Certains observateurs pensent qu’il y a une sorte de frémissement en faveur de négociations.

Certains observateurs -dont je suis- pensent qu’il y a une sorte de frémissement en faveur de négociations.

La fréquence avec laquelle le mot « négociation » revient dans les déclarations est un signe qui ne trompe pas. presque tout le mond einsiste pour dire qu’il faut maintenir les contacts et avoir des conversations.

C’est un débat ouvert et si on lit attentivement on voit bien que les protagonistes se renvoient la balle.

Le front européen se divise, Scholz a pris ses distances.

L’Europe va dans ce sens et elle fait pression avec les atouts qu’elle a , c’est à dire quasi aucun. Macron qui demande que le pape soit mêlé à une négociation est ridicule mais c’est révélateur dans son dérisoire. Macron demande également que les Etats Unis participent a des conversations, c’est une mise en cause plus importante.

Il n’a hélas aucun levier.

Personnellement je pense que c’est une question de calendrier et détapes a franchir, il faut laisser du temps au temps; l’Occident ne peut se déjuger et contredire en ce moment sur sa fable selon laquelle la Russie est en train de perdre.

J’ai noté la remarque importante de MK Bhadrakumar:

De toute évidence, les choses évoluent vers une escalade majeure à la mi-novembre. La capture de Nikolaev ouvre la voie aux forces russes pour avancer vers Odessa à 110 km au sud-ouest. Le contrôle de Nikolaev et d’Odessa signifierait le contrôle du littoral ukrainien de la mer Noire et le refus d’accès aux navires de guerre de l’OTAN basés en Roumanie et en Bulgarie. De toute évidence, malgré le récit triomphaliste des médias occidentaux, la situation dans son ensemble se retourne contre l’axe américano-britannique.  Wallace et Sullivan y auraient certainement réfléchi. 

La question des négociations est militaire, politique, saisonnière ou climatique.

-les renforts russes se densifient, ils ont franchi une étape dans leur détermination.

-les élections de mid term approchent.

-l’hiver est aux portes de l’Ukraine.

Ecoutons Maria Zakharova.

Hier, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a déclaré : 

« Nous ne voyons aucun signal de la part des Russes indiquant qu’ils sont prêts à s’engager dans la diplomatie et le dialogue. Si et quand cela se produit – et nous, ainsi que nos partenaires ukrainiens, sommes convaincus que cela se produira – nous nous tiendrons aux côtés de l’Ukraine et soutiendrons ses efforts diplomatiques.

Le fait que le Département d’Etat ne voit ni n’entende les déclarations de Moscou sur les négociations n’est pas un phénomène nouveau. Mais le fait qu’ils ne soient plus en mesure de fixer le refus catégorique du régime de Kyiv du processus de négociation est surprenant.

Surtout pour Ned Price, je publie des citations de milieux américains, que Washington « soutient et aux côtés desquels il agit » :

La décision du Conseil national de sécurité et de défense (NSDC) d’Ukraine sur le refus de négocier avec la Russie en date du 30 septembre 2022, approuvée par le décret du président de l’Ukraine n° 679/2022 en date du 30 septembre 2022 : l’impossibilité de mener des négociations avec le président de la Fédération de Russie V. Poutine »

Déclaration du président ukrainien V. Zelensky, 30 septembre 2022 :
« … L’Ukraine a été et reste un chef de file dans les efforts de négociation. C’est notre État qui a toujours proposé à la Russie d’accepter la coexistence dans des conditions égales, honnêtes, dignes et justes. Évidemment, avec ce président russe, c’est impossible. Il ne sait pas ce que sont la dignité et l’honnêteté. Par conséquent, nous sommes prêts pour un dialogue avec la Russie, mais avec un autre président de la Russie.

Déclaration du Secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense d’Ukraine A. Danilov, 27 septembre 2022 :
« L’Ukraine n’a jamais été contre les négociations avec la Russie… concernant les indemnités et les réparations. Plus le régime du Kremlin retarde ces négociations, plus les conditions sont mauvaises et plus le montant est élevé. Les tâches de désoccupation de l’Ukraine et de défragmentation de la Russie seront entièrement achevées, conformément aux plans et aux calendriers.

Président de l’Ukraine V.Zelensky, interview à CNN le 12 septembre 2022 :
« Aujourd’hui, non. Je ne vois aucune volonté de leur part d’être constructifs. »

Conseiller du chef de cabinet du président ukrainien M. Podolyak, entretien avec The Hill, 26 août 2022 :
« Les négociations entre la Russie et l’Ukraine dans la situation actuelle sont une condamnation à mort. Le président Volodymyr Zelensky est définitivement contre cela, et la société ukrainienne y est catégorique car nous sommes pleinement conscients des risques. La Russie peut profiter de toute pause pour se remobiliser et lancer une attaque encore plus forte contre l’Ukraine. C’est pour cette raison que les négociations entre les deux pays sont inacceptables.

Ministre ukrainien des Affaires étrangères D. Kuleba, entretien avec Forbes ukrainien le 18 juillet 2022 :
« Changeons d’abord la situation au front, puis nous parlerons avec la Russie. Tout le monde comprend que les négociations sont directement liées à la situation au front. Je dis simplement à tous mes partenaires : « La Russie doit s’asseoir à la table des négociations après la défaite sur le champ de bataille. Sinon, ce sera à nouveau le langage des ultimatums… »

25 octobre

Maria Zakharova

Kyiv n’a pas encore reçu un centime pour mettre en œuvre le plan de redressement rapide de 17 milliards de dollars du pays, a déclaré Zelensky.

Jusqu’à présent, le régime de Kyiv ne reçoit que pour la destruction de l’Ukraine. Quand l’Occident considérera le pays suffisamment détruit, alors une autre histoire commencera. 

Seulement pas celle de la restauration, mais celle de la division des restes.

5 réflexions sur “Certains observateurs pensent qu’il y a une sorte de frémissement en faveur de négociations.

  1. je crois savoir que les russes ont décidé de détruire les USA á leur maníere.

    le procédé est simple : mettre des grains de sable dans les rouages de la confiance sur la capaacité des usa a rembourser leur dette.

    Toutes les ingérences électorales par des troll russes ( ce qui est vrai ) vont paraitre fades , en comparaison de ce qui arrive – observez –

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  2. La déclaration de Macron sur la participation des USA aux négociations laisse à penser en toute hypothèse que l’administration Biden doit reprendre la main et écarter Zélinsky avant que ce dernier ne devienne incontrôlable.
    En effet, à mesure que le temps passe, une défaite de l’Ukraine n’est plus à écarter.

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  3. Bonjour,
    Dans les media mainstream, aujourd’hui:
    l’Allemagne est déjà dans les starting blocks pour reconstruire l’Ukraine, à hauteur de 750 milliard ‘euros, pour commencer…
    On ne perd pas le sens des affaires, outre-Rhin…
    Cordialement,

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