Editorial: la rarefaction relative du profit, d’ou la guerre de l’Occident pour mettre la main sur les richesses de la Russie en tuant l’Allemagne au passage.

La déglobalisation et la montée des barrières commerciales contre la Chine et d’autres pays au cours de l’année écoulée pourrait coûter 1,4 trillions de dollars à l’économie mondiale, a déclaré la chef du Fonds monétaire international Gorgieva.

Voila le type de déclaration qui montre à l’évidence les limites de l’économie, les limites de la pensée économique classique. Et son caractère mystifiant.

Le coût de la démondialisation, de la déglobalisation, des redomestications ne s’exprime pas en terme de GDP perdu comme le chiffre Gorgieva . Il s’exprime en terme de hausse des coûts, de pertes de productivité, de réduction des marges bénéficiaires et pour être synthétique en terme de chute de la profitabilité du Capital .

Singulièrement de la profitabilité du Capital occidental.

La conséquence symétrique de la chute de profitabilité du capital c’est la pression des firmes pour augementer les prix. En clair la déglobalisation et le frottement réinstauré dans le système economique mondial sont inflationnistes.

Mais il faut affiner l’analyse.

Il faut distinguer l’inflation de la Valeur des choses de l’inflation du prix des choses.

Notez bien que j’utilise le mot « valeur », pour marquer que c’est la valeur, la valeur travail des biens et services qui augmente par restriction des échanges et réduction dela concurrence .

On avait baissé la valeur travail des biens et services par la mondialisation , délocalisation, arbitrage international du travail, mise au travail des Emergents et maintenant tout cela étant contrarié, la valeur travail des choses remonte. Il est essentiel de bien comprendre ceci , la hausse de la valeur travail des biens et services dans le monde est réelle, organique, elle résulte du grand retour en arrière qui est en cours.

La valeur travail ce ne sont pas les prix. Les prix ce sont les expressions de la valeur travail en monnaie. Dès lors que les valeurs travail sont exprimées en monnaie, elle se transmutent en prix .

Si la valeur travail baisse comme pendant la montée de la phase de mondialisation vous pouvez la compenser par une dérive monetaire inflationniste , ce qui a été fait. C’était l’objectif de la politique monétaire de Bernanke pour atteindre les fameux objectifs de 2% de hausse des prix.

En sens inverse si la valeur travail augmente vous pouvez la compenser par une politique monétaire déflationniste: vous arrêtez la dérive, la débauche de la monnaie et du crédit.

Quand la valeur travail des biens et services produits augmente, pour maintenir la stabilité monétaire et surtout financière et ne pas encourager les hausse de prix, vous devez resserrer. Vous fermez les robinets monétaires jusqu’au moment ou ils deviennent juste suffisants pour financer les échanges économiques normaux, non spéculatifs.

C’estce que les autorités devraient faire bien sur .

Mais elles ne le font pas; elles font semblant car en réalité avec les taux réels négatifs elles maintiennent une dérive monétaire qui accentue la dérive spontanée des valeurs travail.

Les politiques monétaires actuelles, faussement restrictives, surtout en Union Européenne autorisent et facilitent la transmission de l’inflation des valeurs à l’inflation des prix. Et ce pour maintenir la rentabilité du capital et faire porter le poids des évenements au facteur travail.

En fait ils refont le coup de 2008 et 2009 ou ils ont fait payer la crise spéculative du capital et des banques par la classe des salariés.

Mais bien sur cela est soignesuemente escamoté puisqu’il est convenu par les illusionnistes de dire que l’inflation c’est une question de « demande » afin de la faire payer aux salariés et aux citoyens.

Tout se qui se passe est un retour en arrière. On avait avancé pour réduire les coûts, améliorer les profits et élargir les debouches depuis 1990 et l’entrée de la Chine à L’OMC, et on recule. Ce qui va produire est donc l’inverse. Cet inverse, à savoir la hausse des prix des biens et des services ne se manifestera que si les autorités monétaires sont conniventes et complaisantes avec le capital pour éviter sa destruction, c’est à dire si elles solvabilisent les hausse de prix par une poslitique monétaire laxiste .

La mondialisation et ses délocaliastions ont été encouragées pour réduire les coûts et singulièrement les coûts de main d’oeuvre par le biais de l’arbitrage international du travail.

La mondialisation a permis l’échange inégal avec transfert de valeur non payée des pays du sud vers les pays du nord, et une exploitation moyenne des salariés accrue. La demondialisation produit l’effet inverse ce qui explique le nouvel état du marché du travail en Occident, l’arbitrage internationl du travail qui faisait baisser sa valeur ne produit plus ses effets. Les profits ne sont plus sufisamment boostés par l’exploitation des pays du Sud.

Remarque: le besoin de guerre du système se retrouve ici sous une autre forme. La reduction des effets de la mondialisation qui est en cours , en aggravant la lutte pour le profit, attise les antagonismes internes et externes et rend la guerre de plus en plus salutaire! Ce que l’on réalisait par les échanges pacifiques va être réalisé par la violence et le pillage des pays du Sud. Ou par les destructions dans les pays du Nord comme l’Allemagne. D’ou la guerre de l’Occident pour mettre la main sur les richesses de la Russie en tuant l’Allemagne au passage. .

Note Bill Jefferies soutient que, contrairement à la plupart des autres études sur le taux de profit américain, le taux a augmenté depuis au moins les années 1990 et en particulier après l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce en 2002.

La mondialisation a été l’un des moyens pour le neo liberalisme de tenter de s’opposer à la tendance ) la chute des ratios de profit du capital. On a mis en exloitaTion capitaliste des régions qui jusqu’alors étaient en exploitation précapitaliste. c’est l’extension du système, le déplacement de sa frontière qui a permis de contre carrer la chute de la profitabilité.

Le retour en arrière , les freins aux échanges, le frottement economique, les barrières, tout cela reduit l’efficacité et produit la hausse les couts .

Conclusion, une pensée économique efficace, non idéologique devrait s ‘attacher à évaluer le vrai cout des phénomènes en cours , ce vrai coût étant la baisse de profitabilité du capital mondial. Baisse qui conduita l’exaspération des tensions et à la guerre.

EN PRIME

La suite de l’imbécilité de la directrice du FMI qui veut nous faire croire que le système mondial est socialiste c’est à dire que c’est un système de production pour la satisfaction des besoins alors que c’est un système de production pour le profit!

Dans son intervention, pas un mot sur l’essentiel, la question du profit !

« Ce que j’espère voir, ce sont des inversions dans les blocages politiques envers la Chine et le monde », a déclaré Kristalina Georgieva à Stephen Engle de Bloomberg Television dans une interview à Bangkok samedi. « Le monde va perdre 1,5 % de son produit intérieur brut simplement à cause d’une division qui pourrait nous diviser en deux blocs commerciaux. C’est 1,4 trillion de dollars.

Pour l’Asie, la perte potentielle pourrait être deux fois plus importante, soit plus de 3% du PIB, car la région est plus intégrée dans la chaîne de valeur mondiale, a déclaré Georgieva en marge de la réunion des dirigeants économiques de la Coopération économique Asie-Pacifique cette semaine.

Bien que cela constituerait un préjudice important pour l’économie mondiale, le principal facteur qui nuit à la croissance mondiale reste la guerre en Ukraine, a déclaré Georgieva. « Le facteur le plus dommageable pour l’économie mondiale est la guerre », a-t-elle déclaré. « Plus tôt la guerre se terminera, mieux ce sera. »

Le FMI a également averti que l’inflation frappe le plus durement les pays en développement, exhortant les banquiers centraux à poursuivre leur lutte pour freiner la croissance des prix et apporter un certain soulagement, en particulier au niveau des prix des denrées alimentaires. 

L’appréciation du dollar à deux chiffres jusqu’à présent cette année continue de causer des maux de tête dans les marchés émergents alors que les investisseurs affluent vers des valeurs refuges au milieu de signes indiquant qu’une grande partie de l’économie mondiale pourrait se diriger vers la récession.

Georgieva a déclaré que les pays asiatiques doivent travailler ensemble pour surmonter la fragmentation afin de soutenir la croissance, en particulier à la lumière de la multitude d’autres chocs économiques de Covid-19, de la guerre en Ukraine et de la hausse du coût de la vie.

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