Et si on parlait un peu de notre droit de propriété!

J’apprécie particulièrement ce texte de Campana parce qu’il s ‘articule autour d’un thème qui n’est pas sulfureux.

Il ne fait pas valoir la race ou la culture ; il ne débat pas de ces considérations devenues sacrées: on n’a plus le droit d’évoquer certaines choses, mais on conserve celui de parler du droit de propriété.

Pourquoi conservons nous ce droit.?

Personne ne s’en étonne, personne ne pose la question, pourtant il faut y répondre; le droit de propriété reste un droit non contesté dans son principe parce que c’est celui des riches .

Même les « soi disant gauches » de la déconstruction évitent ce sujet. On peut détruire tout ce que l’on veut, mais « pas touche » au droit de propriété!

Et pour cause, ces soi disant gauches sont globalement financées et promues par les ultra riches, les kleptos , les Davosmen, le Très Grand Capital International, ce capital dont précisément toute l’action est de sanctifier le droit de propriété. Ou plutôt que « le droit de propriété », comprenez « leur droit de propriété ».

Toute l’organisation internationale, les traités, lois, les règles, les institutions, tout est conçu pour faire respecter le droit de propriété des ultra riches , ils accumulent le patrimoine économique, l’immobilier, les terres agricoles, les oeuvres d’art , tout cela mérite d’être protégé.

Comme les ultra riches mènent le monde et imposent le changement, ils ne sont pas fous, ils ne ‘attaquent pas au droit de propriété. Au contraire tout le neo libéralisme est une construction destinée à protéger le droit de propriété des déja riches , que ce soit par les lois nationales ou les institutions internationales et par la politique monétaire.

Le libéralisme , propagé par le Mont Pelerin avait à l’origine pour projet et donc justification la protection du droit de propriété menacé par les progrès de la démocratie et les supposées prédations des peuples.

Tout l’édifice idéologique du libéralisme mis en place par les Hayek, Mises etc a été construit, par itération autour de la protection du droit de propriété.

Ce fut fait sur la base philosophique difficilement contestable de l’équivalence entre Propriété et Liberté. On ne peut être libre si on n’a pas le droit de posséder et de jouir des fruits de son activité. Le droit de propriété est une extension naturel du droit sur soi et donc une extension de sa propre liberté.

Les philosophes Viennois et Suisses craignaient en effet que la montée des démocraties et des droits des peuples ne soit fatale au droit de propriété et ceci explique qu’ils ont construit une théorie et des institutions pour le protéger.

Si vous êtes intéressés par ces questions je vous invite à lire le monument de Quinn Slobodian qui fait un travail d’historien extraordianire sur cette question et remet bien l’église au milieu du village. Il explique en particulier la naissance des institutions internationales et le droit qu’elles promeuvent comme des outils pour protéger ce droit de propriété. Un ouvrage dont j’ai d’ailleurs il y a un an ou deux publié une recension et une analyse. Lisez le , vous comprendrez enfin le libéralisme, au dela des idioties qui sont écrites et colportées par ceux qui n’ont pas pris la peine de l’étudier .

J’ai toujours ét frappé par la dissymétrie de notre système.

Nous sommes dans un système Fabien , à deux vitesses. Ce qui s ‘applique aux peuples ne s’applique pas aux dominants, à la noblesse moderne . Ce qui est à vous est à tout le monde mais ce qui est à eux est à eux. exclusivement à eux, et bien gardé, bien protégé.

On le voit bien sur chaque jour en Macronie avec la justice à deux vitesses , absente pour sanctionner les puissants et sans pitié pour punir les humbles.

Mais il y a quelque chose de plus radical . Je m’en suis aperçu a propos justement des squatters et de l’accueil des immigrés. Le principe de l’accueil des migrants est la prise en charge par la communauté nationale, le partage des services publics, la dilution des prestations versées aux Français. Bref c’est la socialisation. La négation du droit des Français sur leur propriété commune: on paie le cout des migrants en prélevant sur la richesse nationale, sur le bien commun, sur le bien publcic. On réduit les droits des Français nécessiteux à l’assistance, comme par exemple en matière de logement.. Or les pauvres n’ont pour toute propriété que ce bien commun, ce qui est public. Pourquoi la propriété collective de ces Communs est elle disposée aux profits d’autres? Réponse parce que cela arrange les entreprises qui bénéficient du bon marché de la main d’œuvre immigrée ou déplacée. En fait on dilue la propriété que les gens sans patrimoine personnel ont en commun pour satisfaire les besoins de profit du système.

La propriété des pauvres, on la pille!

Le droit français est favorable aux squatters et pour eux on renie, on nie, on bafoue le droit de propriété de la plèbe. Les squatters ont le droit reconnu en France de voler le bien d ‘autrui. Il y a un droit de propriété certes mais il passe après le droit de l’occupant. Et on a vu encore il y a peu qu’une vieille dame avait été condamnée à cohabiter .. avec ceux qui ont squatté sa maison.

La conclusion que je veux tracer est la suivante; le droit de propriété est sacralisé pour ceux qui possèdent beaucoup, mais il est largement rogné , voire amputé pour ceux qui possèdent peu.

j’y reviens souvent mais vous avez que c’est même chose pour le bien commun par excellence la monnaie: votre droit de propriété est dilué par la création monétaire faite au bénéfice des ultra riches.

Lisez.

Quoi de plus naturel que d’avoir un chez soi et d’y être seul maître ?

Celui qui change les tapisseries de son appartement sans tenir compte des goûts et des avis de ses voisins, estimant sans doute qu’en son domaine seuls comptent son avis et ses goûts, n’est-il pas une sorte de suprématiste “domestique“ ? Qui lui contestera le droit à ce suprématisme en son domaine ? Qui n’en fait pas usage ?

Le problème, bien sûr, est la notion de « domaine ». Celui qui conteste la propriété, logique de squatteur, peut contester le suprématisme du propriétaire et « refaire », pieds sur la table et tags aux murs, la décoration à son idée.

Contester le « suprématisme blanc » revient en fait à contester le droit pour les “Blancs“ à avoir un domaine, un « chez soi » où ils seront seuls maîtres, et où, à leur goût, ils pourront définir leur manière de vivre, de penser, de s’organiser, et d’être eux-mêmes tout simplement.

Quoi de plus naturel, en humanité, pour un peuple, même blanc, si tant est bien sûr, chose qui n’est pas évidente pour tous, qu’on considère que les Blancs font partie de l’humanité normale, d’avoir son propre territoire ? Toute l’histoire des peuples peut se résumer à la lutte pour une Terre. Car avoir son propre territoire, son propre domaine, est l’assurance de pouvoir y vivre librement et en sécurité selon ses propres goûts, ses propres valeurs, sa propre identité. C’est  l’assurance de pouvoir jouir librement du capital matériel et immatériel légué par les générations passées. C’est l’assurance d’avoir une prééminence quelque part. C’est la certitude de pouvoir exercer une légitime suprématie à l’intérieur d’un périmètre délimité.

Celui qui conteste, logique de squatteur, le droit d’un peuple à une prééminence sur ses terres et à une suprématie de son identité en son domaine ne signifie-t-il pas qu’il veut voler le bien ancestral de ce peuple avec l’espoir d’y vivre dedans à sa manière ? A l’évidence, l’Histoire nous dit qu’il s’agit d’un acte de guerre, d’une agression de type colonial, qui place en situation de légitime défense le peuple que l’on voudrait spolier.

Tous les peuples autochtones ont connu ou connaissent de telles agressions colonialistes. L’installation d’allochtones sur les terres autochtones, l’avilissement des modes de vie, des systèmes de pensées et de la mémoire des peuples autochtones, caractérisent depuis toujours, on le sait, le colonialisme. Bon exemple : voyez comment le préambule des accords de Nouméa décrit ce processus : invasion migratoire (« Des hommes et des femmes sont venus en grand nombre ») ; négation du peuple autochtone (« pas de relations de droit avec la population autochtone ») ; avilissement culturel et mémoriel ( « négation des éléments fondamentaux de l’identité », « traumatisme identitaire ») ; volonté de remettre en cause la dignité des autochtones (« La colonisation a porté atteinte à la dignité du peuple ») ; et surtout, pour notre sujet, remise en cause de la suprématie des autochtones sur leurs propres terres ( [les autochtones] sont « repoussés aux marges géographiques, économiques et politiques de leur propre pays ») ; etc.

Les traitements infligés aujourd’hui aux peuples autochtones européens sont-ils très différents ?

Depuis quelques décennies, sans leur permission, des dizaines de millions d’allochtones se sont en effet installées sur les terres ancestrales des peuples européens. Parmi ces allochtones, quelques uns, indigénistes, décoloniaux ou adeptes des sous-idéologies BLM et woke, adossés à un Etat qui a fait sécession du peuple autochtone, et qui de ce fait peut être considéré comme un Etat étranger, salissent impunément l’histoire de ces peuples, leurs systèmes sociaux, leurs conceptions du monde, leur manière de vivre, remettent ouvertement en cause leur suprématie, dite « blanche », sur leurs terres ancestrales et exigent sans vergogne que ces peuples soient repoussés aux marges géographiques (épuration ethnique dans les zones allochtones), économiques (discrimination positive), mémorielles (avilissement de l’histoire et de la culture autochtone) et politique (islamisation) de leurs propres pays.

Le Droit international, notamment la Déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtones, s’oppose fermement à tout cela. Ce Droit affirme clairement le droit des peuples autochtones à une « suprématie » sur leurs terres ancestrales. Peu importe que ces peuples soient blancs, noirs ou de quelque couleur que ce soit, puisqu’il est posé que tous les peuples sont « égaux » en droit. En d’autres termes, puisqu’ils soulignent stupidement la blanchité des autochtones européens, les indigénistes et autres décoloniaux devraient, conformément au droit des peuples autochtones et sous peine de justes « réparations » (prévues par celui-ci), accepter et s’incliner devant la suprématie blanche en Europe.

Ils devraient, conformément à la Déclaration de l’ONU, considérer que les autochtones européens, donc les Blancs dans leur langage, ont le droit de contrôler leurs terres ancestrales, et donc de décider qui y entre, qui y reste et qui doit en partir.

Ils devraient considérer aussi que l’Histoire et la mémoire des Blancs devraient faire l’objet d’une écriture et d’un enseignement valorisant et respectueux. 

Ils devraient considérer encore que la culture et l’identité des Blancs ne devraient jamais être dévalorisées et remises en cause.

Ils devraient considérer enfin qu’il est normal que le racisme anti-blanc soit une sorte de racisme étalon et qu’il devrait être sévèrement puni.

Etc.

Bref, on l’aura compris, la Déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtones, reconnaît aux autochtones le droit à la suprématie là où ils sont autochtones. D’une certaine manière et en langage woke, elle justifie la « suprématie » des Blancs sur leurs terres ancestrales. Celle-ci est normale et légitime, voire légale.

Considérations impertinentes sur la « suprématie blanche »

Mais pour notre part, nous ne parlons pas de « suprématie blanche », ce langage n’est pas le nôtre. Nous ne racialisons pas une logique qui s’applique à tous.  Nous parlons de prééminence autochtone et nous posons que cette prééminence vaut pour tous les peuples autochtones. Peu importe que d’imbéciles théoriciens de la race la dénient aux autochtones européens en raison de la couleur de leur peau. Ce ne sont que des agents pitoyables du mondialisme et de l’oligarchie. En remettant en cause la prééminence des peuples autochtones européens, ils ne saisissent pas qu’ils remettent en cause le principe même de cette prééminence. En d’autres termes, et cela sera bientôt compris, ils travaillent contre leurs propres peuples, là où ceux-ci sont autochtones. Les  peuples autochtones européens n’exigeront que des « réparations ». Il n’est pas sûr que les autres ne réclament pas quelques têtes. Dans un ordre international autochtone, il ne fera pas bon être « woke ».     

Antonin Campana

2 réflexions sur “Et si on parlait un peu de notre droit de propriété!

  1. Bonsoir M. Bertez

    Pour certains biologistes contemporains, la « limite « , la membrane en l’occurrence, est apparue avant l’ADN; ce qui signifierait que l’identité ne pourrait se forger que par l’établissement d’une limite eux/nous.
    Tant que les hominidés étaient constitués en bandes nomades, la notion de limite était elle aussi nomade et devait correspondre plus ou moins à la surface nécessaire d’un territoire de chasse et de cueillette. La coexistence entre bandes n’était donc pas toujours harmonieuse: les « bons sauvages » de nos mythes philosophiques pouvaient s’énerver entre eux comme tout le monde: éléphants, singes, ruminants, rongeurs etc.: le « lebensraum » a fait ses preuves !

    La question de la propriété et son droit deviennent primordiales et s’élèvent lorsque les sociétés agraires apparaissent et se sédentarisent , pour nous vers le 9ème millénaire BC dans le croissant fertile. Le droit à fourrager , exploiter les ressources d’un territoire désormais défini découle de la temporalité ( semailles moisson stockage) et donc devient culturel et spatial . Ce changement d’investissement du monde ou l’on demeure désormais selon son habitus met aussi en place un ordre social dans lequel une élite peu à peu s’accapare le droit de décider seule des évènements se produisant sur ce territoire: trace nous en est donnée dans les premiers textes Enuma Elish, Atrahasis, Epopée de Gilgamesh, avec la « fabrication » par des « dieux » d’humanoïdes en « glaise » pour cultiver la terre , (cad en français télé: faire le sale boulot pour des prunes pendant que les autres mangent et vivent bien dans le temple).
    Le Christ a pris en compte la propriété: « Rend à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu » différencie la propriété, et par ailleurs:  » Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête. »
    Notre drame vis à vis de la propriété est dans cet « entre » hominidé et l’humain à être.

    Il y a plus de 50 000 ans, nos ancêtres sont parvenus en Europe du nord, ont blanchi pour s’adapter au climat et sont devenus des autochtones. De la forêt primaire des Gaules ne subsiste plus que le massif de la Grande Chartreuse et un morceau de forêt alentour de la grotte de Marie Madeleine vers Nans les pins. Tout le reste a été façonné par les générations qui nous ont précédé. Nous ne sommes pas des étrangers vivant « sur  » un pays , une étendue semblable aux autres étendues de la planète, ce pays nous l’avons « fait », « forgé » et il porte partout la marque de notre culture et de notre identité, évoluant avec le temps en ce pays .
    Je ne concèderai pas les terres où reposent les ossements des miens, les Côtes de Nuits et les roses de Picardie, ni ne me repentirai pour les étangs du Berry, le marais Poitevin, la forêt du Tronçais ou des Landes, le bocage vendéen, l’open -field lorrain , les terrasses de Condrieu et les lavandes des hauts plateaux provençaux,

    Cordialement.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s