La Nouvelle Normalité ou quand la masse devient le fer de lance …de la connerie.

La Nouvelle Normalité est une réalité et en même temps c’est un Imaginaire.

Nous sommes dans le vertigineux. Il ne s’agit plus en effet de s’interroger sur notre vision du monde mais de mettre en question la façon même dont notre vision du monde est élaborée.

Pour tenter de me faire comprendre je dirais qu’il ne s’agit plus de pratiquer et mettre en œuvre notre logique mais de comprendre comment fonctionne notre logique.

Il ne s’agit plus d’appliquer nos programmes cognitifs mais de remonter jusqu’à la genèse et la compréhension de nos outils cognitifs. Il s’agit de quelque chose de proprement fou; de peut être impossible comme l’a exprimé Stendhal puisqu’il s ‘agit en même temps d‘être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue.

Remonter jusqu’ à la formation de notre vision du monde.

Comprendre la nouvelle normalité, ce n’est pas faire l’analyse d’une idéologie car l’idéologie est en quelque sorte une croyance , elle reste extérieure au sujet , elle n’est pas constitutive du sujet il y a encore une distance entre la croyance idéologique et le sujet.

Si, comme on le pense le sujet est structuré comme et par un langage, par un assemblage, par une combinatoire de signes , alors , c’est bien en amont qu’il faut remonter pour mettre à jour la Nouvelle Normalité. Il faut remonter jusqu’à qu’a la programmation du sujet. Je prends programmation au sens informatique; pour faire toucher du doigt ce que je veux dire. Il n’y a que des images comme celle ci qui permettent d’entrevoir ce dont je parle :

« le poisson ne sait pas qu’il vit dans l’eau », c’est son monde réel, sa réalité à lui.

Je soutiens que nous sommes dans la même situation que le poisson , et je le formule de différentes façons comme: « nous sommes des mouches dans la bouteille », « nous sommes dans l’asile avec des psychiatres, sujets supposés savoir mais qui sont aussi fous et névrosés que les patients ». L’asile est notre monde nous n’en connaissons pas d’autre, il n’y a pas de brèche dès lors que « l’on » a détruit l’idée même d’un monde extérieur, en soi, dès lors que l’on a jusqu’à anéanti le soupçon qu’il existe une référence , un ancrage à nos perceptions et à nos connaissances.

Dans la Nouvelle Normalité nous ne savons pas que nous vivons dans une nouvelle réalité, c’est notre monde à nous : nous sommes structurés de l’intérieur c’est à dire que nous ne pouvons pas nous échapper puisque nous ne pouvons nous échapper à nous même et de nous même.

Un imaginaire n’est ni vrai ni faux.

On retrouve le paradoxe vertigineux du menteur qui dit qu’il ment; il dit la vérité puisqu’il dit la vérité du menteur, mais cela ne nous renseigne pas sur le monde . L’imaginaire dont nous parlons peut difficilement être critiqué et montré pour ce qu’il est ; une construction sociale au service d’un ordre social dominant et d’une formation sociale hégémonique. Pour être critiqué/questionné un imaginaire a besoin d’un réfèrent extérieur, il a besoin d’un ancrage; or l’imaginaire social actuel repose sur la destruction des ancrages et leur remplacement par la tautologie du relativisme généralisé. Ce qui était considéré comme réel, comme invariant, comme vrai en soi est devenu point de convergence de simples opinions.

C’est l’équivalent de la Loi du Marché appliquée au réel au vrai, à l’objectif.

De la même façon que la Modernité a désancré la monnaie et donc le marché financier et donc la richesse, la Modernité a désancré le réel, il flotte comme les monnaies , il est libéré de la pesanteur, de son existence en soi et n’est plus que perception du réel. La folie a pris le pouvoir, elle est a son comble, le réel est escamoté socialement et se transmute en une perception du réel -perception is all- qui s’impose puisqu’elle règle la vie et l’activité des hommes.

Les pseudo perceptions « marchent » parce qu’elles sont efficaces dans les relations entre les hommes. Les fondamentalistes en bourse perdent de l’argent, ils deviennent une espèce en extinction, parce qu’ils ne participent pas à l’imaginaire. La participation à l’imaginaire récompense, elle enrichit et donc elle ne peut que se généraliser, progresser, s ‘imposer comme norme sociale. Etre fondamentaliste c’est pisser contre le vent et il y a de moins en moins de gens qui acceptent de se faire pisser sur les chaussures.

Mon image boursière est plus qu’une analogie, c’est un moyen de vous faire saisir une structure de nos sociétés: être fondamentaliste est devenu un handicap qui fait de vous un paria. Attendre les résultats des études scientifiques pour se faire vacciner et résister à l’imaginaire politique c’est vouloir rester attaché au fondamentalisme et cela pourrit la vie.

Vous saisissez au passage l’articulation qu’il y a entre la destruction du fondamental, la néantisation du monde réel et l’exercice du pouvoir des classes dominantes: ayant détruit le monde objectif, écarté la science qui permet de le connaitre et de s’y référer ils ont la possibilité de vous imposer leur volonté. Ayant détruit la Loi ils peuvent vous imposer leur petite loi minable . Ayant tué Dieu ils peuvent se poser comme vos maitres.

Pour prendre une analogie, il n’y a plus de juste prix , il n’y a plus de vrai prix des vraies choses, il n’y a plus que des points de rencontre de l’offre et de la demande. Il n’y a plus rien de beau, de bon, de juste, non! Tout est ordonné selon le hit parade. L’objectif, le vrai, tout cela se détermine aux voix; il n’y a plus de monde extérieur, il n’y a plus que des sondages ! La vérité n’est pas le résultat d’un travail de découverte avec des outils appropriés, non c’est le résultat chez Hanouna d’une discussion entre deux imbéciles . Les visions du monde ont remplacé le monde et l’ont escamoté; la Bourse ne reflète plus l’économie réelle et la richesse non, la Bourse c’est la richesse, elle est sa propres référence: la Bourse crée de la valeur! Les salauds qui détruisent , pillent, mettent au rancart ou au chômage et font monter la bourse sont les héros.

En fait, pour en revenir à ce qui a constitué le point de départ de notre réflexion, nous sommes immergés dans une nouvelle forme de totalitarisme, dans un monde des ombres, des signes, d’ images, qui s’articulent selon une forme mondialisée, pathologisée, en apparence dépolitisée.

Nous ne sommes pas extérieurs à ce totalitarisme, pour parler comme à Davos, nous en sommes parties prenantes. parties constitutives, nous sommes nous aussi le problème. Nous sommes un seul et même système en ce monde.

Le système de la Nouvelle Normalité est systématiquement mis en œuvre sous le couvert de « protéger la santé publique ».

Afin de s’opposer à cette nouvelle forme de totalitarisme, il faudrait comprendre en quoi il ressemble et diffère des systèmes totalitaires antérieurs. C’est pour cela qu’à plusieurs reprises j’ai lancé des appels à des intellectuels pluri disciplinaires pour faire ce travail . Notre époque manque de phares désintéressés, non aux ordres des puissants.

Les similitudes avec l’Histoire sont assez évidentes : la suspension des droits individuels, détournement des textes constitutionnels, gouvernement par décret, propagande officielle sans réplique, rituels de loyauté publique et d’allégeance , diabolisation de l’opposition, censure, ségrégation sociale, les escouades de voyous miliciens du fusil et des micros terrorisant le public, gouvernement par slogans etc. – mais les différences existent , elles ne sont pas évidentes et c’est ce qui rend cet usage de la Nouvelle Normalité aussi dangereux .

Le totalitarisme du siècle dernier était plus ou moins national et ouvertement politique, le totalitarisme de la Nouvelle Normalité est supranational et son idéologie est beaucoup plus subtile, elle ne se donne pas , surtout pas pour politique. En fait elle se propage toujours pour votre bien et son véhicule/son moteur est la peur.

Vous avez eu peur du terrorisme , vous avez eu peur de la ruine en 2008, vous avez peur de la guerre , vous avez peur des virus, vous avez peur d ‘être socialement banni etc.

 La nouvelle normalité n’est pas le nazisme ou le stalinisme. C’est le totalitarisme capitaliste financiarisé mondial, et ce capitalisme mondial n’a pas d’idéologie ou, plutôt, son idéologie est de prétendre qu’il n’en a pas, qu’il est la «réalité. Son idéologie consiste en ceci qu’elle nie la réalité et la remplace par une combinatoire fermée de signes, signes qui sont censés exprimer toute la réalité. La mesure mathématique du risque par la volatilité des prix exprime, prétend exprimer toutes les incertitudes du monde réel!

Ce qui n’est le vide absolu, sans sous jacent autre que la rencontre d’une offre et d ‘une demande, le Bitcoin constitue la protection suprême contre l’avilissement des monnaies. Le vide est la meilleur garant de la richesses, c’est le fétiche suprême.

Bref le totalitarisme de la Nouvelle Normalité a donné vie aux ombres et il prétend qu’il n’y a rien d ‘autre.

Le réel n’existe plus vous dis-je , il n’y a que la norme et les écarts par rapport à la norme sachant que la norme tombe du ciel systémique comme la pluie tombe des nuages ; la norme s’impose par un universel « il faut » .

De façon imagée triviale, vous êtes des déviants, des terroristes, et la déviance suprême c’est d’être hors de la norme hors du centrisme , hors du trou du cul, c’est à dire d’ être extrémiste . Nazi vous êtes et ce, que que vous soyez de droite ou de gauche; vous êtes l’ennemi de la norme.

La Nouvelle Normalité est un  système  totalitaire mondial. Il n’y a pas d’« extérieur » du système sauf à l’intérieur de vous même, si vous êtes un rebelle, un vrai pas un rebellocrate. 

Le paradigme secte/société a été inversé. La secte est devenue la société dominante. La secte, c’est la masse. Et ceux qui ne se sont pas convertis sont devenus un ensemble d’êtres isolés; regardez la vie actuelle alors que vous êtes submergés par les vaccinés!

Les masses ont perdu la vocation civilisatrice dont Marx les avait engrossées, elles ne sont plus fers de lance que .. de la connerie. Elles sont la matière première dont on fabrique la Nouvelle Réalité, la Nouvelle Normalité, elles sont le terrain, le champ ou la norme pousse. Ce sont les masses qui broutent l’herbe de la nouvelle Normalité. Et c’est pour cela qu’il n’y a aucun espoir de changement par la démocratie. Terrible constat.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est sheep_600x323.jpg

Le système de la Nouvelle Normalité a réussi un coup de maître, c’est le cas de le dire un coup de maître, il s’est mis hors de portée de toute critique car il n’est radicalement pas idéologique. L’emprise de la Communication, des médias, l’escamotage de l’information, la montée des thèses destructrices de la déconstruction, l’inversion du sens des mots, la libération de la monnaie fétiche équivalent général de tous les désirs, la fin de l’abstinence sexuelle, la valorisation de la transgression , la destruction du Nom du Père, tout cela a permis la montée de la Nouvelle Réalité.

Un système globalement hégémonique n’a pas besoin d’idéologie, car il n’a pas à rivaliser avec des idéologies rivales. Ainsi, il efface l’idéologie et la remplace par la « réalité »

La réalité n’est pas définitivement effacée car elle peut faire retour. Mais elle ne peut se manifester qu’ accidentellement -comme un lapsus- à l’occasion de la rupture dans le tissus de l’imaginaire, à l’occasion d’une rupture/faille crisique. La faille crisique, comme par exemple l’effondrement de la Bourse en mars 2020 ou la catastrophe de l’Afghanistan, la faille est une sorte de réconciliation partielle entre l’imaginaire et le vrai réel. Les crises sont un des rares moments ou le présentisme se déchire et ou l’histoire fait sa réapparition; les crises réintroduisent la pesanteur, les limites, le temps, la rareté, la mort, elles font en sorte que l’on s’échappe de l’a-historicisme magique.

Nous ne serons sauvés que par les crises , la Crise. Par le retour en force du réel.

12 réflexions sur “La Nouvelle Normalité ou quand la masse devient le fer de lance …de la connerie.

  1. Le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas… mais qu’elle se doit de connaitre:

    Nous mettons en mots les composantes de notre réalité, nous la définissons à partir de notre réminiscence des circonstances passées, nous nous situons dans le temps présent et regardons derrière puis nous tentons à partir de ce présent de voir par delà l’horizon des événements à venir.
    Si je dis que mon passé, bien qu’imparfait, est bien meilleur qu’aujourd’hui, je me charge d’une nostalgie qui fait plus grand contraste à mon futur puisque je l’interprète comme une plus grande catastrophe, une plus puissante dégradation de la vie sociale qui m’inspire rejet, dégout et crainte… Entre la nostalgie et la douleur du temps présent je me fais alors du soucis pour mes enfants et les enfants de mes enfants.
    L’espace mental est balisé par 2 horizons distincts, celui du passé et celui du futur et dans cet entre 2, je juge leurs qualités à chacun et cela dans la mesure de ma fixité pensive et contemplative comme observateur attéré d’un présent catastrophique.

    Si hier était mieux qu’aujourd’hui et aujourd’hui mieux que demain c’est que nous glissons collectivement dans un totalitarisme qui s’enracinait bien au delà de mon passé personnel et ce que ma vision nostalgique m’apprend c’est que je ne voyais pas le mouvement général de l’histoire… Il me portait comme un fleuve nous transporte sans que l’on voit jamais les rivages qui nous séparent des terres ni même la direction accidentée que l’eau emprunte… du moins pas à ce point. Et plus le fleuve dévalait la pente, plus l’agitation était grande, plus l’angoisse des jours gonflante de ses événements se fait prégnant, interroge.

    Ce que je décris est un sentiment partagé… sauf par les moutons qui observent le paturage moins verdoyant certes mais toujours là pour les sustenter.

    La question de la cause 1ère peut se formuler ainsi: les variables défilent mais une constante subsiste, quelle est-elle? Quelle formule intellectuelle révèle cette constante?
    La constante est anthropologique, ok mais encore.
    La constante est un mélange savant entre l’en dedans et l’en dehors; c’est dire que le monde perçu et conçu l’est par moi et se projette au dehors comme « vérité de situation » (je pense-je crois). Si le monde fonctionne selon 2 ordres intriqués, celui Naturel et Humain, l’Humain quant à lui intervient comme élément de contrainte et de pression dans un monde agissant, lui aussi, en contrainte et pression, tout se reflète, ok.
    Mais encore, ce qui procède du vivant c’est un ensemble Logique qui fait « cadre » et dynamisme du corps social entier: le monde (biotique /abiotique) mais aussi ce qui fait corps entier chez l’Humain c’est le double rapport aux lois qui le gouvernent: à la fois celle du monde mais aussi par interpolation chez l’Humain: l’instinct de conservation.
    Mais l’humain possède un plus que l’animal possède en miniature: la conscience identito-réflexive avec la conscience que c’est l’inconscient qui le dirige (mémoire de l’espèce et identito-filiale).
    Pris isolément, on peut le comprendre mais collectivement cela se corse. Si chaque histoire personnelle semble différente d’une autre (variable), des constantes majeures constituent un soubassement « programmatique » car les lois sont pour tous et toutes les mêmes, un principe coordinateur de l’espace sémantique: Etre, Faire et penser (dont imagination…). Etre est un Etat, Faire et Penser sont une fonction coordinatrice et motrice de l’Etat d’Etre (un tout en Soi mais perméable, donc un Système ouvert), comme espace intérieur de l’Etre psycho-affectif.

    L’enracinement à un inconscient collectif sur-détermine l’ensemble projectif des variables qui définissent la mosaïque des comportements sociaux, ainsi se manifestent les désirs qui sont dressés en catégories qui proviennent de l’instinct naturel constatable dans tout le règne vivant: -transmission (gène et culture)-survie- territorialisation et pour l’humain le petit plus: le dépassement de soi, en bien ou en mal certes selon une trajectoire historique qui nous est propre mais qui prend appuis dans le mimétisme de nos instincts grégaires et dont la qualité 1ère, comme motivation, est de traduire nos réalités plurielles pour leur donner un sens univoque. C’est donc en tant qu’acteur que je deviens spectateur, je fais porter mes choix personnels selon mon affect et m’attend à en goûter les fruits… « juste récompense équilibrée » entre désir (demande) et réponse ( ce que m’offre le fruit de mon action). Pourtant, toute « récompense » sera jugée bonne ou mauvaise (mauvaise et frustrante voir conçue comme « punitive »).
    Ce que nous appelons Système est le reflet en miroir d’un rapport de force, névrotique mais pathologiquement évolutif, de la société dans sa globalité; c’est à la fois une égrégore en même temps que corps d’expression à travers les Etres ou l’espace sémantique entre monde naturel, Humanité et Système est intriqué comme un ensemble de poupées russes. Chaque « lieux » d’expression est inter-relié, rien ne bouge sans qu’un effet communicant ne se produise à une toute autre échelle de réalité si bien que ce mécano repose sur un moyeu métaphysique et métapsychique qui est… l’inconscient.

    Pour que tout change positivement, un long travail conscient doit mobiliser des forces positives et cela ne peut émerger comme processus que si un phare moral sur-détermine l’ordre et la direction de nos choix. Un positionnement moral élevé modifie l’horizontalité des rapports sociaux et agit sur l’état du monde. L’absence de morale signifie que toute pensée et action régulée par l’éthique est dénuée de transcendance mais régie seulement l’ordre crépusculaire; c’est dire celle de la chute de l’homme dans une néantisation. Si nous vivions chaque jour comme une opportunité de se grandir humainement, en pleine conscience de nos faiblesses et de nos forces et considérant à l’aunes de notre incomplétude et finitude notre Ego, nous limiterions la source d’incertitude qui « fabrique » l’expression d’un puissant atavisme: la peur.

    Pour avoir confiance, il faut comprendre l’opportunité de notre vie mondaine comme un exercice de dépassement de soi face aux épreuves. Une dimension collective ajoute une puissance d’action révolutionnaire à notre situation actuelle. La confiance accompagne la souveraineté, elle constitue le lien métaphysique de l’ordre physique mais cet ordre physique possède une raison d’être métaphysique et verticale… Chaque Etre est le moyeu intersectionnel de la roue rayonnante de l’existence pour se diriger selon son degré moral, comme « phare vertical » qui éclaire toute application et référence conceptuelle éthique; elle qui est l’influence horizontale de sa pensée, son imaginaire, ses désirs… et de ses réalisations. Elle qui fait l’histoire, la petite et la grande. L’immoralité d’une vie serait le refuge de la peur transformée en haine de soi projetée sur les autres et le monde; le bien, le vrai et le juste deviendrait des valeurs inversées… une image parodique des valeurs qui se définissent autour de l’Amour Absolu ce que les religions appellent miséricorde est ce qui s’appelle Sagesse qui allierait connaissance sans tache et infinie compassion.

    Chacun devient le pole révolutionnaire qui peut servir de modèle à l’autre mais nous ne pouvons être dupe du fait que l’égalité n’est qu’anthropologique mais que dans ce monde l’inégalité se reflète dans les qualités distinctes, voir oppositionnelles par épreuve de ses contrastes majeurs, qui font nos autant qualités que nos défauts.

    Le Système, c’est le lien le plus privilégié entre l’inconscient collectif et les modèles directeurs et réflecteurs de notre conscience; or c’est bien la question morale en tant qu’elle est ou n’est pas qui tranche le vif de notre tragédie existentielle. Tout se joue entre Etre-Avoir et Faire ou on oscille avec « Par-Etre »-avoir et faire. C’est la cohabitation houleuse entre la Vérité et le mensonge qui nous tenaille et qui se reflète dans le monde sensible. Si je poussais l’interpolation pour une autre catégorie de réalité, je dirais que nous aimons l’or (vérité qui renvoie au sacré ancré en nous) mais que la monnaie (mensonge) remplit la fonction d’usage et mésusage de nos échanges… le signe est telle l’ombre que le prisonnier dans sa caverne croit véridique alors même que le feu rayonnant de l’or en est la source mais il en est que le prisonnier ne connait pas, voir ne le reconnait pas… mais si il le reconnaissait il faudrait qu’il se détache de la puissance magnétique des signes et pour cela il faudrait traiter ce qui origine l’erreur: En soi-même, tel Thésée livrant combat au Minotaure dans le labyrinthe de son cœur (son inconscient), rejetant ainsi le moyen de la peur, y portant remède et se Libérant des servitudes qui faisaient relais de transmission à ses choix, désirs…. et enfin revêtir, libre, la toison d’or dont on dit qu’elle « est un symbole solaire. Sa conquête permet d’obtenir le statut de héros et, pour certains de ceux-ci, la souveraineté ». (wikipédia) Comprendre la véritable liberté.

    J'aime

  2. Cette abrutissement généralisé est voulu et rendu d’autant plus nécessaire à la domination d’une caste que l’accès à l’information ne lui est plus réservé.

    La télé spectacle avait déjà fait beaucoup de mal à compter des années 80. La démocratisation d’internet a permis au gens de mieux s’informer mais en même temps qu’elle exploitait les données collectées par ce biais l’oligarchie a construit une camisole intellectuelle interdisant toute analyse personnelle par la plèbe des informations mises à sa disposition. Le mot « complotiste » qui met souvent fin à toute discussion est la sangle de cette camisole. Il est interdit d’analyser et de penser en dehors d’une ligne établie.
    Pour prendre un exemple, au printemps 2019 il m’a semblé évident que la thèse d’un virus ayant fuité d’un labo était crédible puisque 6 labos existent à Wuhan et qu’on savait dès alors que certains travaillaient sur les coronavirus. Mais cette piste a immédiatement été écartée par la doxa et considérée comme complotiste. Et quand on est du côté de la thèse oligarchique on se sent fort : des journalistes niveau licence se sont même permis de se moquer du professeur Montagnier pourtant prix Nobel à ce sujet.
    Des gens de ma famille m’ont traité de tordu de croire cette thèse . Je leur ai répondu que ça puait la merde à 2 mètres des chiottes et qu’ils s’interdisaient de penser que ça puisse venir de là. On n’en sait pas beaucoup plus aujourd’hui mais après 18 mois on admet que cette possibilité ne peut plus être écartée. Elle a même été réhabilitée par Facebook après y avoir été interdite…

    Voilà le monde dans lequel nous vivons, un monde dans lequel beaucoup enfilent de manière consentante le plus souvent par lâcheté ou facilité, la camisole intellectuelle ou la laine de mouton qu’on veut leur faire porter.

    J'aime

  3. Bonjour M. Bertez

    « être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. » C’est possible dans une certaine mesure, En se plaçant à l’étranger: lorsque je partage l’existence quotidienne d’humains chinois, en étudiant de plus leur culture traditionnelle, je demeure moi-même en tant qu’européen, je suis à ma fenêtre, par ailleurs, mes amis chinois me renvoient ma différence , objective pour eux, et me permettent ainsi de me voir passer dans la rue comme européen et non comme chinois.
    On oublie souvent que nous sommes le seuls à ne pas voir notre propre visage lorsque nous avançons: nous avons besoin du regard d’autres pour nous « voir ».
    La masse comme fer de lance de la connerie: à vous lire il me vient l’idée que la masse équivalent à l’énergie, l’énergie d’une nouvelle réalité quelconque ne peut subsister qu’en fonction de l’importance de la masse qu’elle capte: par exemple: l’énergie dépensée pour créer et maintenir la nouvelle réalité « française » pourrait elle subsister longtemps avec une masse équivalente à celle de la population de l’ile de Ré face à une nouvelle réalité créée par la chine qui s’appuierait sur la masse de la population chinoise ?
    On se doute alors que l’on assisterai à une rivalité entre nouvelles réalités surgies içi où là par des « maîtres » rivaux…. Ce qui ne changerait rien au sort des moutons chair à canon d’ailleurs.

    Axiome La nouvelle réalité ne peut fonctionner qu’alimentée par une pile au mouton!

    Depuis quand le virtuel a t’il atteint sa vitesse de libération par rapport au réel?
    Un signe en physique peut être: depuis que les théories de la Grande Unification ne peuvent plus être validées par l’expérimentation , en raison de l’énergie colossale qu’il faudrait mettre en oeuvre pour les réaliser. ( plus grande que celle du système solaire par exemple)

    Vous avez raison de dire qu’on ne peut survivre dans la nouvelle réalité en espérant revenir à l’avant. L’avant est passé, il est mort.

    La nouvelle réalité que vous décrivez serait du genre confucianiste, cad sans dieu mais imposant inflexiblement la norme à chacun. La solution apportée par la civilisation chinoise à cet enferment mortel fut une autre manière de se penser au travers du taoïsme, solution qui sera complétée par le bouddhisme. mais il a fallu longtemps à la civilisation chinoise pour intégrer l’ensemble ( de -500 à vers 1100 BC, début des Song)

    Bien sûr, il n’est pas question de songer à reproduire ce modèle mais peut être de s’en inspirer.
    les asiatiques ont une étrangeté pour nous: le penser public et le penser privé. Ce n’est pas du tout garder ses pensées pour soi ou être hypocrite, c’est vraiment deux modes du fonctionnement du cerveau qui diffèrent légèrement. Un peu comme si l’on penserait pour soi exclusivement en français mais qu’on ne parlerait ou écrirait qu’en anglais.

    Pour ma part, étudiant depuis longtemps les instruments de la pensée hébraïque ainsi que ceux de la culture populaire chinoise , j’ai acquis une certaine liberté – toute relative cependant- dans ma manière de penser et d’appréhender ce qui semble se dérouler devant mes yeux.

    Est ce une solution? Je suis incapable d’en juger, juste de dire que c’est ce qui me permet de ne pas devenir enragé, ce qui pour un mouton serait franchir la barrière des espèces et risquerait de devenir viral.

    Le virus pourrait il être une arme efficace arme contre les nouvelles réalités. Si oui, pourquoi ne pas alors s’en faire un allié?
    Cordialement

    J'aime

  4. Il y a autant de vaccinés contre le covid qu’il y eut de pétainistes en 40 ce qui n’inspire pas forcément confiance. Un éventuel vieillissement cellulaire prématuré apparaissant dans qq années sera le juge de paix. Vae victis et pour le moment ce sont les non vaccinés dont je fais partie.

    J'aime

  5. Excellemment angoissant . Oui, jusqu’à
    « Les crises sont un des rares moments ou le présentisme se déchire et ou l’histoire fait sa réapparition; les crises réintroduisent la pesanteur, les limites, le temps, la rareté, la mort, elles font en sorte que l’on s’échappe de l’a-historicisme magique.

    Nous ne serons sauvés que par les crises , la Crise.
     »
    Non, la crise actuelle au contraire affirme la force de l’illusion, le refus du réel, nous éloigne encore davantage de la réflexion , de la vérification des discours dans les faits, et de l’action . Elle asservit davantage qu’elle ne libére.
    Si quelque chose peut inverser cette fuite de l’intelligence, ce sera l’obligation de vour la réalité : proches malades de la vaccination absurde, enfants névrosés par ce masque porté toute la journée, perte du lien familial..bref, pas une Crise mais de multiples retours individuels affectifs , et culpabilisants, qui deviendront insupportables et obligeront à reprendre le contrôle du réel.

    J'aime

    1. Vous confondez la crise avec les pseudo remèdes actuels qui lui sont appliqués,
      Ce qui renforce l’illusion ce n’est pas la crise, elle, elle les détruit. Ce qui renforce les illusions ce sont les remèdes qui sont appliqués.
      La crise est décapante mais les masses ne veulent pas que ce soit décapé,
      Elles veulent continuer à croire, à faire l’autruche, malgré la réintroduction du réel. .

      J'aime

      1. Bonjour.
        Tout à fait ! Cette crise spontex, décapante, ne peut plus se déclencher puisque la masse lutte pour garder le passé du présent. Il faut revenir au monde d’avant, disent ils, comme si le monde de 2019 ou 2017, 15 était la réalité. Nous n’y sommes plus , comme vous le démontrez depuis des lustres, dans la réalité , dans le vrai, dans la valeur, nous sommes dans le parasitisme intégral celui qui tue son hôte. Notre corps (social) créateur de réalité , d’actifs, est infesté de tiques et notre sang ( commencal) est contaminé de leur virus , le mensonge.

        Merci de ce superbe phare intellectuel qu’est votre carnet.

        J'aime

      2. Il y a une « crise » lorsque surgit la vérité sur les mensonges et les illusions,
        lorsque les manipulateurs vont trop loin, se heurtent au réel qu’ils ne peuvent
        plus cacher assez efficacement.
        Ceux qui se sont laissé piéger tombent dans un déni convulsif, prêts à se
        retourner contre les résistants et les lanceurs d’alerte pour qui ça peut mal
        finir: voyez Platon et sa caverne, ça craint pour la vérité…

        J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s