Le fascisme « open bar », l’Occident projette sa merde sur la Russie.

Je vous invite à lire ce texte de Philippe Grasset en espérant que vous aurez la curiosité de fréquenter son site régulièrement. J’apprécie ses analyses et son expérience. Il n’a pas son pareil pour montrer le dérisoire qui domine nos sociétés et la course à la destruction dans laquelle les différentes nations-si on ose encore les designer ainsi- sont engagées. Philippe Grasset utilise beaucoup le concept de simulacre et c’est en effet une clé d’interprétation indispensable des spectacles qui nous sont offerts.

Il y a maintenant une correspondance étroite, organique entre d ‘un coté la constitution d’un ennemi de l’intérieur des grands pays occidentaux et la constitution de l’ennemi extérieur russe.

Représentez vous un sablier horizontal , c’est une image classique de la psychanalyse lorsqu’elle veut illustrer le transfert entre ce qui se passe à l’intérieur du sujet et ce qui projette à l’extérieur.

Le sujet a du noir en lui, du sale, de la pourriture , de la merde et bien entendu il a du mal à vivre avec, cela nuit à sa vie et à son unité, cela perturbe sa conscience et l’image qu’il se fait de lui; pour survivre ce sujet utilise un truc vieux comme le monde, il projette sur le monde extérieur sa noirceur, sa merde, sa pourriture ; cela lui permet de tenir, de durer et de faire comme si….

Et l’image qui traduit cela c’est celle du sablier horizontal, le sable poussé par la pression intérieure quitte la boule de gauche qui figure l’intérieur du sujet et passe progressivement dans la boule de droite qui figure le monde extérieur. Grace à l’expulsion, le sujet est ainsi débarrassé.

La merde de nos sociétés est projetée sur la Russie en attendant d’être projetée sur la Chine; c’est ainsi que l’on fabrique psychologiquement et socialement les ennemis.

https://www.dedefensa.org/article/au-canada-mon-fascisme-en-open-bar

 Kiev a écrasé Ottawa dans l’hyper-actualité ; les commentateurs soi-disant dissidents, pressés et en général “jouisseurs du malheur” en vous annonçant que nos révoltes sont inutiles parce que le Système est le plus fort et que le révolté est un mouton manipulé, sont passés à autre chose qui est la description de l’inéluctabilité de la victoire du Système. Pourtant, le Canada n’est pas inintéressant.

Il y a en effet là-bas une fantastique et foudroyante transformation, – comme une terrible pandémie, vous voyez l’analogie ? – d’une “démocratie progressiste tranquille” en une “démocrature” brutale, comme une tyrannie brusquement tirée de sa cachette. La suppression du ‘Freedom Convoy’ tel qu’il était installé à Ottawa s’est faite avec une extraordinaire brutalité. La ‘cancellation‘ complète de la révolte a été ponctuée par une impressionnante journée de protestation à laquelle on ne s’est guère intéressée, comme si l’on concluait : “affaire classée”… Pour autant :

« Des manifestations massives ont éclaté samedi dans tout le Canada à la suite de la répression brutale d’Ottawa contre les manifestants du Convoi pour la liberté. Des milliers de Canadiens sont descendus dans la rue à Calgary, Toronto, Québec et dans des dizaines de petites municipalités immédiatement après la répression, et certaines manifestations se sont poursuivies jusqu’à dimanche. »

Contrairement à mon habitude d’opposer un silence méprisant aux habituels roucoulements démocratico-européanistes des députés européens, quasi-exclusivement destinés à la dénonciation d’un Poutine ou du fascisme de demain sur les ailes du populisme, j’irais même jusqu’à citer avec respect le discours au Parlement européen d’un député de nationalité roumaine. Cristian Theres eut l’excellente idée de tracer un parallèle entre Trudeau et Ceausescu :

« Ce qui a fait notre force – et je parle du monde occidental – ce sont les valeurs. Le respect des droits fondamentaux de base. La règle impérative  que le gouvernement est là pour vous servir en tant que personne, et non pour que vous serviez le gouvernement. Le premier ministre du Canada, la façon dont il se comporte en ce moment, – c’est le comportement d’un tyran, d’un dictateur. Il est comme Ceausescu en Roumanie. […] Si vous émettez des doutes sur les vaccins, vous êtes mis au ban de la société. Quelle est la différence entre ce qu’il fait et ce qui se passait sous l’Inquisition ?

» D’un côté, ils disent que nous ne devrions pas croire en Dieu. Mais de l’autre, ils disent “croire en la science”. Nous ne sommes pas obligés d’y croire. La science n’est pas une question de croyance. La science, ce sont des mesures, des conclusions, des hypothèses et des arguments.

» J’espère que ce mouvement pour la liberté et pour les droits se répand dans le monde entier. Parce qu’au bout du compte, nous devons nous assurer que tous ces élus comprennent qu’ils ont été élus à ces postes pour travailler pour le peuple. Pas pour se comporter comme des maîtres avec leurs esclaves. »

Je me tourne alors vers l’écrivain, auteur, humoriste C.J. Hopkins. Il s’agit d’un commentateur de gauche qui dispose à son actif de quelques  d’honneur selon mon jugement. Pour nous rassurer complètement, je précise qu’il fit partie, en 2018 aux côtés notamment d’Israel Shamir et de Diane Johnstone, de la charrette des purgés de CounterPunch’. (J’ai écrit quelques mots, ou plutôt repris l’essentiel du passager que Johnstone consacre à cette affaire dans ses mémoires. Cette publication,‘Counterpunch’, qui fut vaillante depuis sa création en 1946, virant brusquement dans le sens de l’antirussisme du Système, et de tout ce qui va avec, et bien entendu bannissant tout texte qui paraîtrait trop antiSystème.) Aujourd’hui, il publie notamment dans ‘The Consent Factory’, l’ensemble faisant qu’on peut lui faire confiance…

Dans « Le visage nu du fascisme de la Nouvelle Normalité » publié le 20 février 2022 sur le site de ‘The Consent Factory’, C.J. Hopkins décrit donc les événements canadiens, toujours en cours, plus que jamais en cours malgré le baisser de rideau des commentateurs pseudo-dissidents et trop pressés d’avoir raison. Il faut aller voir le texte en entier, plein de détails, de vidéos, de références éclairantes, etc. Je reprends ici la fin du texte de Hopkins, lorsqu’il décrit la situation dans son ensemble, lorsqu’il insère les événements canadiens dans une immense dynamique antiSystème en cours.

« Je décris depuis deux ans la ‘Nouvelle Normalité’ comme une nouvelle forme de totalitarianisme (ou de fascisme, si vous préférez), et je l’ai documentée depuis le tout début (voir, par exemple, ces fils Twitter de mars 2020 and avril 2020, que les éditeurs d’‘OffGuardian’ ont préservés pour la postérité). Il était là depuis le début, en plein déploiement mais rendu invisible par la ‘narrative’ officielle du Covid.

» La ‘narrative’ officielle est en train de rapidement se dissoudre, rendant visible le fascisme de la Nouvelle Normalité. Cela se produit maintenant parce que ceux d’entre nous qui l’ont vu depuis le début, – et qui y ont résisté depuis le début, – ont tenu assez longtemps pour que le temps nous donne raison. GloboCap ne peut pas maintenir la cohésion de sa ‘narrative’,  alors il ne lui reste que la force fasciste brutale.

» Nous devons faire en sorte que GloboCap déploie cette force, et la mettre sous les feux de la rampe, comme viennent de le faire les camionneurs et les manifestants à Ottawa. Au cas où quelqu’un ne comprendrait pas bien la tactique, il s’agit d’une désobéissance civique non violente classique. Je l’ai décrite dans une récente chronique :

» “En d’autres termes, nous devons faire en sorte que GloboCap (et ses sbires) devienne ouvertement totalitaire… parce qu’il ne le peut pas. S’il le pouvait, il l’aurait déjà fait. Le capitalisme mondial ne peut pas fonctionner de cette façon. Devenir ouvertement totalitaire le fera imploser… non, pas le capitalisme mondial lui-même, mais sa version totalitaire. En fait, cela commence déjà à se produire. Il a besoin du simulacre de la ‘réalité’, de la ‘démocratie’ et de la ‘normalité’ pour garder les masses dociles. Nous devons donc attaquer ce simulacre. Nous devons le marteler jusqu’à ce qu’il se fissure, et que le monstre qui s’y cache apparaisse. C’est la faiblesse du système… Le totalitarisme de la nouvelle normalité ne fonctionnera pas si les masses le perçoivent comme un totalitarisme, comme un programme politique/idéologique, plutôt que comme une réponse à une pandémie mortelle.” »

Il y a nombre d’idées sur le fonctionnement du Système qui me sont chères, sur lesquelles je reviens autant qu’il est possible depuis longtemps, notamment celle que le Système a « besoin du simulacre de la “réalité”, de la “démocratie” et de la “normalité” »… « [P]our garder les masses dociles » ? Pas seulement, même si c’est un effet bien entendu attendu. Le Système a besoin de « la “réalité”, de la “démocratie” et de la “normalité” » qui constituent son simulacre, parce qu’il a besoin lui-même de son propre simulacre. S’il ne l’a pas, effectivement, il s’effondre psychologiquement. Nous le chargeons de trop de capacités complotistes, manœuvrières, manipulatrices, etc., alors qu’il n’est que surpuissance avec l’exigence que cette dynamique figure dans un décor absolument vertueux.

Je ne crois pas savoir ni ne crois tout court, d’ailleurs parce que je n’ai nul besoin de savoir et de croire dans ce champ-là, si l’affaire du Covid est dès l’origine un montage, une manœuvre, un complot, une conjuration, un coup monté-tordu. J’ignore si Hopkins croit le savoir et le crois. Je sais que mon premier réflexe élaboré fut ma stupéfaction de la “réponse” des systèmes du Système. De ces mots-là, d’il y a deux ans et six jours exactement, je ne retire pas une virgule et je vois déjà mon commentaire pour la suite tout tracé…

« Je suis stupéfié personnellement (“tactiquement”, dirais-je) par les effets de cet événement mais ne suis pas plus surpris que cela, objectivement (“stratégiquement” dirais-je), tant ils correspondent bien à cette époque stupéfiante. Nous sommes tous dans l’attente de choses formidables, de poussées sismiques incroyables, de symphonies métahistoriques grandioses, et nous voyons dans chaque événement qui nous est imposée, – même si nous en sommes les outils inconscients, – un signe de ce destin exceptionnel. »

En fait et pour ce qui est du personnel, je suis plutôt tenté par l’hypothèse de la folie qui s’accorde parfaitement avec ce que je sais et ressens de ce qu’est la folie ; et une folie d’ailleurs, qui touche le Système et que le Système voudrait imposer à nos populations, et folie aussitôt transformée en “fascisation” plus qu’en “fascisme” ; c’est-à-dire un processus vers le fascisme de tout ce qui ne l’est pas et qui pourtant l’est déjà un peu, notamment les usages capitalistes sous la houlette d’une dame (la ministre canadienne Freeland) qui n’a jamais renié, et même s’inspire absolument des convictions nazies de son grand’père ukrainien… Grandiose, ce dernier détail : Kiev retrouvant Ottawa !

Quoi qu’il en soit, tout cela n’importe plus guère en soi et c’est bien à l’enseignement général de Hopkins qu’il faut s’intéresser. J’imagine aisément qu’à un moment ou l’autre et plongé dans sa folie, le Système a jugé que l’occasion de la “fascisation” était trop belle et qu’il fallait s’y jeter, s’y vautrer. Dès lors, effectivement, le Système va vers sa mort, si ce n’est déjà l’agonie. Qu’on se le dise, par exemple dans les termes d’Hopkins…

« La ‘narrative’ officielle est morte, ou en train de mourir. La secte Covidienne est en train de s’effondrer. Personne, à l’exception des plus fanatiques des “néo-normaux”, ne croit qu’il existe une justification réelle pour imposer la “vaccination” obligatoire, les “camps de quarantaine”, la ségrégation des “non-vaccinés”, ou toute autre “restriction covidienne”. “Le virus n’est plus une excuse pour suivre aveuglément des ordres ridicules et persécuter ceux d’entre nous qui refusent d’exécuter ces ordres”.

» Le théâtre de la pandémie apocalyptique est terminé.

C’est un combat purement politique à partir de maintenant.

» Ottawa n’est pas la fin. Ce n’est que le début. Les protestations et autres formes de désobéissance civile se multiplient partout dans le monde… oui, même ici, dans l’Allemagne de la nouvelle normalité. Cela ne signifie pas qu’il est temps de se détendre. Au contraire, il est temps d’augmenter la pression. Il est temps de faire en sorte que le monstre se montre, dans toute sa laideur fasciste nue, et de forcer tout le monde à choisir son camp.

» Il n’y a que deux camps… le fascisme ou la liberté. »

Ce qui assez drôle, – comme on disait “drôle de guerre” ou “drôle de drame” au choix, – c’est qu’en même temps une dame de haute volée dit à ses 2% et quelques de sondés favorables à Anne Hidalgo que le grand danger qui nous menace c’est celui qui est à venir, c’est le fascisme-Zemmour. (“No Pasaran !”… Ouf.) Drôle également de voir avec quelle ardeur la police française a cogné, sur ordre du délégué du peuple le préfet Lallemant, sur les “convois de la liberté” entrant dans Paris comme “les loups” de Reggiani pour y être accueillis par des foules bonhommes agitant des drapeaux français ; tandis que, au même moment, la police de la République assistait d’un œil également bonhomme, également sur ordre du même délégué de la République, au déchaînement antifrançais, antiflic et évidemment antiracistes/fascistes de la nième manif organisée par la société à responsabilité extrêmement limitée Assa Traoré, la « Guardian of the Year » du magazine ‘Time’, lui-même pilier du ‘Corporate Media/Deep State Control Complex’ (disons presseSystème). Le tour de main est un tour de force.

…C’est donc qu’il y a, disponible en stock, fascisme et fascisme.

Une réflexion sur “Le fascisme « open bar », l’Occident projette sa merde sur la Russie.

  1. Je suis un assidu lecteur de ce site et force est à la pensée qui ne se laisse pas saisir par ces simulacres… A l’heure du virtuel ou tout est simulation, on peut dire qu’il y a reflet dans le miroir de 2 réalités trafiquées et les 2, la virtuelle et la concrète se nourrissent réciproquement avec d’un coté les modèles informatiques qui n’anticipent souvent que les attentes personnelles de ceux qui les conçoivent mais qui se traduisent en décisions pratiques et tangibles, des monnaies desancrées pour continuer de travestir la réalité sociale, économique… jusqu’à l’indécence la plus mortifère , des NFT vendus à prix d’or avec un metaverse ou les ombres ont un prix volage et ou les gogos friqués croient y flairer un nouvel el dorado… Bref, du simulacre à la simulation et inversement, tout concourt entre à nous faire vivre une parodie fantasque dans un monde Potemkine. Inconsciemment, on court au précipice comme le moustique se rue sur la belle lumière bleue qui le grillera. La bêtise, secondée d’orgueil, n’est que ruine de l’âme perdue dans les vestiges de l’Histoire… la grande et la toute petite.

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s