Doc: Retour vers le futur, défis intellectuels pour la politique monétaire. Texte de rupture.

Le papier que je vous invite à lire et à conserver va au cœur de mes critiques; les banques centrales pensent faux, elles utilisent des théories et des croyances fausses. et ces croyances vont être mises à l’epreuve au cours des prochaines années.

Borio ne le dit pas , mais moi je le dis, surtout avec l’évolution subreptice qui est en cours vers la soi disant nouvelle mais en pratique vieille lune de la MMT.

Claude Borio est ce que j’appelle un bon. Il utilise en grande partie des outils intellectuels dits « autrichiens » mais et c’est le paradoxe apparent, ses outils le menent à des conclusions convergentes avec ceux que j’utilise qui sont fondés non sur l’économie Autrichienne ou marginaliste comme Borio mais sur l’économie Ricaridenne et Marxiste fondée sur la notion centrale de Valeur Travail. Chez les Autrichiens la valeur n’existe pas en soi, elle est dans la tête des gens , chez les matérialistes elle existe et elle est , de façon bien sur complexe, une Valeur Travail .

L’economie Autrichienne spiritualiste et l’economie matérialiste ne détiennent ni l’une ni l’autre la verité absolue qui expliquerait tout de façon exhaustive, ce sont deux lectures du monde qui se complètent. Meme si je pense qu’in fine on peut démontrer qu’il n’y a qu’une lecture du monde efficace c’est celle du matérialisme, mais c’est une autre histoire pour un autre jour.

Lisez avec attention et surtout attardez vous sur le choix des mots car Borio est obligé d’utiliser des mots, un vocabulaire acceptables pour l’establishment dont il fait partie.

Quand il ose écrire: « Cette conférence se concentre sur le défi intellectuel, c’est-à-dire que les faits sur le terrain testent de plus en plus les paradigmes analytiques de longue date sur lesquels les banques centrales peuvent s’appuyer pour éclairer leurs politiques« , c’est terrible, rendez vous compte il ose dire que les banques centrales pensent faux .

https://www.bis.org/publ/work981.htm

Documents de travail BIS  |   Non 981   |  25 novembre 2021par  Claudio Borio PDF texte intégral (340ko)  |  26 pages

Sommaire

Se concentrer

La communauté bancaire centrale est confrontée à des défis de taille, qui pourraient bien définir l’avenir de la banque centrale en tant qu’institution pour les années à venir. Ces enjeux imbriqués sont économiques, intellectuels et institutionnels. Cette conférence se concentre sur le défi intellectuel, c’est-à-dire que les faits sur le terrain testent de plus en plus les paradigmes analytiques de longue date sur lesquels les banques centrales peuvent s’appuyer pour éclairer leurs politiques. 

Contribution

La conférence examine le défi intellectuel d’un point de vue holistique, en considérant son évolution, ses causes et ses implications. 

Ce faisant, il revisite de manière critique des croyances si enracinées qu’elles sont souvent considérées comme allant de soi, même si elles n’ont pas toujours été considérées comme telles. Ces croyances sont-elles pleinement justifiées ?

Résultats

Dans les années à venir, il sera essentiel de reconstituer une marge de manœuvre politique – des coussins monétaires. Retrouver de telles marges de sécurité est essentiel pour permettre à la politique monétaire de s’acquitter efficacement de son mandat – lutter contre l’instabilité des prix, macroéconomique et, partant, financière. 

NOTE BB: vous noterez l’ajout, mine de rien de ce troisième mandat « lutter contre l’instabilité financière »; or cette instabilité financière ne tombe pas du ciel, elle est produite, ineluctablement par les politiques monétaires modernes, mais eternelles d’inflationnisme. Ou pudiquement dites politiques monétaires non conventionnelles

Trois croyances peuvent compliquer cette tâche. 

Premièrement, les fluctuations économiques reflètent des chocs exogènes plutôt que des dynamiques intrinsèquement instables. 

Deuxièmement, la politique monétaire n’a qu’un impact transitoire sur l’économie réelle (« neutralité monétaire ») et donc aussi sur le taux d’intérêt réel (corrigé de l’inflation) (le « taux d’intérêt naturel »). 

Troisièmement, les coûts des baisses persistantes du niveau des prix – la déflation – sont importants. 

Ces croyances peuvent être moins justifiées qu’on ne le pense normalement.


Résumé

La communauté des banques centrales est confrontée à des défis majeurs – économiques, intellectuels et institutionnels. 

Un défi économique clé est la nécessité de reconstituer une marge de manœuvre politique, qui a considérablement diminué au fil du temps. 

Cette conférence se concentre sur le défi intellectuel, c’est-à-dire que les faits sur le terrain testent de plus en plus les paradigmes analytiques de longue date sur lesquels les banques centrales peuvent s’appuyer pour éclairer leurs politiques. Il soutient que certaines croyances profondément ancrées qui sous-tendent ces paradigmes peuvent compliquer la tâche de regagner une marge de manœuvre politique.

Mots clés : politique monétaire, cycle économique, cycle financier, inflation, déflation, taux d’intérêt naturel.

Classement JEL : E43, E51, E52, E58, E31.A propos de l’auteurClaudio BorioPlus de cet auteur

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