Ils, le grand « ILS » ont réussi à fabriquer de la stagflation.

Les réunions semestrielles du FMI et de la Banque mondiale commencent aujourd’hui.

Les ministres des Finances et les banquiers centraux se réuniront lors de réunions allégées mais en personne à Washington. 

Les agences internationales se réunissent pour examiner les progrès de la reprise après le marasme pandémique en 2020.

Plus tôt dans l’année, la plupart des prévisions dominantes pour la croissance, l’emploi, l’investissement et l’inflation étaient optimistes, avec l’espoir d’une reprise en forme de V basée sur le déploiement de la vaccination COVID, sur le reflux des cas de virus et sur le coup de pouce donné à de nombreuses économies grâce aux dépenses budgétaires de gouvernements et injections de crédit par les banques centrales. 

Ces derniers mois, cet optimisme s’est estompé, que dis-je effondré..  

Juste avant la réunion FMI-Banque mondiale, la directrice Georgieva a indiqué que:

 « nous sommes confrontés à une reprise mondiale qui reste « entravée » par la pandémie et son impact. Nous ne pouvons pas avancer correctement, c’est comme marcher avec des pierres dans les chaussures !

Elle a listé les trois pierres  . 

La première est la croissance. Lors de la réunion, le FMI devrait abaisser ses prévisions de croissance mondiale en 2021 et s’attend à ce que l’écart entre le Nord global plus riche et le Sud global plus pauvre s’élargisse. 

La deuxième est l’inflation : « Une préoccupation particulière concernant l’inflation est la hausse des prix alimentaires mondiaux, en hausse de plus de 30 % au cours de l’année écoulée. »  

La troisième est la dette : « nous estimons que la dette publique mondiale a augmenté à près de 100 % du PIB ». (Pas de mention de la dette du secteur privé, qui est beaucoup plus importante et à des sommets historiques).

Vous noterez l’indigence de la pensée ; les éléments sont listés comme si ils étaient indépendants les uns des autres, leur lien organique n’est même pas mentionné. C’est l’esprit mécanique , positif de la pensée qui ignore que le réel est fait de « plus » et de « moins » indissociables. Classique , on liste et on oublie l’essentiel à savoir les rapport étroits qui unissent les éléments listés. C’est une authentique infirmité. La situation est un tout avec des bénéfices, des coûts indissociables, inséparables et c’est le tout qu’il faut analyser, exposer dans ses rapports dialectiques.

Georgieva pose le risque de ce qu’on appelle la « stagflation », c’est-à-dire une croissance faible ou nulle parallèlement à une inflation élevée ou en hausse. 

C’est le pire scénario possible pour les ménages: ils subissent la hausse des prix alors que la croissance des revenus reste faible ; entraînant une baisse du pouvoir d’achat réel. 

La stagflation revient-elle ? Oui, elle est là.

La croissance du PIB redevient mediocre . Après la fin des blocages pandémiques et après l’impact des dépenses budgétaires et de l’argent facile il semble ne plus y avoir de réserve de croissance, plus de momentum.. 

Au troisième trimestre 2021, celui qui vient de se terminer, le PIB de la Fed d’AtlantaNow qui donne  les prévisions pour l’économie américaine suggèrent un net ralentissement à seulement 1,3% en taux annuel. Le quatrième trimestre risque d’être pire. 

Les indices des directeurs d’achat (PMI) montrent également un net ralentissement dans la plupart des régions par rapport aux pics de l’été. 

Aux États-Unis, les dernières données officielles montrent que la reprise de l’emploi est au point mort pour un deuxième mois consécutif en septembre. Couplé à une baisse de la confiance des entreprises et des consommateurs, cela suggère que le pain blanc de la reprise est mangé. 

En Chine, le gouvernement est aux prises avec l’implosion de la dette immobilière ainsi qu’une pénurie d’énergie. 

La forte croissance de l’été semble avoir ralenti dans la zone euro et au Royaume-Uni.

De l’autre côté du scénario de stagflation, les taux d’inflation augmentent partout. 

En décembre de l’année dernière, la prévision médiane d’inflation de la Fed en 2021 était de 1,8 %. 

En mars, cela a été relevée à 2,4%.

En juin nouvelle hausse à 3,4%. 

Maintenant on est à 4,2 %. 

Les chiffres de la Banque d’Angleterre et de la BCE ont suivi une trajectoire similaire.

Les prix de l’alimentation s’envolent:

Les prix de l’énergie sont stratosphériques

Quelle est la cause de cette hausse de l’inflation en général et de l’alimentation et de l’énergie en particulier ? 

La réponse tient en une affirmation: la bêtise!

Les soi disants responsables se sont trompés, comme d ‘habitude, sur tout.

Ils n’ont aucune carte, aucune boussole, ils ont tout détraqué et ils naviguent au jour le jour, ballotés par les vagues et les courants qu’ils ne dominent pas. Ils ne conduisent rien, Ils jouent aux apprentis sorciers sans en avoir les pouvoirs ou les instruments.

L’inflation que nous voyons aujourd’hui est une conséquence des choix idiots passés La réponse à cette pandémie est sortie tout droit du livre keynésien de la récession par la demande. Malheureusement pour els zozos, , ce n’était pas une récession induite par la demande qu’il fallait craindre mais plutôt un choc d’offre . Il ne faut pas s’étonner si les prix augmentent. 

Stimuler la demande avant que l’offre ne se rétablisse était une recette pour un désastre et nous y sommes.

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