Incroyable mais vrai ! Les gérants envoient les épargnants à l’abattoir.

Voici comment on mène les épargnants à l’abattoir.

Vous noterez une chose, une seule mais elle est essentielle: ce personnage dit que les valorisations n’ont rein d’excessif, mais il ne se rend meme pas compte de l’absurdité de son propos!

On ne peut juger d’une valorisation d’un actif d’investissement que dans le relatif c’est à dire en precisant le rendement attendu pour cet investissement!

Vous achetez un bien immobilier pour louer 1 000 000 afin de génerer un rendement de 5% pour votre retraite; si vous acceptez un rendement de 2,5% ; payer 2 000 000, n’a rien d ‘excessif!

Ce personnage a raison, les valorisations n’ont rien d’excessif si d’emblée on accepte que le rendement long terme de toute épargne .. doit être nul.

Les valorisations des emprunts d’état a 10 ans allemands par exemple n’ont rien d’excessif si on accepte de perdre , je dis bien de perdre 0,25% par an!

Le prix de tous les actifs financiers est correctement valorisé des lors que vous acceptez la répression financière c’est à dire le fait que rien ne rapporte.

Et c’est la même chose pour les actions leur valorisation n’a rien d ‘excessif si on les compare aux fonds d’état qui ont un rendement réel négatif!

Ecoutons un vrai professionnel honnête et compètent de l’investissement: Jérémy Grantham

Je pense qu’il est clair que nous sommes profondément en territoire de bulle. Les bulles se caractérisent généralement à la fin d’un long marché haussier par une période où elles s’accélèrent, et elles commencent à monter à deux ou trois fois la vitesse moyenne du marché haussier, ce qu’elles ont fait l’année dernière bien sûr.

 Bien sûr, elles sont toujours extrêmement chers par rapport aux normes historiques moyennes. 

Il y a quelques personnes qui soutiendraient encore que 2000 était plus élevé, mais la plupart des données suggèrent qu’il s’agit du nouveau record américain atteint par les actions dans l’histoire.

 Ensuite, il y a la chose la plus importante de toutes, qui est un comportement fou, le type d’actions « mèmes », une forte participation des individus ordinaires , un volume de transactions énorme en actions cotées en cents, un volume de transactions énorme en options, des niveaux d’achats sur marge énormes, des emprunts de toutes sortes et les les nouvelles qui sont toutes à la une.

Nous avons coché toutes les cases. 

Maintenant, la question est de savoir quelle est la hauteur que les indices peuvent atteindre ? 

Il est très difficile de toujours dire quel sera le pic, mais ce que vous savez, c’est que la hauteur du pic n’a aucune incidence sur la juste valeur. Ce que cela change, c’est la quantité de douleur que vous ressentez pour revenir à la juste valeur et en dessous. 

Voici ce que je considère comme une définition du succès pour un investisseur – et c’est seulement ce qui vous restera après l’eclatement de la phase de bulle.

Vous pouvez très rarement identifier l’épingle qui fait éclater. la bulle.

Pour  1929, personne n’a encore convenu de ce qu’était l’épingle. La mécanique d’une bulle repose sur un maximum d’emprunt, un maximum d’enthousiasme. Et puis le lendemain, vous êtes toujours enthousiaste mais pas tout à fait aussi enthousiaste qu’hier. Une semaine plus tard, vous n’êtes pas aussi enthousiaste que la semaine dernière et le mois dernier. Et petit à petit, le niveau d’enthousiasme baisse un peu, vous n’avez plus d’argent à emprunter, vous êtes couverts de dettes et la pression d’achat ralentit progressivement. Et c’est la fin.

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– Jeremy Grantham, OGM, Le sommet du cycle , août 2021

Et maintenant écoutons Hussman

 Je m’attends à ce que la décennie à venir – et peut-être même les 12 prochains mois – soit un désastre pour le marché boursier américain. 

De manière catégorique, notre propre discipline d’investissement n’exige pas de prévisions et ne repose sur des projections. Au contraire, notre position d’investissement changera à mesure que les évaluations, les paramètres internes du marché et d’autres facteurs observables changeront. 

Ma véritable préoccupation concerne les investisseurs passifs – en particulier les organisations caritatives dont les missions seraient compromises par une perte de plus de 50% de leurs investissements en actions, et les retraités qui ont à peine de quoi profiter leur pensions, mais dont la majeure partie dépend des prix temporairement gonflés qu’ils voient imprimés sur un écran.

Mesuré à partir des extrêmes actuels, je m’attends à ce que le dénouement de cette bulle fasse glisser les rendements totaux du S&P 500 en dessous des rendements des bons du Trésor pendant au moins une décennie, voire deux.

 À l’heure actuelle, les mesures d’évaluation que nous trouvons les mieux corrélées avec les rendements réels des marchés subséquents sont aux niveaux les plus extrêmes de l’histoire des États-Unis. 

De plus, comme je l’ai déjà expliqué, le faible niveau des taux d’intérêt n’améliore en rien ces rendements potentiels.

Pour ceux qui me diraient que la Bourse Paris est moins chère que la Bourse américaine ne dirai qu’une chose; cela a toujours été ainsi et cela a toujours été justifié, il n’y a jamais eu de rattrapage: la rentabilité du capital en France est bien inferieure à la profitabilité du capital américain et bien moins assurée.

Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM

Frédéric Rollin: Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

“Les multiples de valorisation du CAC40 n’ont rien d’excessif »

Propos recueillis par Arnaud Bivès

Boursier.com : Que vous inspire l’atteinte de la barre symbolique des 7.000 points sur le CAC40 ?

F.R. : A ce niveau-là, les multiples n’ont rien d’excessif. Certains observateurs font remarquer que le niveau correspond à celui de la bulle Internet de 2000 et se demandent donc si nous sommes en présence d’une nouvelle bulle… La réponse est « non ». Depuis, il s’est passé 20 ans de croissance économique et de progression des bénéfices, lesquels ont été capitalisés sur un CAC40, duquel, en plus, sont détachés des dividendes…

Boursier.com : Vous expliquiez récemment que les actions chinoises étaient peut-être bientôt à jouer…

F.R. : On se dit régulièrement, au gré de la baisse des actions chinoises, que le moment est peut-être venu d’acheter et puis de nouveaux indicateurs économiques confirment que la situation économique du pays se dégrade… Les valorisations sont basses, mais les multiples n’ont pas véritablement baissé, car les bénéfices sont à l’arrêt… De plus, tant que la politique monétaire de la banque centrale chinoise n’évoluera pas, il sera difficile de trouver un fort soutien sur le Marché actions. Au final, il nous semble toujours trop tôt pour se positionner sur les actions chinoises.

Boursier.com : Quels secteurs privilégiez-vous ?

F.R. : L’environnement, toujours plébiscité par les investisseurs et poussé à la fois par les populations et les politiques publiques, face au risque de réchauffement climatique, la nutrition, secteur à la fois défensif et de croissance, à travers la santé animale et les plantes, l’agriculture de précision, l’agriculture durable, l’emballage, la sécurité alimentaire, les ingrédients alimentaires… Enfin, nous demeurons favorables aux valeurs bancaires qui constituent un positionnement idéal dans la conjoncture actuelle : évidemment favorisées par la hausse de taux d’intérêt, mais aussi par le cycle économique arrivé à maturité avec un faible taux de défaut.

Boursier.com : Vous pensiez que la poussée inflationniste demeurerait contenue dans le temps. Est-ce toujours le cas ?

F.R. : Nous sommes toujours d’avis qu’elle sera transitoire, mais force est de constater que le transitoire sera plus long que prévu initialement… Les publications d’indicateurs de prix sont très au-dessus des attentes. L’inflation est toujours liée aux goulots d’étranglement conséquences du Covid. Nous prévoyons une inflation de +3,9% aux Etats-Unis en 2022, contre +3% pour le consensus.

Boursier.com : Demeurez-vous favorables aux actions?

F.R. : Nous sommes dans une séquence où on se demande quel cycle l’emportera : la stagflation ou bien une croissance avec moins d’inflation. Si le premier l’emporte, ce ne sera pas favorable aux actions… Nous penchons pour le deuxième scénario qui verrait donc les actions mieux se comporter… Nous demeurons logiquement acheteurs des actions, mais à court terme nous adoptons plutôt une attitude de retrait, compte tenu du vent d’optimisme très élevé en cours… Mais de là à vendre… Et puis de toute façon, vendre les actions, pour acheter quoi?

EN PRIME

3 réflexions sur “Incroyable mais vrai ! Les gérants envoient les épargnants à l’abattoir.

  1. « Depuis, il s’est passé 20 ans de croissance économique et de progression des bénéfices, lesquels ont été capitalisés sur un CAC40, duquel, en plus, sont détachés des dividendes… »

    Là on touche au sommet de la bêtise.

    En premier lieu le cac 40 d’il y a 20 ans ne saurait être comparé à celui d’aujourd’hui. Il y a 20 ans il était dominé par les télécoms (France Télécom, Alcatel, Vivendi universal…) aujourd’hui, c’est le luxe qui représente entre 30 et 35 % de sa pondération.

    Deuxièmement le fait qu’entre 3 et 4 % de dividendes aient été détachés pendant 20 ans veut dire l’inverse de ce que sous entend cet idiot de gérant. Si vous regardez le cac 40 gross total return ( dividendes réinvestis); il a plus que doublé par rapport à son sommet de septembre 2000.

    Faire croire aux gens que le cac n’est pas cher avec ce genre d’arguments c’est être au mieux de l’incompétence, au pire de la malhonnêteté et en toute hypothèse les prendre pour des imbéciles.

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  2. Voilà ce qu’est une bulle ;

    Patrick Artus le 30 mars 2021 : « Je suis à l’aise avec un CAC à 6000points, un peu moins quand il sera à 7000 ! »

    Patrick Artus le 09 novembre 2021 : « Le CAC 40 peut monter à 8000 points, et cela serait cohérent ! »

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