La guerre des sondages va commencer

Attention les sondages ne sont pas neutres, ils font partie de la campagne et ils balisent le champ de bataille tout en désignant les candidats .

Un sondage publié ce samedi sur les intentions de vote des Français à la présidentielle de 2022 indique qu’Emmanuel Macron et Marine le Pen s’affronteraient au second tour.

Il donne des indications sur le duel Valérie Pécresse – Xavier Bertrand à droite et l’impact de la candidature d’Eric Zemmour.

À sept mois de l’élection présidentielle, la course à l’Elysée est bel et bien lancée. Le chef de l’Etat Emmanuel Macron a passé trois jours à Marseille avec des allures de candidat en campagne électorale.

À gauche et à droite, plusieurs candidats se sont déclarés à la primaire de leur formation politique ces derniers jours.

Le scrutin comporte encore une multitude d’inconnues.

Emmanuel Macron en tête au premier tour

Premier enseignement : Emmanuel Macron arriverait en tête des intentions de vote quels que soient les candidats face à lui.

Si Eric Zemmour n’était pas candidat et que Xavier Bertrand était le candidat LR, Emmanuel Macron totaliserait 25 % des voix, 25,5 % si Valérie Pécresse représentait la droite et 26 % si Michel Barnier était investi.

Ceci confirme mon hypothèse maintes fois réaffirmée; Macron a un socle dur entre 23 et 28%, ce socle lui est acquis, personne ne l’écorne.

Tout le reste en découle: qui peut le mieux rassembler pour le second tour face à Macron qui est assuré d’y participer. ?

Sur quelle base peut se faire le rassemblement? Une base de rejet à Macron; une base d’adhésion mais à quoi?

Beaucoup de choses vont dépendre de l’éventuelle progession de zemmour et a qui il va prendre.

Ce ne sera pas la même chose selon qu’il prendra plus à Marine qu’au candidat LR.

Si il prend beaucoup a Marine ce sera le candidat LR qui aura des chances de figuier au second tour.

Si Eric Zemmour était candidat, le score d’Emmanuel Macron au premier tour serait de 24 % en cas de candidature Xavier Bertrand, 24 % face à Valérie Pécresse ou Michel Barnier.

24 %, c’est le score obtenu par le candidat Emmanuel Macron au premier tour en 2017.

Bertrand et Pécresse au coude-à-coude

Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, qui a été l’un des premiers à se déclarer candidat et Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, sont dans un mouchoir de poche.

Il recueillerait 17 % des intentions de vote au premier tour contre 16 % à Valérie Pécresse et 13 % à Michel Barnier en cas de non-candidature d’Eric Zemmour. 

Si lEric Zemmour  se lançait dans la course à la présidentielle, le score de Xavier Bertrand tomberait à 15 % d’intentions de vote, Valérie Pécresse 14 % et Michel Barnier 11 %.

D’autres candidats à la primaire de la droite comme Eric Ciotti et Philippe Juvin n’ont pas été testés dans ce sondage.

« La droite se trouve dans une période délicate », explique au Parisien Brice Teinturier, le directeur délégué d’Ipsos. « Ses électeurs ne savent ni qui est son candidat ni même comment il sera désigné. Ce qu’ils redoutent le plus, c’est une guerre des chefs qui anéantirait ses chances pour 2022 ».

Ces propos n’engagent que Brice Teinturier ils correspondent à ses souhaits pas à une réalité dont il serait l’interprète.

8 % d’intentions de vote pour Eric Zemmour à ce stade. Tout dépendra de la dynamique .

S’il ne s’est officiellement pas déclaré candidat à l’élection présidentielle, Eric Zemmour bénéficie de confortables intentions de vote. Il est crédité de 8 à 8,5 % selon le candidat des Républicains qui sera désigné par la primaire. 

« Il a incontestablement un potentiel électoral, sur un segment droite dure extrême droite, où il séduit plutôt des hommes, notamment d’anciens électeurs de Fillon et de Marine Le Pen, des commerçants, des cadres supérieurs, des patrons de PME », détaille Brice Teinturier, le directeur délégué d’Ipsos. Ceci est faux, Zemmour prend au LR et au RN a peu pràs de façon équivalente. La volonté du sondeur de droitiser Zemmour est évidente.

Cette candidature potentielle aurait des conséquences sur les scores de Marine le Pen, la présidente du Rassemblement national et Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France. En cas de non-candidature d’Eric Zemmour, Marine le Pen séduirait 22 à 23 % des intentions de vote contre 19 à 20 % si Eric Zemmour était candidat. De même, si Eric Zemmour n’était pas candidat, Nicolas Dupont-Aignan séduirait 4 à 5 % des électeurs contre 2 à 4 % des Françaises et des Français si Eric Zemmour était en lice.

La gauche en berne

La gauche n’attirerait qu’un tiers des électeurs au premier tour, selon les enseignements du sondage. La maire de Paris Anne Hidalgo, pas encore candidate officiellement, se situe à 9 % d’intentions de vote, quels que soient les scénarios. Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon est crédité de 8 à 8,5 % d’intentions de vote. Quant au vert Yannick Jadot, son score serait compris entre 10 et 11 %. Yannick Jadot serait donc le candidat de gauche le mieux placé. Encore faut-il qu’il soit désigné tête de liste par la primaire d’EELV.

À sept mois du scrutin, à peine 53 % des Français sont certains d’aller voter. Le niveau des abstentionnistes potentiels est évalué à 20 % alors que l’élection présidentielle est habituellement un des scrutins qui mobilise le plus les foules. 

A en croire ce sondage, Emmanuel Macron et Marine le Pen seraient qualifiés pour le second tour de la présidentielle, quels que soient les cas de figure.

Emmanuel Macron peut-il être réélu président en 2022 ?

Sondage Ipsos-Sopra Steria le Parisien/France Info réalisé auprès d’un échantillon de 925 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatives de la population française, réalisé par internet selon la méthode des quotas les 2 et 3 septembre 2021. 

2 réflexions sur “La guerre des sondages va commencer

  1. Il ne faut pas oublier l’abstention: multiplier les candidatures va favoriser la montee de l’abstention en semant la confusion dans les esprits.l’election de 2022 sera la meme que celle de 2017.nous sommes cuits…

    J'aime

  2. Il faut de la radicalité pour avoir une chance de battre Macron. Sans cela il sera dans sa zone de confort quel que soit l’adversaire. Zemmour part de loin mais c’est le seul qui peut prétendre à une certaine radicalité. Chez Mélenchon la radicalité est de façade et Marine y a renoncé.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s