La question des relations entre l’Allemagne et la Chine

De tous les défis mondiaux auxquels sera confronté le prochain gouvernement allemand, sa position sur la Chine est peut-être la plus urgente.

L’administration du président américain Joe Biden tente de construire une alliance pour s’aligner sur Washington dans son futur affrontement avec Pékin. 

L’Allemagne, en tant que puissance dominante politique de l’Europe, a un rôle important à jouer.

L’Allemagne est aussi le troisième exportateur mondial, ses exportations représentent 48% de son PIB. Le commerce chinois est en plein essor. Cela place Hambourg, qui se présente comme la porte d’entrée de la Chine vers l’Europe, au centre des tensions géopolitiques.

L’hypothèse à Pékin semble être que les relations relativement chaleureuses sous Angela Merkel resteront sous Olaf Scholz, qui devrait être installé comme chancelier d’ici Noël.

Après tout, Scholz s’est présenté comme candidat à la continuité et s’est rendu en Chine en sa qualité de ministre des Finances. 

De plus, il a été maire de Hambourg, ce qui lui a fait prendre conscience de l’importance de la Chine pour la ville portuaire.

Pourtant, alors que les législateurs arrivent à Berlin pour la première séance du parlement nouvellement élu cette semaine, on a le sentiment de changements subtils dans la politique à l’égard de la Chine.

Les partenaires potentiels de la coalition gouvernementale de Scholz sont favorables à une ligne plus dure à l’égard de la Chine.

Les Verts condamnant davantage le traitement réservé par Pékin aux Ouïghours et les menaces à Taïwan. 

Scholz n’aura pas la latitude de politique étrangère dont Merkel a bénéficié pendant près de 16 ans.

L’Allemagne a également adopté des mesures sur les investissements étrangers et les chaînes d’approvisionnement qui indiquent une position plus conflictuelle. Non moins important, la Chine s’apprête à devenir plus autonome dans des domaines tels que les semi-conducteurs.

Personne ne s’attend à ce que le commerce avec la Chine chute soudainement. mais on a le sentiment que les choses peuvent bouger.

Via Bloomberg.

Une réflexion sur “La question des relations entre l’Allemagne et la Chine

  1. Bonjour M. Bertez
    Le redressement du marché chinois redonne des couleurs à Daimler
    « Mercedes réalise actuellement 37 % de ses ventes de véhicules individuels en Asie. « La Chine est notre marché le plus important et nous comptons nous y renforcer », a précisé Harald Wilhelm qu’une dépendance à la Chine n’inquiète pas. » Les Echos.
    L’économie allemande pâtirait fortement d’un refroidissement avec la Chine…. Et par conséquent l’U.E aussi.

    Cordialement

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