on verge of being named President after last-minute vote wrangling

[Reuters] China’s cryptocurrency-mining crackdown spreads to Yunnan in southwest – media

[FT] China’s sea-level rise raises threat to economic hubs to extreme.

Une réflexion sur “Les dépêches, un G7 sous le signe de l’impérialisme

  1. Cher Monsieur,

    Les dirigeants du G7 ne st que les employés des ploutocrates totalitaires, désignés ci-après :
    https://cv19.fr/2021/06/11/qui-dirige-le-monde-blackrock-vanguard-et-statestreet/

    Comme n’importe quel quidam, les dirigeants du G7 seront virés par leurs patrons – pour être remplacés par d’autres du même acabit – quand ils auront assez servis (et quand ils se seront assez servis aussi…).

    Catherine Laurent

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