Essai. Les ravages de la post modernité, de Powell à Macron, le monde infantile du « en même temps ».

Ceci n’est pas un article financier . Pour comprendre Macron et sa clique.

Il semble que Jerome Powell, a délivré le message de Taper parfait hier.

Oui, la Fed a commencé à discuter de comment et quand elle allait commencer à réduire les achats d’obligations, mais elle a également souligné que les risques liés à Covid persistent et que davantage de progrès sont nécessaires pour atteindre le plein emploi.

Bref la Fed a appuyé sur l’accélérateur qui rapproche du Taper mais elle a aussi appuyé sur le frein et voulu contrôler les réactions par une restriction.

C’est ce que l’on appelle du pilotage, de la gestion.

Powell introduit une certitude et ensuite il la marque du sceau du doute.

L’ idée est de créer un marché qui a deux sens, l’achat et la vente, c’est à dire de rechercher un équilibre. un plateau.

La Fed lutte contre le chaos, contre les ruptures , contre les trous, contre les failles elle veut tout rendre continu, dérivable. Voila le fond de la régulation: rendre le monde previsible , dérivable, évincer l’incertitude, bannir le fractal.

La Fed qui n’ a aucune culture philosophique , prétends imposer l’ordre du langage à l’ordre du monde, bref la Fed est prométhéenne, elle veut voler le feu aux Dieux .

Powell commet une erreur épistemologique, il confond la gestion des perceptions et la gestion du réel.

il peut introduire le dérivable , le linéaire, le continu dans les perceptions puisque c’est un univers en soi, mais il ne peut pas l’introduire dans le réel. Dans le réel , le fractal reste le fractal et avant la mort on est vivant, après la mort on est mort. Le réel existe en dehors de perceptions que l’on en a. Et il a ses lois.

En bref et ce n’est pas un hasard car c’est la marque du diable, le 666 de la post- modernité, Powell pratique le « en même temps » . Le « en meme temps » c’est la pensée magique qui unit dans la même proposition des contraires et ainsi nie notre condition humaine qui est fondée sur les limites et le choix.

Le « en même temps » est le monde du non-choix, le monde de la toute puissance infantile, le monde des bobos, le monde des enfants-rois, infantiles ou tout est possible car il suffit de réclamer.

Le « en meme temps » c’ est le monde de Macron et de sa clique ou on peut avoir le beurre, l’argent du beurre et baiser sa mère, la crémière.

Le « en meme temps » , pour les freudiens c’est l’univers du rève, l’univers des désirs sans limites.

Le rève ne connait ni jugement d’impossible ni contradiction tout est possible dans cet imaginaire dominé non par l’épreuve du Réel mais par les exigences tyranniques de la jouissance.

Le monde du rève c’est le monde des signes, des mots, des romans qui sont projetés sur le réel pour satisfaire des désirs que l’on ne peut réaliser dans le vrai monde.

Et les Pouvoirs de notre époque sont tellement névrosés qu’ils ne se rendent pas compte qu’eux meme vivent dans cet imaginaire . Ils sont come les poissons, ils ne savent pas qu’ils vivent dans l’eau.

Les pouvoirs de notre époque sont les enfants de la modernité, les enfants de l’Anti Oedipe des Marcuse et autres Deleuze , il leur manque une bonne crise, l’épreuve de réalité, la sanction Faustienne.

Les pouvoirs à notre époque se croient tout puissants, ils nient le Pére, ils baisent la Mère et meme les Enfants .. ils nient la Loi des Hommes, ils récusent notre destin tragique.

5 réflexions sur “Essai. Les ravages de la post modernité, de Powell à Macron, le monde infantile du « en même temps ».

  1. « la certitude que l’on peut fabriquer sa réalité , sa vie selon ses désirs »

    Ce midi sur « France Info » (canal 27) passait un reportage laudateur sur une femme (hétéro) qui a fait un bébé toute seule par insémination.
    Et (magnifique retour du refoulé) la maman montrait fièrement le livre des origines qu’elle avait confectionné pour sa fille… une fille sans filiation, sans père, sans Père, déjetée sur terre par le seul caprice de maman.

    Après le « pognon de dingues » une « époque de dingues »?

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  2. « Les pouvoirs à notre époque se croient tout puissants, ils nient le Pére, ils baisent la Mère et meme les Enfants… »

    Dans le cas de Macron je pense qu’il n’a pas clôturé/assumé son crime primitif (celui d’avoir pris la Mère) et qu’il craint perpétuellement de voir le Père revenir le punir, cad le castrer.
    Pour moi Macron voit le peuple comme le Père cad l’instance qu’il a trahi, dont il s’est joué, et dont en même temps il redoute le retour, le courroux et la vengeance.

    D’où à la fois son sadisme, ses provocations jupitériennes (« qu’ils viennent me cheeeercher!! » les phrases qui tuent, les apparitions publiques sous coco) et sa pleutrerie infantile.

    Oedipe plutôt que Jupiter donc…

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  3. Bonjour M. Bertez

    Depuis l’arrivée en force des écrans dans notre quotidien, il y a plus de 20 ans, j’ai vu croître une tendance de plus en plus marquée dans toutes les professions à confondre l’objet et l’image de l’objet, faute de logique majeure, à laquelle est venue se mêler, faute de compréhension réelle de la physique ( le quantique à toutes les sauces!) , la certitude que l’on peut fabriquer sa réalité , sa vie selon ses désirs – théorie qui a beaucoup de succès chez les tenants du new age.

    Il me semble que cette manière d’être « hors sol » pourrait bien être attribuée à l’hybridation de ces deux tendances. Et nos dirigeants insérés dans ce bigntz fuligineux.

    J’ai en parallèle constaté une réduction de la créativité et du champ de conscience tout d’abord chez des graphistes en CAO qui étaient devenus incapables ne serait ce que d’esquisser à main levée quelque projet de logo ou autre signe que ce soit! ( années 2000) Ils ne pouvaient qu’utiliser leurs outils informatiques et s’y insérer, comme Fernand Raynaud dans son costume mal coupé.

    Et la réduction de la taille des écrans des ordis aux smartphones n’arrange pas les choses à mon sens: j’ai entendu récemment un motard de raids dire qu’il lui arrivait d’emporter une carte routière à petite échelle aux fins « d’avoir une idée de là où il allait », son GPS ne faisant que le piloter d’un point à un autre!

    Il faut , comme moi et bien d’autres, avoir fait des des points d’étoiles au sextant, reportés sur des routiers quasi vierges de l’Atlantique pour apprécier à leur juste saveur ce genre d’infos innocentes qui vous arrivent au gré de vos explorations de la toile!

    Nous sommes peut être en train de payer, à l’insu de notre plein gré, le prix pour avoir externalisé nos facultés cognitives vers des machines. Et je ne parle même pas de l’appauvrissement de la réflexion engendrée par l’hashsabir poucé sur les réseaux sociaux.

    Un autre signe de l’accélération du tourbillon des hamsters neuronaux dans la caverne de Platon: facebook reconnaîtrait désormais une trentaine de « genres » ….

    Là, on cède: on referme doucement les portes de l’asile derrière nous et on va dans les bois se réfugier auprès des 4% de gènes de néanderthal qui nous restent!

    Jupiter rend fous ceux qu’ils veut perdre? C’est presque fait, on va y arriver Monsieur le Président: les cours montent!

    Cordialement

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    1. J’apprécie votre texte et d’ailleurs je le publie.

      Les choses humaines sont surdéterminées, ce qui veut dire qu’elles ont de multiples niveaux de causalité. Et aussi de multiples niveaux d’interprétation.

      La dimension technique ou technologique est importante et je conseille de lire, à tous ceux qui voudraient en prendre conscience pour ne pas en ếtre esclaves, quelques lectures:
      -Les philosophes jacques Ellul et Bernard Charbonneau
      -Bruno Jarrosson , Le temps des magiciens
      -Bruno Lussato
      -Jean joseph Goux
      et bien sur les incontournables Marx, Nieztsche .
      Voire Raymond Aron.
      Je pense aussi qu’il y a beaucoup à retenir des ésotériques du genre Guénon ou Pauwels.

      On ne peut les éviter lorsqu’on parle de servitude et d’aliénation.

      Mais je m’intéresse plus particlièrement aux dimensions psychiques, inconscientes à la fois des sociétés (Carl Jung, Goethe ) et des individus (Freud et Lacan, Dostoievski ) , car c’est là ou je peux apporter des éclairages alternatifs. Comme je le fais en économie, finance et monnaie.

      L’une de mes thèses est que nous vivons dans un imaginaire ou se rencontrent les complexes humains individuels , leur volonté de puissance, leur passion pour pour la servilité , et la logique capitaliste du profit et de l’accumulation sans limite.

      Nous nous desadaptons au monde car nous vivons dans un ailleurs Prométhéen. Nous nions notre finitude encouragés que nous sommes par les illusions de la technique, certes, mais surtout les illusions du discours en général. Un discours disait-on chez moi, cela ne mange pas de pain!

      Je cite Jarrosson: « le diable de la technique est sorti de la bouteille et mène l’histoire à sa guise vers un avenir indiscernable ».. « La technique est devenue mère de la magie »

      Je vous remercie de votre contribution .

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