Editorial: Et on dira de Macron qu’il a trahi la confiance toute sa vie.

La quantité d’articles politiquement biaisés sur Internet est considérable . 

La maladie et ses remèdes sont politisées par les uns, manipulées pour le profit par les autres. Le peuple retrouve les haines des guerres de croyances fondées sur la religion.

Et les études et opinions des experts continuent de se contredire.

Les études et opinions d’experts se suivent, aucune certitude scientifique ne se dégage. 

La bonne foi et l’honnêteté ne suffisent pas, hélas à garantir la validité de ce que l’on lit.

Les intentions des locuteurs sont biaisées, ils ont un Agenda et la vérité, déjà difficile à établir doit traverser, pour sortir le prisme ou la lamelle de leurs épaisses couches d’intérêts.

Plus qu’une maladie le Covid est une malédiction.

La pandémie du Covid restera selon moi , le meilleur révélateur du mal terrible qui ronge nos sociétés; la perte de confiance.

La confiance est la structure cachée de la condition humaine et de la vie en société. C’est la structure intime de la matière dont est fait le tissus social.

Une confiance inébranlable est le secret des grandes actions que doit, de temps à autre, dans l’Histoire entreprendre l’humanité pour avancer ou simplement survivre.

La destruction du capital-confiance dans les personnes et dans les institutions constitue selon moi la ligne générale de reproduction du système dans lequel nous vivons présentement.

Tout système est fini, il rencontre ses limites et il ne fait qu’un temps, les civilisations comme les societés et les systèmes sont mortels. Le serpent ne survit que de sa mue. Mais l’ordre produit au fil du temps par le système refuse d’abandonner ses privilèges, ses prérogatives. il en veut toujours plus. Chaque jour il prie; ô temps suspend ton vol.

Le système survit de se mentir de se cacher, de dissimuler. De se présenter autre qu’il est.

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Pour tenter de se survivre alors qu’il a touche ses limites internes , le système se pille lui même, il s’auto-dévore; il s’auto-détruit, il brade ses bijoux de famille.

Il renie ses principes, ses valeurs, il fracasse les invariants et les référents sur lesquels il s’est construit: il émiette ses propres fondations.

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L’exemple donné par le gouvernement français est, à cet égard parfaitement révélateur de la destruction du corps social, des valeurs, des principes sur lequel il a été instauré. Il foule aux pieds les principes républicains et les bases même de la démocratie.

Le gouvernement français actuel procède à un gigantesque sacrifice de ce que la Nation a de plus sacré.

Tout cela au profit d’une seule volonté: durer ; satisfaire une médiocre volonté de puissance inspirée par un narcissisme démesuré construit sur un miroir fêlé par une chute originelle.

Retenez bien ce que je vous dis; nos sociétés sont des ogres, des ogres morts qui se nourrissent du vif, elles dévorent à une vitesse sans cesse accélérée le capital, l’héritage qu’elles ont construit au fil des siècles: le capital confiance.

Face aux grands défis comme le climat, la maladie, le chaos financier, les inégalités, nos sociétés ont choisi le mensonge et le pillage des uns au profit des autres.

il n’en peut sortir rien de bon.

Je dis souvent que nos chefs n’en sont pas, ce sont des usurpateurs, des illusionnistes et au mieux des démiurges.

Au lieu d ‘accomplir des miracles, il créent des illusions.

Ils défient les dieux , ils défient les dieux de la Nécessité, les dieux de la Verité. Comme Sisyphe .

Sisyphe dit « le Trompeur »; il a passé sa vie à tromper, à abuser de la confiance mise en lui.

« Après mille ruses, mille forfaits, mille mensonges, il fut contraint par Arès de suivre Thanatos aux enfers. Par une ultime ruse, Sisyphe réussi à en sortir. Longtemps après, Hermès, vient le prendre et l’enferme à nouveau au séjour des morts, ou les dieux d’un commun accord le condamnent au supplice qui lui donne sa célébrité. Il est contraint sous la menace à pousser éternellement sur la pente d’une montagne le rocher qui chaque fois retombe avant d ‘atteindre le sommet?

Sisyphe est le héros qui a trahi la confiance toute sa vie.

2 réflexions sur “Editorial: Et on dira de Macron qu’il a trahi la confiance toute sa vie.

  1. Bonjour M. Bertez

    « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent! »
    Cet aphorisme, souvent repris, peut être soit un avertissement pour les naïfs, soit une leçon, une recette pour les arsouilles. C’est la confiance qui attaquée là.

    On sait l’usage qu’en firent nos politiques, Mitterrand et Chirac notamment!

    Il est intéressant, en rapport avec votre billet sur la confiance de savoir qu’il est généralement attribué à Henri Queuille qui fut et médecin et président du Conseil sous la 4ème!

    En occident, nous avons été formés à accorder une confiance totale en la science, qui nous a propulsés au leadership du monde; la médecine fut longtemps un art, avec ses incertitudes acceptées. Depuis qu’elle s’est voulue et faite scientifique, ses erreurs humaines ne sont plus tolérées , elle s’est faite de plus en plus technologique.
    Découvrir ces dernières années que l’éthique scientifique pouvait être corrompue par orgueil, désir de gloire ou goût du lucre a été un choc: la multiplication des études biaisées, plagiées ou même malveillantes à étendu l’ère du soupçon aux équations.

    Il ne s’agit plus de prouver mais de convaincre! Et là, nous avons affaire à un champ sémantique curieux: la définition de convaincre contient une référence implicite à la force: amener, obliger à … Il n’y a qu’un adjectif à convaincre: convaincu = qui est sûr de . Il devrait logiquement y en avoir un autre: convainqueur mais il n’existe pas. Ce serait trop révéler le duel, le rapport de force qui est bien là. Si l’on en prend conscience, alors on comprend la rhétorique, la toxicité du langage – même chez Aristote ou Platon ( cf Carlo Michelstaedter) , la fabrique du consentement de W. Lippman, Edward Bernays propagande > public relations – le propre neveu de Freud! et le maître Goebbels!

    Macron, comme tant d’autres ne vise que la place de convainqueur – le nom que l’on ne doit pas prononcer- et use sans vergogne de toutes les ficelles du genre, mêmes les plus misérables: face à lui ne peuvent demeurer que des con-vaincus!

    Lui expulsé, le problème ne sera pas résolu , il s’aggravera même au centuple je crois et nous mènera à l’implosion, chacun doutant de son prochain. La tuile aux loups n’a pas fini de siffler au vent d’hiver.

    Cordialement

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  2. « Le peuple retrouve les haines des guerres de croyances fondées sur la religion »:c’est exactement ça!
    C’est pour cela que nous devons rester rationnels :envisager les fais,non les discours.

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