Editorial. L’erreur colossale des Russes.

Le texe d’Antonov traduit ci dessous est de bonne qualité.

Il explique et décrit clairement et objectivement la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il commente bien et permet certainement à ceux qui n’ont pas accédé à une vision objective du conflit de s’en rapprocher.

Mais pour moi, il trahit une faiblesse, un point faible qui est celui de toute la stratégie russe en réponse aux agressions americaines; c’est un texte que je qualifie méchamment de pleurnicheur.

En lisant ce texte j’ai pensé à cette fameuse remarque:

« tout le monde se plaint du temps qu’il fait mais personne ne s’avise de le changer »

Discourir, décrire, se plaindre, larmoyer sur les actions américaines, sur leur cynisme, sur leurs mensonges, ne sert à rien si ce n’est à se donner bonne conscience.

Ce qu’il faut, c’est plus que répliquer, il faut inventer, s’adaper, agir, réagir sachant que c’est ainsi que sont les américains et ainsi qu’ils se comportent. Il est stupide de vouloir leur rappeler comment ils devraient se comporter si ils étaient « fair play », honnêtes, justes. Il est idiot de prendre le monde à témoin sur les vilenies américaines et de vouloir démontrer, prouver que l’on est bon, juste, humain.

Nous sommes par dela les limites anciennes, sur un autre champ de bataille, pas celui du vrai du faux, de la morale, de la justice, nous sommes dans le Nietzschéen, par dela le bien et le mal. Jenseits von Gut und Böse. 

Le but de la pensée ce n’est pas de se faire plaisir mais de fixer un guide pour l’action. La pensée doit être articulée à la praxis et la praxis à la victoire.

Et ici je constate qu’un bon penseur russe passe à coté de l’essentiel

L’essentiel ce n’est pas de se plaindre des duplicités, des mensonges mais d’y répondre, de les devancer, de les intégrer, d’élaborer une stratégie totale, tous azimuts qui en tient compte. La guerre à ce stade n’est pas un spectacle et ce ne sont pas les spectateurs qui décident qui a gagné qui a perdu , la guerre c’est l’anéantissement réel de l’ennemi.

Un exemple, il est juste effleuré par Antonov: le vrai point faible des Etats Unis c’est le dollar. C’est lui qui leur donne le beurre et les canons et les drones sans limite. C’est lui qui permet malgré la paupérisation du système américain de maintenir le calme social et surtout qui fait tenir tranquille les vassaux.

Le dollar est la cheville ouvrière, la pierre angulaire de la puissance américaine et de sa domination.

Mais la situation du dollar est dialectique, il est miné par ses contradictions internes, l’inflation et par ses contradictions externes, sa non-fiabilité.

Le dolla a été inflaté et il s’auto détruit par la hausse des prix .

Le dollar a été militarisé mais il ya un grand mais: en se militarisant le dollar s’auto detruit. Il détruit son acceptabilité.

Il détruit sa valeur fondamentale d’équivalent de toutes les marchandises et de tous les investissements mondiaux. Il détruit sa valeur instantanée, spatiale et intertemporelle.

Meme Bin Laden l’avait compris et formidablement analysé en 1992.

Le dollar est une arme reversible voila ce que les Russes n’ont pas encore assimilé; ils en sont encore au stade de l’analyse ou on les a privés de dollars, les pauvres.

Ils n’ont pas comprsi que ceux qui sont en vraie position de faiblesse ce sont ceux qui utilisent le dollar car ils en manquent commes les banques occidentales et les établissements asiatiques; le manque de dollar est le point faible du système -il faut relire Triffin- car il exerce une pression sur les USA pour toujours en créer plus et le détruire! Il faut en créer plus pour soutenir les bourses et en créer plus pour honorer les dettes mondiales et éviter la chute de la pyramide. !

Le point faible des Etats-Unis c’est en même temps leur point fort puisqu’il leur permet de drainer toutes les ressources mondiales sans payer; ils paient en verroterie!

Ce dollar est actuellement victime de ses contradictions; à force d’être inflaté eh bien il inflate les prix mondiaux et américains, il fait monter les taux, il déprécie les actifs financiers lesquels sont valorisés pour des taux d’intérêt nuls. Il menace de faire renverser la célèbre carriole de pommes laquelle carriole repose sur les taux ultra bas, sur la production de crédit pourri et de liquidités sans limites.

Le dollar a une blessure saignante en son flanc, dans ses entrailles et que font les Russes, que disent les Russes ? Rien! Ils geignent au lieu d’élargir la blessure, de la faire saigner.

Rien sur la situation économique américaine au bord de l’effondrement recessionniste, rien sur la destabilisation en cours de la pyramide financière mondiale, rien sur les divisions conflictuelles qui s’élargisent entre les bourgeoisies compradores de l’Occident.

Au contraire ils vont gémir sur la peccadille dérisoire que constitue le transport du blé!

Les Russes ont en face d ‘eux un fait , une situation historique mondiale, un tournant terrible du regime capitaliste dont la fuite en avant se révèle et débouche sur un gouffre et ils ne font rien!

Les Russes sont intellectuellement dominés – c’est la conséquence de leur conservatisme culturel- ils n’ont pas compris que le monde est un système et non pas une mosaique de parties indépendantes. Le monde c’est un tout et c’est au niveau du tout qu’il faut se battre.

Les Russes n’ont pas encore compris que la grande force des Etats-Unis c’est, encore à ce stade, d’avoir choisi le champ de bataille, de le délimiter, de le baliser à leur profit, de le nommer, de le désigner .

Les Americains fixent les règles du jeu .. pour ne pas les respecter, voila une chose que les Russes n’ont pas assimilé. Les Russes n’ont pas compris que pour gagner il faut faire entrer l’Occident dans un autre champ de bataille, un champ de bataille qui les avantage et qui révèle les points faibles de l’adversaire: le dollar, la finance…

Lisez ce texte d’Anatoly Antonov

C’est l’évolution macroéconomique des nations occidentales, et surtout des États-Unis, qui est devenu la cause profonde de la plupart des problèmes actuels.

Au cours des derniers jours, l’attention des responsables et des experts des États-Unis et d’autres pays occidentaux s’est à nouveau concentrée sur la mise en œuvre des soi-disant accords d’Istanbul. 

Et la Russie, qui a suspendu sa participation au mécanisme pendant plusieurs jours, est une fois de plus accusée de provoquer une crise humanitaire et la famine dans les pays en développement.

Cependant, personne ne semble prendre note que la raison de notre décision, qui a depuis été annulée, était une attaque des navires et des infrastructures portuaires de Sébastopol par des drones ukrainiens. 

L’assaut a été mis en place de telle manière qu’il a exploité le couloir pour les exportations de céréales ukrainiennes. Dans de telles circonstances, comment nos spécialistes pourraient-ils garantir la sécurité des navires civils le long de cette route?

Cependant, nos arguments sont tombés dans l’oreille d’un sourd. 

Le Département d’État et la Mission permanente des États-Unis auprès des Nations Unies ont déclaré qu’ils ne voyaient aucune justification à notre décision de suspendre notre participation aux accords sur les céréales. Leur affirmation selon laquelle une telle décision de notre part conduit à une famine généralisée est répétée encore et encore comme un mantra.

Le fait même que seule une fraction des expéditions de céréales dans le cadre de l’accord ait atteint des pays vraiment vulnérables est largement contesté. 

Un autre fait, que sans les sanctions, la Russie pourrait couvrir une part importante des pénuries alimentaires, est passé sous silence. Pendant tout ce temps, notre volonté d’envoyer immédiatement jusqu’à 500 000 tonnes de céréales et 300 000 tonnes d’engrais aux pays les plus pauvres est critiquée comme «trop peu, trop tard».

Pendant ce temps, l’Occident continue d’appeler l’ opération spéciale en Ukraine – qu’ils ont eux-mêmes provoquée – la principale source des multiples crises de l’économie mondiale. Ils lient directement la hausse des prix et la détérioration de la sécurité énergétique et alimentaire aux actions de notre pays.

Cependant, si vous regardez objectivement , c’est le cours macroéconomique des nations occidentales, et surtout des États-Unis, qui est devenu la cause profonde de la plupart des problèmes actuels. Washington refuse catégoriquement d’accepter la transition vers un système polycentrique de relations internationales.

Au contraire, sur fond de bouleversements tectoniques, accompagnés de dégradation des institutions et d’érosion des principes de responsabilité collective, les États-Unis tentent de façonner le monde selon leurs propres normes «uniquement vraies». Washington continue d’insister sur son privilège « donné par Dieu » de remplacer le droit international par des « règles » inventées par une partie inconnue.

Dans le même temps, les États-Unis, avec une persistance digne d’une meilleure application, ignorent la diplomatie et la Charte des Nations Unies en essayant de «punir» ceux qui ne sont pas d’accord avec ses approches et d’intimider tout le monde. Piétinant les postulats fondamentaux et apparemment sacrés du libre-échange, de la concurrence et de l’inviolabilité de la propriété privée, ils ont imposé diverses restrictions et déclenché des guerres commerciales. Ils n’hésitent pas à s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays.

Le nombre de séries de sanctions, ainsi que de restrictions unilatérales absolument illégitimes, est déjà incalculable. Les « listes noires » liées à la Russie comptent plus de 2 500 personnes. De vagues restrictions sectorielles et commerciales complètent constamment les interdictions directes.

Les autorités américaines rejettent l’évidence : les sanctions frappent de plus en plus les pays qui les imposent. Les mêmes embargos sur les exportations de ressources russes accélèrent des taux d’inflation record, entraînant des hausses de prix dans les stations-service locales et aggravant les difficultés des chaînes d’approvisionnement. Selon les entreprises américaines, une récession est imminente .

À leur tour, les interdictions incessantes de coopération avec les entreprises russes, y compris les sanctions secondaires, provoquent des perturbations dans l’approvisionnement en produits des marchés mondiaux. Les perdants sont les nations les plus pauvres, pour lesquelles nos produits bon marché et de haute qualité sont essentiels pour assurer la sécurité économique, alimentaire et parfois nationale.

Soit dit en passant, très peu de gens prêtent attention au fait que les États-Unis, avec leurs actions destructrices, causent des dommages non seulement aux pays en développement mais aussi à leurs propres alliés, y compris ceux en Europe. 

Après avoir incité les capitales européennes à imposer des sanctions contre la Russie, ils les préparent à un rejet de tout dialogue économique actif et, surtout, mutuellement bénéfique avec Moscou construit au fil des ans, Washington a réalisé son vieux rêve.

Ce rêve est de priver ses partenaires étrangers de la possibilité de concurrencer efficacement les États-Unis. Pour les rendre accros à leur propre gaz naturel liquéfié (GNL), comme le notait même récemment le président français Emmanuel Macron , les Américains vendent à leurs amis transatlantiques à des prix trois à quatre fois plus élevés que les nationaux. Apparemment, il s’agit de la majoration «démocratique» de ces ressources énergétiques.

Dans le secteur de l’énergie, les « contre-succès » de l’administration américaine sont particulièrement flagrants. Premièrement, la Maison Blanche a annoncé une quasi-croisade contre l’industrie énergétique nationale. Il a explicitement déclaré qu’il était temps pour les sociétés pétrolières et gazières d’éliminer progressivement la production nationale et les a implorées de passer à l’éolien, au solaire et à d’autres innovations «vertes», mais souvent sous-testées.

Puis, dans le contexte des événements en Ukraine, Washington interdit l’importation de nos ressources énergétiques aux États-Unis. Après cela, cela oblige d’autres pays à prendre des mesures similaires, principalement en Europe. Il n’a repris ses esprits que lorsque de telles mesures ont entraîné des fluctuations colossales des prix du carburant dans le monde et, surtout, aux États-Unis même.

Cependant, le manque même de volonté politique ne permet pas aux pays occidentaux de s’arrêter et d’admettre leurs erreurs. Ils ont même inventé le terme « la hausse des prix de Poutine ». De telles décisions maladroites sont préjudiciables à absolument tout le monde. La recette pour « sauver la face » mise au point au Département du Trésor – le soi-disant « plafonnement des prix » du pétrole russe – conduit une économie mondiale vers des recoins encore plus sombres de ce genre de labyrinthe de Knossos. En même temps, le fil d’Ariane promis – notre volonté de vendre « l’or noir » à perte – n’était rien de plus qu’un mythe dès le début.

Nous n’assurerons pas le bien-être des autres à nos frais. Nous ne vendrons pas de ressources à ceux qui retiennent artificiellement les prix. Notre message est clair : si le mécanisme est malgré tout mis en place, personne ne peut garantir qu’à l’avenir quelqu’un ne tentera pas d’étendre ce scénario d’abord au gaz, puis aux métaux, et, par conséquent, à tout type de biens que les capitaux occidentaux pourrait se concentrer à un moment donné.

Soit dit en passant, notre surprise devant de telles approches étranges est partagée par de nombreux autres pays, y compris les membres de l’OPEP+ . Ceci en dépit du fait que nombre d’entre eux sont de proches alliés des États-Unis. La décision de ralentir la production, prise par le forum en octobre, n’était qu’une réaction aux tendances réelles du marché et non une sorte de gadget politique. Les accusations de Washington contre ses propres partenaires dans une sorte de « complot anti-américain » ne sont qu’une nouvelle confirmation de la nature destructrice de la stratégie économique actuelle des autorités américaines. Il met également en évidence la crise doctrinale du modèle actuel de capitalisme, alors que la seule chose que l’Occident peut offrir au reste du monde, ce sont les avantages farfelus de sa propre domination continue.

La situation est aggravée par ce qui est arrivé aux pipelines Nord Stream . Une attaque contre une infrastructure unique en termes de sécurité est un précédent extrêmement dangereux. Tout objet d’importance critique, où qu’il se trouve, est désormais menacé. De plus, cet acte de terrorisme n’aurait pu être perpétré sans l’intervention du gouvernement.

De toute évidence, cet acte de sabotage visait à rompre complètement les liens énergétiques mutuellement bénéfiques entre l’Europe et la Russie. L’objectif était de basculer radicalement les consommateurs régionaux vers des ressources coûteuses, qu’il s’agisse de GNL étranger ou de nouvelles technologies propres. Dans tous les cas, les citoyens ordinaires et des industries entières ont perdu la main. Le processus de désindustrialisation du continent européen ne fait que s’accélérer. Les risques d’une telle évolution sont évidents, ainsi que les avantages pour les États-Unis, surtout dans le contexte de la volonté déclarée de Washington de boucler les chaînes d’approvisionnement sur lui-même pour les construire en utilisant uniquement des fournisseurs des « bonnes » juridictions.

Incroyablement, les stratèges locaux semblent assez naïfs pour croire que de telles décisions ne sont pas capables de saper la position globale du dollar américain (malgré le fait que le niveau de la dette publique aux États-Unis a dépassé une somme astronomique de 31 000 milliards de dollars ). Ils en profitent pour faire fonctionner l’imprimerie.

En même temps, ils proposent de nouvelles mesures restrictives « créatives » absolument étonnantes. Par exemple, la saisie de fonds appartenant à un État étranger sans procès ni enquête. Pendant ce temps, les États-Unis ignorent les craintes d’autres pays, principalement en développement, concernant une forte augmentation des taux d’intérêt. Les nations les plus pauvres sont encore plus endettées.

Apparemment, personne ici ne pense aux conséquences de telles mesures pour l’économie mondiale. Ni sur le fait que les entreprises et les gouvernements du monde entier commencent de plus en plus à abandonner l’utilisation de la devise américaine. La commodité et la sécurité de son utilisation étaient universellement reconnues mais appartiennent progressivement au passé. Le dollar est transformé par ses propres créateurs en un mécanisme d’espionnage, de chantage et de sanctions, servant ainsi les intérêts politiques des États-Unis.

C’est le cours macroéconomique des nations occidentales, et surtout des États-Unis, qui est devenu la cause profonde de la plupart des problèmes actuels.

par Anatoly Antonov

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7 réflexions sur “Editorial. L’erreur colossale des Russes.

  1. Le moyen le plus direct et efficace de détruire l’édifice impérial, c’est d’abattre le dollar. Ce n’est pas seulement la Russie qui doit jouer cette carte mais tous ses alliés dans une commune perspective. Le fait est que s’est mise en branle une stratégie de contournement de l’usage du dollar et du contrôle par ceux qui l’utilisent et en dépendent pour l’achat d’énergie.

    Si on voulait accélérer la chute finale et instantanée du dollar, il suffirait d’une attaque physique ou « quantique » jouant sur les moyens techniques et opérationnels qui permettent aux flux de dollars de circuler. Après le sabotage de N.Stream 1 et 2 les russes pourraient agir de même avec les câblages. Une cyber attaque virale massive du système financier a aussi d’ailleurs été envisagée lors de la simulation CYBER POLYGON pour mesurer les réactions à tenir face aux dégâts extensifs sur les structures sociales, financières et énergétiques. Un virus se répandrait comme une pandémie 2.0 que l’on devrait aussi traiter dans l’urgence et face à laquelle liberté et sécurité s’excluraient mutuellement.

    Il y a quelques années, j’avais écrit et commenté une publicité d’Apple ou on nous montrait un scénario mondial d’effondrement sur fond d’une déconnexion d’internet: https://leblogalupus.com/2017/06/23/les-variantes-du-reset-global-dapple-plus-quun-desir-un-projet-par-master-t/

    Au passage, même si j’estime mon commentaire incomplet (à sa fraîche relecture), je note avoir employé plusieurs fois cette notion de « grand reset », or cette expression n’apparaîtra officiellement qu’en 2020:

    « La grande réinitialisation, en anglais The Great Reset, parfois nommée en français Grand Reset, est le nom d’une proposition du Forum économique mondial (WEF) de planification économique pour reconstruire l’économie de manière durable après la pandémie de Covid-19. Elle est dévoilée en mai 2020 par le prince Charles (futur Charles III), prince héritier du trône du Royaume-Uni, et par Klaus Schwab, directeur du WEF »https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_r%C3%A9initialisation

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  2. Bonjour M. Bertez

    Saddam Hussein et Khadafi ont voulu attaquer le dollar de front; la réaction des USA a été immédiate.
    A. Antonov me semble avoir bien pointé les faiblesses du dollar et les conséquences de la politique US.
    Charles Gave pointait récemment que le monde musulman avait perdu confiance dans les USA et le Dollar: le vol des avoirs Russes à l’étranger a fait comprendre à tout le monde que des avoirs en dollars n’étaient plus sûrs et nombre de comptes sont transférés à Singapour et ailleurs en d’autres monnaies.
    Dans ce cas, pourquoi prendre le risque d’une riposte violente à une action agressive contre le dollar plutôt que de laisser faire le mouvement amorcé par l’erreur US ? Se contenter de bien la faire comprendre à tout le monde est peut être suffisant en ce moment.
    Tout le monde sait désormais que les USA et l’UK peuvent détruire sans états d’âme les infrastructures des leurs alliés s’ils estiment que cela les sert.
    Comment leur faire confiance désormais?
    Par ailleurs, personne ne souhaite la destruction des USA; ce serait une mauvaise chose pour tout le monde. Il est juste essentiel de les ramener à la raison et de contenir leur avidité et leur hybris de pouvoir .

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    1. Ceux qui ont attaqué le dollar de front sont des crétins.

      Pour attaquer le dollar fondamentalement il faut parfaitement connaitre non seulement les changes, la banque, son refinancement, l’économie, la finance mais aussi l’histoire.

      La lutte contre l’empire passe obligatoirement par la destruction de son arme supreme.

      Les pays qui utilisent le dollar , y compris la Chine sont en position de faiblesse, c’est d’ailleurs son drame et Xi l’a compris.

      La Russie a une chance , c’est qu’elle n’a plus acces au dollar elle est dedollarisée et ) ce titre elle est en bien meilleure position que quiconque pour saper le dollar mais il faut créer une task force car c’est une guerre en soi.

      Je signale que la CIA a essayé de simuler pareil combat mais c’était superficiel, mecanique et non dialectique.

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      1. Je pense que les russes ont parfaitement compris quelle était l’atout principal des USA et se sont servi de leurs réserves externes de devises comme appât pour prouver leur point, en exposant la duplicité des occidentaux aux yeux du monde, ce qui a poussé la Turquie et divers états du golfe à ignorer totalement Biden et les occidentaux d’une manière générale.

        Par ailleurs, il me semble que les russes aient avec eux l’un des plus brillants monétaristes qui soient. Le fait de rattacher le rouble à l’or et de proposer un système monétaire non basé sur du vent fait sens pour de plus en plus de monde…en plus d’aller dans le sens de la Chine, puisque cette dernière à d’énormes réserves d’or…vu les quantités astronomique d’or qu’achètent en ce moment certains états, il est fort probable que nous trouvions très très rapidement qui est nu…et il est fort probable que nous découvrions à cette occasion que les pays européens n’ont en réalité plus un rond, y compris dans les réserves de leur banques centrales. Typiquement, les allemands n’ont jamais réussi à rapatrier tout leur or, et Macron en nommant une ancienne de la réserve fédérale à la tête de la banque de france laisse à penser que nous n’avons probablement plus un rond dans les coffres, un peu comme ce qui s’est passé avec le coup d’état de Maidan en 2014 avec l’Ukraine.

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  3. Bonjour
    La guerre doit être totale … identifier l’ennemi … puis le détruire … toute attitude de dialogue sera perçu comme de la faiblesse …
    Les Russes ont cru au premier jour de leur invasion , que cela allait faire changer d’attitude Zelensky … niet …
    Pareil pour les occidentaux qui ont fait des sanctions dans l’espoir de renverser Poutine …
    Le temps de la courtoisie , des valeurs , des principes de gentleman ne sont plus d’actualité …
    La vie est un combat et celui qui ne se bat pas … finira esclave
    J’ai 2 préceptes … ‘ une bonne claque vaut mieux qu’un long discour ‘ … et … ‘ tous les problèmes se règle par la violence ‘ …
    Comme vous dites … ‘ l’homme est un loup pour l’homme ‘ …
    Cordialement

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