Editorial: qui éclaire ce que j’écris et publie. Pour un monde de la vie quoi qu’il en coûte.

Nul ne peux nier que je balaie une quantité formidable d’informations, de documentation, d’analyses et de références historiques .

Quelquefois je les mets en forme quelque fois je ne les mets pas; quelquefois je les intègre dans mon cadre analytique, quelquefois je ne les intègre pas.

Dans le choix de mes lectures et de mes sources je n’ai aucun biais, je considère que tout est matière à information, réflexion, critique . Ou prolongement.

Même le mensonge le plus éhonté, le caviardage le plus cynique sont précieux car ils informent sur la position, le choix de camp, et les intérêts du locuteur menteur.

Le fait de s’écarter délibérément de la vérité des faits, des situations ou de l’articulation logique des évènements nous en apprend beaucoup sur ce que veut le menteur. Sur le choix a priori qu’il a fait, choix qui va bien souvent le conduire à l’ intégrer à tous les narratives selon un certain agencement qui lui convient.

J’ai coutume de dire que le mensonge révèle la vérité par sa seule existence tout comme le leurre révèle le piège et le remède révèle le mal. Un proverbe hindou dit qu’un arbre a toujours deux branches, si vous n’envoyez qu’une, cherchez l’autre.

C’est de la logique pure.

Le mensonge donne des informations inestimables sur le menteur et ses désirs, sur sa façon de voir la situation.

Beaucoup de choses se révèlent en creux , par défaut . Beaucoup de choses se révèlent par lapsus, par faille , par anomalie logique.

Tout ceci pour dire que je balaie et que je suis capable de porter à votre connaissance aussi bien des textes qui vont dans un sens que dans l’autre puisque mon seul objectif est de vous faire réfléchir et de vous en fournir des aliments.

L’objectivité heureusement existe car il y a des choses en soi ou des situations en soi, des faits en soi, mais nous, être humains nous avons du mal à y accéder. Il y a des vérités de faits , de situation, de forces à l’œuvre.

Les phénomènes ne se manifestent pas dans le vide, ils traversent la réalité qui est ce qu’elle est, déformante, ils traversent l’épaisseur du crane humain, bref il ne nous est jamais donné d’observer les phénomènes dans leur pureté, en-soi ou en eux -même.

La réalité est toujours à décoder et l’une des formes modernes du mensonge c’est … le recours à l’évidence c’est à dire la présentation de quelque chose comme évident, ne souffrant pas de décodage.

Le principe du recours à l’évidence est très utilisé en publicité et en Com politique. L’évidence, même et surtout celle des images, ne dit pas, ne donne pas les vérités.

C’est comme qui dirait un prisme, ou une lamelle, une épaisseur quelconque qui s ‘interpose toujours entre le monde et nous .

Et pire, nous même sommes des prismes, des machines à interpréter, à ordonner pour rendre intelligible, et ressentir . Le petit bonhomme de Laplace, l’observateur est toujours là qui influe sur le Réel. Le réel ne se donne pas à voir sans observateur.

Tout ceci pour dire que je crois à l’existence de l’objectivité en soi, comme un horizon, mais que ce n’est pas une donnée, c’est une quête, un travail, une ascèse.

On peut s’en rapprocher mais jamais l’atteindre c’est notre condition. Mais c’est aussi notre condition que d’essayer de s’en rapprocher sauf à vivre dans le cynisme, comme des chiens.

Je m’efforce d’être objectif au sens ou je m’efforce d’être de bonne foi.

Quand j’analyse la situation présente avec des gens de bonne foi , compétents, informés, bref avec des gens qui ont autant d’outils intellectuels que moi , j’arrive au noeud de cette affaire Ukrainienne.

Un nœud non explicité auprès des citoyens, un nœud bien serré pour tout embrouiller de telle façon que l’on ne sache plus sur quel bout tirer et que si ont tire sur un bout, le nœud se serre et devient encore plus complexe et opaque.

L’opposition fondamentale à laquelle aboutit toute discussion c’est celle-ci :

-on peut avoir la vision d’un monde régi par un ordre impérial, par la loi du plus fort, par une puissance qui impose sa vision du monde, bref on peut se rallier à la position des néocons américains et des élites américaines. Ceci se formule: être pour « The World America Made ». C’est un monde statique, qui refuse l’Histoire, le mouvement; c’est une position qui veut geler les positions présentes fondées sur les conséquences de la seconde guerre mondiale , maintenir une sorte de statu quo. C’est le monde de la Fin de l’Histoire, celui ou après avoir vaincu le Communisme, après avoir gagné la Lutte des Classes, mis au pas les Européens, les Etats-Unis réussissent également à contenir la Russie et la marche en avant de la Chine et à leur imposer la conformité , la soumission à l’ordre occidental.

Et je le souligne , c’est peut être un optimum, car tout dépend de ce à quoi on attache du prix. Mais pour moi ce monde statique du « ô temps suspend ton vol », c’est le monde de la mort et de la non-adaptation.

-on peut avoir une vision d’un monde en marche, d’un monde ou les positions systémiques se réaménagent sans arrêt, vision d’un monde vivant en fonction du progrès des forces productives et de l’intelligence, un monde mu par ses contradictions, un monde ou l’Histoire ne s’arrête pas, mais au contraire reprend son mouvement .

Ce monde là c’est un monde qui s’adapte , un monde multipolaire.

Un monde vivant qui accepte les lois de la vie, c’est à dire les hauts, les bas, les cycles, les montées, les déclins. Je suis pour un monde conscient de lui même, de ses antagonismes, un monde non-angélique.

Un monde non-angélique c’est un monde qui reconnait que chacun est différent, a des intérêts différents et a le droit de se battre pour ce qu’il est, pour ce à quoi il croit, pour ce qu’il veut.

Parfaitement conscient des difficultés qu’il doit affronter.

C’est un monde fondé à la fois sur l’équilibre, la coopération, la concertation et le respect mais aussi sur la menace, la confrontation des intérêts.

Un monde ou les gens ont le droit d’être différents, d’être ce qu’ils sont, d’avoir une identité, une culture et en même temps le droit légitime de les défendre.

Je suis pour ce monde là, pour ce monde multipolaire de luttes et d’affrontements légitimes car c’est le monde de la vraie vie. Quoi qu’il en coûte!

4 réflexions sur “Editorial: qui éclaire ce que j’écris et publie. Pour un monde de la vie quoi qu’il en coûte.

  1. Bonjour monsieur  Merci pour vos nombreux textes et informations. J’ai une centaine de contacts sur messenger dont une vingtaine à Damas oû j’étais récemment professeur de français. En poste à Djibouti pendant la guerre du Golfe j’ai pu analyser les fluctuations de l’information.  Bien à  vousEliane d’Estaing Envoyé depuis mon appareil Galaxy

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  2. Bonjour
    La beauté du monde tien dans la diversité … des espèces animales, végétales … qui différent selon leurs lieux qui sont aussi différents … et qui es dû à leurs pouvoirs d’adaptations … de se battre contre les éléments pour survivre … se reproduire …
    L’humain est aussi diversifié car lui aussi habite différentes régions du monde … donc différentes cultures … langues … ethnies … religions … vision du ciel … cela ne veux pas dire qu’il y a une hiérarchie … juste une diversité d’humain … une adaptation a son ‘ milieu naturel ‘ … ou espace d’existence …
    Mais pour le ‘ marché ‘ … la standardisation = profil … car moins de diversité = moins de coût … donc il faut que tous ressemblent à un Playmobil … pouvant être positionné d’importe où sur la planète …
    L’homme nouveau … le rêve … un producteur-consommateur … que l’on ponctionne et qui permet à une ‘ caste ‘ de vivre sur le dos des autres …
    Cela n’est pas nouveau … tout au long de l’histoire des ‘ dominants ‘ se sont servi pour leurs gloires … les pharaons … les romains … les rois … les hommes politiques … etc…
    Il ne faut surtout pas que les gens ais un sens critique … de la réflexion … de l’analyse … qui soit curieux … qui pensent par eux-mêmes … non … qui consomme … de l’information maché … du savoir orienté … du reflex conditionné … des plats cuisinés … etc…
    Triste monde que celui de la société ‘ occidentale ‘ ….

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  3. « ce monde statique du « ô temps suspend ton vol » »
    Un monde statique a surtout l’énorme avantage d’être rassurant intellectuellement. Dans un tel monde, il n’y a pas de remise en cause. Par définition, il est en effet « statique ». Vous avez raison ce monde est celui de la mort, pas celui de la vie où il y a naissance, mort, renouvellement, évolution, …. Un monde non-statique permet l’existence du Cygne noir.

    Une analogie avec la physique avec un « P » majuscule.
    En 1915-1916, Albert Einstein finalise la théorie de la relativité générale. En cassant le cadre de la théorie de Newton, la nouvelle théorie explique beaucoup de phénomènes physiques incompris et permet des prédictions qui d’avèreront exactes. Einstein, – qui est tout sauf un paresseux intellectuellement parlant-, est pourtant effrayé par les concepts qu’il a introduit. De manière inconsciente, il a compris que son modèle d’univers permettait l’existence d’univers dynamique, en changement continuel. Afin de détruire cette possibilité, il introduit un paramètre mystérieux, – la constante cosmologique -, et lui donne une valeur garantissant un univers stationnaire dans les équations de la relativité générale. Pas d’expansion, pas de naissance de l’univers. C’était présomptueux. Les physiciens à la suite d’Einstein comme le Russe Alexandre Friedman ou le Belge Georges Lemaire vont prouver que la vision d’un monde statique est fausse ….

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