Editorial. Macron est l’homme de la situation. C’est effrayant.

Macron est profondément conservateur au sens ou il veut que la France d’en bas change pour que rien ne change en haut.

Comme tous les textes de Tandonnet celui ci est intéressant. Il est, à l’insu de son auteur, explosif. Vous le lirez ci dessous.

On y retrouve les analyses récurrentes sur le culte de la personnalité, sur la situation tragique du pays et la complicité du peuple.

Mais ici il y a une tentative d’approfondissement à plusieurs niveaux. Tandonnet essaie de comprendre et va au delà du commentaire, il cherche des causes à la situation dans laquelle nous sombrons.

Suivez moi bien.

Je ne fais que lister , il serait trop long de creuser, mais lister suffit, c’est probant:

-la personnalité de Macron, son jeunisme

-la névrose/le syndrome de transgression de Macron

-la volonté d’occuper les consciences pour masquer la sinistre réalité, donc la diversion/distraction

-la complicité avec les milieux économiques dont il est le mandataire ou le pantin

-la connivence avec le milieu médiatique

-le gout des Français pour la servitude volontaire

Voila pour la liste des facteurs de causalité et son examen permet de constater que tout cela est surdéterminé, multi causal: rencontre d’un homme pervers, d’une situation tragique qu’il faut cacher, des responsales économiques qu’il faut protéger et d’un terrain dominé par le gout de la population pour la servitude volontaire.

Tout cela est intéressant , même si Tandonnet n’a ni le temps ni l’espace pour trouver et expliciter le lien dialectique/organique qui unit et donne sa cohérence à la situation.

Ce travail est à faire.

La situation est une rencontre certes mais il y a un fil conducteur et selon moi ce fil conducteur c’est la crise du système Français, lequel système Français au lieu de chercher à trouver des solutions pour dépasser ses contradictions et se redresser , fait de la fuite en avant.

Le système français est épuisé, plutôt que d’affronter le réel, son réel, il s’envoie en l’air dans un imaginaire.

Dans une illusion.

Il fait de la fuite en avant et il s’envoie en l’air pour maintenir quelque chose, ce quelque chose c’est un système de domination, un ordre de privilèges contesté non par les gens mais par la réalité économique, sociale, politique et surtout géopolitique .

Nous n’avons plus les moyens d’entretenir l’ordre ancien. Notre ordre social vit au dessus de nos moyens! Nous nous épuisons à maintenir des fictions. Le mort ne veut, en fait, pas mourir. Nous ne pouvons plus tenir notre rang et nous ne pouvons plus entretenir nos élites et dominants dans le rang auquel ils croient avoir droit.

Pourquoi fait on de la fuite en avant?

Parce que la priorité est non pas de résoudre les problèmes , de dépasser les antagonismes et de faire sauter les limites , non, parce que la priorité est de faire en sorte que « cela » dure le plus longtemps possible .

On n’en veut rien savoir des vraies nécessités de la période, on ne veut rien changer à l’ordre social, au fonctionnement fondamental économique et politique du pays; on veut conserver les mêmes élites, les mêmes fonctionnements.

Macron est profondément conservateur au sens ou il veut que la France d’en bas change pour que rien ne change en haut.

Macron veut paupériser le bas pour que le haut garde sa place et ses privilèges. Il a été nommé et payé pour cela en terme de satisfaction narcissique pour Brigitte et lui .

Et donc on fuit , on triche, on ment, on distrait, on leurre, on insulte, on salit etc

Tandonnet énonce une vérité définitive presque sans s’en apercevoir:

« Si le président Macron n’existait pas, il faudrait l’inventer ».

En clair conclut Tandonnet , tout est de l’ordre de la Nécessité, on ne peut y échapper et Macron est l’homme de la situation c’est un produit de cette situation.

Maxime Tandonnet.

Le scandale du jour est la vidéo mise en ligne par l’Elysée dans laquelle le président Macron exhibe les portraits de mcFly et Carlito dans le cadre d’un pari tout en souhaitant une bonne rentrée aux élèves et bâclant un hommage au professeur Samuel Paty.

Les experts et autres analystes fourmillent d’interprétations ou d’explications. Il est question bien entendu de jeunisme exacerbé et démagogie. Surtout, le syndrome de la « transgression » est le plus souvent relevé.

Pourtant, sans doute faut-il voir dans ce scandale autre chose qu’un phénomène se rattachant à la seule personnalité et au psychisme du chef de l’Etat – sans nier pour autant cette dimension.

Quasiment tous les jours et sous tous les prétextes, l’actualité est écrasée par le spectre présidentiel: Covid-19, vaccination, passe sanitaire, Afghanistan, Irak, Marseille, drogue, la rentrée scolaire, macFly et Carlito… Le culte de la personnalité, obsessionnel, permanent, insatiable, domine la conscience nationale à un degré et avec une intensité qui n’ont jamais été atteints dans la France contemporaine.

Ce visage auquel le big brother de 1984 n’a rien à envier imprègne les cerveaux médiatisés, autant pour susciter l’extase et la béatitude que l’agacement ou la haine. Il envahit les écrans et les consciences au quotidien, obnubile les commentateurs, accapare l’attention, absorbe tout le reste de l’actualité – sans que cela ne dérange personne.

Y voir uniquement un phénomène de nature psychique paraît dès lors superficiel.

Bien entendu, cette mise en scène quotidienne a un sens.

Elle sert à recouvrir la tragédie d’un pays en plein effondrement: 5,7 millions de chômeurs (les vrais chiffres de pole emploi) sans compter le million et demi du chômage partiel, dette publique record de 120% du Pib, 9,6 millions de pauvres, 2 millions de personnes au RSA, déficit commercial de 85 milliards, vertigineux désastre scolaire qui voue la France à la dernière place du classement PISA en mathématiques, violence endémique se traduisant par une explosion de la criminalité, perte du contrôle des frontières et des migrations

Telle est la sinistre et évidente réalité.

L’histrion présidentiel a dès lors une fonction bien précise qui est d’occuper les esprits et de servir de leurre à la tragédie française.

Avec la complicité active du pouvoir économique et ses relais médiatiques (voir la une ci-jointe du Parisien), l’actuel président joue plutôt bien ce rôle qui lui revient.

Et une grande partie du peuple, asphyxié par la terreur de l’épidémie, est aussi complice si l’on en croit les sondages qui prédisent une réélection à peu près certaine.

A quoi sert un président? faire de l’esbroufe à tout prix pour occuper les esprits, en bien comme en mal. Et pourquoi cela fonctionne-t-il si bien? Il ne suffit pas de dénoncer les calculs personnels ni une névrose narcissique.

En vérité, tout cela fonctionne grâce à un contexte, une formidable et complaisante caisse de résonance médiatique et la servitude volontaire d’une partie de la population.

Si le président Macron n’existait pas, il faudrait l’inventer et un jour, tôt ou tard, faudra-t-il le remplacer par quelque chose d’équivalent dans l’ordre de la médiocrité.

5 réflexions sur “Editorial. Macron est l’homme de la situation. C’est effrayant.

  1. « Le système français est épuisé, plutôt que d’affronter le réel, son réel, il s’envoie en l’air dans un imaginaire.
    Dans une illusion »

    Ce qui fait de nous les vassaux de Bruxelles et de Washington, frappés du même mal.
    Si l’on ouvre la poupée russe U.S, on trouve la poupée U.E. et si l’on ouvre cette dernière il y la petite poupée bleue-blanc-rouge. Mais tant que Powell et Lagarde feront tourner la planche à billets nous resterons en lévitation.

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  2. « En clair conclut Tandonnet , tout est de l’ordre de la Nécessité, on ne peut y échapper et Macron est l’homme de la situation c’est un produit de cette situation.  »
    les usa ont produit trump, nous avons produit macron…

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  3. Merci beaucoup pour cet article. Je suis en train de voir les conférences passionnantes d’Edouard Husson sur la montée du nazisme sur le courrier des stratèges. Il décrit (avec beaucoup de finesse que moi) que les névroses d’Hitler correspondaient aux névroses de l’Allemagne à la sortir de la première guerre. C’est pour cela que l’alchimie a pris.
    Je commençais à faire le parallèle avec aujourd’hui.
    votre article arrive à point.

    M Husson mentionne qu’au début malgré les politiques ouvertement hostile aux juifs, seulement 25000 juifs quittaient l’Allemagne chaque année. L’immense majorité se forçaient à penser que les choses allaient s’arranger.

    La barbarie en moins, les même mécanismes se profilent aujourd’hui en version soft.
    Stigmatisation du 10%-20% de la population qui sont rendu responsable de tous les problèmes.
    Augmentation graduel des mesures d’exclusion.
    Déshumanisation qui laisse croire aux gens qu’il est permis de dire la commentaire les plus abjects sans craindre d’être mal vu.

    Je pense sérieusement que ,étant non vacciné à tendance libéral conservateur, ma vie va devenir de la merde. D’ici un an je ne serais même pas surpris de voir des camps pour les antivaccins ou que mes enfants me soient retiré si je persiste à ne pas vouloir les faire vaccination.

    Je ne suis pas aveugle au sens de l’histoire
    Je ne suis pas un martyre,
    Je ne prétend pas être résistant
    je veux protéger mes enfants.
    Nous discutons sérieusement notre expatriation avec ma femme avant la fin de l’année scolaire.
    Les choses s’accélèrent mais l’implosion semble encore loin.

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  4. « Tout cela fonctionne grâce à un contexte, une formidable et complaisante caisse de résonance médiatique et la servitude volontaire d’une partie de la population ».

    lier le matraquage médiatique à la servitude volontaire, c’est reconnaître l’efficacité socio-ingénierique du puissant et long conditionnement psychologique. Ce matraquage », qui opère depuis des années voit s’ ajouter à la puissance des mots celle des chiffres dues aux sondages biaisés… Tout cela, pour conduire les masses soumises à cette expérience « sectaire » ou la trajectoire des « choix » deviendrait connue à l’avance et parce que « connue » elle aurait valeur ultime de se réaliser quoiqu’il se passe. L’inéluctabilité d’une composante scénarisée à l’avance par la promesse « pédagogique » des chiffres révélerait une vérité toujours favorable pour ce « roi » et le système qu’il représente. Mais les gens, devenus adeptes des manifestations échoiques du samedi, ont depuis peu ou longtemps mis à nu et maintenant vomis tout ce système car c’est bien le système en tant qu’il incarne ce « mal français » qui est vomis (connivence, compromission, mensonge et corruption…). La toxicité du « mal français » se reflète dans la partition du pays, elle s’est répandue dans le corps social parce que le poisson a pourri par la tete et qu’il contamine l’ensemble de la nation. Les réactions de la rue traduisent l’instinct de survie non pas d’un système à sauver pour se sauver mais un système à faire tomber pour prendre les manettes du prochain que l’on désire.

    Pour en être de ces manif’ et discuter avec les gens, il ressort que chacun a rejeté les medias-mensonges du système et c’est à partir de ce sevrage thérapeutique que l’émancipation prend effet, nous nous affranchissons. On n’en est plus à dire « ils mentent », non! La parole s’est jointe à l’action: on les ignore maintenant. Comme je le répète autour de moi, je ne dispose plus d’un système immunitaire résilient face à la désinvolture et les tombereaux de connerie idéologique véhiculée par les prêtres médiatiques appuyé de leurs cohortes de disciples zélés et triés sur critère d’adhésion aveugle. En fait, c’est l’overdose qui domine, impossible de tenir face à l’abject des mantras, cela devient tout simplement physique.

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