Humeur: lls ont créé un monde faux c’est à ce monde faux que les hommes s’adaptent, le monde réel, ils ne le connaissent plus.

Ceci n’est pas un article financier.

Je considère que les nouveaux record inscrits par les marchés financiers sont le mode d’apparaitre du mal profond qui ronge nos systèmes.

Plus le mal ronge, gagne en profondeur, s’enracine et plus les bourses montent.

Tout se passe comme si, le mal étant nié et dissimulé, les remèdes que l’on y apportent en constituaient la seule manifestation possible.

Réprimé, le mal n’apparait plus que dans la myriade d’effets secondaires engendrés par les remèdes.

Le niveau boursier est le mode de manifestation du mal qui ronge nos sociétés. Voila ce que je cherche à faire comprendre. Quand on sait que l’on va être confronté à des pièges, le seul moyen de les déjouer est de scruter, d’observer tout ce qui peut les cacher à la vue, les dissimuler. La plaque posée sur le trou révèle le trou.

La hausse du prix des actifs financiers est un symptôme, c’est le symptôme clef, qui montre que les choses non seulement ne sont pas rentrées dans l’ordre malgré les actions menées depuis mars 2020, mais que l’on s’achemine vers d’autres difficultés. Si la situation était en cours régularisation, les marchés se dégonfleraient, ils anticiperaient le sevrage.

On dit que les marchés détestent l’incertitude. C’est faux; c’est devenu faux à notre époque: les marchés adorent l’incertitude, car pour eux cela débouche sur une certitude: les remèdes continueront d’être administré à forte dose. Ils auront droit à des piqures de rappel …

On dit que les marchés sont en risk-on, ils aimeraient le risque; c’est faux, ils détestent le risque mais ils savent que le risque existe et qu’il est pris en charge par un tiers, par la Banque Centrale et le Trésor Public. Les marches n’ aiment pas le risque , non ils se gobergent, ils font la fête précisement parce qu’ils savent que nous sommes dans un système de Tiers Payant, les marchés encaissent les gains et la Banque Centrales et le Trésor Public passent à la caisse.

On dit que les marchés anticipent, qu’ils ont la faculté de prévoir, c’est faux; les marchés ont le nez sur la vitre du court terme, ils vivent dans un présentisme qui justement occulte le futur. Ce futur n’est pas de leur resort, il est pris en charge. Il est la somme des quotidiennetés prises en charge par le couple Banque Centrale-Trésor Public. On s’occupe de tout leur dit-on! Les marchés ont été dépossédés de leur fonction d’anticipation, ils sont abreuvés de déclarations qui vont toutes dans le même sens, laissez nous faire, tout va durer, on en a pour longtemps; les taux vont rester nuls, le bilan de la banque va rester colossal, la croissance va rester lente etc .

Les cours des actions atteignent des sommets sans précédent face à une myriade d’incertitudes réelles qui sont proprement extraordinaires. 

L ‘inflation monétaire expérimentale et la relance budgétaire créent une incertitude épique pour l’avenir, mais une certitude radicale pour le présent: cela va monter.

L’instabilité de la bulle historique de la Chine est une veritable épée de Damocles sur le système global.. Le contexte géopolitique avec l’humiliation imperiale en Afghanistan laisse présager une fragilité alarmante. Le changement climatique mondial constitue la plus grande menace pour tous les aspects de la vie humaine, à commencer par la stabilité économique, sociale, politique et géopolitique. Qu’importe , les démiurges ont tout en mains, ils ont la baguette magique, ou plutot le clavier magique, en quelques clics , ils peuvent sauver la planète.

Les analystes financiers annoncent une croissance phénoménale des bénéfices. 

Réduisez les taux à zéro, injectez des trillions de mesures de relance monétaire, puis ajoutez des trillions de dépenses budgétaires supplémentaires – et le résultat ne peut etre autre chose qu’une colossale aubaine. Une aubaine spectaculaire. 

Mais quel type de multiple un analyste sensé peut il appliquer à des bénéfices d’entreprise gonflés par une dérive historique exponentielle de la monnaie et du budget de l’état.

Aucun chiffre ne peut etre avancé, la situation est sans antécedent.

La prévision est impossible, tout ce que l’on sait c’est que l’on capitalise comme si cela devait durer toujours, tout en sachant que par construction, cela ne saurait durer!

La folie est dans le « en même temps »: on est dans une situation que l’on sait exceptionnelle, mais « en meme temps » on fait comme si elle devait durer toujours.

Tout est actuellement gonflé, le pouvoir d’achat, les revenus, les chiffres d’affaires, les cash flows, les bénéfices.  Les taux d’intérêts sont nuls, le prix de l’argent est bradé, les liquidités débordent de tous les réservoirs.

Quel taux d’actualisation appliquer aux flux de bénéfices futurs lorsque l’on envisage une évaluation raisonnable ? Un taux bas, compte tenu de la probabilité d’années de taux de court terme proches de zéro? Ou bien plutôt un taux d’actualisation élevé, reflétant le contexte sans précédent d’aujourd’hui et les conséquences secondaires non voulues qui y associées ? 

Faut il capitaliser la toute puissance des démiurges ou bien le poids , l’irrésistible pesanteur du monde réel?

J’ai été témoin de dizaines de booms et de ralentissements spectaculaires au cours de ma carrière. Je n’ai rien vu de comparable à la situation présente. Le monde devrait paniquer. Au lieu de cela, il y a une foi quasi absolue dans la Communication des élites.

L’ effondrement de la bulle du financement hypothécaire de 2008, qui succédait deja à l’effondrement des Telcos de 2000, aurait du détruire le mythe de l’omniscience et de la toute puissance des autorités. Il aurait du instiller le doute et la prudence, ce fut le contraire: la mémoire est restée selective, on a retenu non pas la répétition des catastrophes, mais la répétition des remèdes, on a retenu non la défaillance des sujets supposés savoir, mais le coup de baguette magique monétaire.

Washington ne controle plus rien, c’est l’adaptation au jour le jour, le chien crevé au fil de l’eau, tout cela masqué par une Com délirante et des médias complaisants . L’ europe est ue sorte de radeau.de la Méduse.

Tout est devenu village Potemkine.

Nous sommes maintenant dans la 13e année de la bulle mondiale des finances publiques.  Depuis la réponse à la crise pandémique de mars 2020, l’excès maniaque a déraillé. Il a débordé les marchés, submergé les professionnels, il a gagné le public, le détail comme l’on dit. Le monde devrait paniquer. Au lieu de cela, tout se passe comme d’habitude, avec une foi quasi absolue dans le pouvoir de la banque centrale et la capacité infinie d’endettement du gouvernement..

13 août – CBS

« Cela a été un été de canicules étouffantes et d’incendies de forêt qui font rage, et maintenant c’est confirmé : juillet 2021 a été le mois le plus chaud sur Terre depuis le début des relevés. La National Oceanic and Atmospheric Administration a annoncé les résultats vendredi, la qualifiant de « distinction peu enviable » et faisant partie d’une tendance à l’aggravation liée au changement climatique. »

9 août – Reuters

: « Le réchauffement climatique est sur le point de devenir incontrôlable, a déclaré un panel de l’ONU sur le climat dans un rapport historique…, avertissant que le monde est déjà certain de devoir faire face à des perturbations climatiques pendant les décennies, voire des siècles, à venir. Les humains sont « sans équivoque » à blâmer, selon le rapport des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Une action rapide pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pourrait limiter certains impacts, mais d’autres sont désormais acquis . Les vagues de chaleur mortelles, les ouragans gargantuesques et autres phénomènes météorologiques extrêmes qui se produisent déjà ne feront que s’aggraver.

Je n’ai aucune compétence en matière de changement climatique, ce que je retiens ce sont les annonces car en temps normal les annonces suffisent aux marchés pour les influencer. Ici rien, tout glisse y compris les perspectives de catastrophes! Là encore les démiurges ont l’arme secrete , l’arme de protection massive, la planche à billets .

Il n’y pas que le climat qui soit déréglé, nos sociétés aussi, le sont .

Ils ont créé un monde faux c’est à ce monde faux que les hommes s’adaptent, le monde réel, ils ne le connaissent plus.

Nos capacités d’adaptation fondent comme neige au soleil, come les banquises du pôle

2 réflexions sur “Humeur: lls ont créé un monde faux c’est à ce monde faux que les hommes s’adaptent, le monde réel, ils ne le connaissent plus.

  1. Il est logique qu’une société qui a tant invisibilisé la mort, cherchant à en oublier son existence aboutisse à la fuite en avant de la zombification financière.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s