Editorial: Le crépuscule de illusionnistes.

PENDANT CE TEMPS ILS REGARDENT AILLEURS!

C’est toute une conception erronée de la vie, de la politique et de l’histoire qui est ainsi exposée par le refus des médias aux ordres de braquer les projecteurs sur la marche des camionneurs.

C’est aussi toute une philosophie spiritualiste, bourgeoise laquelle est persuadée que la Valeur, les principes, tout cela est relatif, pire, cela n’existe que dans la tête des gens.

C’est la révolution de la pensée marginaliste qui inverse le monde, le fait marcher sur la tète: le réel est moins important que ce que l’on en pense. A la limite c’est l’imaginaire qui vaut, qui importe, qui s’impose aux voix. L’opinion gouverne le monde!

C’est l’une des plus grandes erreurs de tous les temps que celle qui fait lâcher les proies pour les ombres, le matériel pour les signes qui le reflètent et qui finalement confond le monde avec ses représentations.

Notre époque est victime de la prédominance des représentations sur la perception du réel, il est victime du « dire » sur le « faire ».

Notre époque est victime du système qui, pour durer doit mentir, tromper sur ce qu’il est.

Nous sommes victimes de ce système à bout de souffle lequel a cessé d’être adapté au monde extérieur , tout monopolisé qu’il est dans son effort de se reproduire et de durer malgré ses limites.

Notre système en bout de course est piloté par des idiots qui au lieu de regarder devant, à travers le pare brise, pilotent les yeux collés au rétroviseur. Leurs capacités sont toutes utilisées pour maitriser la colère des passagers qui sont dans l’avion au lieu de n’avoir comme priorité que de mener l’appareil à bon port.

Le système est victime dialectique , – du retournement contre lui même- des subterfuges qu’il doit employer pour durer.

Pour durer il doit cacher ses ressorts, il doit mentir mais ses mensonges tuent ses capacités d’adaptation à la réalité extérieure. Jamais un phénomène comme le sanitaire ne l’aura démontré aussi clairement, mais la crise économique depuis 20 ans montre que c’est récurent. Dans son désir forcené de faire durer l’ordre social de la domination et de l’accumulation du fétiche pognon, le système s’auto détruit .

L’idée sous jacente à la censure du mouvement des camionneurs est idiote , elle consiste à croire que si on n’en parle pas , cela n’a jamais existé! C’est l’autruche prise comme modèle, c’est l’occultation du négatif, c’est le colossal « je n’en veux rien savoir de la mort  » qui est le propre de la bourgeoisie. C’est le positivisme forcené.

C’est un comportement infantile, magique que l’humanité croyait avoir dépassé depuis longtemps; on y retrouve les reflexes les plus archaïques , les plus primaires, ceux qui sont fondés sur la croyance que l’esprit produit le réel et qu’en même temps l’esprit peut faire que le réel ne se produise pas.

Nous sommes dans le monde de l’enfance; souvenez vous, quand vous étiez petits vous croyiez que le monde en dehors de vous n’existait pas et qu’il suffisait de fermer les yeux pour le faire disparaitre.

On en revient à cette illusion moderniste et post-moderniste , à cette structure de base de la pensée contemporaine qui dévalorise le monde pour valoriser l’Homme, qui fait croire que Dieu est descendu sur la terre parce que l’on maitrise certaines techniques.

Non Dieu est resté au ciel et nous ne sommes que de médiocres Promethée qui sans cesse recommencent les mêmes erreurs , s’envoient en l’air pour, comme Icare retomber comme des merdes.

Aucune des leçons de la Seconde Guerre mondiale n’a été retenue. Le fascisme a beau avoir échangé ses habits noirs contre les gris et les verts , il est toujours la tentation des dominants. L’ingénierie developpée par les fascistes d’hier est récupérée par ceux qui se disent maintenant anti fascistes mais veulent mettre en place les mêmes règles sociales , les mêmes gouvernances. La logique du pouvoir est éternelle, elle exige des sacrifices et bien sur les sacrifices des peuples, destructurés, massifiés.

Ce que l’on retrouve à l’œuvre quasi partout c’est « perception is all », la perception fait tout! Si on peut changer les perceptions alors on change le monde.

C’est le grand criminel américain , fantoche , baudruche , l’un des responsables de la guerre d’Irak qui osait dire, : « nous créons notre propre réalité et vous, vous y adaptez »!

Heureusement le sang est plus épais que l’eau et la gravitation finit toujours par prendre le dessus; la Vérité c’est une forme de gravitation; elle est insérée dans le réel, c’est sa Loi, c’est ce qui le meut; le réel ce n’est pas du mensonge cristallisé comme le croient les usurpateurs tyranneaux comme Macron et Trudeau, non c’est de la Logique, de la Dialectique, de la Necessité.

Depuis des décennies le monde suit sa pente cahotique et chaotique , il va de crises en crises, de dégringolades en dégringolades, il s’enfonce dans les faux remèdes comme les dettes, la fausse monnaie, les faux narratives, mais la taupe creuse et sous les apparences , tout est miné, fragilisé.

Pour tenir, l’ordre actuel a besoin de recourir aux David Copperfield mercenaires et à l’armée, la police contre les peuples.

En PRIME

Le fascisme ne se cache me plus , il s ‘explicite:

L’idéologie au nom de laquelle le peuple doit se sacrifier est celle de la production, de l’investissement, de la compétitivité.

Cette trilogie c’est bien sur le voile qui recouvre l’idéologie de l’accumulation et du profit. Elle définit une hiérarchie, un ordre social et une Nomenklatura.

Le renversement des devoirs avant les droits c’est la réalisation du vieux rêve des dictateurs, l’homme au service de l’Idée: Nation, Race, Religion, Chef, Capital etc ..

C’est la négation de l’objectif démocratique et son renversement au profit de règles de gouvernance par une classe qui détient la science, le savoir, la vérité, les clefs du bien et du mal.

L’analyse politique est terrible et effrayante, elle met à la poubelle les partis de gauche au nom d’un cycle de l’histoire et les partis de droite au nom de la dérision de leurs divisions.

Seule reste, droit debout, le ni-droite ni-gauche c’est à dire la Troisième Voie, qui met tout le monde d’accord car elle repose sur la force et non le consensus, Troisième Voie, qui n’a na jamais été rien d’autre que celle du fascisme.

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2 réflexions sur “Editorial: Le crépuscule de illusionnistes.

  1. Encore une preuve éclatante de l’existence d’une oligarchie et de sa main mise sur les média.

    La question demeure de savoir comment cela tient-il et j’en reviens à ma thèse d’un long travail de lobotomisation débuté de longue date.

    Chez les Gilets jaunes ont est défiant des média mais chez les gens biens on s’interdit de l’être, c’est mal voire complotiste.

    Le système ne tient que grâce à la bêtise et à la complicité des 20 % qui bénéficient de quelques miettes de capillarité de la part des 1 %.

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  2. Bonjour M. Bertez

    Ne même plus regarder directement les ombres dansant sur les parois de la caverne , mais par le biais de l’oeil unique d’un écran piloté par ceux qui croient maîtriser les ombres….

    Enfermés dans sa grotte, les lotophages se mirent dans l’oeil de Polyphème….

    Ulysse, aimé d’Athéna déesse de la sagesse et de l’intelligence, où est tu?

    Cordialement

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