Editorial: Le temps des hyènes.

Depuis 2009 j’écris régulièrement, afin qu’on ne l’oublie pas: un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre .. on le sait bien « !

Mes chroniques n’ont jamais dévié, on y va.

Je n’ai jamais eu besoin de réviser mon sinistre scénario, il se remplit comme le disent la Théorie et l’Histoire.

La marche vers la guerre se déroule comme à la parade, c’est un engrenage auquel personne ne réfléchit, une roue en entraine une autre, une pente est suivie presque à l’insu de la conscience des peuples. Il y a comme un gigantesque « je n’en veux rien savoir« ; une démission presque inexplicable.

La multiplication des signes, l’enchainement des étapes , tout cela passe au dessus de la tête des peuples. On peut d’ailleurs se demander si ces peuples habitent encore le monde réel, tant on a l’impression qu’ils sont ailleurs, déja dans le meta-univers.

Note: dans ce survol je n’examine pas l’étape que constitue l’état de crise sanitaire; qu’il soit cependant entendu que cette étape -fruit d ‘une opportunité- est venue à point nommé, elle a pu être récupérée et instrumentalisée dans le cadre des besoins de l’ingénierie développée par les élites. De ceci attestent tous les textes et rapports disponibles.

Bien sur il y a des élites et des conseillers des élites qui pilotent, en toute conscience et sans innocence aucune, mais ce n’est pas le plus remarquable, ce qui est remarquable c’est l’absence de clairvoyance des peuples massifiés et de leurs soi disant guides. Si les peuples n’était pas « anesthésiés », on ne voit pas comment 2000 personnes, même vicieuses pourraient les amener à accepter ce qu’ils acceptent et qui est contraire à leurs interêts et à leur dignité.

La marche vers la guerre est surdéterminée.

Mais il n’y a nul hasard dans cette marche, elle est produite par la Nécessité. Ce qui doit arriver va nécessairement arriver et ce, quels que soient les détours, les formes, les modes d’apparaitre. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets .Toujours cette marche vers la guerre prend une forme singulière, différente de celles du passé , mais toujours la nécessité prend le dessus, elle est à l’oeuvre et peu importe les costumes dont elle s’habille.

Nous sommes dans le surdéterminé, cela signifie que les causalités sont multiples, enchevêtrées, complexes .

Nous sommes dans un écheveau, ce qui fait croire que le hasard est déterminant et que par conséquent il est possible d’échapper à la tragique fatalité.

Mais c’est une apparence et donc une erreur: ce qui est l’oeuvre sous des formes différentes , c’est une seule et même logique, la logique de la rareté. la logique de la finitude. Toutes ces forces qui semblent indépendantes les unes des autres ont le même sous jacent; la rareté, la finitude.

La guerre est produite objectivement par la dialectique de la rareté.

je précise bien « objectivement » pour marquer que subjectivement on peut trouver, inventer, plaquer n’importe quoi sur les déterminants qui conduisent à la guerre: on peut dire que c’est la faute à Xi Jinping, , à Poutine, a la Fed, aux Ultra Riches, au Biden gâteux, aux marchands d’rames etc , mais tout cela c’est du narrative, du discours.

La guerre est le produit, dans l’histoire, de situations objectives et ces situations objectives sont toujours réductibles en dernière analyse à la logique de la rareté. Et je précise, rareté réelle et rareté perçue car le perçu est aussi important que le réel.

Note je n’élabore pas à ce stade sur le contenu de ce que désigne par la rareté. Sachez simplement que je ne désigne pas la rareté absolue, non je désigne la rareté relative, telle qu’elle découle de la culture actuelle. Au fond de ma pensée je vise plutôt la rareté du surproduit, rareté des excédents que la rareté réelle absolue mais j’y reviendrais .

Tout système social est historique, y compris le système capitaliste. Tout système a ses limites, il est relatif à une période donnée, à un état de développement. Les civilisations sont mortelles disait Paul Valery. A un moment donné un ordre doit succéder à un autre ordre . A un autre ordre plus adapté, c’est ainsi que fonctionnent les systèmes vivants.

Ici l’ordre de la Seconde Guerre Mondiale centré sur les Etats Unis et le centre capitaliste américain doit laisser la place à un ordre fondé sur le progrès colossal des forces productives accomplit depuis cette guerre.

Ce progrès essentiellement technologique , matériel, ce progrès a bouleversé les hiérarchies sociales, géopolitiques, politiques , les organisations sociales, societales, familiales. Il a jusqu’à bouleversé la conception de l’humain et sa réduction à la machine intelligente ou pas d’ailleurs! l’humaina cessé d’être une donnée tombée du ciel pour devenir un produit, un Même, malleable, reproductible .

Bien entendu l’ordre ancien ne veut pas mourir ou céder la place, car il s’incarne dans des personnes et des groupes sociaux qui veulent maintenir leurs position de domination ou de privilèges. Il tente de se survivre ou de survivre aux conditions qui lui ont donné naissance. Et il le fait en trichant avec ses propres règles comme par exemple les règles démocratiques, en utilisant la force, le mensonge la manipulation . Le jeu démocratique dont l’horizon était l’intelligence ne survie dans ses apparences que par la généralisation de l’abrutissement.

L’ordre ancien a buté en 2008 lorsque la solution qui avait été mise en place pour le prolonger, l’endettement, a touché ses limites.

Depuis plusieurs décennies on avait cherché à prolonger le système par la dette. Prolonger le système par la dette équivaut à chercher à prolonger le système par les promesses, par le rejet dans le futur des contradictions présentes, c’est à dire reporter la solution du problème de la rareté dans l’avenir. Dans le futur comme dans le rêve, comme dans l’imaginaire, la rareté n’existe pas, tout est possible, tout et son contraire, 2+2 =5!

Et un jour la dette a montré sont horrible tête sous la forme de l’insolvabilité.

Ce fut la bombe atomique financière, la dette s’est révélée l’AMD, l’arme de destruction massive.

Tout s’est enclenché.

Les élites ont refusé de céder, de perdre leurs fortunes et leur rang, et de nettoyer la pourriture qu’elles avaient crée et elles ont au contraire augmenté les doses de drogues, de stimulants, d’artifices; elles ont sapé les bases de nos sociétés hypothéquant de plus en plus l’avenir, en détruisant la monnaie et en laissant filer les inégalités à un rythme jamais vu dans l’histoire; bref les élites ont pratiqué la fuite en avant dans la prédation ouverte , non dissimulée.

Faute de détruire les droits périmés du passé , faute de détruire les promesses intenables, la rareté est réapparue, il n’y en a pas eu assez pour tout le monde, même si au passage on a essayé d’imposer l’austérité aux masses et même si on a paupérisé les Emergents.

Pas assez pour tout le monde à l’intérieur des grands pays et pas assez pour tout le monde à l’extérieur au niveau des relations entre les pays.

Les sociétés domestiques se sont disloquées; c’est ce que l’on appelé du nom méprisant de populisme, ce qui en soi était deja tout un programme puisqu’il permettait le glissement vers la mise hors jeu, la diabolisation, la nazificaton des masses populaires.

La globalisation, la coopération internationale se sont fracassées, les égoïsmes ont repris le dessus, la coordination a disparu, la concertation a laissé la place à la compétition, puis à l’affrontement stratégique, puis à la guerre froide et enfin, nous y sommes, à la guerre tiède avec préparation des opinions publiques, accélération des armements et constitution de blocs d’alliances..

Comme je l’ai dit dès le printemps 2009 quand le butin se réduit, les bandits s’entretuent.

Les perspectives de guerre civiles, intérieures, et de guerre externes, étrangères, sont maintenant parfaitement installées.

Elles ont reliées dialectiquement: la perspective de guerre extérieure permet de nommer des ennemis, de décréter des états d’urgence, de désigner des terroristes, bref elle permet réprimer grâce aux pleins pouvoirs.

La perspective de la guerre est à double face, interne et externe.

Ce n’est absolument pas un hasard si les élites osent prétendre que les mouvements comme les convois de la liberté, les révoltes anti vaccins, sont provoqués par les Russes; une analyse serrée montre que peu à peu la masse populaiset est accolée aux Russes , elle devient un ennemi de l’intérieur dans la mesure ou elle refuse la soumission à l’idéologie du Woke, la féminisation etc . Le lien ennemi de l’intérieur-ennemi de l’extérieur grossit de jour en jour. Avez vous remarqué que les opposants aux nouveaux dictateurs que sont les Trudeau, Macron et autres ne trouvent aucune place dans les médias d’état ou du business et ne sont accueillis que par les médias come RT ?

La perspective de la guerre renforce les pouvoirs des autorités, elle suspend les contrôles démocratiques, elle musèle les critiques et les opposants , elle unit les complices et les connivents dans le monde imaginaire qui est ainsi créé.

Les technologies qui sont mises au point pour l’ennemi extérieur sont transposées à l’ennemi intérieur, la censure redevient légitime, la police se militarise tout comme les discours qui accompagent ses interventions.

Mais le plus important est peut être ailleurs; ailleurs que dans l’objectivité des mesures, mais dans la subjectivité des sujets; ils réapprennent à obéir, à subir, à baisser la tète, à ramper.

Ils vivent dans la peur.

5 réflexions sur “Editorial: Le temps des hyènes.

  1. Bonjour, je vous rejoins complètement, y’a qu’a lire le club Bilderberg de Daniel Estulin, cette crasse dominante est à l’oeuvre depuis 1920 ! pendant que les endormis…dorment encore et encore !

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  2. L’on ne peut en effet qu’être ébahi devant l’aveuglement général actuel.

    Personne ou presque parmi les candidats à la Présidentielle n’aborde le sujet de l’Ukraine ou alors de manière très marginale. La presse fait ses choux gras des « trahisons » de tel ou tel cadre du RN, de la platitude du discours de tel ou telle, de la date de sortie du pass sanitaire et ainsi de suite.

    Le scénario du covid est on le sent bien en train de s’épuiser, les convois de la liberté n’on t pas eu en France de véritable écho. Chacun poursuit sa vie comme si la situation était normale.

    Or elle ne l’est plus. Comment ne pas percevoir avec plus d’acuité chaque jour cette menace iréelle, abstraite pour la plupart des jeunes occidentaux, de guerre en Europe.

    L’écrire même est bizarre car le concept est tellement monstrueux qu’il échappe à la raison. Et pourtant, à l’échelle de l’humanité les 75 ans de paix que nous avons connu sont une minuscule parenthèse.

    Je rejoins votre analyse sur l’horrible inéluctabilité du processus.

    Cette pente glissante qui commence à se dessiner sans que personne ne se lève pour y résister. La faute en revient avant tout aux « élites » autoproclamées qui ont a dessein abruti les opinions dans le seul but de les manipuler.

    Il est peut-être encore temps de renverser la vapeur , de sonner le tocsin, de faire peur, pour que chacun se lève pour refuser ce que d’aucuns tentent d’enclencher.

    Je ne sais plus qui avait dit en parlant de la guerre, « c’est lorsque un petit nombre d’individus qui se connaissent très bien, envoie à la mort des millions d’autres qui ne se connaissent pas.  »

    La crise en Ukraine est le seul et unique sujet du moment, qui nous concerne tous.

    Il pourrait très vite dégénérer vraiment et entrainer le monde dans l’abîme, le vrai sans même l’avoir vu venir.

    Paul Jorion dans l’une de ses dernières interventions a déjà capitulé en admettant que nous nous dirigeons maintenant vers le conflit global thermonucléaire tant redouté.

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  3. Cher monsieur,
    Merci pour cette belle synthèse.
    L’aveuglement des masses supposées « éduquées » est fascinant: les ficelles de la fabrique de l’ennemi sont pourtant particulièrement grosses et grossières!…
    Cordialement,

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