L’inflation des prix des biens, des services, de la nourriture est délibérée …Nous sommes en retard d’inflation, c’est à dire de misère.

Partout, l’inflation officielle est sous estimée. Elle est sous estimée d’au moins 50%.

C’est volontaire car les autorités veulent l’inflation maximum mais elles ne veulent pas que les peuples en aient vraiment conscience.

L’inflation est un mensonge, une tromperie institutionnelle..

La procédure consiste à provoquer un retard entre l’inflation subie et l’inflation perçue.

C’est un moyen de tromper les citoyens.

L’avantage pour les pouvoirs en place est constitué par ce décalage entre subi et perçu.

Le phénomène d’inflation est dans son essence une course de vitesse entre certaines/différentes catégories sociales pour s’attirer le revenu maximum. Le plus évident c’est la course entre les prix et les salaires.

Les entreprises montent leurs prix pour défendre leurs profits et souvent pour les améliorer; ils essaient de peser sur les salaires réels.

A la limite et en caricaturant, l’enjeu de l’inflation c’est le taux de profit, la répartition de la valeur ajoutée, le partage du surproduit.

L’envolée des cours de bourse et le gonflement du capital fictif , l’explosion des dettes, tout cela pousse les managers à avoir la main lourde puisque les conditions de concurrence -et de pénuries- le permettent.

Je soutiens, contrairement aux monétaristes, que l’inflation n’est pas en dernière analyse une question monétaire mais une question de profit: quand on cherche à monter ses prix c’est parce que l’on veut plus, on veut monter ses profits, ses revenus, sa part du revenu national, sa part dans le surproduit.

Les hausses des cours de la bourse sont des hausses des droits du capital à prélever puisque le capital est un droit de prélèvement sur la richesse sociale.

La retard qu’a la masse de profit mondial face à la masse de capital qui a cru exponentiellement et face à la masse de dettes est colossal; donc le besoin de hausse des prix des biens et des services est énorme.

La hausse de la masse de capital exprime, contient en germe une demande de hausse future des profits sinon ce capital doit être détruit. La hausse des bourses est une exigence future sur les profits -a claim- , ou si on veut une exigence future de dévalorisation de la monnaie.

Et , c’est le point important qu’il faut comprendre, c’est uniquement si les banques centrales autorisent les hausses de prix, uniquement si elles valident le besoin de hausse des prix par la dérive monétaire, par l’inflation de la quantité de monnaie, que le phénomène s’enclenche et dégénère.

La monnaie est non pas une cause mais une condition permissive de cette course pour augmenter sa part dans la richesse sociale; autrement dit , c’est uniquement si les banques centrales « trashent » la monnaie que l’inflation des prix des biens et services peut s’enraciner. Si les banques centrales ne le font pas alors il n’y a que des mouvements de prix relatifs, certains montent et d ‘autres baissent.

11 janvier – Financial Times :

« L’inflation dans les économies riches du monde a atteint un sommet en 25 ans, alimentant les inquiétudes concernant la hausse du coût de la vie pour les ménages et la pression croissante sur les banques centrales pour qu’elles augmentent les taux d’intérêt. Le rythme annuel de croissance des prix à la consommation dans le groupe des pays développés de l’OCDE a atteint 5,8 % en novembre…, contre seulement 1,2 % le même mois l’année précédente et le taux le plus élevé depuis mai 1996. »

12 janvier – CNBC :

« L’inflation a progressé à son rythme le plus rapide sur 12 mois en près de 40 ans en décembre aux USA… L’indice des prix à la consommation… a augmenté de 7 %… Sur une base mensuelle, le CPI a augmenté de 0,5 %…

En excluant les prix des aliments et de l’énergie, l’indice dit de base a augmenté de 5,5 % d’une année sur l’autre et de 0,6 % par rapport au mois précédent. Cela par rapport aux estimations de 5,4% et 0,5%. 

Pour l’inflation de base, il s’agissait de la plus forte croissance annuelle depuis février 1991.

Les coûts du logement, qui représentent près du tiers du total, ont augmenté de 0,4 % pour le mois et de 4,1 % pour l’année. C’était le rythme le plus rapide depuis février 2007.

Les prix des véhicules d’occasion… ont encore augmenté de 3,5 % en décembre, portant l’augmentation par rapport à il y a un an à 37,3 %.

12 janvier – Bloomberg :

« L’inflation américaine a terminé 2021 à des niveaux brûlants, et ses principaux moteurs reflètent les malheurs de la reprise économique alors que le pays a été frappé par plusieurs vagues de Covid-19. Les prix des aliments, qui représentent environ 14 % de l’indice des prix à la consommation, ont bondi de 6 % en décembre par rapport à l’année précédente, entraînés par les viandes comme le bacon, en hausse de près de 19 %. 

La flambée des prix des voitures l’année dernière était un sous-produit des pénuries de composants qui ont frappé les constructeurs automobiles du monde entier. Les véhicules automobiles neufs et anciens, avec un poids de plus de 8 % dans l’indice de l’IPC, ont fait un bond record de 20,9 % le mois dernier. »

12 janvier – Bloomberg :

« Les régions de la ceinture sud américaine approchent des taux d’inflation à deux chiffres, car les coûts de transport et autres se combinent pour « pincer « les consommateurs du Sud. Les prix dans la région d’Atlanta ont augmenté de 9,8 % en décembre par rapport à il y a un an, tandis qu’à Phoenix ils ont grimpé de 9,7 % – ce sont les deux taux d’inflation les plus élevés d’une enquête portant sur 14 régions métropolitaines… A Atlanta selon l’indice des prix à la consommation au cours des derniers mois, les coûts de transport ont augmenté de 29,3 % et les coûts de l’habillement de 14,2 %, tous deux nettement supérieurs à la moyenne des villes américaines, en hausse de 21,1 % et 5,8 % respectivement. »

10 janvier – Bloomberg :

« Les prix du bœuf américain ont atteint les niveaux les plus élevés depuis novembre, menaçant d’aggraver l’inflation alimentaire déjà déchaînée. La production a ralenti car la variante du virus omicron rend les travailleurs malades. La production de bœuf la semaine dernière a chuté de 5,3 % par rapport à il y a un an, et les prix de gros ont grimpé de 1,3 % lundi, le plus depuis août… »

14 janvier – Bloomberg :

« Vous voulez acheter un jambon ? vous feriez mieux d’acheter du bacon . Les prix des jambons de porc ont grimpé de 54 % jeudi, la plus forte hausse sur une journée depuis octobre 2012… La forte hausse sur une journée des prix du jambon survient alors que la variante omicron empêche les travailleurs d’entrer dans les abattoirs américains, ce qui affecte la production de viande.

14 janvier – Bloomberg:

« Les prix du coton ont atteint un nouveau sommet pluriannuel à New York, alimenté par une demande mondiale bouillante au moment où les récoltes diminuent, y compris aux États-Unis, le premier exportateur mondial. Cela entraîne une augmentation des coûts pour les vêtements tels que les jeans et les t-shirts, ainsi que pour les couches. »

13 janvier – Wall Street Journal :

« Pékin essaie de fortifier l’économie chinoise contre une période prolongée de tension avec les États-Unis et d’autres pays, en stockant certains éléments essentiels et en planifiant davantage de production nationale alors qu’elle accélère les efforts pour rendre la Chine moins dépendant du monde. 

Les agences économiques chinoises, dont la haute autorité de planification, la Commission nationale du développement et de la réforme, et le ministère de l’agriculture, ont récemment désigné la « sécurité des approvisionnements  » comme une priorité pour 2022…

En particulier, les autorités s’engagent à sécuriser l’approvisionnement de tout des céréales à l’énergie et aux matières premières, ainsi que les processus impliqués dans la production et la distribution de pièces et de produits industriels.

11 janvier – Financial Times :

« Le prix des batteries pour véhicules électriques devrait augmenter en 2022 après une décennie de forte baisse, les approvisionnements en lithium et autres matières premières ne parvenant pas à suivre la demande en plein essor. 

Alors que les sociétés minières s’efforcent d’augmenter la production des installations existantes et de développer de nouvelles sources d’approvisionnement, les prix de référence du carbonate de lithium ont terminé 2021 à des niveaux records. 

En Chine, le plus grand pays producteur de batteries, le prix était de 261 500 Rmb (41 027 $) la tonne, plus de cinq fois plus élevé qu’en janvier dernier. 

D’autres matières premières utilisées dans les cathodes, la partie la plus chère d’une batterie, ont également augmenté. Le prix du cobalt a doublé depuis janvier dernier pour atteindre 70 208 dollars la tonne, tandis que le nickel a bondi de 15 % à 20 045 dollars.

13 janvier – Bloomberg :

« Il n’y a pas assez de laitue romaine pour les salades aux États-Unis et tout cela est dû au chaos créé par la pandémie. La demande a été imprévisible, le virus Covid-19 modifiant le comportement et les habitudes alimentaires des consommateurs. Les agriculteurs ont subi de lourdes pertes financières depuis le début de la pandémie compte tenu de la volatilité. En conséquence, les producteurs plantent délibérément moins afin de ne pas être coincés avec un excès de laitue qui devient de plus en plus cher à cultiver et à expédier…

La laitue romaine a augmenté de 61 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 3,27 $ la livre, le plus élevé… remontant à 2006 , tandis que le bœuf haché est en hausse de 17 %. »

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