Editorial: depuis 13 ans les autorités, les banques centrales, les gouvernements produisent de la pourriture.

J’ai souvent écrit sur les bulles. J’ai écrit, toujours dans le même sens, c’est à dire pour affirmer qu’il n’y avait pas de bulles et que c’était une facilité de langage qui , en elle même comportait deja sa propre tromperie.

Une bulle c’est fait par le public, ici les bulles ont été fabriquées, produites par les autorités. Une bulle, une vraie cela vient d’en bas, ici les bulles ont été soufflées par le haut.

Il n’y a pas plus de bulle des actifs financiers, de l’immobilier, des cryptos de l’art etc qu’il n’y a de bulle de la monnaie. Ou alors il faut accepter de reconnaitre que la monnaie fait bulle, qu’elle est une bulle, une hernie.

En effet ce qui est considéré comme « bulles » ce sont des mutations, des avatars, de cette monnaie excédentaire. C’est la raison pour laquelle, tous ces actifs étant financiarisés, on les appelle quasi-monnaies ou des money-like.

Ce sont des receptacles, des réservoirs de stockage de la monnaie créée en trop par rapport aux besoins de l’activité économique réelle productive. On a créé volontairement un entonnoir comme pour le gavage des oies. On a créé de la monnaie, on a supprimé tous les emplois normaux habituels rentables de cette monnaie afin qu’elle soit dirigée vers ces actifs financiarisée et qu’elle gonfle leur valeur au dela des normes.

Depuis que la monnaie a été détachée de ses ancrages à savoir l’or et le travail, la quantitué de monnaie dans le monde a explosé. Et cette quantité de monnaie étant distribuée par les canaux financiers et bancaires elle a été utilsiée dans les secteurs des actifs et non dans les secteurs de la consommation. Les prix des actifs ont été gonflés dans des proprtiosn considérables parce que la quantité de monnaie elle même a été gonflée dans des conditions exceptionnelles. En même temps avec le momentum spéculatif, un effet de jeu s’est développeé, et on appelé cela pour le rendre socialement acceptable du nom trompeur d ‘appétit pour le risque.

Une bulle n’a rien à voir avec ce phénomène et et ce phénomène n’a rien à voir avec les bulles.

Nous sommes dans des abus et des détournements de langage. une bulle, une vraie est provoquée par une mode, une euphorie, un engouement social. Dans une vraie bulle c’est l’objet de l’engoument qui est premier, on en veut, on se l’arrache, on lui sacrifie tout.

Une vraie bulle nous fait pénetrer dans un univers irrationnel, de passion, ici c’est le contraire nous sommes dans l’univers rationnel froid des mathématiques et probabilités avec des bureaux d’études qui font tourner et tourner des modèles.

Une vraie bulle c’est une aberration farfelue qui est certes solvabilisée par la création de monnaie mais celle ci n’intervient qu’en second lieu. En premier lieu ce qui compte c’est l’attrait de l’objet bullaire convoité par la foule .

Depuis des siècles, les lecteurs curieux sont fascinés par la grande bulle hollandaise du XVIIe siècle. « Au plus fort de la folie des tulipes, en février 1637, certains bulbes de tulipes se vendaient plus de 10 fois le revenu annuel d’un artisan qualifié. » Cela n’a aucun rapport avec le phénomène historique que la libération du dollar vis à vis de l’or a créé.

Le phénomène actuel est un phénomène financier, il n’a rien de pittoresque, il est triste comme l’est le Pognon. Pas joyeux, pas éxubérant, non ce n’est même pas la fête de la rue Quincampoix. Non il est marqué par la tromperie qui lui a donné naissance le fameux TINA . « There is no alternative », il n’y a rien d’autre à faire, il n’y a pas d’autre choix. Le TINA est triste comme la mort, c’est le contraire de la joie des vraies bulles. Le TINA c’est la triste affirmation qu’il n’y rien d’autre à faire ; on est coincé, on est baisé.

Les vraies bulles sont une sorte de fête comme le champagne. Les pseudo bulles de la Fed sont des bulles de croquemorts, des bulles de morts vivants.

Les bulbes de tulipe , cela semble plutôt pittoresque par rapport au monde actuel des jetons numériques illimités. L’effondrement de FTX a été appelé le «moment Lehman» de la cryptographie. Il y a de fortes chances que sa chute ait plus en commun avec l’escroquerie d’ENRON.

Ce que l’on appelle à tort les bulles notre époque est marqué de son origine; a l’origine des bulles il y a l’escroquerie monétaire, la fausse monnaie et tout cela ne peut que déboucher sur l’escroquerie quasi monétaire, les fausses valeurs.

Le système suit depuis maintenant 13 ans la ligne de plus grande pente de l’escroquerie.

Le phénomêne que j’analyse ci-dessus est une façon cynique de créer volontairement un effet de richesse fictif pour s’opposer à la tendance à la déflation des prix provoquée par le progrès des technologies, par la globalisation, par la baisse de la quantité de travail vivant incorporée dans les productions etc.

Le progrés des techiques humaines fait que l’on utilise de moins en moins de travail pour produire, c’est la productivité et donc la vraie valeur, la valeur travail des biens produits baisse, c’est naturel; pour s’y opposer on crée un dispositif pour créer de la fausse valeur, c’est ausi simple que cela. Pourquoi les classes superieures s’opposent elles à la tendance à la baisse spontanée des prix? Parce quelles sont endettées, voire surendettées, elles ne s’enrichissent que grace à la dette à laquelle elles ont accès!

J’ai expliqué en son temps que nous avons assisté a la mise en place cynique d’un nouveau mode de stimulation/régulation économique par les effets de richesse, les effets de patrimoine exactement comme l’a fait John Law en son temps pour renflouer la Royauté et le Régent et enrichir les Princes.

C’est une opération voulue, volontaire, scélérate qui découle de l’expérience américaine de l’ATM immobilier. La Fed a créé une machine à distribuer de l’argent neuf à partir de l’immobiler en facilitant le phénomène d’extraction de l’Equity. Il s’agit de créer un effet d’enrichissement perçu par les débiteurs immobiliers en baissant les taux. La baisse des taux leur permet de se refinancer moins cher et donc de faire ressortir une plus value sur leurs fonds propres immobilisés dans leur bien.

L’argent facile , la proximité avec les banques, la porosité avec le monde politique, toutes les conditions sont réunies pour monter une colossale escroquerie.

Un empire de 32 milliards de dollars. La valeur nette du prodige de 30 ans Sam Bankman-Fried (SBF) était estimée à 16 milliards de dollars il y a quelques semaines (contre un pic de 26 milliards de dollars). 

Il partage la scène avec Bill Clinton et Tony Blair, il parle à Zelensky, dans sa tenue signature – short, t-shirt et baskets (sweat à capuche derniere mode).

 Fils de professeurs de la Stanford Law School, « SBF » est diplômé du MIT (physique). Il a fondé sa société de trading de fonds spéculatifs, Alameda Research, à 25 ans, après quatre ans de trading chez Jane Street. Il a lancé son échange crypto, FTX, en mai 2019.

C’est le produit de l’époque, le champignon qui pousse rapidement sur les tas de fumiers.

La Réserve fédérale a relancé son QE quelques mois après le début des opérations de FTX. La Bulle des crypto-monnaies a alors bénficié de la plus grande manne de la longue histoire des manies et des excès spéculatifs : le Covid-19. 

La Fed a déclenché 5 TN $ de QE pandémique, avec de nombreux trillions supplémentaires de la communauté des banques centrales mondiales.

17 novembre – Financial Times:

« Le nouveau directeur général de FTX, un professionnel de l’insolvabilité qui a supervisé la liquidation d’Enron, a déclaré que la faillite du groupe crypto est le pire des cas de faillite d’entreprise. qu’il a vu en plus de 40 ans. 

John Ray III, qui a été nommé pour gérer la faillite de FTX, a déclaré dans un dossier déposé auprès d’un tribunal américain qu’il n’avait jamais vu « un échec aussi complet des contrôles de l’entreprise et une absence aussi totale d’informations financières fiables ».

 Ray a déclaré qu’il avait trouvé chez FTX international, FTX US et la société de négoce Alameda Research de Bankman-Fried «des systèmes intégralement compromise», «une surveillance réglementaire défectueuse à l’étranger» et une «concentration du contrôle entre les mains d’un très petit groupe de personnes inexpérimentées, peu sophistiquées et personnes potentiellement compromises ».

« Cette situation est sans précédent. » 

De la part de quelqu’un qui sait de quoi il parle cela en dit long. FTX, au moins à certains égards, rend même la comptabilité d’Enron et les contrôles d’entreprise sains. 

SBF ne me semble pas du genre Ken Lay ou Jeffrey Skilling ou même Madoff ce qui rend ce fiasco financier vraiment intrigant. 

Il est difficile de croire que les lois n’ont pas été enfreintes et que des complicités n’ont pas été nouées. Mais là n’est pas le plus étonnant ; le problème le plus critique est le caractère scandaleux du comportement qui est aujourd’hui accepté comme faisant partie du domaine de la conduite acceptable.

Le plus scandaleux c’est que l’on s’ahbitue , c’est que l’on tolère.

Le tout finalement est de ne pas se faire prendre et/ou d’avoir de la chance.

Si SBF avait pu tenir quelques mois de plus ou si la Fed avait « canné » plus rapidement face à la dégringolade des actifs financiers pourris, SBF aurait pu bénéficer d’un pivot, voire d’un nouveau QE comme les britanniques et il s’en serait sorti.

EN PRIME

Le nouveau PDG de FTX (John Ray III), avec des décennies d’expérience, n’avait jamais entendu parler de l’auditeur qui a fourni une opinion sur les finances de la plateforme de trading internationale de l’entreprise. Lorsqu’il s’est rendu sur le site Web de Prager Metis, il a appris que l’auditeur était le « tout premier cabinet de CPA à ouvrir officiellement son siège social Metaverse sur la plate-forme métaverse Decentraland ». 

Des entreprises sophistiquées de Wall Street ont investi et prêté des milliards à FTX. On pourrait penser que si vous choisissez de verser de l’argent à un jeune homme en short et en t-shirt, vous exigerez au moins des états financiers vérifiés de CPA réputés en costume-cravate.

Les dépôts de bilan ont révélé qu’Alameda avait accordé 4,1 milliards de dollars de prêts personnels à des parties liées, dont 1 milliard de dollars directement à SBF et 2,3 milliards de dollars supplémentaires à une entité détenue majoritairement par SBF (le reste à trois dirigeants de l’entreprise). 

Il y a des premiers rapports d’un trou de huit à 10 milliards de dollars dans les finances de FTX, avec des discussions sur les soldes des clients canalisés pour soutenir la filiale de fonds spéculatifs en difficulté (Alameda). 

D’autres rapports indiquent que les soldes des clients sont directement transmis à Alameda, en contournant complètement FTX. SBF passait son temps a tweeter.

Les fonds de l’entreprise « ont été utilisés pour acheter des maisons et d’autres objets personnels pour les employés et les conseillers ». Il a été question au début de la semaine de l’arrivée sur le marché du penthouse de 40 millions de dollars de SBF aux Bahamas.

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3 réflexions sur “Editorial: depuis 13 ans les autorités, les banques centrales, les gouvernements produisent de la pourriture.

  1. Moi je dirais que c’est depuis 1971. Quand Nixon a supprimé la convertibilité du dollar en or, il a mis la finance et toute sa pourriture (dérivés, planche à billet, …) au pouvoir et appuyé sur le bouton start du déclin occidental. L’histoire démontre que c’est un processus qui prend 100 à 200 ans (ex. déclin de l’empire romain)

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  2. Bonjour M. Bertez

    SBF épousera Elizabeth Holmes en prison, le mariage fera la une des media; leur premier né s’appellera NFT – Noël Fried Theranos- et deviendra un jour Président de la FED.
    « Bon sang ne saurait mentir » *

    Cordialement

    * Vieil adage français qui s’appliquait aussi bien aux nobiliaires ( anglais de préférence) encensés dans « Jours de France » qu’aux chiens truffiers dans les campagnes.

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  3. « Le plus scandaleux c’est que l’on s’ahbitue , c’est que l’on tolère. »

    Comme souligné, il y a plus de 10 ans, les fraudes en tous genres vont se multiplier et mobiliser les procédures judiciaires au point d’engorger les tribunaux et tout notre système finissant par rendre l’arbitraire inévitable.

    Nous y sommes, aucune arrestation dans ces dernières affaires, et des milliards dans la nature avec la complicité et la corruption des autorités…

    Avec 5 millions de victimes FTX, il y a des chances d’avoir des effets dominos qui seront contrôlés et garanties avec l’argent du contribuable, comme d’AB.

    Kerviel n’est plus qu’un enfant de cœur avec ses 5 petits miards… Ah, l’inflation elle est décidément partout…

    Prochaine étape à prévoir : petits règlements de comptes dans les paradis fiscaux…

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