Il faut bruler les sorciers de l’économie sur le bûcher de l’inflation.

L’économie est une religion, une idéologie, un ensemble de croyances qui donnent l’impression d’être vraies dans le court terme parce qu’elles sont crues.

La fausseté de ces croyances se révèle dans l’incapacité de ceux qui ont toutes les données, toutes les indications statistiques, de prédire l’avenir.

Cela fait 14 ans qu’ils prétendent s’efforcer de produire de l’inflation des prix en manipulant l’instrument monétaire, 20 ans qu’ils échouent!

Il aura suffit d’un bouleversement de quelques mois dans les processus de production, dans les relations de l’économe réelle pour produire cette inflation tant désirée!

La vérité est ainsi exposée: ils sont nuls.

Ils marchent sur la tète, ils croient que la monnaie produit les prix! Non l’économie produit les Valeurs des choses, des biens et des services et le voile de la monnaie essaie tant bien que mal -et plutot mal- de les transformer en prix.

Les problèmes de l’économie viennent d’en bas, de la production et des conditions de la production, ils ne peuvent être résolus par les incantations d’en haut du clergé et des papes de la religion de la monnaie.

Rédigé par 

Bruno Bertez 

6 octobre 2021

Les théories appliquées par les autorités économiques et monétaires sont fausses – notamment quand il s’agit d’inflation. C’est désormais la panique… parce que nos dirigeants ne comprennent toujours rien.

Les théories dominantes de l’inflation se sont avérées fausses empiriquement. Elles laissent l’économie dominante dans une confusion extrême sur l’inflation future des prix des biens et des services.

Personne ne fait remarquer que la cohorte la mieux équipée du monde, celle des banquiers centraux, les zozos, celle qui a toutes les données, tous les modèles, vient de se ridiculiser en abandonnant la thèse de l’inflation temporaire qu’elle avait elle-même popularisée il y a quelques mois !

Les zozos vont paniquer une fois de plus… à contre temps.

Ils ne savent rien, ils ne comprennent rien, les psychiatres sont aussi aliénés que les fous qu’ils prétendent diriger et soigner.

Des théories inutiles

Les théories dominantes de l’inflation ne servent à rien parce qu’elles ne sont pas basées sur la valeur des choses, des biens et services ; elles sont basées sur les prix. Or les prix sont un voile qui empêche de comprendre le mouvement, les mouvements de la valeur des choses.

Les prix sont victimes, sont tordus par l’illusion monétaire.

Les théories monétariste et keynésienne échouent à cause de cela. Elles passent à côté de l’essentiel, à côté de ce qui est premier : la valeur des choses. Le facteur argent, quantité d’argent dans le système, n’est qu’une des composantes de l’inflation – une composante qui empêche de voir clair car elle masque les mouvements de la valeur.

Les théories des banquiers sont fausses car la monnaie est endogène, elle n’est pas créée par l’Etat. La monnaie représente, manifeste une valeur qui prend sa racine dans la production ; la monnaie n’est pas indépendante de la production.

C’est la production qui fait les valeurs et non pas la monnaie. On le voit en ce moment où les prix montent au niveau de la production alors que les zozos banquiers, malgré leurs créations de réserves monétaires et de crédit, n’ont jamais réussi à faire monter l’inflation. Il suffit d’une modification au niveau des conditions de la production pour que le phénomène de hausse des prix s’enclenche.

Production et valeur

Dans l’équation de la théorie quantitative de la monnaie, MV=PT (où M = stock de monnaie en circulation, P = niveau des prix, V = vitesse de circulation de la monnaie et T = volume des transactions), la direction causale de base va de PT à MV, et non l’inverse. Elle va des prix à la monnaie, pas de la monnaie aux prix.

Autrement dit, la monnaie est endogène à la production et les prix de production sont formés à partir de la création de valeur et non de la création monétaire.

Bien sûr, pour affirmer cela, il faut être conservateur d’avant le marginalisme et croire que les biens et les services ont une valeur et ne sont pas suspendus de façon capricieuse et frivole dans les airs.

La masse monétaire suivra généralement les changements de prix, de sorte que les tentatives délibérées de modifier la masse monétaire par le haut de façon exogène ne parviennent pas à produire l’inflation des prix. Cela fait des décennies que c’est prouvé.

[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.]

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4 réflexions sur “Il faut bruler les sorciers de l’économie sur le bûcher de l’inflation.

  1. « Trop de métiers qui ont une utilité réelle sont sous payés depuis trop longtemps au profit de métiers parasitaires »: ils ‘eésolvent’ ce problème, depuis des années, par une immigration massive…avec les résultats fabuleux que l’on observe !

    Aimé par 1 personne

  2. Le retour de la valeur est peut être aussi ce qui explique certaines pénuries de mains d’œuvre et l’inflation par les salaires pourraient bien arriver contrairement à ce que soutiennent les banquiers centraux. Trop de métiers qui ont une utilité réelle sont sous payés depuis trop longtemps au profit de métiers parasitaires.

    Aimé par 1 personne

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