Editorial. L’argent revient sur tous les marchés, tous! Mais ce sont surtout des rachats de shorts. Everything squeezed!

L »escarpolette de l’inflation.

D’un point de vue fondamental, un seul mois de données d’inflation légèrement améliorées ne constitue pas une évolution significative. Mais dans un marché financier qui continue d’être chauffé a blanc, avec de « l’argent en veux-tu en voila » , par la spéculation, c’est une cause d’emballement.

Contrairement à ce qui devrait se passer en cas de réconciliation, le réel n’intéresse personne, on continue de spéculer à l’intérieur de l’Imaginaire. Ceux qui disent que c’est le grand changement, la fin d ‘une époque se trompent lourdement, nous sommes dans l’une des péripéties de la période ancienne, nous n’en sortons pas pour une raison simple qui est que l’on ne peut en sortir. C’est toujours le fameux Hotel California!

Je maintiens mon appréciation fondamentale, la Bulle n’éclate pa;, la Bulle Mère est toujours bien gonflée et seules quelques bulles périphériques fragiles comme les cryptos ou les « Meme » de janvier 2021 ont éclaté.

Face aux chiffres du CPI trop bons, les responsables de la Fed ont naturellement essayé d’être prudents. Cette poussée spéculative n’entrait pas dans leur plan de gestion du calendrier de régulation.

Leur plan c’est de préempter rapidement les hausse de taux, de surcharger en ce début de cycle avant que la croissance ne chute et que la récessions soit la,.

Ce choix vise à leur donner plus de munition pour intervenir quand le ralentissement sera effectif et bien menaçant. Les autorités ont un besoin pressant de recharger leur arsenal et une amélioration prématurée les gène.

Même la super colombe Neel Kashkari a fait preuve de retenue : « Ce n’est que le premier indice que l’inflation commence peut-être à évoluer dans la bonne direction, mais cela ne change pas ma voie. »

10 août – Bloomberg :

« L’inflation américaine a ralenti en juillet plus que prévu, reflétant la baisse des prix de l’énergie, ce qui pourrait atténuer la pression sur la Réserve fédérale pour continuer à augmenter agressivement les taux d’intérêt. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 8,5 % par rapport à l’année précédente, ralentissant par rapport à la progression de 9,1 % de juin qui était la plus importante en quatre décennies… Les prix sont restés inchangés par rapport au mois précédent. Une baisse des prix de l’essence a compensé les augmentations des coûts de la nourriture et du logement. Le soi-disant CPI de base, qui exclut les composants alimentaires et énergétiques les plus volatils, a augmenté de 0,3% par rapport à juin et de 5,9% par rapport à il y a un an.

Une fois de plus je le constate, le temps de la finance est un temps comprimé, accéléré et il va trop vite par rapport d’abord au « temps imaginé »/ »souhaité » par les régulateurs et ensuite trop vite par rapport au temps réel de l’activité économique.

Présenté autrement, la gestion des anticipations se complique.

C’est important . Ce désajustement entre les divers temps constitue la manifestation de l’écart colossal qui existe entre le monde imaginé et le monde de la réalité.

Gardez ceci présent à l’esprit.

La gestion démiurgique des apprentis sorciers repose sur la Magie c’est à dire sur l’illusion partagée que c’est l’Esprit, la Parole, le Discours qui produisent le Monde Réel. Autrement dit sur la magie des corrélations. Tout repose sur les corrélations observées et leur extrapolation dans le futur; il n’y a aucune place ni pour la rupture des corrélations ni pour leur décalage dans le temps lorsqu’il varie.

Or la guerre et les pénuries réintroduisent le réel dans l’imaginaire des régulateurs, et des collisions se produisent , collisions malvenues comme ici.

Pendant ce temps, le rapport sur le CPI constitue un gros problème pour les marchés et la Fed

 Le Nasdaq100 a avancé de 2,8% mercredi, tandis que les petites capitalisations du Russell 2000 ont bondi de 3,0%. 

Pourquoi une réponse aussi nerveuse ? 

Le CPI a été publié à un moment clé de la dynamique spéculative des marchés mondiaux . 

Une puissante pression vendeur à découvert s’était développée sur tous les marchés mondiaux. Une surprise à la hausse de l’inflation aurait certainement fait chuter les prix des obligations, faisant baisser les cours des actions et atténuant la pression sur les Bourses . Au lieu de cela, un rapport favorable sur l’inflation a fourni un signal de sens inverse pour serrer la vis, pour faire courir tous ceux qui se trouvaient du mauvais côté

Qu’on en juge!. Une énième claque pour les baissiers et tous ceux qui osent encore attaquer les marchés croyant que c’est la fin d’une époque!

L’indice Goldman Sachs Short Index (GSSI) a bondi de 5,1% mercredi (+7,5% sur la semaine). Dans ce qui s’annonce comme un épisode de resserrement majeur, le GSSI est déjà en hausse de 20,6 % depuis le début du mois – tout en remontant de 47 % par rapport aux creux de juin.

Comme le dit un commentateurs , on est passé du « everything bubble » au « everything squeezed ».

Il ne va pas plus loin dans l’analyse et c’est dommage!

En effet si le opérateurs à découvert sont squeezés c’est parce qu’ils se sont trompés non pas sur l’évolution des indicateurs , cela c’est une évidence mais sur le comportement des détenteurs de portefeuilles; les shorts parient sur la venue future de vraies ventes qui leur permettront de se racheter à bon compte, mais depuis 2008, il n’y a jamais de vraies ventes, toujours les détenteurs gardent le papier ils ne relaient jamais les shorts.

Conséquence les shorts n’étant jamais relayés ils sont à la merci de la moindre opportunité , de la moindre nouvelle, du moindre hasard et sont obligés de se racheter en panique.

Le papier, les vraies ventes ne viennent jamais!

Depuis 2008 les shorts sont à contre emploi. Ils ne servent qu’à faire monter les marchés et non plus a découvrir les vrais prix.

Pourquoi? Parce que ce qui compte sur un marché ce n’est le soi disant rapport offre/demande non, c’est le rapport entre d’un coté l’avidité des uns et de l’autre la peur des autres.

Si ceux qui ont peur se précipitent alors qu’en face on est réticent à offrir la contrepartie alors les écarts sont importants. Les écarts reflètent la technique, la psychologie et non plus une anticipation, une appréciation du Réel.

Ici la peur et la nervosité des shorts depuis 2008 -et même 1987- sont la cause des rebonds importants. Les shorts dans le marché sont toujours plus pressés de racheter du papier que les détenteurs de papier ne sont pressés de vendre. Et puis les grosses ventes, les torrents de vente ne viennent jamais.

Depuis la Dérégulation des années 80 on gère le système monétaire avec une doctrine axée sur les conditions financières basées sur le marché avec le mythe du « neutre ».

Inconsciemment , sans pouvoir le formuler, les marchés ont compris la situation dans laquelle se trouvent les autorités. Un marché , même sans comprendre apprend ce qu’il faut comprendre pour tenter de gagner des sous!

Les systèmes américains et mondiaux ont développé de solides biais inflationnistes depuis la naissance du PUT, c’est à dire depuis 1987 .

Ce biais inflationniste oblige à favoriser la croissance du crédit nécessaire pour soutenir la dynamique des prix. La croissance du crédit est une nécessité non pas comme on le croit pour financer de nouvelles opérations commerciales ou de nouveaux investissements, non elle est obligatoire pour soutenir les prix des crédits anciens cotés sur les marchés! Il faut créer sans cesse du crédit nouveau pour soutenir l’ancien et s ‘opposer a la loi de la Gravitation. C’est le poids du passé qui oblige à produire une quantité minimum de crédit, ce n’est pas un choix, c’est une Nécessité. incontournable.

 La perspective que le robinet du crédit soit fermé pour des dizaines d’entreprises aux flux de trésorerie négatifs et non rentables ne peut être tolérée et devenir un problème systémique. 

De plus, l’effondrement des prix des titres et l’évaporation de la richesse perçue ajouteraient certainement aux pressions à la baisse sur les dépenses, sur l’investissement.  

Axé sur les conditions financières, Powell a été obligé de signaler que la Fed atteindrait rapidement sa destination de « taux neutre ».

Pendant 35 ans, les marchés sont devenus progressivement plus confiants dans le filet de sécurité de la banque centrale. Le soi-disant «Fed Put» est devenu profondément ancré dans la structure du marché – dans la psychologie, le comportement, les produits, les stratégies et les prix des actifs.

 Je le répète, le PUT est intégré dans les structures non conscientes, non formulées des marchés mais il est sousjacent à toutes les stratégies;

Et surtout il est à la base de l’existence même de certains marchés comme ceux des dérivés qui supposent la liquidité perpétuelle et le maintien envie des contreparties. .Il est bien sur intégré à la mentalité « buy the dip ». et les stratégies indicielles. La structure BlackRock par exemple n’existerait pas sans la certitude systémique du PUT.

Le PUT est devenu déterminant pour les marchés des produits dérivés et les stratégies de couverture.

Plus généralement. le PUT c’est le rejet de la fonction d’appréciation des risques sur l’extérieur c’est à dire sur la Fed. Le PUT intériorisé par les structures, les stratégies, les corrélations des marchés c’est l’externalisation du facteur risque sur ce que j’appelle le Centre. Ce qui explique a la fois la faiblesse des primes de risque, et l’échec perpétuel des vendeurs à découvert, les shorts.

 Le PUT est devenu déterminant pour les marchés des produits dérivés et les stratégies de couverture plus généralement. 

Comme le dit un observateur: « si la Fed est là pour gérer la météo, pourquoi ne pas vendre une assurance contre les inondations ? Et avec une assurance de marché bon marché facilement disponible, pourquoi quelqu’un liquiderait-il ses portefeuilles d’actifs à risque » ?

Les nouvelles de l’inflation

10 août – Bloomberg :

« Les prix des denrées alimentaires aux États-Unis ont grimpé en flèche en juillet, maintenant le coût de la vie douloureusement élevé, même si la baisse des prix de l’essence a soulagé les consommateurs. Dans l’ensemble, les prix des aliments ont grimpé de 10,9 % par rapport à l’année précédente, la plus forte augmentation depuis 1979… Plusieurs produits essentiels comme les céréales et certains produits laitiers ont enregistré des hausses record d’une année sur l’autre. Alors que le taux d’inflation global a diminué par rapport au mois précédent, en grande partie en raison d’une baisse des prix de l’énergie, la flambée du coût des aliments – ainsi que la hausse des loyers – continue de pincer les consommateurs, en particulier les Américains à faible revenu qui dépensent une plus grande partie de leur budget familial sur l’épicerie.

10 août – Bloomberg :

« L’inflation fait des ravages sur le petit-déjeuner, le prix des œufs dans les épiceries ayant grimpé de 47 % en juillet par rapport à l’année dernière, selon la société d’analyse de détail Information Resources Inc… Bien que l’indice des prix à la consommation soit entré en inférieure aux attentes à 8,5 % en juillet, l’inflation continue de frapper les épiceries. La catégorie de la nourriture à domicile a grimpé à 13,1 % au cours de la dernière année, la plus forte augmentation depuis la période se terminant en mars 1979… Dans l’ensemble, les prix des aliments ont augmenté de 14 % d’une année sur l’autre jusqu’en juillet, selon l’entreprise.

11 août – Financial Times :

« Une mesure clé des prix à la production américains a chuté de manière inattendue en juillet pour la première fois en plus de deux ans, reflétant en grande partie une baisse des coûts de l’énergie et représentant une modération bienvenue des pressions inflationnistes. L’indice des prix à la production pour la demande finale a diminué de 0,5 % par rapport au mois précédent et a augmenté de 9,8 % par rapport à il y a un an… Le recul était dû à une baisse des coûts des biens, bien que les prix des services n’aient augmenté que légèrement.

9 août – Reuters : « La confiance des petites entreprises américaines a légèrement augmenté en juillet alors que les prix du carburant ont baissé et que les offres d’emploi sont devenues légèrement plus faciles à pourvoir, mais les inquiétudes liées à l’inflation se sont intensifiées, selon une enquête… La Fédération nationale des entreprises indépendantes (NFIB) a déclaré son Optimisme des petites entreprises L’indice a augmenté de quatre dixièmes de point le mois dernier à 89,9, la première augmentation mensuelle depuis décembre. Pourtant, le niveau reste bien inférieur à la moyenne sur 48 ans de 98. Quelque 37% des propriétaires ont déclaré que l’inflation était leur problème le plus important, le niveau le plus élevé depuis le quatrième trimestre de 1979. « 

8 août – CNBC (Jeff Cox): «Les perspectives d’inflation des consommateurs ont considérablement diminué en juillet dans un contexte de forte baisse des prix de l’essence et de conviction croissante que les augmentations rapides de l’alimentation et du logement diminueraient également à l’avenir. L’enquête mensuelle sur les attentes des consommateurs de la Réserve fédérale de New York a montré que les répondants s’attendent à ce que l’inflation se poursuive à un rythme de 6,2 % au cours de la prochaine année et à un taux de 3,2 % au cours des trois prochaines années. Bien que ces chiffres soient encore très élevés par rapport aux normes historiques, ils marquent une forte baisse par rapport aux résultats respectifs de 6,8 % et 3,6 % de l’enquête de juin. »

10 août – Bloomberg (Maria Paula Mijares Torres et Jonnelle Marte) : « Les coûts de location aux États-Unis montent en flèche au rythme le plus rapide depuis plus de trois décennies, dépassant une médiane de 2 000 $ par mois pour la toute première fois et poussant les loyers au-dessus niveaux pandémiques dans la plupart des grandes villes. Les augmentations sont particulièrement fortes dans les zones métropolitaines qui ont vu de grands afflux de nouveaux résidents pendant la pandémie, mais le marché locatif n’épargne presque nulle part et personne. Bien que la crise de l’abordabilité aux États-Unis ne soit pas nouvelle, elle a fait boule de neige au cours de l’année écoulée alors que les gens sont retournés dans les grandes villes et que certaines zones à court d’offre de logements ont vu un boom de nouveaux résidents. La demande de location a grimpé en flèche, de nombreux acheteurs potentiels se retirant du marché après que les taux hypothécaires ont bondi cette année à la suite des hausses agressives des taux d’intérêt de la Réserve fédérale.

9 août – Reuters (Tom Polansek) : « Les consommateurs américains aux prises avec une inflation galopante sont encore plus touchés par les prix élevés du bœuf alors que les éleveurs réduisent leurs troupeaux de bovins en raison de la sécheresse et des coûts élevés des aliments pour animaux, une décision qui resserrera l’approvisionnement en bétail pendant des années, ont déclaré les économistes. . La baisse du nombre de bovins, combinée à des coûts élevés pour d’autres dépenses de production, illustre pourquoi une récente chute des prix des céréales à des niveaux jamais vus depuis l’invasion par la Russie de l’Ukraine, l’un des principaux exportateurs de maïs et de blé, pourrait ne pas se traduire immédiatement par une baisse des prix des denrées alimentaires à l’épicerie. ”

10 août – Bloomberg (David Shepardson) : « La flambée de l’inflation incitera le service postal américain à rechercher des prix plus élevés pour les timbres et autres services en janvier, cinq mois seulement après sa récente hausse, alors qu’il continue de perdre de l’argent. L’USPS a augmenté les prix en juillet d’environ 6,5 %, notamment en augmentant le prix d’un timbre de première classe de 58 cents à 60 cents après avoir augmenté les timbres de 3 cents en août 2021. Le ministre des Postes américain Louis DeJoy a déclaré que… l’inflation entraînerait des coûts supérieurs à son Le plan budgétaire 2022 « de bien plus d’un milliard de dollars ». « 

8 août – Bloomberg :

« Selon les stratèges de Morgan Stanley et de Goldman Sachs, les perspectives de bénéfices à la baisse sont en contradiction avec le récent rebond des marchés boursiers… Michael J. Wilson de Morgan Stanley et David J. Kostin de Goldman s’attendent à ce que les entreprises les marges bénéficiaires se contracteront l’année prochaine compte tenu des pressions incessantes sur les coûts, ont-ils écrit dans des notes séparées. Selon Wilson, qui a été l’un des baissiers les plus virulents sur les actions américaines, « la meilleure partie du rallye est terminée ».

Le S&P500 a monté de 3,3 % (baisse de 10,2 % depuis le début de l’année).

Le Dow a gagné 2,9 % (baisse de 7,1 %). 

Les services publics ont ajouté 2,8 % (hausse de 6,2 %).

Les banques ont bondi de 5,8 % (baisse de 13,1 %) et les courtiers ont augmenté de 3,4 % (baisse de 4,2 %). 

Les Transports progressent de 3,7% (-8,1%). 

Le S&P 400 des Midcaps a bondi de 4,4 % (en baisse de 8,0 %) et les Small Cap du Russell 2000 ont gagné de 4,9 % (en baisse de 10,2 %). 

Le Nasdaq100 a avancé de 2,7% (en baisse de 16,9%). Les semi-conducteurs ont augmenté de 0,5 % (en baisse de 22,3 %). Les Biotechs reculent de 0,9% (-8,5%). 

Avec des lingots en reprise de 27 $, l’indice des mines d’or HUI a rebondi de 4,6 % (en baisse de 17,3 %).

7 août – Financial Times :

« L’argent a afflué dans les fonds négociés en bourse d’obligations d’entreprise de qualité investissement en juillet avec des flux soutenus par des achats « significatifs » de véhicules axés sur l’Europe en signe d’amélioration du sentiment. Les achats d’ETF à revenu fixe ont bondi à 32,5 milliards de dollars en juillet, contre 3,2 milliards de dollars en juin, en grande partie en raison d’une reprise du crédit ou des achats d’ETF d’obligations d’entreprise, qui s’élevaient à 13,8 milliards de dollars, plus que récupérer les 9,9 milliards de dollars perdus en sorties en Juin, selon… BlackRock. Les véhicules de crédit de qualité investissement ont représenté la part du lion des entrées, avec 9,9 milliards de dollars en juillet.

Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 2,4675 %. Les rendements gouvernementaux à deux ans ont ajouté deux points de base à 3,25 % (en hausse de 251 points de base depuis le début de l’année). 

Les rendements des bons du Trésor à cinq ans sont restés inchangés à 2,96 % (en hausse de 169 pb). Les rendements du Trésor à dix ans sont restés inchangés à 2,83 % (en hausse de 132 pb). 

Les rendements obligataires longs ont augmenté de quatre points de base à 3,11 % (+121 points de base). 

11 août – Wall Street Journal :

« Les prix des maisons ont continué de grimper dans presque tous les États-Unis au deuxième trimestre, lorsque la demande des acheteurs a commencé à s’estomper en raison de la hausse des taux hypothécaires, mais a tout de même dépassé l’offre inhabituellement faible du marché du logement. Le prix de vente médian était plus élevé au cours du trimestre par rapport à il y a un an pour 184 des 185 zones métropolitaines suivies, a déclaré la National Association of Realtors. . Les prix médians ont augmenté de plus de 10% par rapport à l’année précédente dans 80% des 185 zones métropolitaines, en hausse par rapport au premier trimestre où 70% des zones métropolitaines ont enregistré une croissance à deux chiffres en pourcentage.

Les rendements de référence des MBS Fannie Mae ont chuté de 11 points de base à 4,04 % (en hausse de 197 points de base).

9 août – Bloomberg :

« Le marché obligataire européen subit sa pire sécheresse depuis au moins 8 ans. Le marché a connu 32 jours sans une seule offre de dette publique de la part des gouvernements et des entreprises cette année, dépassant déjà 2018 comme l’année la plus lente depuis le début des records en 2014… Ce décompte est certain d’augmenter puisque l’activité ralentit généralement de manière marquée pendant la saison des vacances d’août… Dernière semaine, il n’y a eu que 2,6 milliards d’euros (2,65 milliards de dollars) de transactions sur le marché primaire en Europe, le plus bas jusqu’à présent cette année, et les volumes depuis le début de l’année sont en baisse de plus de 22% par rapport à 2021, selon les données.

Les rendements des Bunds allemands ont augmenté de trois points de base à 0,99 % (en hausse de 116 points de base). Les taux français ont augmenté de cinq points de base à 1,55 % (+135 points de base). L’écart entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans s’est élargi de deux à 56 points de base. 

Les taux grecs à 10 ans ont bondi de 18 points de base à 3,22 % (+191 points de base). Les rendements espagnols à 10 ans ont gagné 6 points de base à 2,10 % (+153 points de base). 

Les rendements des gilts britanniques à 10 ans ont augmenté de six points de base à 2,11 % (+114 points de base). L’indice britannique des actions FTSE a augmenté de 0,8 % (en hausse de 1,6 % depuis le début de l’année).

L’indice Nikkei Equities du Japon a gagné 1,3 % (en baisse de 0,9 % depuis le début de l’année). Les rendements japonais « JGB » à 10 ans ont augmenté de deux points de base à 0,19 % (en hausse de 12 points de base depuis le début de l’année).

 Le CAC40 français a progressé de 1,3% (-8,4%). 

L’indice des actions allemandes DAX a augmenté de 1,6 % (en baisse de 13,2 %). 

L’indice actions espagnol IBEX 35 a bondi de 2,8% (-3,6%). 

L’indice italien FTSE MIB a gagné 1,7 % (en baisse de 16,0 %). 

Les actions émergentes ont progressé. 

L’indice brésilien Bovespa a bondi de 5,4 % (en hausse de 7,1 %) et l’indice mexicain Bolsa a bondi de 4,5 % (en baisse de 8,3 %). 

L’indice Kospi de la Corée du Sud a gagné 1,5 % (en baisse de 15,1 %). 

L’indice boursier Sensex de l’Inde a augmenté de 1,8 % (+2,1 %). 

L’indice chinois de la Bourse de Shanghai a augmenté de 1,5 % (en baisse de 10,0 %). L’indice turc Borsa Istanbul National 100 a bondi de 4,1 % (+ 54,2 %). 

L’indice actions russe MICEX a rebondi de 4,5 % (en baisse de 43,3 %).

Les fonds d’obligations de qualité supérieure ont enregistré des entrées de 70 millions de dollars et les fonds d’obligations de pacotille ont enregistré des flux positifs de 27 millions de dollars (de Lipper).

La semaine dernière, le crédit de la Réserve fédérale a diminué de 6,3 milliards de dollars pour atteindre 8,841 milliards de dollars. Le crédit de la Fed est en baisse de 59,4 milliards de dollars par rapport au sommet du 22 juin. 

Au cours des 152 dernières semaines, le crédit de la Fed a augmenté de 5,115 trillions, soit 137 %. Le crédit de la Fed a gonflé 6 031 000 milliards de dollars, soit 215 %, au cours des 509 dernières semaines. 

Ailleurs, les avoirs de la Fed pour compte des propriétaires étrangers de valeurs du Trésor et de la la dette des agences ont augmenté la semaine dernière de 11,1 milliards de dollars pour atteindre un sommet de 3,378 milliards de dollars en six semaines. 

Les  » avoirs en dépôt  » ont baissé de 118 milliards de dollars, soit 3,4 % en glissement annuel.

Le total des actifs des fonds du marché monétaire a diminué de 8,0 milliards de dollars pour atteindre 4,568 milliards de dollars. Le total des fonds monétaires a augmenté de 58 milliards de dollars, soit 1,3 %, en glissement annuel.

Le papier commercial total a gagné 8 milliards de dollars à 1,177 milliard de dollars. Le CP a augmenté de 35,3 milliards de dollars, ou 3,1 %, au cours de la dernière année.

Les taux hypothécaires fixes de Freddie Mac sur 30 ans ont bondi de 23 points de base à 5,22 % (en hausse de 235 points de base en glissement annuel).

 Les taux à quinze ans ont bondi de 33 points de base à 4,59 % (+244 points de base). Les taux ARM hybrides à cinq ans ont gagné 18 points de base à 4,43 % (en hausse de 199 points de base). L’enquête de Bankrate sur les coûts des emprunts hypothécaires jumbo avait des taux fixes sur 30 ans en hausse de 15 points de base à 5,53 % (en hausse de 247 points de base).

Sur les devises :

Pour la semaine, l’indice du dollar américain a baissé de 0,9 % à 105,63 (en hausse de 10,4 % depuis le début de l’année). 

Pour la semaine à la hausse, le rand sud-africain a augmenté de 3,8%, le dollar néo-zélandais de 3,6%, le dollar australien de 3,0%, le peso mexicain de 2,8%, la couronne norvégienne de 2,4%, le franc suisse de 2,1%, le réal brésilien de 1,8. %, le yen japonais 1,2 %, le dollar canadien 1,2 %, l’euro 0,8 %, le dollar singapourien 0,7 %, la livre sterling 0,5 % et la couronne suédoise 0,3 %. 

En revanche, le won sud-coréen a baissé de 0,3 %. 

Le renminbi chinois (onshore) a augmenté de 0,41 % par rapport au dollar (en baisse de 5,74 % depuis le début de l’année).

Sur les matières premières :

L’indice Bloomberg Commodities a rebondi de 4,5 % (en hausse de 24,2 % depuis le début de l’année). 

Spot Gold a gagné 1,5 % à 1 802 $ (en baisse de 1,5 %). L’argent a récupéré 4,7 % à 20,82 $ (en baisse de 10,7 %). 

Le brut WTI a grimpé de 3,08 $ à 92,09 $ (en hausse de 22 %). L’essence a bondi de 6,7 % (en hausse de 37 %) et le gaz naturel a bondi de 8,7 % à 8,77 $ (en hausse de 135 %). 

Le cuivre a augmenté de 3,3 % (en baisse de 18 %). Le blé a bondi de 6,0 % (en hausse de 7 %) et le maïs a augmenté de 5,3 % (en hausse de 8 %). 

Bitcoin a rallié 897 $, ou 3,9 %, cette semaine à 24 157 $ (en baisse de 48 %).

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Une réflexion sur “Editorial. L’argent revient sur tous les marchés, tous! Mais ce sont surtout des rachats de shorts. Everything squeezed!

  1. Bonjour Mr Bertez,

    Article intéressant et qui me permet d’y répondre parce que votre intitulé résume bien le sentiment actuel. Croyez moi, le marché a toujours su prendre le public à contrepieds et il n’y a pas de raison que cela change.

    Quand les gens sont euphoriques, il chute et quand les catastrophistes reviennent (comme c’est le cas en ce moment), il monte. Vous souvenez vous du krach COVID? de ce que l’on disait au lendemain de la crise de Lehmann? On peut reproduire les mêmes narratifs avec l’Ukraine, l’inflation, Taiwan et tout ce que vous voulez, à l’arrivée, c’est toujours Wall Street qui cumule les gains pour les revendre à Main Street qui cumule les pertes.

    C’est à ce demander si toutes ces news fondamentales ne sont pas des délits d’initiés. Plus sérieusement qu’es ce qui est truqué dans cette matrice? C’est tout simplement notre marché obligataire. Maintenant imaginez vous sincèrement les banques centrales cesser de manipuler les taux et arrêter les rachats? Si c’est non, ce n’est pas une troisième guerre mondiale ou une autre catastrophe qui empêcherait le système de continuer à tourner. Rappelez vous les marchés haussiers naissent toujours dans du pessimisme TOUJOURS…

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