On suit Omicron à la trace, la névrose croit et embellit. Les maîtres récupèrent le rôle de pères fouettards.

[Reuters] UK, Germany and Italy detect Omicron variant cases, Israel closes borders

[AP]COVID variant spreads to more countries as world on alert

[Reuters] Dutch test for new variant after finding 61 COVID cases among South Africa passengers

On suit Omicron à la trace, c’est comme si le monde s’en délectait.

Le hasard n’existe pas , il n’y a qu’une chose qui existe, c’est notre ignorance.

La question n’est pas de savoir si Omicron est dangereux, on sait bien que non, mais la question est de savoir pourquoi il a un tel impact.

A quelle attente Armagedonesque il répond.

Ne soyez pas complotistes s’il vous plait n’imputez pas Omicron à Davos ou à Soros ou à Rothschild ou a son fils naturel Macron , ils sont trop cons pour monter un coup pareil.

Omicron est en nous dans la mesure ou nous lui offrons un terrain favorable pour qu’il développe son emprise psychologique et sociale, sinon son emprise presque financière

Omicron tombe a point nommé au milieu des fêtes de la marchandise , et il tombe à pic pour réveiller les angoisses, les culpabilités et entretenir l’humeur de victimisation.

Le covid est dans son essence une névrose ou plus exactement l’une des branches du complexe névrotique dans lequel le monde occidental vit.

La névrose est une forme de jouissance , même si elle est perçue ou ressentie comme négative. c’est bien sur une jouissance « maso » un peu perverse qui ne peut se vivre comme dite ou verbalisée ou consciente. Regardez comme le peuple bande de vivre à genoux!

N’oubliez pas le fondamental à savoir que tout ce qui existe a des raisons d’exister.

Tout ce qui existe est le résultat, la résultante du jeu de forces de sens contraires, positives et négatives, Et si cela existe, si cela se donne à voir, c’est parce qu’un équilibre s’installe qui le fait exister, sinon l’une des force l’emporterait et le symptôme névrotique cesserait d’exister.

La névrose y compris celle du covid qui saisit nos sociétés doit être lue comme un symptôme ; un symptôme complexe, un nœud dont les fils sont de plus en plus serrés et donc de plus en plus difficiles à dénouer. plus on tire dessus, plus il devient incompréhensible: Mais il faut d’abord avoir compris que le covid sous cet aspect n’est rien, c’est un fait objectif, il est ce qu’il est , en tout cas au départ; et que ce dont je parle, c’est de ses effets, de sa représentation, de sa fonction dans l’imaginaire social actuel dominé par la crise existentielle du système, la crise endogène du capital, la crise des pouvoirs, la crise de l’ordre du pognon fétiche , la crise de la citoyenneté, que nous n’en finissons pas de retarder.

Le Covid comme la crise climatique ou la crise financière ou la future crise monétaire, s’inscrit dans le Tout de la crise de reproduction du système: il nous dit et redit que le système a fait son temps.

Le covid est un symptome du mal-etre de nos societés qui sentent confusément que quelque chose cloche sans savoir quoi; car le « quoi » et le « pourquoi » sont refoulés, non nommables. Ils sont non nommables car, ce qui ne va pas, nous est constitutif. Nous sommes le problème donc il est évident que nous ne pouvons en même temps être les solutions. C’est notre logique , notre vision du monde , notre façon de nous représenter le monde et notre société qui ont cessé d’être adaptées. Nous nous prenons, peut être est-ce l’effet de l’illusion de toute puissance technologique, nous nous prenons pour des démiurges.

Le peuple dans sa grande sagesse fait ce constat, il le vit et l’exprime sans comprendre quand il dit que « nous marchons a coté de nos pompes ». Nous avons fait un pacte Luciferien, mais notre cuiller n’est pas assez grande, pour nous garder de la perte de réalité qui en a découlé: le diable a volé notre âme, il a volé notre authenticité en nous permettant de concurrencer Dieu et de nous faire passer pour magiciens.

Nous ne nous autorisons plus de nous même, nous sommes possédés: c’est la conséquence de notre délire de toute puissance.

La souffrance que le covid impose par intermédiaire des Maîtres qui se sont érigés en pères fouettards pour mieux nous dominer, cette souffrance est due. On ne rase jamais gratis, tout a un prix et nous avons une Dette. Il faut des sacrifices.

Nous la devons cette Dette, parce que nous devons être punis, punis de quoi ? Telle est la question. Punis de trop jouir, punis d’être des pécheurs , punis de mentir , punis de vivre dans un monde imaginaire, punis de tricher ?Punis de transgresser?

[AP]COVID variant spreads to more countries as world on alert

[Yahoo/Bloomberg] U.S. Jobs Report Expected to Show Another Strong Increase: Eco Week Ahead

[CNBC] Black Friday shopping in stores drops 28% from pre-pandemic levels as shoppers spread spending throughout the season

[Yahoo/Bloomberg] Bond Traders Focus on the Fed’s Inflation Fight Even Amid Omicron Fear

[Reuters] Two cases of coronavirus Omicron variant detected in Britain

[Reuters] Suspected Omicron coronavirus case found in Germany

[Reuters] Dutch test for new variant after finding 61 COVID cases among South Africa passengers

[AP] High alert: World scurries to contain new COVID variant

[AP] South African scientists brace for wave propelled by omicron

[Reuters] Concerns over COVID variant trigger more travel curbs on southern Africa

[Yahoo/Bloomberg] Melt-Up Markets Have a Lot to Unwind Should Covid Scare Stick

[Reuters] Wall St Week Ahead: COVID-19 fears reappear as a threat to market

[Yahoo/Bloomberg] Oil’s Black Friday: Algos and Options Turn a Tumble Into a Crash

[Bloomberg] South Africa Considers New Restrictions to Curb Omicron’s Spread

[Bloomberg] The Week That Covid Sucker Punched the World

[Bloomberg] Charting Global Economy: Latin America at Top of Inflation Wave

7 réflexions sur “On suit Omicron à la trace, la névrose croit et embellit. Les maîtres récupèrent le rôle de pères fouettards.

  1. Je me demande (relatif à la suite du texte) dans quelle mesure cette crise plaît aux baby boomers et à tous ceux qui pensent qu’ils ont saccagé la planète – comme si elle effaçait leur consumérisme effréné, à peu de frais.

    Ce serait un théâtre avec ses gagnants et ses perdants, mais ce serait un prix à payer acceptable : la mort est proche (donc pas trop de dégâts sur l’autre partie de la population, l’innocente), et puis, aucun effort personnel à faire (pas maigrir, pas moins de voyages, pas être moins consommateur, pas renoncer au confort) : juste le glaive de la justice divine qui s’abat sur le troupeau pour prélever sa dîme. C’est une ordalie qui remet les choses à leur place et permet de vivre comme avant (enfin, après la crise ou moyennant des contraintes qui cautionnent qu’ils sont des élus pardonnés, puisqu’ils sont encore vivants : montrer son pass, c’est un signe de leur élection et l’autorisation à continuer à consommer, à exploiter).

    Cela expliquerait pourquoi les écolos et la gauche sont les plus acharnés à punir et à croire : les écolos on comprend bien pourquoi il faut que l’homme paie, la gauche parce qu’elle s’est perdue dans la consommation en abandonnant la lutte des classes.

    Tous d’autant plus acharnés à sévir qu’ils ont violé leurs propres idéaux en les portant toujours en étendard.

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    1. Je comprends le raisonnement, mais attention avec ce concept de « baby boomers » tous bobos profiteurs coupables de par leur naissance au mauvais moment. Encore un concept diviseur lancé sur les médias. Tout le monde a profité des 30 glorieuses, de son rêve de progrès à l’infini. Mais en fait pas vraiment tout le monde et nombreux ont été ceux qui parmi ces « B Bs » a protester contre ses abus, ses excès et ses dérives. Les populations « B Bs » ont été bien manipulées elles aussi par toutes les pubs, et les promesses de bonheur de nos politiciens qui s’abstenaient de mettre toutes les cartes sur la table. Là aussi les gens suivaient et les médias se moquaient de ceux (vrais écolos) qui tiraient le signal d’alarme, et de ceux qui commençaient à produire « bio » ou a utiliser des médecines alternatives. En 1968, on pouvait lire ‘Le printemps silencieux » de Rachel Carson, en Livre de Poche. Et d’autres, mais le mythe du progrès sans fin et des problèmes qui seraient finalement résolus par la science était propagé sans vergogne. Les Baby Boomers ont été victimes comme les autres de tous les excès meurtriers des multinationales, tabagisme, amiante, pesticides, pollutions diverses cancérigènes, bourrage de crâne, etc. La période des Hippies aux US était aussi celle de la guerre du Vietnam.

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  2. On attendait l’effondrement, on est en route. Les lemmings s’approchent du bord de la falaise pour le grand suicide collectif. Peut-être ne sommes-nous pas assez conscients des phénomènes cycliques qui rythment notre monde, nos civilisations. Et puis quelqu’un ne nous avait-il pas prévenu, il y a environ 2000 ans que « Satan est le Prince de ce monde. » Ceci dit, on n’échappe pas si facilement à ses émotions, ses réactions face à l’escroquerie manipulatoire, même si on sent la présence de l’éternité toute proche. L’angoisse est le propre de l’homme. Humains, trop humains ? Et si on en sortait par le haut ? Divins, trop divins ?

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  3. Un peu de lyrisme vous sied à merveille. Bravo joli texte.
    Auparavant ils vivaient de récupérations diverses, recyclaient sans vergogne les affres de nos sociétés pour en extraire la morale qui guide les non critiques.
    Aujourd’hui ils osent mettre en place leur propre tragédie, signe de combien ils se sentent forts et intouchables, et ce constat suffit à instiller la crainte dans l’esprit de ceux qui veillent.

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  4. La religion de la consommation / spéculation ne sait plus où donner de la tête!
    Cela ressemble de plus en plus à une situation beckettienne…
    Au moins, le grand public s’initie à l’alphabet grec, c’est déjà cela…

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  5. Bonjour M. Bertez

    Punis d’être nés coupables, forcément coupables !
    Ayant évacué la possibilité de rédemption au début du 20ème siècle, ne nous reste que la culpabilité.
    Et nous voici gros -jean comme devant…..(les culturés modern-propres voudront bien me pardonner cette expression de ma dinosauritude . Trad en tweetais: # on la danl q)

    Cordialement

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  6. Au niveau des certitudes :

    – La baisse a été anticipée par des initiées mais toujours derrière l’arbre qui cache la forêt. le Russel 2000 perdait déjà 7 % sur ses plus hauts récents avant la séquence de vendredi.

    – le marché est creux et archi-creux. Même une star telle que LVMH a perdu jusqu’à presque 13 % en quelques minutes vendredi dans ls premiers échanges avant de se reprendre. On a coté 645 au plus bas avec moins de 6000 titres traités sous 660… mais il faut bien comprendre que quand un marché est creux il peut être repris par le moindre algo aussi vite qu’il a baissé.

    – la gravité du variant Omicron semble d’ores et déjà exagérée. Au pire il est très contagieux mais sa dangerosité semble faible ce qui correspond à ce que nous disait le Pr Perronne ; l’évolution « normale  » des variants est d’aller vers du moins dangereux.

    « omicron variant is causing mild disease says south african medical association »

    https://www.wionews.com/world/omicron-variant-is-causing-mild-disease-says-south-african-medical-association-432552

    D’où 2 hypothèses :

    1) La dramatisation des conséquences de ce nouveau variant va permettre de mettre en place de nouvelles mesures autoritaires, et peut être d’imposer un nouveau vaccin ce qui fera utilement oublier l’échec vaccinal patent dans lequel nous nous trouvons puisque nous étions en pleine phase de reprise du variant Delta et d’imposition généralisée de la 3ème dose.

    Cette hypothèse ne me semble pas la plus probable et en tout cas exclure des mesures de type confinement puisque nous ne pouvons plus avoir recours à la planche à billet avec la même insouciance que lors des vagues précédentes.

    L’oligarchie aurait ici une porte de sortie sur l’échec vaccinal mais le prix à payer me semble trop risqué pour elle puisqu’elle n’a plus les moyens financiers d’acheter la paix sociale.

    2) Il s’agit seulement de faire un peu de pognon à la baisse pendant quelques jours, de forcer la main des républicains sur la question du plafond de la dette US et donc d’organiser opportunément un bear trap à proximité de la fin de l’année.

    Nous verrons mais quand bien même cette baisse ne serait pas le grand départ elle fragilise au minimum la suite car elle révèle la nervosité et l’illiquidité des marchés. Dès que quelques vendeurs sortent du bois c’est la débâcle.

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