Editorial: comprendre le château de cartes

Je vous invite à lire et relire le texte ci dessous pointé dans le tweet.

J’analyse et je démontre pour la nième fois que les actifs financiers sont une ombre maintenant très déformée de la réalité. Ils ne la reflètent plus, ils sont libérés de la pesanteur comme le Dollar fut libéré de la pesanteur en 1971. On peut en créer autant que l’on veut tant qu’il est accepté.

Et c’est la même chose s’agissant des avatars de la monnaie que sont les dettes, le crédit, les actions, les dérivées, les assurances, les promesses de toutes sortes etc .

Aussi bien la monnaie de base que toutes les masses monétaires, MZM, M1, M2, M3… etc sont maintenant des-ancrées et détachées des économies réelles, des productions de richesses et des échanges.

Ces masses monétaires sont volontaristes en ce sens qu’elles essaient de produire des richesses. On crée des catalyseurs dans l’espoir qu’ils produiront des échanges économiques réels.

Ils, ces catalyseurs, sont instrumentalisées dans l’espoir que la pompe sera amorcée et que la production de richesses rattrapera les dopages et les remettra en proportion.

Depuis 2010 on sait que cet espoir est vain, jamais il n’y a eu rattrapage. Les résultats sont de plus en plus décevants. Le rendement des manipulations monétaires est décroissant.

Non seulement le réel ne rattrape plus les masses monétaires c’est à dire les promesses, mais pour soutenir la valeur de ces masses -valeur qui est devenue fictive- il a fallu enclencher la spirale de la domination financière.

La spirale de la domination financière , qui suit souvent la spirale de la domination budgétaire c’est ce qui a été enclenche à Weimar.

La domination financière s ‘exprime par le besoin, à chaque hoquet, à chaque choc, de fournir des liquidités, de fournir la liquidité, c’est à dire de fournir un put à ceux qui veulent échanger leurs actifs financiers contre de la monnaie de base., bref offrir une contrepartie à ceux qui veulent vendre.

La spirale de la domination financière c’est quand pour soutenir la valeur des actifs financiers il faut absolument ajouter sans cesse de la nouvelle monnaie, du nouveau crédit, de nouvelles dettes. La spirale de la domination financière, c’est l’exponentielle au bout du chemin…

La sanction de la domination financière, la sanction de cette nécessité de créer toujours plus de signes financiers, c’est la divergence grandissante d’avec la masse de richesses disponibles, c’est à dire que c’est la prise de conscience de la rareté; je dis bien la rareté.

La rareté se donne à voir, se manifeste par l’inflation des prix .

La hausse des prix est la manifestation de l’écart qui existe entre la demande et l’offre disponibles. La hausse des prix, lorsqu’elle est généralisée, est la tentative de rééquilibrer les deux masses; l’offre et la demande. La hausse des prix est la Statue du Commandeur qui dit qu’il y a trop de promesses dans le système, beaucoup plus que l’on ne peut en honorer.

Nous vivons actuellement une de ces périodes ou la demande excède l’offre disponible. Ou la rareté se manifeste et devient « common knowledge ». Tout le monde en parle.

Les autorités prétendent que c’est temporaire et si on s’en tient aux apparences, elles ont raison, puisque l’offre est temporairement contrainte, restreinte. Mais elles font un pari douteux: celui que plus tard tout va rentrer dans l’ordre , or ce pari n’est point assuré, loin de là . Et plus le temps passe moins il est assuré.

J’exprime tout ceci par une proposition que je valide et confirme depuis le début des années 2000 , depuis 2002 exactement, les actifs financiers qu’ils soient actions, obligations, masses monétaires etc sont ce que j’appelle des quasi monnaies, c’est à dire qu’elles sont toutes des créances qui font partie d’un ensemble unifié détaché, libéré de l’ensemble de richesses que forme l’économie réelle.

Cet ensemble est activé et réactivé sans cesse depuis lors pour lutter contre son entropisation , contre sa dévalorisation. Cet ensemble est activé par une création continue de monnaie par les banques centrales . Elles sont obligées de créer sans cesse plus de monnaie de base : la monnaie à ce stade ce n’est plus une richesse, une contrevaleur de richeses, non, c’est un coût! C’est le cout que le système doit supporter pour éviter l’effondrement! La monnaie qui galope est le coût de maintien en vie du système , le cout pour tenir. Méditez sur ce paradoxe.

Ce qui se se formule, il faut:

soutenir la monnaieitude, c’est à dire la liquidité du marché financier

maintenir à tout prix l’esprit de jeu pour empêcher les joueurs de sortir

soutenir le prix des actifs financiers anciens pour empêcher l’insolvabilité de se manifester

Tout ce que je démontre est résumé par le graphique ci dessous qui met en regard d’un coté l’actif des grandes banques centrales du monde, c’est à dire le crédit, la monnaie qu’elles produisent et de l’autre l’indice du marche phare mondial des actifs, le S&P 500;

Corrélation 97,2%

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