De la même façon qu’ils vous enfoncent dans la gueule la fausse monnaie de leurs vraies dettes, ils vous enfoncent les aiguilles de leurs vaccins qui n’en sont pas.

La Nouvelle Normalité est une réalité et en même temps c’est un Imaginaire. La Nouvelle Normalité englobe tous les aspects de votre vie, elle est envahissante. Que ce soit en matière de santé, de monnaie, de sexe, de morale, de politique, la nouvelle normalité est là.

Elle dé-nature, elle dé-contruit le monde.

Il n’y a qu’un domaine ou je ne constate pas les effets de la Nouvelle Normalité, c’est le domaine suprême, celui des Rois, celui de la guerre et du géopolitique. Là, le réel et les forces dominent encore et c’est d ‘ailleurs pour cela que nos sociétés wokenisées n’ont aucune chance à long terme dans la grande confrontation qui se prépare.

COMPRENDRE LA NOUVELLE NORMALITE

Nous sommes dans le vertigineux. Il ne s’agit plus en effet de s’interroger sur notre vision du monde mais de mettre en question la façon même dont notre vision du monde est élaborée.

Pour tenter de me faire comprendre je dirais qu’il ne s’agit plus de pratiquer et mettre en œuvre notre logique mais de comprendre comment fonctionne notre logique. Et même quelles sont ses origines.

Il ne s’agit plus d’appliquer nos programmes cognitifs mais de remonter jusqu’à la genèse et la compréhension de nos outils cognitifs. Il s’agit de quelque chose de proprement fou; de peut être impossible comme l’a exprimé Stendhal puisqu’il s ‘agit en même temps d’être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. Il s’agit de devenir l’ordinateur qui comprend par qui, comment et pourquoi il a été programmé.

Remonter jusqu’ à la formation de notre vision du monde.

Comprendre la nouvelle normalité, ce n’est pas faire l’analyse d’une idéologie car l’idéologie est en quelque sorte une croyance , elle reste extérieure au sujet , elle n’est pas constitutive du sujet: il y a encore une distance entre la croyance idéologique et le sujet. on reste dans le « je pense donc je suis ». On n’est pas dans le radical qui se formulerait; « là ou ça pense, je ne suis pas ».

Si, comme on le pense, le sujet est structuré comme et par un langage, par un assemblage, par une combinatoire de signes , alors , c’est bien en amont qu’il faut remonter pour mettre à jour la Nouvelle Normalité. . Il faut remonter jusqu’à qu’à la programmation du sujet. Jusqu’à ce moment constitutif ou il s’insère dans le langage.

Je prends programmation au sens informatique; pour faire toucher du doigt ce que je veux dire il n’y a que des images comme celle ci: le poisson ne sait pas qu’il vit dans l’eau, c’est son monde réel, sa réalité à lui.

Je soutiens que nous sommes dans la même situation que le poisson ; et je le formule de différentes façons comme: nous sommes des mouches dans la bouteille, nous sommes dans l’asile avec des psychiatres sujets supposés savoir mais qui sont aussi fous et névrosés que les patients.

Dans les psychiatres vous reconnaissez le monde des experts-systèmes qui sont chargés d’administrer les rations quotidiennes d’imaginaire certifié et estampillé.

L’asile est notre monde, nous n’en connaissons pas d’autre, il n’y a pas de brèche dès lors que « l’on » a détruit l’idée même d’un monde extérieur, en soi, dès lors que l’on a jusqu’à anéanti « le soupçon » qu’il existe une référence , un ancrage à nos perceptions et à nos connaissances. J’écoutai l’autre jour un crétin de publicitaire qui disait; ce n’est pas parce que c’est vrai que nous croyons, non, c’est vrai parce que nous le croyons! Je hais et je méprise la classe publicitaire et ses sous produits comme les Macron communicants.

Dans la Nouvelle Normalité nous savons pas que nous ne savons pas, nous ne savons pas que nous vivons dans une nouvelle réalité, c’est notre monde à nous : nous sommes structurés de l’intérieur c’est dire que nous ne pouvons s pas nous échapper puisque nous ne pouvons nous échapper à nous même et de nous même.

Un imaginaire n’est ni vrai ni faux. On retrouve le paradoxe vertigineux du menteur qui dit qu’il ment; il dit la vérité puisqu’il dit la vérité du menteur, mais cela ne nous renseigne pas sur le monde . L’imaginaire dont nous parlons peut difficilement être critiqué et montré pour ce qu’il est ; une construction sociale au service d’un ordre social dominant et d’une formation sociale hégémonique.

L’imaginaire social est un moyen de clôturer le monde, de le fermer, de boucher ses failles afin d’empêcher que les gens se posent les vraies questions, celle qui remettraient en question et donc à leur places les dominants. Ce qui est proprement humain c’est la faille, le doute, le manque, le trou, la béance, le manque à être, et l’idéologie, l’imaginaire véhiculées par les dominants a pour fonction systémique de faire croire qu’il n’y a pas de faille, qu’ils contrôlent tout.

Pour être critiqué/questionné un imaginaire a besoin d’un réfèrent extérieur, il a besoin d’un ancrage; or l’imaginaire social actuel repose sur la destruction des ancrages et leur remplacement par la tautologie du relativisme généralisé.

Ce qui était considéré comme réel, comme invariant, comme vrai en soi est devenu simple point de convergence de simples opinions. Le réel dans le monde moderne et post moderne est escamoté: je suis sur que les Playmobils du gouvernement n’ont même pas conscience de mentir puisque pour eux le vrai n’existe pas, il confondent le vrai avec ce qui réussit. Or le mensonge réussit très bien en politique, même si il n’est pas capable de traiter les problèmes réels comme on le voit dans tous les domaines: grâce au mensonge et à cause de lui, les impuissants de la clique se croient en réalité puissants!

Les zozos ne manipulent que des ombres et ils sont névrosés au point de ne pas voir que le réel est ailleurs et qu’il leur échappe; Macron fait joujou narcissique pour épater Brigitte, il manipule les Français mais il est incapable de défendre nos intérêts dans l’affaire du sous marin ou notre nucléaire face aux Allemands! Plus il sombre dans l’autoritarisme et plus il s’enfonce dans la faiblesse et la dépendance vis a vis de l’Allemagne qui soutient le prix de nos dettes. L’autorité, La tyrannie qu’il inflige aux Français est symétrique , donc en proportion de sa soumission au monde extérieur!

Ah le Chef!

C’est l’équivalent de la Loi du Marché appliquée au réel au vrai, à l’objectif.

De la même façon que la Modernité a désancré la monnaie et donc le marche financier et donc la richesses, la Modernité a désancré le réel, il flotte comme les monnaies , il est libéré de la pesanteur de son existence en soi et n’est plus que perception du réel. La folie est à son comble, le réel est escamoté socialement et se transmute en une perception du réel -perception is all- qui s’impose puisqu’elle règle la vie et l’activité des hommes. Et pendant qu’elle règle le « soft », la vie des hommes, le réel, le matériel, le » hard », lui se déroule avec ses propres lois .

Les pseudo perceptions « marchent » parce qu’elles sont efficaces dans les relations entre les hommes. La sorcellerie marche pour faire courber les hommes, pas pour faire venir la pluie.

Les fondamentalistes en bourse perdent de l’argent, ils deviennent une espèce en extinction, parce qu’ils ne participent pas à l’imaginaire. La participation à l’imaginaire récompense, elle enrichit et donc elle ne peut que se généraliser, progresser, s ‘imposer comme norme sociale.

Etre fondamentaliste c’est pisser contre le vent et il y a de moins en moins de gens qui acceptent de se faire pisser sur les chaussures. mon image boursière est plus qu’une analogie, c’est un moyen de vous faire saisir une structure de nos société, cela va bien au delà du mimétisme de René Girard.

Etre fondamentaliste est devenu un handicap.

S’adapter aux lois du monde réel est devenu un handicap car le décalage entre l’imaginaire et le réel peut durer longtemps, le jour des comptes et de la réconciliation peut être éloigné et sans cesse repoussé. Don Juan peut faire longtemps illusion avec sa séduction.

Attendre les résultats des études scientifiques pour se faire vacciner et résister à la tyrannie de l’imaginaire politique c’est vouloir rester attaché au fondamentalisme et cela pourrit la vie. Vous saisissez au passage l’articulation qu’il y a entre la destruction du fondamental et la néantisation du monde réel: il ne faut plus qu’il y ait de groupe témoin! De la même façon qu’en matière monétaire il faut à tout prix détruire le témoin gênant, la statue du Commandeur de la fausse monnaie; il faut détruire jusqu’à l’idée de l’Or.

Vous les anti vaxx par exemple vous êtes les équivalents de l’or, vous êtes les témoins, les ennemis du système parce que survivance d’un ordre ancien .

De la même façon qu’ils vous enfoncent dans la gueule la fausse monnaie de leurs vraies dettes, ils vous enfoncent les aiguilles de leurs vaccins qui n’en sont pas.

Par l’exercice du pouvoir, par la violence d’état, les classes dominantes; ayant détruit le monde objectif, ayant bidonné la science qui permet de le connaitre et de s’y référencer, ils ont maintenant la possibilité de vous imposer leur volonté.

Une volonté dont ils ne sont même pas capables -pauvres aliénés- de comprendre qu’elle n’est pas la leur mais qu’elle n’est que celle du Système, celle d’Ugolin qui dévore ses enfants.

Ayant détruit la Loi ils peuvent vous imposer leur loi. Ayant tué Dieu ils peuvent se poser comme vos maitres.

7 réflexions sur “De la même façon qu’ils vous enfoncent dans la gueule la fausse monnaie de leurs vraies dettes, ils vous enfoncent les aiguilles de leurs vaccins qui n’en sont pas.

  1. « là ou ça pense, je ne suis pas »… Belle énigme métaphysique n’est-ce pas?

    La Tradition filiale abrahamique (entre autres religions ésotériques de l’ésotérique) nous enseigne qu’il y aurait en quelque sorte 1 non espace/temps sur déterministe pour 2 espaces temps Humains (la raison d’être de la pomme, c’est la graine qui la contient tout comme Lao Tseu disait que la raison d’être de l’amphore, c’est le vide qui la contient).

    voici ces 3 Etats dont le 1 er conserve son plein mystère: l’Esprit. Suivent en expression vivante et véhiculée: l’âme et le Corps physique.

    Des 2 dernières on peut dire qu’elles sont les véhicules d’expression projetée de l’Esprit (soleil chez Platon). De l’âme (Feu caché derrière le Prisonnier de la caverne), du seul fait de son état subtil (état sub-quantique?) qui est la 1ère interface qui s’intrique au Corps physique en tant que 2nde interface (le prisonnier) beaucoup plus grossier avec le monde qui est la caverne mythologique (rapport entre domaine quantique et physique classique)… mais l’en dehors apparent est aussi l’en dedans de l’Etre.

    C’est « moi-je » qui résulte du rapport incidentel entre l’âme et le Corps mais ce « Je » affirmatif trouve sa « négation » dans l’Inconscient dont il dépend en flux et en qualités signifiées (Conscient/inconscient constituent 2 pôles interactionnels et interpénétrés quantitativement-topologiquement/qualitativement à la façon symbolique que nous enseigne le Yin et le Yang ou chaque partie « s’opposent » qualitativement mais ou existe réciproquement aussi la part congrue de l’une qualité existante -le Yin- dans l’autre partie. Ainsi est contenue en chacune le moindre et le plus, en miroir inversé. Ces 2 ensembles se complémentent pour faire un Tout exprimé dans le « Je » et par delà le « je » (le « soi »).

    L’inconscient possède en quelque sorte une stratification hiérarchique, sa « chronique historique » (partition « musicale » faite de notes/informations dans un espace/temps différencié mais Janus: « ce qui est en haut est semblable à ce qui est en bas et ce qui en bas est semblable à ce qui est en haut »: Principe hermétique).
    Et puisque son langage -à l’inconscient- s’exprime symboliquement démonstratif comme le terreau stratifié dont la partie supérieure est comme l’humus, histoire personnelle, qui nourrit la plante (l’Ego) mais que ses racines pénètrent si profondément les différents états du sol généa-logique, il s’accompagne de lignes de forces « souterraines » qui participent, fracturent parfois et alimentent ce qui concourt à l’élaboration psycho-affective de l’Ego, promeuvent aussi ses qualités que l’on retrouverait à travers sa si longue lignée familiale projetée en partie active et sensible dans la formation de l’identité, le caractère et la personnalité.

    On retrouve 2 aspects complémentaires: la génétique et l’épigénétique pour le Corps et certainement que l’âme répond à un type similaire d’organisation pour subordonner la fonction locutrice du corps, de la conscience et de l’inconscient puisque ce dernier est à la fois « au plus proche » de l’Esprit, en même temps qu’il emplit le corps de son lot spécifique d’influences héritées.

    La question de la Logique est l’affaire radicale du Logos qui n’est pas la Parole comme on l’entend vulgairement mais plutôt est-il un état pré-synesthète/existentiel qui Est le Non signifié et le Non signifiant de l’Esprit. (pré-synesthète: Dans un « avant » que ne naisse l’union des sensations pour jaillir de manière phénoménique en tant que projection proprio-sensible)

    Âme/Corps; Conscience/Inconscience; Je/Soi, Acteur/Spectateur sont donc des états projetés de l’Esprit.

    cela signifie que le Mystère de l’Esprit est bien l’impénétrable, l’innommable en ce sens qu’il Est un Tout que l’acteur (même devenu spectateur) ne peut contempler ni traduire fidèlement par comparaison car il est ce « ça » dont le nom -« Esprit »- ne permet aucunement de définir la nature car définir c’est ici vouloir circonscrire l’infini et cela revient à infirmer l’idée qu’il posséderait son propre espace et temps (comme je l’ai précisé au début de mon texte).

    Le Logos ne serait même pas le programme mais ce qui invite, par volonté propre (Esprit), au paraître du programme puisque « partant » de celui-ci se formalise la Réalité dans toute son abondance dynamique et complexe. Ainsi, s’instruit et s’exprime son déroulé dans toutes les « couches multi-dimensionnelles » de l’Existant, c’est dire: les « états multiples de l’Etre » non séparés entre ce qui se figure comme « en dehors » et « l’en dedans » (nos intimes). Les domaines existentiels sont formellement intriqués et constitueraient l’Existant objectif, qu’il fut formel ou informel car là aussi s’exprime 2 reflets ou la cause est aussi confondu en effet.

    l’Existant est comme la photo révélée, développée (le corps, moi-je) par émulsion des sens et son pendant logique serait le « négatif » (l’inconscient) procédant tous 2 alors d’une cause 1ère extérieure à eux-mêmes (tout comme l’âme et le Corps ou encore la conscience du « Je » et l’inconscient du « Soi » dépendent d’une cause 1ère: l’Esprit).

    Si on admet que le « soi » est l’inconscient mais que l’inconscient a des racines profondes et un territoire historique, holotropique et même « onirique » ( identité(s) propre(s) (actif),famille (passif proximal), espèce humaine (passif éloigné), animal… comme production arborescente) il convient alors de dire de l’inconscient identitaire/collectif/holiste qu’il manifeste un état que nous définirions par pensée et sensation pour son caractère influent et déterminant. Voilà donc qu’il constitue la Logique incidente de notre volonté, pensée, imaginaire…
    Nos raisonnements sont donc inféodés à la Logique « programmatique » comme la mouche circule dans la bouteille mais si le déterminisme semble être un réseau carcéral des possibles figés, il n’en est rien: une latitude de la pensée et de l’action nommée « libre arbitre » permet de transformer la partie proximale et influente de l’inconscient ainsi que sa conscience en un écho simultané qui modifie la Logique et retraduit l’état écosystémique de la conscience, les pensées, les émotions et notre inconscient. A la plasticité neuronale répond donc celle de la pensée par la volonté propre. A la plasticité de l’âme répond donc celle de l’inconscient… l’Esprit Est mais ne peut être ce que nous pensons qu’il soit… car indéfinissable il Est et définissable nous sommes car « territorialisé » bien que mystère pour nous-mêmes.

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  2. Cher Monsieur,

    Ariane Bilheran « Chronique du totalitarisme », épisode 8
    https://www.arianebilheran.com/post/chroniques-du-totalitarisme-8-hommage-aux-h%C3%A9ros-fran%C3%A7ais-du-15-septembre-2021

    Chroniques du totalitarisme 8 – Hommage aux héros français du 15 septembre 2021
    Et en mémoire de mon arrière-grand-père Jacques-André Girolami, officier de l’Etat-Major français, chevalier de la Légion d’Honneur (1924), qui renonça à son titre de Général, en refusant de servir le gouvernement de Pétain.

    Accompagnée d’une citation de l’écrivain Stefan Zweig, je veux rendre hommage à toutes les professionnels et personnels (soignants, pompiers, médecins, personnels administratifs, etc.) qui ont, par leur refus héroïque du chantage et de la division du corps social (qui leur est imputée par un retournement pervers de culpabilité), subi les représailles du pouvoir.

    Ces représailles ne sont qu’un prélude à une suite encore plus inquiétante, car il est certain que le harcèlement ne s’arrêtera pas en si bon chemin, que ce soit en intensité, ou dans ses propensions à s’étendre à d’autres citoyens.
    Il est bien sûr que tous ceux qui feignent de ne pas voir ni comprendre ce qui se passe, ou qui se réfugient derrière des prétextes démontrant par là-même qu’ils n’ont pas fait l’effort de s’informer correctement (ce qui est de la responsabilité de chacun), portent une immense responsabilité devant l’Histoire.

    Le harcèlement n’est jamais l’affaire d’un harceleur et de sa victime.
    Il est l’affaire d’un groupe tout entier qui cautionne, se tait, et y participe par son silence, ou par une complicité plus active encore.
    Il existe des décisions et des actes qui renforcent notre intégrité, comme d’autres la dégradent.
    Ce qui s’est passé en France ce 15 septembre 2021 est un scandale moral, éthique et déontologique qui place au rang de parias des catégories de citoyens.

    La banale indifférence et le silence moqueur devant la souffrance que cette violence réitérée engendre dans la population sont aujourd’hui coupables.

    Stefan Zweig, dans « Le Grand Silence », une allocution prononcée le 4 mai 1940 :
    « Pourtant, l’étranglement de la liberté de penser et les violences faites aux intellectuels d’Allemagne, ce n’était qu’un prélude. Vous connaissez tous le calendrier sanglant des agressions hitlériennes contre les individus et les peuples. Les victimes changèrent, la méthode resta la même. Chaque fois, une attaque soudaine contre un pays faible, un cri presque aussitôt étouffé : « Au secours, au secours ! » – puis le silence. Le silence glacial, le silence total. Plus le moindre gémissement, plus le moindre soupir. Comme si ce pays, avec ses villes et ses villages, ses millions d’êtres humains, avait été englouti sous la terre. Plus aucune lettre, plus de nouvelles fiables. Mortes, les voix de la famille et des amis ; morte, la voix des poètes et des écrivains ; plus aucun signe de personne, le silence… Un silence qui aujourd’hui pèse comme du plomb sur tant de nations, sur tant de peuples qui étaient encore libres, hier, et dont les voix étaient pour nous celles de nos frères.
    Ce silence, cet effroyable, impénétrable, interminable silence, je l’entends la nuit, je l’entends le jour, il remplit mes oreilles et mon âme de son indescriptible effroi. Il est plus insupportable que n’importe quel bruit ; il contient plus d’horreur que le tonnerre, que le hurlement des sirènes, que le fracas des explosions. Il est nerveusement plus dévastateur, plus oppressant que les cris ou les sanglots, car à chaque seconde je suis conscient que ce silence est gros de l’asservissement de tous ces millions de personnes. Ce n’est en aucune manière le silence de la solitude. Quand le grand calme règne sur un montagne, sur un lac, sur une forêt, on dirait que le paysage retient son souffle pour se reposer, pour rêver. Ce calme-là est naturel. Mais celui qui me tourmente et m’accable, je sais que c’est un calme artificiel, un silence imposé par la menace, par la contrainte, un silence commandé, extorqué, un silence de la terreur. C’est un gigantesque linceul, tissé par les mensonges, et dessous j’aperçois les sursauts désespérés de ceux qui ne veulent pas se laisser enterrer vivants ; je devine et je ressens derrière ce silence l’humiliation et l’indignation de ces millions de voix bâillonnées et étouffées. Leur silence vrille et blesse mes oreilles, il assaille mon âme, le jour et la nuit. (…) Il ne leur reste plus rien désormais que l’arme ultime des faibles : l’espérance et la prière. Depuis des milliers de maisons, des millions de cœurs, cette prière secrète monte vers le ciel. Et la vie n’aurait plus aucun sens pour moi si je n’avais la conviction ardente que la justice éternelle entendra leur silence accusateur. »
    Ariane Bilheran.

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  3. Bonsoir M. Bertez

    La plus belle démonstration architecturale de l’illusion de l’idéologie et du narratif du pouvoir se trouve Place du Colonel Fabien: la salle souterraine du Congrès , parfaite image de la caverne de Platon, dans laquelle le PC s’enfermait pour « dire » le monde en suivant son manuel de l’utilisateur ….. Image de la société socialiste , selon son auteur Oscar Niemeyer,
    Seuls ceux qui croient que cette caverne illustre la réalité du pouvoir sont les véritables fondamentalistes.
    Nous qui rions – parfois jaune- du narratif Macrono- Faucien ( ou Faustien) ne sommes pas des vestiges d’un réel objectif supposé , mais nous voyons la danse des obéis qu’il essaie de chorégraphier dans le vide resetté.
    Dans son livre « Sapiens », Y. N. Harari rappelle que l’humain s’assemble autour d’une histoire, ce qui fait sa force et sa faiblesse. On ne peut assembler 80 000 chimpanzés dans le stade de France et leur faire faire une Ola, mais on peut le faire avec 80 000 « sapiens »! Avec la bonne histoire !
    Votre publicitaire honni croit que la vérité est ce que « tout le monde » croit, il oublie que son « tout le monde » n’existe pas, et qu’il est lui aussi halluciné par son propre narratif!

    Dans le légendaire chinois , Sun Wukong, le Roi des Singes, se hisse jusqu’à la demeure des Immortels; ce qui lui vaut d’être renommé  » Conscient du Vide » .
    En Occident, Pinocchio peut devenir un Vivant lorsqu’il renonce au mensonge.
    Les « anti vax » fondamentalistes d’une réel projeté trépasseront, ceux « Conscients du Vide » Passeront.

    Cordialement

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  4. Ne pas penser comme les autres, cela veut dire simplement que l’on pense. J’aime beaucoup cette phrase d’Eugène Ionesco qui est plus importante que jamais dans ce monde de contrôle et d’uniformisation de la pensée. Ce que vous appelez les fondamentalistes ce sont avant tout des gens dotés d’une force de caractère et d’un courage qui les ancrent au réel. Alors oui, dans ce monde de l’immédiateté les temps sont durs pour ceux qui ne perdent pas de vue le niveau délirant des valorisations boursières ou refusent de se faire vacciner pour ne pas avoir oublié que sans comorbidités ils ne risquaient rien du Covid mais l’éternel retour du concret leur rendra grâce tôt ou tard.

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