Quand le dictionnaire redéfinit ce qu’est l’homme et ce qu’est la femme!

On se souvient de la bévue d’Edith Cresson qui a suggéré lourdement que tous les British étaient homosexuels. On se souvient du patron du MI6 qui a affirmé publiquement dans ses positions officielles que la guerre en Ukraine était une guerre pour la cause LGBTQ.

On n’a pas assez fait attention à cette modification de définitions du très sérieux dictionnaire Britannique, le dictionnaire Cambridge.

A, Transgenre, Drapeau, Être, Agité, À, Lgbt, Gay, Fierté, Mars

John Hirschauer

13 décembre 2022

Lundi, Chris Rufo a remarqué que Cambridge Dictionary avait mis à jour sa définition du mot « femme » pour inclure « un adulte qui vit et s’identifie comme une femme bien qu’on ait pu dire qu’il avait un sexe différent à la naissance ». 

Appreciez les contorsions du charabia utilisé:

Il a également ajouté deux nouvelles phrases types –

« Elle a été la première femme trans élue à un poste national » et

« [M]ary est une femme à qui on a assigné un homme à la naissance » –

aucune ne décrivant une femme. (Une « femme trans » n’est qu’un homme, et, à moins que le médecin qui lui a « assigné » « un homme à la naissance » ne soit aveugle, « [M]ary » est aussi un homme.)

La révision vise à désarmer les appels des conservateurs à « la définition du dictionnaire » du masculin et du féminin dans le sillage du documentaire  Qu’est-ce qu’une femme? 

Cambridge a changé la définition à des fins idéologiques, mais il aurait dû être évident pour les conservateurs que faire appel aux définitions du dictionnaire était une stratégie vouée à l’échec. 

Ces dictionnaires sont composés de personnes qui préférerent changer le sens d’un mot plutôt que de le voir utilisé à des fins conservatrices, en particulier sur une question comme le transgenre. 

C’est aussi une leçon sur la nécessité d’arrêter de faire appel à « la science » ou à la « biologie » sur la question transgenre – non pas parce que notre position n’est pas scientifique, ou parce que la recherche scientifique est mauvaise en tant que telle, mais parce que les institutions scientifiques ont été capturées par les même gens qui ont imposé le transgenre à nos écoles, à nos hôpitaux et au gouvernement fédéral. 

De nombreux biologistes préféreraient abandonner la biologie plutôt que de voir leurs travaux être utilisés par les mauvaises personnes à de mauvaises fins. C’est une erreur de faire reposer nos arguments sur le consensus des biologistes alors qu’il y a peu de chances qu’un tel consensus tienne alors qu’une génération militante entre sur le terrain.

Au lieu de développer nos arguments auprès d’institutions alignées sur l’idéologie transgenre, nous devrions affirmer clairement que les hommes sont des hommes, les femmes sont des femmes et que le consensus des civilisations immémoriales a plus de sagesse que le dictionnaire Cambridge.

A PROPOS DE L’AUTEUR

Hirschauer

John Hirschauer

John Hirschauer est rédacteur en chef adjoint de  The American Conservative . Il est boursier en journalisme Robert Novak 2022-23 au Fund for American Studies, et était auparavant William F. Buckley Jr. Fellow à National Review  et rédacteur à RealClear.

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12 réflexions sur “Quand le dictionnaire redéfinit ce qu’est l’homme et ce qu’est la femme!

  1. « 1000 pages pour savoir qui de Tatave ou Gudule enc… l’autre, c’est long ! » L.F. Céline.

    Mais bientôt, cher Professeur Y, ni Tatave ni Gudule : tous.tes des Tatagudules ! krrr krr …

    Aaaah si Destouches était encore parmi nous !.. on rigolerait.

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  2. Répandre le relativisme est une stratégie choisie par les obscurantistes. Ils n’ont d’autre choix. Leur objectif est double :
    – que tout coule;
    – continuer, entretemps, d’être maîtres à bord, entourés de gens totalement déboussolés.

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  3. Ce n’est qu’une étape.

    Le but est de faire purement et simplement disparaitre les mots homme et femme comme on a déjà fait disparaitre les mots père et mère sur l’état civil en Californie au profit de parent 1 et parent 2.

    Derrière le wokisme se cache le transhumanisme et la chosification de l’humain.

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  4. Les approches médicales sont absorbées par les questions d’ordre philosophique et l’ensemble se rapporte à l’idéal de puissance et de jouissance chez l’humain qui, par aveuglement volontaire sur les questions d’éthiques a sabré en amont toute approche morale. En effet, la question morale est supérieure à la question éthique puisque cette dernière relève d’une codification de la pratique soutenue par une appréciation morale de ce qui peut être fait ou non, et au nom de quoi il y a possibilité ou non que cela soit fait. La morale nous interpelle et nous dit que: « science sans conscience n’est que ruine de l’Ame », là ou l’éthique nous invite, sous cet éclairage singulier à n’agir que par respect de ce principe directeur de conscience… La morale est au bon sens ce que l’utilitarisme est au rationalisme pragmatique. Elle est une mise en garde individuelle et collective en même temps qu’une « mise en situation » des possibles délimités dans sa progression dans les clous de la Sagesse.
    Les notions complémentaires de sacré et de profane sont aussi à mettre sous le sceau de la pensée critique: à partir de quoi nous pouvons-nous agir sur les corps et pour quel bénéfice? Ces questions n’entraînent pas les mêmes réponses selon la culture à laquelle on s’attache pour raisonner et discriminer ce qui est bien ou mal, ce qui est juste et que l’on serait fondé de pouvoir faire ou non.
    Le versant limitatif de nos actions sécrètera chez certains une véritable frustration tandis que chez d’autres, on y verra une précaution, une prévention certaine face à un devenir qu’on pensera malencontreux… Ne dit-on pas que « l’enfer est pavé de bonnes intentions »… mais d’ailleurs interroge t-on ces « intentions » pour ce qu’elles sont plutôt que ce qu’elles tendent à nous montrer sous le meilleurs apparat? La communication, si elle excelle à nous vendre « le meilleur des monde » c’est aussi parce qu’elle sait avancer à petits pas et se montrer philanthropique et compassionnel pour subjuguer les maladies mais dans un meme élan elle masquera ses ambitions véritables hors du champs sensoriel des communs car elle visera des objectifs peu réceptifs à ceux qui conservent encore quelque bon sens moral.

    L’exemple le plus frappant relève du développement des interfaces Humain/Machine/I.A et il est vrai que de refaire marcher un paraplégique (sans I.A directrice) est merveilleux et un vrai progrès mais à l’inverse créer une interaction Humain/Machine/IA ou l’Etre perd de son pouvoir décisionnel et donc de sa souveraineté pour devenir l’esclave consentant et supplétif d’une I.A (programmée par un tiers étranger, le programmeur) place l’Humain dans le domaine profané de la vie. Avec le concours croisé d’une machine/interface invasive et une I.A en tant qu’alter-ego qui deviendraient ses tuteurs légaux pose l’éminent problème existentiel du « sens de la vie » et donc aussi celle de la morale par le biais évolutif de la liberté de penser et d’agir… Quant à l’éthique, détachée de toute fondation morale, elle qui défend l’ordre Sacré du vivant, elle ne serait plus qu’un trompe l’œil évident dont les bonnes intentions apparentes nous entraîneraient dans un « enfer-paradisiaque » aussi évident que peut l’être une secte dont le gourou est un manipulateur castrateur qui prendrait soin de ménager une zone de confort pleinement administrée par une mise en réseaux et une mise à l’étroit protocolaire.

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  5. Le problème en médecine c’est ce que vous etes capable de définir comme homme ou femme quand chez un patient, c’est à dire quelqu’un qui a tous les accoutrements visuels d’un homme a dans son corps des organes féminins partiellement développés qui cohabitent avec des organes masculins. Patient qui possède à la fois une prostate, un micro pénis mais aussi des ovaires et a des menstruations qui s’évacuent par le pénis (ici, il s’agit d’un cas clinique véritable). Pourtant cette personne a une barbe, une voix masculine et une carrure bien masculine. Son apparence prévaut-elle ou doit-on le questionner sur ce qu’il pense etre?

    C’est un cas très très rare et borderline, la personne est dans un no mans land physiologique; le problème c’est que l’on part de ce type de cas (et d’autres présentés différemment) pour redéfinir le caractère, la typicité physiologique et normale de ce qu’est logiquement un homme et une femme. On part donc de cas cliniques ultra minoritaires et à partir d’eux on conteste ce qui est physiologiquement remarquable dans la population générale. C’est donc par la petite porte des erreurs de la nature (codage génétique) que l’on décide par idéologie progressiste/scientiste de renverser la question observationnelle du genre humain et des délimitations physiologiques et naturelles pour prendre appuis sur le pathologique et s’en servir comme pont-levis abaissé pour renverser la notion gênante de la « normalité naturelle » et ceci par voie de conséquence,pour nous entraîner sur celle de la normalité 2.0 (inclusivité, transitivité Humain/machine/sphère numérique et bio-hacking fonctionnent ensemble).

    On sacrifie le naturel pour l’artefact artificiel: le transhumanisme vise la destruction de l’étant naturel pour une élaboration purement humaine et démiurge des conditions du vivant et conduire par voie de fait à une nature dévoyée et saccagée en son cœur de fonctionnement Logique… c’est à dire normal.

    Il s’agit en substance de détruire l’inviolabilité du code ADN, le hacker puis d’en faire un produit industriel malléable et commercial puis de cette manière de violer le caractère intime de l’Etre qui est sa conscience en reprogrammant son inconscient.

    En ce sens, par accident, la Nature produit des chimères qui n’ont pas vocation à être viable sur le plan de la transmission génétique via la reproduction, du fait de l’infertilité des organes reproducteurs… Pourtant la science sans conscience mais avec énormément d’orgueil veut créer des chimères possiblement reproductives et si ce n’est toujours pas possible, il restera toujours le recours à la GPA ou encore les utérus artificiels.

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    1. Bonsoir M. T
      Dans son roman « Un lieu incertain », Fred Vargas écrit:  » Il y a des choses (…) que l’homme n’est pas apte à concevoir tant qu’un autre homme n’a pas eu l’idée saugrenue de les réaliser. Mais une fois cette chose effectuée, bonne ou mauvaise, elle pénètre dans le patrimoine de l’humanité. Utilisable, reproductible et même surpassable. (…) Ainsi se dévoile peu à peu le grand continent inconnu de la démence, comme une carte qui s’étoffe à mesure des explorations. Nous y progressons sans visibilité, par la seule expérience…. »

      Nous y sommes en plein et nombreux sont ceux qui s’ acharnent à y ouvrir de
      nouvelles voies .
      Cordialement

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      1. Merci pour cette illustration qui dépeint judicieusement ce mécanisme de la contagion mimétique et de la sur enchère « évolutionniste » qui la sous-tend… Entre désir de faire mieux et plus efficacement utile, dorer son image personnelle auprès de son groupe social… les motivations sont nombreuses mais la voie est unique.

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  6. Bonsoir M. Bertez

    Avant:  » Si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle! »
    Dorénavant à Cambridge:  » Ma tante s’appelle mon oncle et réciproquement! »

    Cordialement

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